Rock progressif

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Le rock progressif, souvent raccourci en rock prog ou prog, est un genre de rock apparu à la fin des années 1960 en Grande-Bretagne. Puisant dans une multiplicité de genres dont le jazz, le blues et la musique classique, il se révèle particulièrement élaboré au niveau de la technique instrumentale, de la composition, des textes ou encore des artworks. Il se distingue également par la longueur de ses morceaux, la promotion de l'album-concept et la volonté plus ou moins importante de s'éloigner du circuit commercial et de son formatage.

Porté par des groupes comme Pink Floyd, Jethro Tull, King Crimson, Genesis, Emerson, Lake and Palmer ou Yes, sa popularité atteint son apogée dans les années 1970. Mais, progressivement boudé par la critique puis par le punk rock qui le jugent prétentieux et trop intellectuel, il connaît une période de déclin dans les années 1980, alors qu'émergent le néo-prog et le metal progressif. Ce n'est que plus tard que le genre retrouvera un certain succès, toutefois relatif.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Vue générale[modifier | modifier le code]

Le rock progressif est issu directement du rock, mais est également influencé par le jazz, la musique classique, la musique contemporaine ou certaines musiques ethniques. Les influences principalement évoquées correspondent précisément au jazz/jazz-rock, aux Beatles/Beach Boys et au blues/rhythm and blues[1]. Le style s'attache à être une musique libre, ne se limitant pas aux caractéristiques principales du rock (morceaux courts, rythme régulier, schéma classique couplet/refrain/couplet…). En comparaison, l'approche des artistes de rock progressif est assez similaire à celle des artistes de jazz, et plus précisément ceux du free jazz et du bebop[réf. nécessaire]. Les instruments prennent le pas sur les voix[2].

Les principales caractéristiques propres au rock progressif sont :

  • la complexité musicale dans la composition. Les thèmes peuvent varier de nombreuses fois au cours d'une chanson et ne se limitent pas au simple schéma couplet/refrain/couplet que l'on retrouve dans le rock par exemple ;
  • la présence de longues parties instrumentales, n'étant pas nécessairement des improvisations mais aussi des passages travaillés instrument par instrument. Certains groupes, principalement dans les années 1970, produisaient exclusivement des chansons instrumentales ;
  • l'indépendance de la section rythmique (basse et batterie, le plus souvent) ;
  • l'influence de la musique classique, du jazz, de la musique contemporaine, musiques ethniques, de folk, de musique médiévale ou d'airs traditionnels ;
  • la fréquente présence de supergroupes ;
  • les albums-concepts et parfois les opéras-rock ;
  • la complexité et la richesse des textes, utilisant de nombreuses références (mythologiques, sociales…) ;
  • les artworks travaillés et recherchés ;
  • l'utilisation d'instruments peu conventionnels comme le chapman stick, l'orgue et certains cuivres.

Mais ces principaux traits peuvent énormément varier selon les groupes, le rock progressif étant très vaste, chaque groupe créant finalement son propre style.

Les groupes de rock progressif sont, contrairement à ce que l'on pense, bien souvent menés par un leader charismatique, souvent le chanteur, qui contribue la plupart du temps à la renommée du groupe. On pourra citer Peter Hammill (Van der Graaf Generator), Peter Gabriel (Genesis), Keith Emerson (Emerson, Lake and Palmer), Robert Fripp (King Crimson), Fish (Marillion), Thijs van Leer (Focus), Christian Vander (Magma), Jon Anderson (Yes) ou encore Andrew Latimer (Camel).

Le terme « rock progressif »[modifier | modifier le code]

Le terme « rock progressif » recouvre bien souvent diverses appellations barock rock ou bien classical rock. Le terme le plus communément employé, du moins en France, reste le terme « rock progressif ». En anglais, le genre est désigné sous l'appellation progressive rock, qu'on peut traduire par « rock progressiste », c'est-à-dire un rock aux idées avancées et avant-gardistes. Le terme français « progressif » signifie, selon la définition la plus commune, « qui avance par étapes », ce qui correspond tout aussi bien à ce style de musique.

Peu de groupes de rock progressif acceptent d'être étiquetés sous cette appellation, jugée bien souvent dévalorisante. C'est le cas par exemple de Peter Hammill, qui préfère qualifier sa musique d'art rock. Quant aux artistes officiant dans le courant « krautrock », ils refusent catégoriquement d'être placés dans ce style, considérant eux-mêmes qu'ils ne font pas du rock.

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

Minimoog, instrument typique du rock progressif des années 1970.

Outre les instruments classiques du rock (guitare, basse, batterie), les artistes de rock progressif n'hésitent pas à introduire d'autres instruments. Ainsi, on retrouve très souvent des claviers, à commencer par le piano mais également les orgues Hammond, le mellotron et autres synthétiseurs. Le rock progressif a contribué au développement et à la popularisation de ces derniers, finalement peu utilisés par les artistes de rock à l'époque.

Toutefois, on retrouve bien souvent d'autres instruments, les artistes de prog essayant d'étoffer et de diversifier leurs orchestres. Ainsi, on pourra retrouver :

Outre l'utilisation de la batterie, certains groupes incorporent d'autres percussions, telle que le xylophone ou encore les incroyables percussions de Jamie Muir.

Artworks[modifier | modifier le code]

Les artworks sont, chez les groupes de rock progressif, toujours très élaborés et très recherchés. La musique progressiste cherche notamment à être identifiée au premier coup d'œil. Au temps du vinyle, les plus belles pochettes étaient souvent doubles et, une fois dépliées, composaient de vastes fresques qui prenaient alors tout leur sens. Les groupes y mettaient de multiples messages ou références, parfois très poussées.

L'artwork d'In the Court of the Crimson King, de King Crimson, dessiné par Barry Godber, contribuera au grand succès de l'album, qui frappe d'emblée par son visuel[3].

Quelques groupes possédaient un dessinateur attitré, qui s'occupait de l'ensemble de leurs pochettes. On citera entre autres :

Historique[modifier | modifier le code]

Les précurseurs[modifier | modifier le code]

Vers la fin des années 1960, le rock psychédélique est à son apogée. Certains artistes du genre commencent alors à y mélanger des éléments et des influences de jazz, de musique orientale ou de musique classique. Les deux albums des Beatles, Revolver (août 1966) et, encore davantage, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (juin 1967), contiennent des éléments précurseurs du mouvement progressif. On parle alors de proto-prog.

Les longues expérimentations, toujours issues du rock psychédélique, font leur apparition dans le rock, avec des musiciens tels que Jimmy Page, Jeff Beck et Math Lach. Les Yardbirds imposent l'expérimentation dans le rock dès 1966, pendant que Jeff Beck reprend le Boléro de Ravel, sur un morceau intitulé Beck's Bolero (avril 1967), mariant ainsi pour la première fois rock et musique classique. Autre groupe important dans le domaine de l'improvisation : 1-2-3, renommé plus tard The Clouds, qui commence à composer de longs morceaux improvisés, ne possédant pas de structures préétablies. D'autres groupes suivent le mouvement, tels que les américains Grateful Dead ou Iron Butterfly (ce dernier avec, par exemple, la chanson In-A-Gadda-Da-Vida, mai 1968) et, bien sûr, Jimi Hendrix.

Parallèlement, d'autres groupes, comme The Nice ou The Moody Blues (ces derniers sur l'album Days of Future Passed, novembre 1968), mélangent délibérément rock et musique classique, produisant de très longs morceaux, non basés sur des improvisations. Dans une veine similaire, l'opéra-rock Tommy (1969) des Who, par ses thèmes récurrents et certains morceaux à l'ambiance changeante, se rapproche de la signature de futurs groupes de progressifs, bien que l'opéra-rock soit un style à part entière.

En 1969, le groupe américain Touch sort un album éponyme qui marque les esprits. Le leader du groupe, Don Gallucci explique que : « Ce disque a été conçu comme une sorte de quête spirituelle, son but était de permettre à l’auditeur de modifier son état de conscience en passant non par la méditation ou la drogue, mais par la musique. ». Le disque est cité comme une source d'inspiration à la fois par Kerry Livgren (Kansas), Yes et Uriah Heep. Le groupe n'a pas sorti d'autre album. Frédéric Delâge considère le groupe comme l'un des précurseurs du rock progressif injustement oublié[4].

Les débuts du rock progressif (1969-1973)[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

Premiers groupes[modifier | modifier le code]
Le groupe Yes en 1977.

En 1968, quatre groupes anglais, The Nice, Soft Machine, Procol Harum et Barclay James Harvest, ont l'idée de reprendre toutes les innovations de la période proto-prog (longues improvisations, synthétiseurs…), afin de créer un style bien distinct du rock, et plus particulièrement du rock psychédélique. Mais on s'accorde à dire que la pièce fondatrice du rock progressif est l'album In the Court of the Crimson King de King Crimson, publié en octobre 1969.

D'autres groupes, venus du rock psychédélique ou du blues pour la plupart, vont décider d'orienter volontairement leur musique vers le rock progressif annoncé par King Crimson. Ainsi Yes sort Time and a Word, dans une veine plus symphonique ; Genesis publie Trespass; Van der Graaf Generator sort The Aerosol Grey Machine, au son fortement empreint de musique électronique ; Jethro Tull introduit la musique folk dans le style avec Aqualung. Pink Floyd également change de style, à la suite de la perte de son guitariste et compositeur Syd Barrett, et sort Atom Heart Mother.

Le succès allant croissant, de nouvelles formations tentent l'aventure. On retrouve alors le supergroupe Emerson, Lake and Palmer (abrégé en ELP), avec Keith Emerson ex-Nice, Greg Lake ex-King Crimson et Carl Palmer issu du trio Atomic Rooster, qui devient un des plus grands du rock progressif, ou encore Gentle Giant, qui apporte une touche de médiévalisme dans sa musique.

Le succès du style à l'époque s'explique en partie dans le fait que certains courants du progressif touchent un public très nombreux, gagnant notamment des adeptes parmi les fans déçus du mouvement peace and love, qui s'essouffle en cette fin des années 1960.

Avec ses textes, le rock progressif va également complètement se couper du rock. De la « bonne humeur » des années 1960, on passe à des textes plus réfléchis et plus sombres. On peut citer Van der Graaf Generator et ses textes existentialistes, la philosophie nihiliste de Pink Floyd ou les pamphlets de Genesis (The Knife, Stagnation).

L'école de Canterbury[modifier | modifier le code]
Article détaillé : école de Canterbury.

L'école de Canterbury, ou son de Canterbury, naît en 1963 dans la cité de Cantorbéry, et regroupe, à l'époque, de nombreux futurs grands noms du rock progressif. Ce mouvement trouve son origine dans un ensemble obscur dénommé The Wilde Flowers. Cette formation ne sort aucun album, mais ses musiciens vont par la suite fonder de très nombreux groupes, dont le style sera désigné sous le nom d'École de Canterbury.

On retrouve notamment les musiciens Hugh Hopper, Robert Wyatt, Richard Sinclair, Kevin Ayers, Richard Coughlan, Daevid Allen, Steve Hillage et Pye Hastings. Ces derniers fonderont par la suite deux groupes majeurs du rock progressif : Caravan et Soft Machine. Si le style est parfois plus proche du jazz fusion que du progressif, l'École de Canterbury est reconnue comme un courant de ce dernier.

L'École de Canterbury commence vraiment à prospérer en 1969, avec l'arrivée massive de nouveaux musiciens, parfois étrangers, changeant régulièrement de groupe, ce qui explique la richesse du style. On peut citer les Wilde Flowers, qui muteront plus tard en Soft Machine, Gong, Henry Cow, Camel, Khan, Egg, Hatfield and the North, Matching Mole ou National Health.

Rock in Opposition[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Rock in Opposition.

Le collectif Rock in Opposition, fondé au début des années 1970 par Fred Frith, guitariste d'Henry Cow, regroupe, à l'image de l'école de Canterbury, un grand nombre de groupes de rock progressif. Il est créé à l'origine pour s'opposer à l'industrie du disque, qui refusait de sortir leurs albums.

De ce mouvement contestataire naît un véritable collectif d'artistes avant-gardistes du rock progressif. Leur style, aux mélodies sombres et au jeu libre, pousse plus en avant les techniques d'expérimentation. Les principaux groupes sont Univers Zéro, Art Zoyd, Etron Fou Leloublan, Art Bears et Aksak Maboul.

Même si ce mouvement ne dure que quelques années, il joue un rôle décisif dans l'histoire du rock progressif des années 1970. L'appellation Rock in Opposition est d'ailleurs toujours utilisée pour décrire les groupes restant en dehors des normes établies par le commerce de la musique enregistrée.

La tendance progressive[modifier | modifier le code]

Outre le rock progressif, la période des années 1970 représente l'apogée de la pop et du hard rock. Ainsi certains groupes, issus de l'un ou l'autre style, sont influencés par le rock progressif et l'injectent dans leur musique. C'est la naissance des groupes dits « à tendance progressive ». On peut citer notamment The Alan Parsons Project, Barclay James Harvest, Manfred Mann's Earth Band et Electric Light Orchestra. Ces derniers, contrairement aux artistes de rock progressif, s'orientent vers une musique plus « radio-friendly », c'est-à-dire plus commerciale.

D'autres, tels Led Zeppelin et Supertramp, laissent constamment une empreinte progressive, plus ou moins prononcée selon leurs albums.

Eurock[modifier | modifier le code]

La scène d'Europe continentale est désignée sous le nom d'Eurock, par opposition au rock progressif britannique, « Eurock » étant initialement le nom d'un programme de radio et d'un magazine californiens consacrés au rock progressif européen continental.

Article détaillé : Eurock.
Allemagne[modifier | modifier le code]

Dès le début des années 1970, l'Allemagne présente une très riche scène de groupes progressifs. D'un côté, le krautrock, plutôt instrumental et électronique, aligne un nombre impressionnant de groupes : Can, Popol Vuh, Cluster, Klaus Schulze, Faust, Guru Guru, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül II, Ash Ra Tempel, Floh de Cologne ou encore Neu!. Si ce genre n'est pas reconnu unanimement comme un courant du rock progressif (à commencer par ces groupes eux-mêmes), il n'en reste pas moins un des plus créatifs en Europe. Klaus Schulze et Tangerine Dream sont également à l'origine d'un nouveau courant : l'ambient.

De l'autre, quelques groupes produisent une musique très proche de celles des groupes progressifs anglais, comme Triumvirat, très proche d'Emerson, Lake and Palmer), Ramses et, plus tard, Eloy, dans un style situé entre Yes et Pink Floyd.

France[modifier | modifier le code]

En France, la « vague » progressif arrive également très tôt. Les deux premières grandes formations sont fondées en 1969 : il s'agit d'Ange et de Magma. Si le premier est fortement influencé par le rock progressif anglais de Pink Floyd et de King Crimson, le second en est très loin. Le leader du groupe, Christian Vander, très influencé par le jazz de John Coltrane, est à l'origine d'un nouveau courant du prog, la Zeuhl, dont Magma reste bien sûr la référence. Le groupe impressionne en France et parvient à percer outre-Manche. Au début des années 1990, un groupe parisien instrumental, Xaal, s'inscrira dans la direction musicale tracée par Christian Vander, sans toutefois parvenir à percer.

D'autres groupes, tels que Carpe Diem, Atoll ou Pulsar, Catharsis, Rhesus 0, Shylock resteront dans la même veine qu'Ange, sans pour autant égaler le succès de celui-ci ou réussir à imposer leur propre style (Pulsar sera qualifié de « Pink Floyd français », Atoll de « Ange-bis »). Une autre formation française, Taï Phong, créée par deux frères vietnamiens, et Jean-Jacques Goldman au chant, rencontra un succès assez important en France. On peut également citer Mona Lisa ou bien le groupe Elixir influencé par ses aînés français. La vague néo-progressive de la seconde partie des années 1980 touche également la France avec l'apparition d'une série de groupes délaissant l'héritage musical de Ange pour s'inscrire dans une veine plus anglo-saxonne de néo-progressif (même si la majorité de ces formations conserve un chant en français) : Minimum vital, Arkham, Eclat de Vers, Elephant & Castle… Le groupe le plus emblématique de cette période demeure Arrakeen, qui assurera la première partie de Marillion sur les dates françaises de leur tournée Season's End en 1989-1990, se permettant de jouer au Zénith de Paris et d'y décrocher un rappel, signe que le progressif français avait le potentiel de toucher un public élargi. La totalité de ces groupes a toutefois disparu dans les années 1990, incapables de quitter le monde underground de l'auto-production et de la diffusion confidentielle de leur musique via des labels hyper-spécialisés tels Musea et le réseau habituel des fanzines consacrés au rock progressif. Le groupe Lazuli formé en 1998 commence à se faire connaître à partir de 2005. Groupe atypique dont la particularité est d'avoir inventé la Leode, instrument unique au monde. Ils jouent plus à l'étranger qu'en France où ils écument les plus grands festivals.

Italie[modifier | modifier le code]

La scène italienne est bien souvent considérée comme un style à part entière, connu sous le nom de rock symphonique italien. Dans un style très proche du groupe anglais Gentle Giant et bien plus empreint de musique classique que les autres scènes européennes, le rock progressif italien aura son heure de gloire durant les années 1970 avec Premiata Forneria Marconi (PFM), Area, Banco del Mutuo Soccorso, Le Orme, Osanna, Saint Juste, Goblin, Museo Rosenbach, Il Balletto di Bronzo, Stormy Six, Arti e Mestieri, Opus Avantra, Perigeo, Rovescio della Medaglia, Biglietto per l'Inferno, Alphataurus ou encore Locanda Delle Fate et Maxophone.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Le rock progressif hollandais restera également l'un des plus marquants dans l'histoire de l'Eurock. Plus proche d'un rock progressif plus ancré hard rock, mais pas moins soigné pour autant, il connaîtra son heure de gloire avec Focus, Kayak, Earth and Fire, Water, Supersister et Trace.

La formation la plus marquante reste Focus, et les chansons Sylvia, Hocus Pocus (reprise plus tard par Iron Maiden) et Eruption.

Autres pays[modifier | modifier le code]

Amériques[modifier | modifier le code]

L'arrivée du rock progressif se fit plus tardive aux Amériques par rapport à l'Angleterre et au reste de l'Europe. La popularité des groupes anglais aux États-Unis, notamment Pink Floyd et Genesis, encouragea la naissance d'une scène progressive américaine vers le milieu des années 1970. Pavlov's Dog, Ambrosia, Fireballet, Happy The Man, mais surtout Kansas furent les fers de lance du rock progressif à l'américaine.

Autre groupe très important, Rush est une formation canadienne naviguant entre prog et hard rock dont le succès n'a cessé d'augmenter depuis les années 1970. La musique progressive est d'ailleurs très populaire au Canada (Rush, FM) et plus précisément au Québec, avec Harmonium, Octobre, Maneige, Sloche, L'Infonie aussi malgré le son plus jazzé, exemples rares de groupes francophones dans le monde du rock progressif. Notons aussi des groupes tels que Morse Code avec des albums comme La marche des hommes, Procréation ou Je suis le temps. On peut aussi citer d'autres groupes du Québec, dont Dyonisos, avec entre autres Le prince croule, ou Contraction avec La bourse ou la vie. De ce dernier groupe d'ailleurs furent issus certains grands musiciens qui firent partie du collectif Ville Émard Blues Band, y compris Yves Laferrière, Christiane Robichaud et Michel Robidoux, ainsi que des futurs Harmonium Robert Stanley et Denis Farmer. Un autre grand du progressif au Québec fut bien sûr Maneige, groupe instrumental très proche de Gentle Giant, avec les frères Vincent et Jérôme Langlois ainsi que le grand Gilles Schetagne à la batterie.

Au Brésil, Os Mutantes, issue du mouvement tropicalia, combine dès la fin des années 1960 des éléments de musique traditionnelle brésilienne, de rock psychédélique et de rock expérimental.

Dans la même période un groupe américain nommé Starcastle crée un rock progressif très influencé par le groupe Yes.

Mis à part Kansas et Rush, le rock progressif des Amériques restera dans l'ombre de ses homologues anglais et européen.

L'apogée du style (1973-1977)[modifier | modifier le code]

Pink Floyd en concert en 1973.

À partir de 1973, le rock progressif commence vraiment à devenir populaire en Europe, avec des artistes comme Mike Oldfield qui sort Tubular Bells (bande-originale du film L'Exorciste), Camel qui sort Mirage, son plus gros succès, ou encore Jethro Tull, qui accumule les succès depuis Thick as a Brick.

Pink Floyd sort coup sur coup trois albums des plus importants dans le rock progressif : The Dark Side of the Moon (1973), Wish You Were Here (1975), Animals (1977).

En 1975, Camel sort un concept album, The Snow Goose, basé sur une nouvelle de Paul Gallico et qui propulse le groupe au top des ventes d'albums.

Genesis, après deux albums majeurs (Selling England by the Pound en 1973 et The Lamb Lies Down on Broadway en 1974) connait une rupture importante avec le départ de son chanteur Peter Gabriel qui désole les fans du groupe. Le guitariste emblématique Steve Hackett quitte Genesis deux ans plus tard, en 1977. Le groupe évolue alors vers un style plus commercial.

Yes sortiront durant les années 1970, trois grands albums majeurs du progressif, soit Close to the edge, Tales from topographic oceans et Relayer, avant de revenir à un rock moins axé sur les longues suites de 20 minutes. Les deux albums qui suivirent Going for the one et Tormato seront en effet constitués de chansons plus courtes et moins aventureuses.

Ces succès importants du style progressif permettent à d'autres groupes de sortir de l'ombre, telle que Colosseum, référence en matière de jazz-rock à l'heure actuelle. Le batteur Jon Hiseman, le sax ténor Dick Heckstall-Smith ainsi que le bassiste Tony Reeves ont fondés Colosseum après avoir fait partie du John Mayall's Bluesbreakers.

Années 1977-1980[modifier | modifier le code]

Le rejet punk[modifier | modifier le code]

Logo de l'album The Wall de Pink Floyd.

En 1977, le rock progressif perd de plus en plus d'adeptes et de reconnaissance de la part des médias, avec l'arrivée du mouvement punk. L'opinion critique anglaise se rapproche alors de ce style de rock plus simple, plus agressif et surtout plus accessible. Le prog est alors décrié comme un style « pompeux » et « prétentieux ».

Toutefois, les plus grands groupes de rock progressif réussissent à faire face, Pink Floyd sortant, en 1979 The Wall, l'un des albums les plus vendus de l'histoire.

Après avoir intégré l'ex-parolier de King Crimson Peter Sinfield, Emerson, Lake & Palmer sort le fameux Brain Salad Surgery, souvent considéré comme le meilleur album du groupe.

En général les groupes de rock progressif ont tous dû en venir à un style plus accrocheur et simple, dans l'espoir de rendre leur musique plus accessible pour lutter contre les mouvements punk et disco. Leurs nouveaux styles tendaient de plus en plus à se rapprocher du simple rock, avec la structure refrain-couplet-refrain, réduisant la longueur des chansons et sortant beaucoup plus de singles qu'avant.

Certains groupes y sont brillamment arrivés (Pink Floyd, Genesis, Jethro Tull…), d'autres ont continué pendant les années suivantes ou bien, même en simplifiant leur style, n'ont plus réussi à reconquérir le grand public (Camel, Yes, Eloy…), tandis que d'autres ont totalement arrêté (Gentle Giant, Van Der Graaf Generator…).

Toutefois il y eut certaines exceptions confirmant la règle, tels que Rush et Kansas, se lançant dans le rock progressif au début de son déclin. Leur style mélangeait le rock progressif et le heavy metal. Ces deux groupes furent à l'origine de ce qui s'appellera, par la suite, le metal progressif.

Coldwave et post-punk[modifier | modifier le code]

Alan Vega, chanteur de Suicide

En 1979, le punk mute petit à petit en New Wave. La Coldwave désignera par la suite le style des groupes de New Wave aux tendances progressives, telle que Siouxsie and the Banshees, Cabaret Voltaire, Ultravox, Simple Minds, Joy Division, The Cure, Magazine et Wire.

D'autres groupes, plus rares, eurent l'idée de marier punk et rock progressif. On pourra citer le post-punk minimaliste de Suicide, le post-punk ambient de This Heat ou le post-punk-pop du groupe anglais Cardiacs.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Néo-prog[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Néo-prog.

Alors que le rock progressif est en plein déclin, une jeune formation anglaise, Marillion, emmené par son charismatique chanteur Fish, va faire renaître le style. L'année 1983 et l'album Script for a Jester's Tear marquent alors l'apparition du rock néo-progressif, ou néo-prog.

D'autres groupes suivent bientôt, on retiendra particulièrement IQ, Twelfth Night, Pendragon, Pallas et Saga. Si la quasi-totalité des groupes de néo-prog sont britanniques au début, le style commence à s'étendre en Europe, où de nouveaux groupes apparaîtront plus tard.

Comparé au rock progressif, le néo-prog est plus abordable, ce qui explique son succès à l'époque. Mais, avec le départ du chanteur Fish de Marillion, le style va, lui aussi, connaître le déclin, et ne retrouvera plus le succès qu'il a pu avoir au cours des années 1980.

Apparition du métal progressif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : metal progressif.

En 1975, Rush et son album Caress of Steel, ainsi que divers groupes tels que Styx ou Kansas, jettent les bases d'un style nouveau, mélangeant la complexité du rock progressif à l'agressivité du hard rock.

Au milieu des années 1980, Queensrÿche, groupe de heavy metal, s'annonce, avec ses albums The Warning et Rage for Order, comme le précurseur d'un style nouveau, le metal progressif. D'autres groupes suivent, telle que Fates Warning et Dream Theater, et contribuent d'ores et déjà au succès du style. Queensrÿche sort en 1988 l'un des albums références du genre, Operation: Mindcrime.

Succès commerciaux[modifier | modifier le code]

Devant l'ampleur du mouvement punk, bientôt rejoint par une autre vague, la New Wave of British Heavy Metal, certains inconditionnels du rock progressif changent de direction musicale, en simplifiant leur musique et en la rendant plus commercialement viable.

En 1982, le très attendu supergroupe Asia, composé de Steve Howe (Yes), Carl Palmer (ELP), John Wetton (King Crimson) et Geoff Downes (The Buggles/Yes), surprend les fans de rock progressif avec son premier album orienté pop. Le single Heat of the Moment tourna beaucoup sur MTV pendant des années, tandis que l'album se vend très bien en 1982. L'arrivée du néo-prog, dès 1983, encourage ce changement d'orientation musicale.

Ainsi, d'autres groupes britanniques suivent l'exemple lucratif d'Asia. En 1983, Genesis obtient un succès international avec Mama, une chanson avec une forte insistance sur un riff de boîte à rythmes, puis avec l'album Invisible Touch, son plus gros succès, porté par les chansons Invisible Touch, la chanson éponyme, Land of Confusion et Tonight, Tonight, Tonight. Le groupe montre alors clairement son intention de produire un rock progressif plus commercial.

En 1983, Yes fait un retour surprenant avec 90125, sur lequel figure leur seul single numéro un aux États-Unis, Owner of a Lonely Heart. Écrit par le guitariste Trevor Rabin avant qu'il rejoigne le groupe, Owner of a Lonely Heart est suffisamment accessible pour passer dans les discothèques. De même, l'album A Momentary Lapse of Reason de Pink Floyd, en 1987, est différent de leurs albums concepts habituels, faisant figurer des chansons plus courtes avec un son plus électronique.

Années 1990[modifier | modifier le code]

La « renaissance » du style[modifier | modifier le code]

En termes de qualité artistique, à l'exception des groupes de néo-prog, les années 1980, surtout quand on les compare à la période faste des années 1970, ont été désastreuses. De nouvelles formations vont alors décider, dès le début des années 1990, de revenir au rock progressif originel, au point même de sonner "rétro". Entretenant des liens musicaux très forts avec le rock progressif des débuts, ces groupes vont alors faire « renaître » un style que certains pensaient révolu.

Le premier de ces groupes, et sans aucun doute le plus connu, est la formation anglaise Porcupine Tree, influencé entre autres par King Crimson, Pink Floyd et Marillion. Suivent les suédois de The Flower Kings, les québécois de Direction, ainsi que les américains de Glass Hammer et Spock's Beard.

Si ces formations n'atteindront jamais la popularité de leurs aînés, elles restent très connues sur la scène rock internationale.

Déclin du néo-prog et arrivée du new prog[modifier | modifier le code]

Le retour sur le devant de la scène du rock progressif traditionnel, et l'arrivée de nouveaux styles, telle que le rap et le metal extrême, vont peu à peu faire baisser la popularité du néo-prog, malgré l'arrivée de nouveaux groupes très prometteurs, comme Arena ou le trio de groupes suédois : Änglagård, Anekdoten et Landberk.

Toutefois, les "grands" du néo-prog gardent le cap. Pendragon sort son chef-d'œuvre en 1995 : The Masquerade Overture. Marillion reste le groupe le plus populaire, malgré une orientation parfois pop, ou plutôt pop-prog, style créé avec l'album This Strange Engine. De son côté, Fish continue sa carrière solo avec un certain succès.

Parallèlement, un nouveau style apparaît vers la fin des années 1990, le new prog. Plus orienté vers le rock alternatif, il incorpore de nombreux éléments propres au rock progressif, porté par des groupes tels que Thirty Seconds to Mars, Muse ou Coheed and Cambria. Sa popularité reste néanmoins bien inférieure à celle du néo-prog des années 1980, malgré la montée en puissance de ces formations, très récemment d'ailleurs.

Montée en puissance du métal progressif[modifier | modifier le code]

Le métal progressif connaît, au cours des années 1990, une ascension fulgurante, emmené par les groupes Dream Theater et Queensrÿche. À l'instar du rock progressif, les artistes de métal prog marient également les styles. On notera notamment l'apparition du death métal progressif, avec Opeth et Cynic ou du thrash métal progressif, avec Mekong Delta.

Un projet de métal progressif est même créé par le multi-instrumentiste hollandais Arjen Anthony Lucassen, sous le nom d'Ayreon. Ce projet regroupe non seulement des artistes de métal progressif, mais aussi d'autres du rock progressif, du néo-prog ou encore du heavy-métal.

Milieu social et niveau d'éducation musicale[modifier | modifier le code]

Le rock progressif n'est pas associé aux classes ouvrières[5], mais majoritairement aux classes moyennes[6]. Les musiciens sont plutôt, pour la plupart, des intellectuels[5] : entre 1957 et 1962, alors qu'ils sont en âge de fréquenter une école secondaire, ils sont 95 % à mener de telles études, alors que ce taux n'atteint que 44,7 % chez la jeunesse de l'époque[7],[8].

Vis-à-vis de l'éducation musicale, les musiciens de rock progressif se situent entre les instrumentistes d'orchestres classiques et les musiciens de rock en général. Les musiciens les plus éduqués sont les claviéristes et ceux jouant des instruments à vent, qui forment le groupe ayant le plus fréquenté les institutions officielles de formation musicale. Les batteurs et les chanteurs sont en premier lieu des autodidactes, tandis que les guitaristes occupent une place intermédiaire[9] (et les bassistes ?).

Influence dans d'autres styles[modifier | modifier le code]

Le rock progressif a, depuis son apparition à la fin des années 1960, influencé de nombreux autres styles. Ainsi, on retrouve, dès 1970, des éléments progressifs chez certains groupes de hard rock, parmi lesquels Led Zeppelin (avec Dazed And Confused, In The Light…) ou encore l'américain Blue Öyster Cult, dont la plupart des chansons sont imprégnées de sonorités progressives. Le groupe allemand Scorpions a débuté sa carrière par deux albums fortement tournés vers le rock progressif et le rock psychédélique (Lonesome Crow en 1972 et Fly To The Rainbow en 1974). UFO a, par certains aspects, développé ses chansons dans une pensée progressive (Love To Love).

Mais le cas le plus flagrant reste Deep Purple, oscillant entre le hard rock et le rock progressif de ses débuts en 1968 (avec Shades of Deep Purple, The Book of Taliesyn et surtout Deep Purple) jusqu'en 1970 avec la chanson Child in Time, classique du groupe, malgré sa durée de plus de 10 minutes, s'inscrivant indéniablement dans la lignée des grands morceaux de rock progressif. Avec l'arrivée de Ian Gillan en 1970, le groupe perd petit à petit ses influences progressives, malgré quelques chansons (Lazy, par exemple).

Plus récemment, certains groupes de heavy metal, comme System of a Down ou Faith No More, ont incorporé des éléments influencés par le rock progressif, tels que des changements soudains de thème ou de tempo. En Europe, un certain nombre de groupes de métal symphonique ou gothique, fortement influencés par la musique classique, ont émergé, tels que Nightwish ou After Forever.

Les œuvres d'artistes contemporains tels que Ween, des groupes de post-rock comme Sigur Rós ou Godspeed You! Black Emperor, et des groupes de rock alternatif comme Radiohead[10] et Muse, sont souvent considérés comme incorporant des éléments de rock progressif, parfois combinés avec les sensibilités esthétiques du punk. Le groupe britannique Cardiacs s'est spécialisé depuis 1980 dans un genre de "punk progressif" et a influencé de nombreux autres groupes. Le genre math rock, qui a émergé dans les années 1990, comporte de nombreux éléments familiers du genre progressif.

Le rock progressif dans le monde[modifier | modifier le code]

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Bien que le rock progressif soit né en Angleterre, sa propagation rapide, dans toute l'Europe dans les années 1970 puis dans le monde entier, a permis à de nombreux groupes d'émerger dans des pays n'ayant pourtant au départ aucune culture progressive ni même parfois rock.

Méconnue du grand public et dans une certaine mesure des amateurs du genre, l'Europe de l'Est développa en parallèle tout un panthéon du style. La Pologne (avec SBB), la Finlande (avec Pekka Pohjola), l'Estonie (avec Inspe et Ruja), la Tchécoslovaquie (avec Modry Effekt, Collegium Musicum et Fermata) et la Roumanie (avec Sfinx et Phoenix), pour ne citer que les plus importants.

Le Brésil compte quelques groupes d'hier et d'aujourd'hui (comme Bacamarte, Tempus Fugit, Quantum, Angra - Symphonic Metal à tendance progressive - ou Dogma). L'Argentine également (principalement avec Nexus, Crucis), ou encore le Mexique, pays accueillant actuellement le plus grand festival mondial du genre, le Baja Prog Festival.

Le Japon est un cas particulier. C'est le seul pays asiatique à avoir développé le genre dans les proportions européennes. Les années 1970 lancent le genre et posent le socle des styles symphoniques et psychédéliques traditionnels anglais, avec des formations telles que Cosmo's Factory ou Shingetsu. Et pourtant, l'âge d'or du progressif japonais aura lieu dans les années 1980, époque moins faste en Europe. L'archipel voit se développer tout un arsenal de groupes (Gerard, Outer Limits sont les plus connus), pour ensuite se tasser vers la fin des années 1990.

Aujourd'hui, le rock progressif est présent partout. L'Indonésie, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Russie, Israël, Cuba, l'Islande et bien d'autres encore ont un patrimoine progressif, certes excessivement dissimulé et vraiment minime, mais réel. D'autres pays, tels la Chine, la Corée et certains pays africains, sont dotés de leur propre culture progressive, mais il est malheureusement très difficile d'y avoir accès par la voie commerciale officielle et certains fans du genre se procurent ces raretés grâce aux relations et aux échanges favorisés par l'internet.

Festivals et manifestations[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis :

Au Canada :

  • Convention Terra Incognita[14], Se tient à Québec (ville), dans la province de Québec au Canada. Débuté le 8 octobre 2005, l'évènement se tenait en une journée, avec surtout des groupes locaux (six groupes la première année), puis sur 2 jours depuis 2009 et sur 3 journées à partir de la dixième édition de 2014. Trois groupes sont présents à chacune des journées. En plus de groupes internationaux, sont présentes de jeunes et moins jeunes formations québécoises. Avait lieu en octobre à ses débuts. Depuis quelques années, l'évènement se tient dans le mois de mai. Le 10ème anniversaire a eu lieu les 16, 17 et 18 mai 2014. Terra Incognita, c'est aussi un magazine et une émission radiophonique hebdomadaire, consacrée au rock progressif d'aujourd'hui.

En France :

En Allemagne :

  • Night of the Prog à St. Goarshausen sur le rocher de la Lorelei.

En Belgique :

  • la Convention Prog-résiste, qui se déroule à partir de sa douzième édition (27 et 28 avril 2013) au Centre Culturel de Soignies[15].
  • Le "Prog 66 Meeting", qui se déroule au Spirit of 66 de Verviers les 11, 12 et 13 octobre 2013[16].

Au Mexique :

  • Baja Prog Festival

Sous-genres et genres apparentés[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pirenne 2005, p. 255
  2. Leroy 2010, p. 9
  3. (fr) Critiques d'Albums : In the Court of the Crimson King, Albumrock.net, 9 janvier 2010. Consulté le 28 mai 2011.
  4. Frédéric Delâge, « Touch - Touch », RockProc Etc,‎ 22 avril 2012 (lire en ligne)
  5. a et b Pirenne 2005, p. 244
  6. Pirenne 2005, p. 245
  7. (en) Peter Flora, State, Economy and Society in Western Europe 1815 - 1975 : A Data Handbook. Volume I : The Growth of Mass Democraties and Welfare States, Frankfurt, Campus Verlag,‎ 1983 (ISBN 0333359437), p. 624-628
  8. Pirenne 2005, p. 247
  9. Pirenne 2005, p. 252
  10. Leroy 2010, p. 428
  11. (en) Progressive Rock Festival : North East Art Rock Festival. Consulté le 22 juillet 2012.
  12. (en) NEARFEST 2011 Cancelled!!, The Northern England Art Rock Society. Consulté le 22 juillet 2012.
  13. (en) ProgDay Home Page : The Outdoor Festival Of International Progressive Rock. Consulté le 22 juillet 2012.
  14. (fr) Terra Incognita : Convention annuelle de rock progressif, qui en est à son dixième anniversaire en 2014.
  15. Site officiel de Prog-résiste
  16. Site officiel du Prog 66 Meeting

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Edward Macan, Rocking the Classics: English Progressive Rock and the Counterculture, Oxford, Oxford University Press,‎ 1997
  • Frédéric Delâge, Chroniques du Rock progressif : 1967-1979, La Lauze,‎ 2002, 240 p. (ISBN 2-912032-28-8)
  • (en) Kevin Holm-Hudson (dir.), Progressive Rock Reconsidered, New York, Routledge,‎ 2002
  • Christophe Pirenne, Le Rock progressif anglais, Librairie Honoré Champion, coll. « Musique et musicologie »,‎ 2005 (ISBN 2-7453-1200-6)
  • Dominique Dupuis, Progressive Rock Vinyls : Histoire subjective du rock progressif à travers 40 ans de vinyles, Éditions Ereme,‎ 2009 (ISBN 2-9153-3772-1)
  • Aymeric Leroy, Rock progressif, Le mot et le reste,‎ 2010, 456 p. (ISBN 9782360540037)
  • Jérôme Alberola, Anthologie du rock progressif : Voyages en ailleurs, Camion Blanc,‎ 2010, 814 p. (ISBN 2-357790-73-3)
  • (en) David Weigel, « Prog Spring : Entry 1: Before it was a joke, prog was the future of rock ‘n’ roll », Slate.com,‎ 14 août 2012 (lire en ligne)
  • (en) David Weigel, « Prog Spring : Entry 2: The rise of prog, music never meant for “the average person.” », Slate.com,‎ 14 août 2012 (lire en ligne)
  • (en) David Weigel, « Prog Spring : Entry 3: Rotating drums! A $5,000 Persian rug! Quad sound! Inside ELP’s legendary 1973 Madison Square Garden concerts », Slate.com,‎ 15 août 2012 (lire en ligne)