David Cameron

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David Cameron
Image illustrative de l'article David Cameron
Fonctions
75e Premier ministre du Royaume-Uni
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&014403 ans, 11 mois et 9 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Cameron
Législature 55e Parlement
Coalition Tories-LibDems
Prédécesseur Gordon Brown
Chef du Parti conservateur
En fonction depuis le
Prédécesseur Michael Howard
Leader de l'opposition
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Tony Blair
Gordon Brown
Prédécesseur Michael Howard
Successeur Ed Miliband
Harriet Harman (Intérim)
Député de Witney
En fonction depuis le
Réélection
Prédécesseur Shaun Woodward
Biographie
Nom de naissance David William Donald Cameron
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Londres, Angleterre, Royaume-Uni
Nationalité Britannique
Parti politique Parti conservateur
Conjoint Samantha Cameron
Diplômé de Brasenose College
Université d'Oxford
Religion Anglicanisme
Résidence 10 Downing Street (officielle)
Notting Hill (personnelle)

Signature

David Cameron
Premier ministre du Royaume-Uni

David William Donald Cameron, né le à Londres, est un homme d'État britannique, 75e Premier ministre du Royaume-Uni depuis 2010.

Diplômé du Brasenose College, il est conseiller ministériel, rédigeant notamment des discours pour Margaret Thatcher ou John Major. Constamment élu député de Witney à partir de 2001, il succède à Michael Howard à la tête du Parti conservateur, le .

À la suite d'élections législatives qui conduisent à un Parlement sans majorité, il est nommé Premier ministre le par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni. David Cameron est le plus jeune leader britannique depuis 1812 et dirige le premier gouvernement de coalition (avec les Libéraux démocrates) depuis 1945.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père était un riche agent de change d'origine écossaise issu du clan Cameron, et sa mère, fille de Sir William Mount, 2e Baronet, descend d'une dynastie de parlementaires. Son arrière arrière grand-père, Emile Levita, était un banquier juif allemand émigré en Grande-Bretagne. Descendant en ligne illégitime de Guillaume IV, David Cameron a fait ses études secondaires au Eton College, fort prisé par l'aristocratie et la haute bourgeoisie du Royaume-Uni, puis à l'université d'Oxford, au sein de Brasenose College (Oxford), dont il est diplômé en économie, philosophie et politique. Il a fréquenté White's, le club privé de gentlemen le plus ancien du Royaume-Uni mais aussi le sulfureux Bullingdon Club. Il n'a pas démenti avoir goûté au cannabis durant ses années universitaires.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

À peine ses études terminées, il intègre en 1988 les cabinets ministériels conservateurs et, en 1992, il devient conseiller spécial au Trésor puis à l'Intérieur dans le gouvernement de John Major. Dans ces fonctions, il a rédigé des discours pour Margaret Thatcher et John Major.

De 1994 à 2001, il est l'un des dirigeants de Carlton Communications, un groupe de médias. En 1997, il tente de se faire élire député de Stafford mais est battu par le candidat du parti travailliste. En 2001, Cameron est élu député de Witney avec 45 % des voix et réélu en 2005 avec 49,30 % des suffrages.

Chef de l'opposition conservatrice (2005 - 2010)[modifier | modifier le code]

David Cameron et Nick Clegg en campagne pour les anciens combattants Ghurkas avant les législatives.

Membre du cabinet fantôme de l'opposition conservatrice à partir de juin 2003, titulaire du portefeuille de l'éducation, il devient vite une figure importante de la nouvelle génération tory.

En septembre 2005, il annonce sa décision de postuler au poste de leader conservateur et de succéder à Michael Howard.

Le , lors du congrès annuel des Tories à Blackpool, il expose sa vision du parti basée sur un « conservatisme moderne et compatissant ». Il reçoit le soutien des anciens leaders tories William Hague et Iain Duncan Smith.

Le , lors du premier tour du vote des parlementaires conservateurs, il arrive en seconde position talonnant David Davis (ancien ministre des affaires européennes), laissant loin derrière, Liam Fox et Ken Clarke. Au second tour, le , Cameron arrive loin devant en première position devant David Davis et Liam Fox.

Le , les 253 600 militants conservateurs le choisissent comme leader avec 67,6 % des votes contre 32,3 % à M. Davis. Déterminé, ses deux leitmotivs sont « Je veux un parti moderne » et « Changer la culture et l'identité du parti conservateur ». Il dit se situer politiquement au centre, mais son programme ne diffère réellement du modèle thatchérien que sur les aspects « qualité de vie » et « protection sociale ». Ses détracteurs dénoncent ses « platitudes » et affirment qu'il est surtout « doué pour formuler brillamment des généralités », alors que ses partisans voient en lui quelqu'un ayant toutes les qualités pour succéder à Michael Howard et remonter le parti tory, car il est jeune, charismatique et générateur d'espoir.

Le , sa campagne électorale intensive lui a permis de donner à son parti conservateur 40 % des votes lors des dernières élections locales en Angleterre. On estime que le nombre de voix perdues chez les travaillistes est à peu près égal au gain conservateur. David Cameron a su se reconnecter avec le jeune électorat et les classes moyennes « blairiennes », tout en conservant son électorat traditionnel.

Premier ministre du Royaume-Uni (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

David Cameron, en mai 2010.

Menés par David Cameron lors des élections législatives de 2010, les Tories arrivent en tête des voix et des sièges (306 sur 650), mais ne parviennent pas à obtenir la majorité absolue au Parlement. Le , il est nommé Premier ministre, le plus jeune (43 ans) depuis 200 ans, par la reine Élisabeth II. Cette nomination fait suite à un accord de coalition avec les Libéraux-démocrates de Nick Clegg.

Dès sa composition, le gouvernement Cameron annonce une politique d'austérité pour réduire le déficit du Royaume-Uni, qui atteint environ 186 milliards d'euros, soit le plus important de l'Union européenne[1]. Le , le gouvernement annonce les mesures de son plan d'économies, qui prévoit 7,2 milliards d'euros de restrictions budgétaires d'ici à la fin de l'année : diminutions des frais de fonctionnement des administrations, du budget des universités, gel des recrutements dans la fonction publique, etc[2]. À titre symbolique, David Cameron annonce également une baisse de 5 % des salaires des ministres[2]. Le 17 juin suivant, sont annulés ou suspendus 24 projets, approuvés précédemment par les travaillistes et qui touchent les domaines de la culture, de la santé ou encore des aides à l'emploi, car ils ne « présentent pas une optimisation [des] ressources », selon le secrétaire d'État au Trésor, Danny Alexander[1]. Des hausses d'impôts et une augmentation de 2,5 points de la TVA sont également prévues, ce qui mécontente les LibDems[3].

Le , le Premier ministre David Cameron annonce le lancement d'une enquête judiciaire indépendante sur les accusations de complicité d'actes de torture sur des détenus soupçonnés de terrorisme de la part des services de renseignements intérieurs et extérieurs britanniques[4].

Rappelant ses ancêtres juifs, il déclare en mars 2011 : « En moi, vous avez un Premier ministre dont la croyance en Israël est indestructible. Je serai toujours un ardent défenseur du peuple juif, un soutien de l’État d’Israël et je ne demeurerai jamais passif pendant que la communauté juive en Grande-Bretagne est sous la menace. » Revenant sur son discours de Munich sur l'échec du multiculturalisme, le Premier ministre affirme que « l'une des menaces les plus immédiates pour la sécurité du peuple juif vient de l’existence d’une idéologie politique que j’appelle l’extrémisme islamiste. »[5]

Le , il se rend à Tripoli puis Benghazi, en Libye avec le président français, Nicolas Sarkozy pour y rencontrer les membres du CNT [6].

David Cameron et le président des États-Unis Barack Obama durant le sommet du G8 2010.

Il se prononce en faveur du mariage homosexuel au Royaume-Uni non pas, d'après ses propres termes, « en dépit du fait qu'[il est] conservateur », mais « parce qu'[il est] conservateur » et croit à la famille[7]. Cette mesure, qui divise son camp, est discutée au Parlement en 2013 et est adoptée en première lecture le 5 février 2013, les votes favorables de l'opposition compensant les réticents de la majorité[8].

Le , il annonce que sans réforme de l'Union européenne, et en cas de réélection en 2015, il organisera en 2017 un référendum pour consulter le peuple britannique sur sa volonté de rester dans l'UE [9].

À plusieurs reprises, il se déclare pour une politique de limitation de l'immigration, en 2011, en voulant porter le solde migratoire au niveau de « dizaines de milliers de personnes par an, et non les centaines de milliers comme lors de la dernière décennie »[10], en 2013, en proposant un certain nombre de mesures comme la suppression de l'aide médicale gratuite pour les clandestins, des restrictions aux droits sociaux des immigrés, une forme de préférence nationale pour le logement social, ainsi que le durcissement de la lutte contre le "tourisme de santé" et l'immigration clandestine[11].

Élu sur un plan d'austérité, David Cameron voit en 2013 sa politique porter ses fruits, le Royaume-Uni sortant de la crise économique européenne avec une croissance supérieure à 3,5 % et la création d'un million d'emplois privés en deux ans. Parmi les mesures prises, on note la privatisation de Royal Mail, mesure sur laquelle le Parti travailliste ne souhaite pas revenir en cas d'alternance. Il a également lancé une campagne de forage de puits de gaz de schiste et demandé à EDF de construire deux centrales nucléaires de nouvelle génération, avec un plan carbone visant à réduire les émissions de CO2 de 80 % à l'horizon 2050[12]. Fin 2013, le chancelier de l'Échiquier (ministre des Finances), George Osborne, annonce que l'âge de départ à la retraite sera repoussé à 68 ans dans les années 2030 et 69 ans dans les années 2040. En outre, les futures dépenses sociales seront plafonnées chaque année ; le niveau de dépense publique est alors le plus bas depuis l'après-Seconde Guerre mondiale[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

David Cameron est marié à Samantha Sheffield, fille aînée de Sir Reginald Adrian Berkeley Sheffield, 8e Baronet Sheffield, descendant en ligne illégitime du roi Charles II d'Angleterre.

Il a quatre enfants :

  • Ivan Reginald (8 avril 2002 - 25 février 2009), handicapé et épileptique ;
  • Nancy Gwendoline (19 janvier 2004) ;
  • Arthur Elwen (14 février 2006) ;
  • Florence Rose Endellion (24 août 2010)[14].

Le , son père Ian Donald Cameron, décède au centre hospitalier de Toulon, après une attaque cérébrale[15].

David Cameron a déclaré à plusieurs reprises être fan du groupe pop The Smiths, aux idées politiquement à l'encontre de celle des tories. Johnny Marr, le guitariste et compositeur du groupe, a répondu publiquement à Cameron sur Twitter : « David Cameron, arrête de dire que tu aimes les Smiths, ce n’est pas le cas. Je t’interdis de les aimer. »[16]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Il apparait dans le clip musical accompagnant One Way or Another (Teenage Kicks) des One Direction alors que les membres du groupe chantent et dansent devant le 10 Downing Street.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cameron détricote les projets lancés par les travaillistes », Le Monde, 17 juin 2010.
  2. a et b « Le Royaume-Uni se convertit à l’austérité », RFI, 24 mai 2010.
  3. « La rigueur met les LibDems en position difficile », Le Figaro, 29 juin 2010.
  4. « Terrorisme : Cameron lance une enquête sur la torture », site de LCI-TF1, 6 juillet 2010.
  5. Discours au Community Security Trust, le 2 mars 2011. Le texte entier est disponible, source : Jewish Chronicle (Cameron : Israel ’within its rights’ to search Gaza ships).
  6. [1]
  7. http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Mariage-homo-Outre-manche-un-debat-bien-different-462642/
  8. http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/05/01003-20130205ARTFIG00720-gb-les-deputes-votent-en-faveur-du-mariage-gay.php
  9. [2]
  10. David Cameron veut réduire l'immigration légale en Grande-Bretagne, Le Monde.fr, 14 avril 2011
  11. Immigration speech by Prime Minister, number10.gov.uk, 25 mars 2013
  12. Yves de Kerdrel, « Éloge du pragmatisme britannique », in Le Figaro, 23 octobre 2013, page 17.
  13. Florentin Collomp, « Le Royaume-Uni repousse la retraite à 69 ans », in Le Figaro, encart « Économie », vendredi 6 décembre 2013, page 23.
  14. Dépêche AFP, Agence France Presse,
  15. Le père de David Cameron est décédé, leparisien.fr, .
  16. Tweet de Johnny Marr à l'attention de David Cameron

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]