Genesis (groupe)

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Genesis

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Concert à Pittsburgh, le 9 septembre 2007 : Phil Collins (batterie et chant), Mike Rutherford (guitares et basse), Tony Banks (claviers), Daryl Stuermer (guitares et basse), Chester Thompson (batterie).

Informations générales
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock progressif, pop rock
Années actives 1967-1999 / 2006-2007
Labels Charisma, Atlantic
Site officiel genesis-music.com
Composition du groupe
Membres Phil Collins
Tony Banks
Mike Rutherford
Musiciens additionnels (tournées)
Bill Bruford
Chester Thompson
Daryl Stuermer
Anciens membres Peter Gabriel
Anthony Phillips
Chris Stewart
Jonathan Silver
John Mayhew
Steve Hackett
Ray Wilson

Genesis est un groupe rock britannique considéré comme un des créateurs du genre progressif, qui a connu un succès important durant les années 1970, mais surtout dans les décennies 1980 et 1990. Peter Gabriel, puis Phil Collins après le départ du premier en 1975, ont été au chant les figures emblématiques du groupe. Tous deux, ainsi que Mike Rutherford (avec son groupe Mike + The Mechanics), ainsi que le guitariste Steve Hackett, ont également connu un grand succès international en tant qu'artistes indépendamment du groupe.

Fondé en 1967 par Peter Gabriel, Michael Rutherford, Anthony "Tony" Banks et Anthony Phillips, Genesis a connu de nombreux changements de personnel durant ses quatre décennies d'existence, compensés par la présence immuable de Rutherford et Banks. De 1970 à 1975, la formation se stabilise avec cinq membres  : Peter Gabriel au chant et à la flûte, Phil Collins à la batterie et aux accompagnements vocaux, Tony Banks aux claviers et occasionnellement à la guitare acoustique et aux choeurs, Mike Rutherford à la basse et à la guitare, Steve Hackett à la guitare, et produit quatre albums studio et deux live. Quand Peter Gabriel quitte le groupe, Phil Collins en devient le chanteur et en 1977, Steve Hackett s'en va à son tour.

Genesis reste avec trois membres (Banks, Rutherford, Collins) pour ses réalisations en studio et s'adjoint Chester Thompson (batterie, précédé par Bill Bruford en 1976) et Daryl Stuermer (guitare et basse) pour les tournées. Cette formule qui correspond à ses plus grand succès commerciaux, fonctionne jusqu'au milieu des années 1990 et au départ de Phil Collins. Le dernier album original sort en 1997 avec Ray Wilson au chant. Le groupe dans sa formule 1977-1992 se reforme en 2007 pour une tournée mondiale couronnée de succès. L'avenir de Genesis est depuis lors en suspens, compte tenu des problèmes de santé de Phil Collins qui ne peut plus jouer de batterie, et des projets en solo des autres membres.

Avec environ 150 millions d'albums vendus de par le monde, Genesis se classe dans les trente artistes et groupes ayant vendu le plus d'albums de tous les temps[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Le groupe est formé en 1967 par de jeunes étudiants du collège Charterhouse (situé au sud-ouest de Londres) issus de deux jeunes groupes distincts, Peter Gabriel au chant et Tony Banks au piano, originaires de Garden Wall avec Chris Stewart à la batterie. Ils sont rapidement rejoints par Michael Rutherford, de Anon et Anthony Phillips. Alors qu'il était étudiant à Charterhouse, Peter Gabriel jouera de la batterie pour deux groupes, The Spoken Word et The Millords, mais sans grand succès, et c'est à cette époque qu'il co-écrira avec Tony leur première chanson ensemble, She is beautiful qui deviendra The Serpent.

Genesis enregistre son premier album en 1969, From Genesis to Revelation, suite à un accord conclu avec Jonathan King, compositeur et producteur, lui aussi ancien élève de Charterhouse et qui jouit à cette époque du succès de son 45 tours, Everyone's Gone to the Moon. King trouve le nom du groupe et leur fait enregistrer une série de chansons reflétant le style pop des Bee Gees notamment, qu'il affectionne particulièrement ; Gabriel et Banks sont, pour leur part, plutôt influencés par les Beatles. King rassemble le tout sur une sorte de concept album, ajoutant des arrangements de violons de son cru. Ce fut un échec commercial complet. Le disque fut même classé par méconnaissance en musique religieuse chez certains disquaires[2]. Le groupe, se sentant manipulé par King, choisit de rompre son contrat. Par la suite, King tentera de profiter au mieux de ses droits sur ses seuls titres de Genesis à travers de multiples rééditions.

Libérés de cet engagement, les membres de Genesis jouent la musique qu'ils veulent et signent avec le nouveau label Charisma Records. Anthony Phillips quitte toutefois le groupe en 1970 après la sortie de Trespass, en raison de désaccords sur la direction musicale du groupe, de problèmes de santé et d'excès de trac sur scène. Le départ de ce membre fondateur est un traumatisme pour Banks et Rutherford. Le groupe s'interroge un temps sur son avenir sans lui. Finalement, chacun renouvelle son engagement, mais le batteur John Mayhew fait les frais de cette reprise en main et, jugé techniquement trop faible pour les ambitions musicales du groupe, disparaît de la formation.

1970-1974 : recrutement de Phil Collins et de Steve Hackett[modifier | modifier le code]

Peter Gabriel en concert à Toronto en octobre 1974.

Phil Collins répond bientôt à une annonce passée par Genesis dans le journal Melody Maker ; le groupe est à la recherche d'un batteur « sensible à la guitare douze cordes ». Il se voit convié à passer une audition dans la maison de Gabriel. Selon certains documentaires traitant de cette audition, Collins est choisi car, contrairement aux autres prétendants, il n'essaie pas d'impressionner les membres du groupe par sa technique. Pendant que les premiers batteurs auditionnent, il fait quelques longueurs de piscine tout en écoutant les morceaux. Pour sa part, il avouera en entretien qu'il a juste eu à se relaxer dans la piscine en écoutant les autres, retenant ainsi les morceaux à jouer[3]. Volontiers boute-en-train, Collins fait preuve d'une tranquille assurance à la batterie qu'il pratique depuis l'âge de 5 ans. Phil s'était rendu à cette audition avec le guitariste de son ancien groupe Flaming Youth, Ronnie Caryl, car Genesis n'avait toujours pas de remplaçant pour Anthony Phillips. Mais si le guitariste passa aussi une audition avec Genesis, il ne fut pas retenu car son style plus bluesy ne correspondait pas au groupe. À cette époque d'ailleurs, Genesis jouait avec un dénommé Mick Barnard en concert, en attendant de trouver quelqu'un qui s'intègre mieux au son du groupe.

Peter Gabriel appelle ensuite Steve Hackett, à la lecture de l'annonce que ce dernier a posté dans le Melody Maker, il recherche des « musiciens décidés à s'émanciper des formes musicales en place ». Il est enthousiasmé par un concert du groupe auquel il est invité, et impressionne par son sérieux et sa technique lors de son audition. Il est donc retenu. Genesis sort l'album Nursery Cryme en 1971, contenant notamment The Musical Box qui avait déjà été développée à l'époque d'Anthony Phillips et The Fountain of Salmacis.

En 1972, l'album Foxtrot, dans lequel on trouve le morceau de vingt-trois minutes intitulé Supper's Ready ainsi que le titre Watcher of the Skies inspiré par Arthur C. Clarke, assoit la réputation de Genesis en tant qu'auteur-compositeur et interprète. La présence théâtrale exubérante de Peter Gabriel sur scène, qui change de nombreuses fois de costumes et raconte des histoires surréalistes en introduction à certaines chansons, fait rapidement du groupe l'un des plus populaires de la scène britannique des années 1970.

1973 marque la parution d'un album désormais classique de Genesis : Selling England by the Pound. Très abouti, avec leur premier single à succès I Know What I Like (In Your Wardrobe), dix-septième dans les charts britanniques en 1974, l'album est quant à lui troisième ; il perce aux États-Unis pour la première fois (soixante-dixième). Il contient en outre Firth of Fifth, chanson dans laquelle on retrouve un célèbre solo de guitare de Hackett sur une mélodie de Tony Banks. Ainsi que la trés belle Cinema Show qui renferme un solo magnifique de synthétiseur de Tony, soutenu par la section rythmique, Mike Rutherford à la guitare rythmique fait là un travail admirable. À cette époque, le groupe signe avec le nouveau manager Tony Smith qui publiera par la suite la plupart des productions de Genesis par l'intermédiaire de sa compagnie Hit & Run Music Publishing.

1975 : départ de Peter Gabriel[modifier | modifier le code]

Peter Gabriel quitte le groupe en 1975, après la tournée et le lancement du concept-album The Lamb Lies Down on Broadway paru en 1974. Il se sent de plus en plus rejeté par le groupe et son mariage ainsi que la naissance de son premier enfant n'ont fait qu'ajouter à son inconfort personnel. Il a bien failli ne jamais voir sa fille car les premières semaines qui ont suivi sa naissance, elle était entre la vie et la mort et cette période fut très éprouvante pour lui et sa femme Jill. Les autres membres écrivent pratiquement toutes les musiques de ce double album sans la participation de Gabriel qui se charge de son côté de concevoir l'histoire et de la totalité des paroles. Hackett se sent par ailleurs à l'étroit et sort son premier album solo, Voyage of the Acolyte, en 1975. Peter Gabriel écrit seul, de son côté, l'histoire et les paroles tenant lieu de fil conducteur. Le premier album solo de Gabriel (Peter Gabriel) sort en 1977, et inclut le titre Solsbury Hill, une allégorie de son départ du groupe et de la période sombre qui l'a précédé.

Après avoir entendu plusieurs remplaçants du chanteur principal, « Nous avons eu énormément d'excentriques, à cause de Peter et de ses accoutrements » déclarera Rutherford à ce sujet lors d'un entretien, Genesis se tourne finalement vers Phil Collins, qui officiait déjà au chant sur les chœurs et en seconde voix, et passe ainsi de quintette à quatuor. Bill Bruford intègre le groupe lors de la tournée A Trick Of The Tail en 1976 en tant que batteur, remplacé l'année suivante par Chester Thompson, un ancien de la jazz fusion ayant joué avec Weather Report et Frank Zappa. C'est notamment à l'écoute du disque Roxy & Elsewhere et plus particulièrement du duo de batterie que joue Thompson avec Ralph Humphrey sur la chanson More Trouble Everyday, que Collins le contacte et lui propose de rejoindre le groupe. Ce dernier accepte, et son prestige est tel qu'aucune audition ne s'avèrera nécessaire. Chester Thompson rejoint tout simplement le groupe en répétition au début de l'année 1977[4]. Thompson prend en charge les percussions, laissant ainsi Collins sous les projecteurs, mais il retourne derrière sa batterie pour jouer en duo, comme par exemple sur les passages instrumentaux Dance on a Volcano, Los Endos, Firth of Fifth qui deviennent des classiques du groupe et des temps forts de leurs concerts, tout comme les « conversations de batterie » ou solos à deux dont les deux percussionnistes gratifient le public. Par ailleurs la voix de Phil Collins sera vite adoptée par les fans. Sur scène, le batteur-chanteur adopte une attitude beaucoup moins théâtrale que son prédécesseur, plaisantant et jouant avec le public.

1977-1986 : départ de Hackett et consécration mondiale[modifier | modifier le code]

Mike Rutherford et Phil Collins en concert à Liverpool en 1980.

Lorsque Steve Hackett quitte le groupe en 1977, Mike Rutherford se concentre sur les guitares et le groupe devient alors un trio (Collins, Banks, Rutherford), fait reflété par le titre de leur album … And Then There Were Three[5] sorti en 1978. Cet album marque une nouvelle orientation musicale, avec des morceaux courts, bien éloignés de leur épopée progressive avec des morceaux de dix minutes et plus. C'est à ce moment-là qu'apparaissent leurs premiers succès sur les radios américaines, avec entre autres Follow You Follow Me. Cette même année, pour les tournées, Genesis s'adjoint un nouveau guitariste virtuose, lui aussi américain et venant du même univers que Chester Thompson, Daryl Stuermer. Cette formule avec deux batteurs (Collins et Thompson) et deux guitaristes-bassistes (Rutherford et Stuermer) sur scène, « le live le plus fort » de l'histoire du groupe selon Tony Banks[6], va fonctionner pour de nombreuses tournées successives à travers le monde, jusqu'à la dernière en 1992, et de nouveau pour le Turn it on Again Tour en 2007.

L'album Duke leur fournit en 1980 deux gros succès avec Turn It On Again et Misunderstanding, devenus disques de platine et la réussite commerciale du groupe se confirme ainsi d'album en album tout au long des années 1980, alimentée par le propre succès de Collins en tant qu'artiste solo jusqu'à son départ du groupe en 1996. Néanmoins le groupe continue de faire, à l'occasion, des chansons plus complexes comme en témoigne l'instrumental Duke's Travel - Duke's End qui clôt l'album.

En 1981 sort l'album Abacab dans lequel le groupe explore de nouvelles voies musicales. C'est le premier album du groupe enregistré dans leur ferme de Fisher Lane, à Chiddingfold, Surrey. Le morceau homonyme, Abacab, en est l'illustration avec un usage immodéré de sons synthétiques nouveaux, principalement sur les claviers et les percussions ( drum-machine ). Rutherford explique, lors du passage du groupe à l'émission de radio américaine In the Studio with Redbeard, à l'occasion de la sortie de l'album, que le nom provient des trois sections distinctes du morceau homonyme, dénommées A, B et C, et de l'ordre dans lequel celles-ci se répétaient à un moment de la composition, formant le mot « abacab »[7].

Deux ans plus tard sort l'album Genesis (parfois appelé Shapes[8]), qui rencontre un grand succès international. Cet album est jalonné de titres qui, à l'heure actuelle, sont rarement oubliés sur scène ; le célèbre Mama, un des plus grands succès commerciaux et critiques du groupe, et Home By the Sea/Second Home By the Sea, qui renoue avec la tradition des longs morceaux mais interprétés à la « sauce » des années 1980. That's All sera aussi un succès à la sortie de cet album pour son côté décalé.

En 1986 sort Invisible Touch, album au succès commercial phénoménal (plus de dix millions d'albums vendus à travers le monde) comprenant des succès radio comme Land Of Confusion écrit par Mike Rutherford, Invisible Touch, Throwing It All Away, mais aussi des morceaux plus progressifs comme Domino en deux parties In the Glow of the Night et The Last Domino ou The Brazilian, un instrumental composé par Tony Banks.

1992 : We Can't Dance et le départ de Phil Collins[modifier | modifier le code]

Un nouvel album de Genesis, We Can't Dance connaît aussi un grand succès international à sa sortie, en 1991. On trouve sur cet album le morceau I Can't Dance qui vise la montée importante de la musique techno, d'où son nom, qui signifie « je ne sais pas danser » en anglais, et les différents mimiques et gestes de Phil Collins durant les concerts. Sur ce disque est aussi présent le succès Jesus He Knows Me critiquant violemment le télévangélisme. Cet album propose aussi des titres plus longs et plus proches du rock progressif des premières années, comme Driving The Last Spike, écrite par Phil Collins (qui signe également No Son Of Mine), morceau traitant des dures conditions des ouvriers qui construisirent les chemins de fer britanniques au début du XXe siècle. Le dernier titre, Fading Lights, est l'œuvre du claviériste Tony Banks, cette chanson de par le texte, était en quelque sorte annonciatrice du départ de Phil Collins et renferme encore une fois, un des plus beaux moments de Tony Banks au synthétiseur.

Phil Collins décide de quitter Genesis peu de temps après la sortie de We Can't Dance, se jugeant trop pris par sa carrière solo pour gérer en parallèle les productions et concerts avec le groupe. Sa popularité est alors au plus haut, Collins enchaînant de nombreux albums (studio, en concert ou compilations de succès) et écrivant plusieurs titres pour des musiques de films, Tarzan et Brother Bear entre autres.

1997 : sortie de l'album Calling All Stations[modifier | modifier le code]

Rutherford et Banks choisissent de continuer l'aventure Genesis et remplacent Phil Collins par Ray Wilson, l'ex-chanteur du groupe Stiltskin. L'album Calling All Stations se vend bien en Europe, mais ne trouve pas son public aux États-Unis, où le hip-hop, le rock alternatif et la pop pour adolescents (teen pop) ont supplanté le rock classique dans les ventes.

Les membres du groupe se séparent après cet album, mais ces derniers (incluant Phillips et Hackett, mais sans Gabriel) se retrouvent de temps en temps. Tony Banks dit que Genesis se « repose » et Collins exprime l'espoir que les membres du groupe originel, incluant Peter Gabriel, jouent de nouveau ensemble.

Depuis 2005 : reformation, tournée mondiale[modifier | modifier le code]

Phil Collins en concert en Allemagne en 2005.

Au cours de l'automne 2005, Steve Hackett, Peter Gabriel et Phil Collins indiquent tour à tour à la presse qu'une réunion est envisagée. Selon eux, la question d'une réunion formelle des cinq membres de la formation « classique » de Genesis, Peter Gabriel, Tony Banks, Phil Collins, Steve Hackett et Mike Rutherford, est sérieusement envisagée et que seules des objections liées aux engagements de chacun pourraient y faire obstacle. L'Idée est de reprendre la totalité de The Lamb Lies Down on Broadway en tournée[9]. Mais cela ne se fera pas, compte tenu notamment des atermoiements de Peter Gabriel[9].

En octobre 2006, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford réservent des studios pour une jam session. Phil Collins annonce qu'il s'agit de « voir ce que cela donne », mais que si ces répétitions devaient déboucher sur un album, il n'y aurait pas de grosse tournée mais quelques dates choisies[10].

En novembre 2006, Phil Collins confirme finalement la réformation de Genesis avec Tony Banks et Michael Rutherford en compagnie des deux musiciens qui les ont accompagnés durant quinze ans : Chester Thompson et Daryl Stuermer[9]. De ces retrouvailles naît le Turn it on Again Tour organisé en deux parties : tout d'abord une tournée européenne en juin et juillet 2007 puis une tournée nord-américaine en septembre et octobre 2007.

Le groupe décide pendant la tournée de produire une compilation de la tournée européenne, Live Over Europe, qui sort le 3 décembre 2007. Ce CD reprend la meilleure version de chaque morceau de la liste préparée pour la tournée.

De plus, un triple DVD sort le 26 mai 2008. Il s'agit d'un concert filmé à Rome - d'où son nom, When in Rome -, le dernier de la tournée européenne, témoignage du concert donné le 14 juillet 2007 au Circo Massimo devant 500.000 spectateurs[11]. Les premier et deuxième DVD comportent respectivement les première et seconde parties du concert avec chacun des bonus ; le troisième est un documentaire de cent cinq minutes, Come Rain or Shine, qui résume la reformation du groupe jusqu'au premier concert d'Helsinki sous une pluie battante - de là le titre - puis le dernier, à Rome.

Des passages de ce documentaire laissaient espérer une reformation à cinq, lors d'une tournée concernant l'album The Lamb Lies Down on Broadway. Cependant, lors d'une entrevue à l'émission Tout le monde en parle le 3 octobre 2010, Phil Collins a affirmé qu'il ne croyait plus en une réunion.

Le 10 novembre 2008 sort le dernier coffret (vert) regroupant les premiers albums du groupe excepté From Genesis to Revelation. Une rumeur fait état de la sortie prochaine d'un coffret comportant les live enregistrés : Genesis Live, Seconds Out, Three Sides Live, The Way We Walk et Live Over Europe. La maison de disques annonce la commercialisation de ce coffret pour le 29 septembre 2009[12] : il comporte finalement tous les albums publics du groupe à l'exception du dernier, Live Over Europe. Cependant, une place lui est réservée dans le boîtier. Chaque album est remasterisé, et certains comportent des bonus - par exemple, cinq morceaux issus de la tournée de The Lamb en 1975 sont ajoutés à Genesis Live. Le double live The Way We Walk est remis dans l'ordre de la playlist du concert, contrairement à sa première édition sortie sur deux CD, un pour les chansons courtes et un pour les longues.

Depuis la tournée mondiale de 2007, Genesis n'est plus en activité et il y a de fait peu de chances que le groupe se produise à nouveau, sur scène ou sur disque. D'une part, chacun des trois membres originaux se consacre à des projets personnels, mais surtout, Phil Collins n'est plus en mesure de jouer de son instrument. Un problème vertébral, dû selon lui à « [sa] position durant des dizaines d'année derrière la batterie » lui a fait perdre toute sensibilité dans les mains, ce qui l'empêche de pouvoir tenir ses baguettes[13]. Après un dernier album solo en 2010 et une ultime série de concerts la même année, Collins a d'ailleurs décidé de mettre sa carrière musicale entre parenthèses[14]. En 2014 le groupe se réunit de nouveau pour la réalisation d'un documentaire en partenariat avec la BBC retraçant son histoire [15].

Les membres de Genesis[modifier | modifier le code]

Chronologie de la composition de GENESIS
  1967 Gabriel, Banks, Phillips, Rutherford, Stewart
  1968 Gabriel, Banks, Phillips, Rutherford, Silver
  1969 Gabriel, Banks, Phillips, Rutherford, Mayhew 1
  1971 Gabriel, Banks, Hackett, Rutherford, Collins 2
  1975 Collins, Banks, Hackett, Rutherford 3
  1977 Collins, Banks, Rutherford 4
  1997 Wilson, Banks, Rutherford 5
  2007 Collins, Banks, Rutherford 4
MUSICIENS ADDITIONNELS
1 David Thomas
2 Mick Barnard
3 Bill Bruford
4 Chester Thompson, Daryl Stuermer
5 Nick D'Virgillio, Nir Zidhyaku

Membres (anciens et actuels)[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels (en concerts)[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Genesis.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Enregistrements en public et compilations[modifier | modifier le code]

  • 1973 : Genesis Live
  • 1975 : Live in London
  • 1976 : Genesis in Concert (concert filmé)
  • 1977 : Seconds Out Live in Paris
  • 1982 : Three Sides Live (La face 4 des éditions française et américaine comporte des enregistrements studio, mais l'édition britannique inclut des enregistrements en public de la tournée de 1981 et un morceau enregistré lors de la tournée de 1976. À la sortie de la Definitive Edition Remaster de cet album en CD à la fin des années 1990, toutes les éditions ont incorporé les enregistrements en public, et l'on peut désormais trouver les enregistrements studio dans le coffret Archive #2 — 1976-1992.)
  • 1982 : Three Sides Live (Vidéo)
  • En octobre 1982, Gabriel et Hackett ont joué avec Genesis dans un concert unique, Six of the Best, qui a été largement piraté. Ce concert en plein air, au bénéfice de la fondation WOMAD de Peter Gabriel, fut un immense succès malgré une pluie torrentielle.
  • 1984 : The Mama Tour (Vidéo)
  • 1992 : The Way We Walk — Live in Concert (Vidéo)
  • 1992 : The Way We Walk, Vol. 1: The Shorts (en) et Vol. 2: The Longs (en)
  • 1998 : Genesis Archive — 1967-1975 (coffret de 4 CD, compilation d'enregistrements en public et rares)
  • 1999 : Turn It on Again: The Hits (compilation comportant 2 titres live inédits en CD)
  • 2000 : Archive #2 — 1976-1992 (coffret de 3 CD, compilation d'enregistrements en public et de faces B)
  • 2003 : Live at Wembley Stadium (DVD, édition britannique du concert de 1987)
  • 2004 : Platinum Collection (coffret de 3 CD, titres remixés)
  • 2005 : Genesis: The Video Show (DVD de tous les vidéoclips de Genesis de 1976 à 1999)
  • 2007 : Live Over Europe (Compilation de la tournée européenne à partir de la plupart des villes traversées dont Paris)

Albums solos[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Voyage of the Acolyte, le premier album solo de Steve Hackett, possède des sonorités proches des albums de Genesis, car Rutherford et Collins y apparaissent comme musiciens invités.
  • 1977 : Peter Gabriel, premier album solo de Peter Gabriel où l'on retrouve le très célèbre Solsbury Hill.
  • 1977 : The Geese & the ghost, le premier album solo d'Anthony Phillips, aurait dû être un album duo Rutherford - Phillips. Finalement, seuls quelques morceaux sont composés en duo. Phil Collins chante deux chansons et John Hackett, le frère de Steve, y joue de la flûte. On y trouve également, dans un remarquable duo avec Phil Collins, la chanteuse Vivienne « Viv » McAuliffe, qui participa aussi plus tard à un album de Camel (« I can see your house from here »). Une grande voix féminine trop vite disparue : Viv McAuliffe est décédée en 1998.
  • 1979 : A Curious Feeling, le premier album solo de Tony Banks, est très proche de ce que faisait Genesis à cette époque - Tony Banks composait une bonne partie du matériel de Genesis.
  • 1980 : Smallcreep's Day, le premier album solo de Mike Rutherford, avec la présence aux claviers d'Anthony Phillips et aux percussions de Morris Pert, celui-là même qui accompagne Phil Collins au sein du groupe Brand X entre 1977 et 1979.
  • 1981 : Face Value, le premier album solo de Phil Collins où l'on retrouve le célèbre In the Air Tonight, mais également I Missed Again ou encore une reprise de Behind The Lines (morceau de l'album Duke de Genesis).

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Three Sides Live Tour (tournée Abacab en VHS)
  • 1991 : Genesis: A History (documentaire vidéo)
  • 2001 : The Genesis Songbook (documentaire DVD)
  • 2001 : The Way We Walk (DVD de la tournée We Can't Dance)
  • 2003 : Genesis Live at Wembley Stadium (concert filmé à Wembley en juillet 1987 pendant la tournée Invisible Touch)
  • 2008 : When in Rome (concert filmé à Rome lors de la tournée Turn It On Again)
  • 2014 : Three Sides Live Tour (Blu-ray)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1980 : I Know What I Like, photos d'Armando Gallo (Omnibus Press) - introduction de Mike Rutherford
  • 1987 : Genesis, Alain Bayeulle, Laurence Berrouet (Albin Michel)
  • 2007 : Genesis - Toute l'Aventure, autobiographie du groupe (ISBN (978-2851-20667-1[à vérifier : ISBN invalide])
  • 2007 : Genesis, La Boîte à Musique... turn it on again, Frédéric Delâge (Éditions de La Lauze) - préface de Christian Décamps
  • 2007 : Genesis - L'éternelle révélation, Abécé (Éditions de la Lagune)

Accords commerciaux, produits dérivés[modifier | modifier le code]

1992 : Partenariat commercial avec Volkswagen[modifier | modifier le code]

En 1992, Volkswagen parrainait la tournée européenne du groupe Genesis, comportant vingt-cinq concerts en trente-quatre jours dans quatorze pays. À cette occasion, le constructeur lance deux séries spéciales Genesis des Polo et Golf cabriolet, équipées d'une sonorisation particulière mais également de sièges, volant et autocollants de carrosserie griffés Genesis, plus feux antibrouillard, vitres teintées et autres options[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : site du label Atlantic Records.
  2. Le nom du groupe signifie en effet « Genèse » et le titre de l'album, « de la Genèse à la Révélation » (autre nom de l'Apocalypse selon saint Jean), a entretenu la confusion.
  3. Genesis, film documentaire de la BBC, 1990.
  4. Phillip Dodd, « Genesis, toute l'aventure racontée par le groupe, Phil Collins, Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford, Steve Hackett », édition E/P/A, 2007, p.204
  5. Lit. « et ainsi y en eut-il trois », extrait d'une comptine anglaise.
  6. Phlip Dodd, « Genesis, toute l'aventure racontée par le groupe, Phil Collins, Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford, Steve Hackett », édition E/P/A, 2007, p.208
  7. (en) There were three bits of music in Abacab, and we referred to them as 'section a', 'section b', and 'section c'... and at different times, they were in different order. We'd start with 'section a' and then have 'section c'... and at one point in time, it spelled Abacab. On the final version, it's not that at all, it's like 'Accaabbaac'.
  8. En référence aux formes ((en) shapes) en plastique visibles sur la couverture, représentant une étoile, un carré, et un cercle.
  9. a, b et c Phlip Dodd, « Genesis, toute l'aventure racontée par le groupe, Phil Collins, Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford, Steve Hackett », édition E/P/A, 2007, p.335 à 340
  10. Source : radio Classic 21, Belgique.
  11. bbc.co.uk "When in Rome, Genesis in Concert", consulté le 21/02/2013
  12. (en) annonce officielle sur Billboard.com.
  13. The Daily Mail (en) « I can never play the drums again, says Phil Collin », consulté le 21/02/2013
  14. Rollling Stones.com (en) Andy Greene, « Q&A: Phil Collins on His Alamo Obsession, Retirement »
  15. [1](fr) Radio Canada, "Les cinq membres de Genesis se retrouvent 40 ans plus tard"
  16. Voir ces photos de la Polo et de la Golf cabriolet.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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