Liechtenstein

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47° 08′ 42″ N 9° 33′ 14″ E / 47.145, 9.55388889

Principauté du Liechtenstein

Fürstentum Liechtenstein (de)

Drapeau
Drapeau du Liechtenstein
Blason
Armoiries du Liechtenstein
alt=Description de l'image Location Liechtenstein Europe.png.
Devise nationale « Für Gott, Fürst und Vaterland »
(en allemand : « Pour Dieu, le Prince et la Patrie »)
Hymne national Oben am jungen Rhein
Administration
Forme de l'État Principauté constitutionnelle parlementaire unitaire
Prince Hans-Adam II
Régent Alois
Chef du gouvernement Adrian Hasler
Langues officielles Allemand
Capitale Vaduz

47°8'30'' N 9°31'10'' E

Géographie
Plus grande ville Schaan
Superficie totale 160 km2
(classé 207e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Histoire
Traité de Presbourg 12 juillet 1806
Démographie
Population totale (2011) 35 236[1] hab.
(classé 209e)
Densité 215 hab./km2
Économie
IDH (2013) en augmentation 0,883 (très élevé) (24e)
Monnaie Franc suisse (CHF​)
Divers
Code ISO 3166-1 LIE, LI​
Domaine Internet .li
Indicatif téléphonique +423
Carte topographique du Liechtenstein.

Le Liechtenstein, en forme longue la Principauté du Liechtenstein, en allemand Fürstentum Liechtenstein, est un pays alpin d'Europe centrale sans accès à la mer, bordé par la Suisse à l'ouest et par l'Autriche à l'est et au nord. Sa superficie est de 160 km2, avec une population estimée à 36 000 habitants. Sa capitale est Vaduz et sa plus grande ville Schaan. Le Liechtenstein possède le plus haut PIB par habitant en 2008 selon le World Factbook. Le pays a également un des taux de chômage les plus bas au monde (2,5% en 2011).

Le Liechtenstein est le plus petit et le plus riche des pays germanophones, et le seul à être entièrement situé dans les Alpes. Politiquement, il s'agit d'une principauté et d'une monarchie constitutionnelle, avec un prince pour chef d'État. Le pays est divisé en 11 communes. La majorité de son territoire est montagneux, faisant de lui une destination pour les sports d'hiver. Les champs cultivés et les petites fermes caractérisent les paysages au sud (Oberland) et au nord (Unterland). Le pays possède un secteur financier puissant localisé dans sa capitale, Vaduz, et est identifié comme un paradis fiscal. Il est membre de l'Association européenne de libre-échange, de l'Espace économique européen et de l'espace Schengen, mais pas de l'Union européenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Liechtenstein.

Le territoire actuel du Liechtenstein constituait autrefois une petite partie de la province romaine de Rhétie. Pendant des siècles, cette terre resta géographiquement éloignée des intérêts stratégiques européens. Avant l’avènement de la dynastie actuelle, la région était inféodée à une branche de la famille des Habsbourg.

La dynastie de Liechtenstein tire son nom du château de Liechtenstein, un édifice situé plus loin en Autriche et ayant appartenu à la famille de l’an 1140 au XIIIe siècle, avant de lui revenir définitivement en 1807. Au cours des siècles, les Liechtenstein entrèrent en possession de vastes domaines, notamment en Moravie, en Basse-Autriche et en Styrie, sans toutefois échapper à la tutelle de seigneurs supérieurs, pour la plupart des Habsbourg, et auxquels les princes de Liechtenstein offraient leurs services de conseillers. Ainsi, sans aucun territoire détenu directement sous l’égide de l’Empereur, la dynastie de Liechtenstein ne put remplir les conditions requises pour siéger à la Diète.

La famille, désireuse d’accroître son pouvoir par l’obtention d’un siège, mit tout en œuvre pour acquérir des terres dites immédiates (unmittelbar), c’est-à-dire n’ayant d’autre suzerain que l’empereur lui-même. Les Liechtenstein, après de longues négociations, furent autorisés à acheter les deux minuscules comtés de Schellenberg et Vaduz aux Habsbourg, respectivement en 1699 et 1712.

Ces deux petites parcelles répondant aux critères requis, l’empereur Charles VI les unifia et les éleva le 23 janvier 1719 au rang de principauté, laquelle fut baptisée Liechtenstein en l’honneur de son nouveau prince, Antoine-Florian de Liechtenstein. C’est à cette date que le Liechtenstein devint un État souverain dans le cadre du Saint-Empire. La transaction ayant été purement politique, les princes de Liechtenstein ne se rendraient pas sur leur nouvelle terre avant plusieurs décennies.

En 1806, le Saint-Empire fut envahi par la France. Cet événement eut d’importantes conséquences pour le Liechtenstein : les anciennes structures politiques et administratives se délitèrent rapidement à la suite de l’abdication de l’empereur, et l’empire lui-même fut dissous par Napoléon. De ce fait, le Liechtenstein fut délié de toute obligation d’obéissance à une puissance extérieure et devint véritablement indépendant. Dès lors, il aligna ses intérêts sur ceux de l’Autriche. Liechtenstein est l'une des deux principautés relevant de la Confédération germanique (avec le Grand-Duché de Luxembourg) à subsister encore aujourd'hui.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Liechtenstein resta neutre et les biens familiaux se situant dans les zones de combat furent rapatriés dans la principauté ou à Londres, pour être conservés en lieu sûr. À la fin du conflit, la Pologne annexa des territoires allemands et la Tchécoslovaquie expulsa ses habitants allemands (Allemands des Sudètes), ce qui eut pour conséquence d’exproprier les Liechtenstein de la totalité de leurs possessions héréditaires en Bohême, en Moravie (principalement à Lednice et Valtice dont les parcs et château sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO) et en Silésie (les princes de la famille ont vécu à Vienne jusqu’en 1938). Les expropriations portaient sur 1 600 km² de terres forestières et agricoles, ainsi que sur plusieurs châteaux et palais impériaux, et font encore aujourd’hui l’objet de négociations à la Cour internationale de justice. La tension à ce sujet était telle au cours de la guerre froide que les autorités tchécoslovaques interdirent l’entrée du territoire aux citoyens du Liechtenstein.

À la fin de la guerre, le Liechtenstein donna asile à environ 500 soldats de l'Armée Vlassov, constituée de Russes et d'Ukrainiens qui avaient collaboré avec la Wehrmacht contre les bolcheviks. Ceux-ci connurent un destin bien différent des autres combattants de cette armée de collaboration. Les soldats capturés par les Américains et par les Britanniques, furent désarmés et livrés aux Soviétiques, conformément aux accords de Yalta et la grande majorité d'entre eux fut envoyée au goulag ou tuée[2]. Le prince du Liechtenstein, Franz-Joseph II, et son gouvernement furent les seuls qui refusèrent de livrer à l'URSS ces soldats, réfugiés sur sa minuscule principauté, et à tenir tête aux pressions soviétiques. Cet épisode, qui est la preuve du courage des autorités du Liechtenstein, est commémoré par un monument du village frontière de Hinterschellenberg, et a été relaté une cinquantaine d'années plus tard dans le film Vent d'est.

Le château de Vaduz, qui surplombe la ville, est toujours le lieu de résidence de la famille princière.

Le Liechtenstein n'entretenait aucune relation diplomatique avec la République tchèque et la Slovaquie, États qu'il ne reconnaît pas à la suite d'un différend concernant la confiscation de biens de la famille princière en Tchécoslovaquie, après la Seconde Guerre mondiale (cf. Décrets Beneš). Les relations diplomatiques sont établies en juillet 2009.

Les difficultés financières rencontrées par la famille après la guerre la contraignirent à se défaire de plusieurs trésors artistiques, notamment du Ginevra de' Benci de Léonard de Vinci, acheté par le gouvernement des États-Unis. La dévastation économique infligée par le conflit mondial força par ailleurs le petit pays à se rapprocher de la Suisse, pour conclure avec elle une union monétaire et douanière.

Ces efforts furent récompensés, et le pays se développa dès lors avec une grande rapidité. Au cours des décennies suivantes, la principauté entra dans une ère de prospérité et de modernisation économique, grâce notamment à l’instauration de conditions fiscales avantageuses qui attirèrent de nombreuses entreprises. Le prince de Liechtenstein compte aujourd’hui parmi les chefs d’État les plus riches du monde et la population du pays bénéficie également d’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète.

Politique[modifier | modifier le code]

Siège du gouvernement du Liechtenstein

Le Liechtenstein est une monarchie parlementaire et directe dirigée actuellement par le prince Hans-Adam II, qui est monté sur le trône à la mort de son père en 1989. Depuis 2004, son fils Aloïs assume en pratique toutes les fonctions de chef de l'État. Le Landtag, le Parlement du Liechtenstein, est composé de 25 députés élus par les citoyens. Un gouvernement de cinq ministres assure la gestion des affaires courantes.

Le Liechtenstein concilie monarchie réelle et pouvoir parlementaire, car contrairement à beaucoup d’autres monarchies constitutionnelles, sa Constitution accorde au prince plusieurs pouvoirs d’une réelle importance.

Le Liechtenstein est avec la Suisse, le pays européen où les outils de démocratie directe sont les plus développés, comprenant l'initiative populaire et le référendum[3].

Lors d’un référendum organisé le 1er juillet 1984 et activement soutenu par le prince, les électeurs, jusque-là exclusivement masculins, se prononcent en faveur du droit de vote pour les femmes, mais uniquement pour les scrutins nationaux et non locaux.

Une pétition pour réclamer la légalisation de l'avortement est soumise à une votation populaire le 18 septembre 2011. Avec un taux de 60 % de participation, le « non » l'emporte avec 52,3 %[4].

Le 1er juillet 2012, à la suite d'une initiative populaire destinée à réduire les pouvoirs princiers, les citoyens de la principauté rejettent par référendum à 76,1 % des voix la demande de réforme. Le prince du Liechtenstein conserve donc son droit de veto sur les décisions du peuple[5].

Communes[modifier | modifier le code]

Communes du Liechtenstein
Article détaillé : Communes du Liechtenstein.

Le Liechtenstein est subdivisé en onze communes (Gemeinden en allemand, ou Gemeinde au singulier). La plupart correspond à une seule ville :

  1. Vaduz
  2. Balzers
  3. Eschen
  4. Gamprin
  5. Mauren
  6. Planken
  7. Ruggell
  8. Schaan
  9. Schellenberg
  10. Triesen
  11. Triesenberg

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Rhin : La frontière entre Liechtenstein et la Suisse

Le Liechtenstein est situé dans les Alpes, le long de la vallée du Rhin. Le fleuve délimite la totalité de la frontière ouest du pays avec la Suisse. À l’est, les montagnes atteignent de hautes altitudes : le sommet le plus élevé est le mont Grauspitz, qui culmine à 2 599 mètres. Les vents prédominants en provenance du sud, cependant, ont tendance à adoucir le climat de la principauté.

Le Liechtenstein est traversé du sud au nord par la Samina, un affluent de l'Ill.

En saison froide, les pentes neigeuses des montagnes sont très prisées par les adeptes des sports d'hiver.

Le Liechtenstein, en plus de n’avoir aucun accès à la mer, est entouré de pays n’y ayant eux-mêmes aucun accès, à savoir la Suisse et l’Autriche. Cela pourrait en faire, avec l'Ouzbékistan, un des deux seuls États au monde à être doublement enclavé, c'est-à-dire qu'il faudrait traverser au moins deux autres États pour avoir un accès à l'Océan mondial, à ceci près que la Suisse à un accès direct à l'Océan mondial par le Rhin, qui est sous statut international à partir de la ville de Bâle, et qui bénéficie des mêmes privilèges, notamment en matière de douanes que les eaux internationales.

Les frontières de la principauté sont longues de 77,9 km, dont 41 km avec la Suisse et 35 km avec l'Autriche.

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Liechtenstein.

Seuls deux tiers de la population environ (65,8 %) sont d’origine liechtensteinoise ou suisse. 20,1 % des résidents proviennent de pays germanophones (10,8 % de Suisse, 5,9 % d’Autriche et 3,4 % d’Allemagne). Suivent de près les Italiens (3,3 %), les ressortissants de l’ex-Yougoslavie (3,3 %), les Turcs (2,6 %) et les autres nationalités (4,8 %).

Langue[modifier | modifier le code]

L'aire de diffusion traditionnelle des formes dialectales de l'allemand supérieur occidental (=alémanique) au XIXe et XXe siècle
Article détaillé : Allemand.

Au Liechtenstein, tout comme dans la partie germanophone de la Suisse, la langue usuelle est le suisse-allemand, un dialecte alémanique apparenté à l’allemand qui est, par ailleurs, une langue officielle. L’allemand est néanmoins la langue officielle de l’administration.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Liechtenstein.

Lors d’une enquête réalisée en juin 2003, 75,7 % de la population se déclara de confession catholique, contre 7 % de protestants et 4,2 % de musulmans. 10,9 % ne fournirent aucune réponse.

Le 22 décembre 1997, la tradition catholique fortement ancrée de la principauté fut récompensée par le pape Jean-Paul II, qui érigea la ville de Vaduz en archevêché.

Le 15 novembre 2012, le Liechtenstein abandonne le catholicisme comme religion d'État[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré sa petite taille et ses ressources naturelles limitées, le Liechtenstein bénéficie d’une économie prospère, fondée sur le marché libre et un haut niveau d’industrialisation (biens d'équipement industriel, outillage, etc.). Le secteur financier de la principauté, tout comme le niveau de vie de sa population, peuvent tout à fait se comparer aux régions urbaines les plus riches de ses grands voisins européens.

20 heller du Liechtenstein, 1920

Un impôt sur les sociétés très avantageux (le taux maximum est de 18 %, la moyenne européenne s’élevant environ à 30 %) et diverses autres facilités ont incité près de 74 000 multinationales à s’implanter au Liechtenstein, le plus souvent sous la forme d’une simple boîte postale. La principauté en tire 30 % de ses revenus et a été retirée des derniers paradis fiscaux de la liste noire de l'OCDE en 2009[7], à la suite d'un engagement de sa part[8] pour suivre les recommandations de l'OCDE en matière de transparence et de coopération fiscale.

Le Liechtenstein, contraint d’importer plus de 90 % de ses besoins énergétiques, participe à une union douanière et monétaire avec la Suisse, et utilise donc le franc suisse comme monnaie nationale. La principauté est par ailleurs membre de l’Espace économique européen (EEE) depuis mai 1995, et le gouvernement cherche à harmoniser sa politique économique avec celle de l’Union européenne. Le chômage, bien qu’ayant doublé depuis l’an 2000, ne s’élève qu’à 2,2 % au troisième trimestre de 2004, ce qui constitue le taux le plus bas de tout l’EEE. Son P.N.B. atteignait en 2008 3,97 milliards de dollars américains, ce qui donnait pour la même année un P.N.B. par habitant de 111 488 $, soit le deuxième du monde après celui de Monaco[9].

Le Liechtenstein n'a pas de dette, il possède même une dette « négative », une réserve[10].

Culture[modifier | modifier le code]

Kunstmuseum Liechtenstein : Le Musée des Beaux-arts du Liechtenstein à Vaduz

La petite principauté offre une large gamme d’activités ou d’associations culturelles et artistiques. L’étroite proximité de traditions rurales vivantes et d’échanges internationaux intenses qui caractérise le Liechtenstein constitue le socle de la vie culturelle. Les concerts, le théâtre, la danse et le cabaret ainsi que les musées, les galeries et les ateliers forment un pôle d’attraction pour les amis de la culture de toute la région.

Le Kunstmuseum Liechtenstein (Musée des Beaux-arts du Liechtenstein) construit par les architectes suisses Morger, Degelo et Kerez et inauguré en 2000 est un véritable emblème architectonique. La façade, un béton teinté coulé sans joint et essentiellement constitué de pierre noire de basalte et de gravier de rivière coloré, a été traitée de manière à ce que sa surface réfléchissante produise des effets de matière et de lumière. En tant que musée d’art moderne et contemporain, il abrite la collection nationale d’art et offre régulièrement des expositions temporaires.

Il y a aussi un musée national (Landesmuseum), inauguré en novembre 2003, un musée du ski (Skimuseum), le musée de la poste (Postmuseum) ou encore celui de la machine à calculer avec notamment la Curta.

La culture populaire, notamment, est portée par une jeune génération ayant donné naissance à plusieurs groupes de rock ou de pop dont la renommée dépasse parfois les frontières locales.

L’unique théâtre de la principauté, le Théâtre de la Place de l’Église (Theater am Kirchplatz), se trouve à Schaan. Mais depuis octobre 2003, Vaduz abrite également le Kleintheater Schlösslekeller[11], qui propose des concerts, des numéros d'humoristes ou des représentations de petites pièces. La principauté compte plusieurs artistes locaux reconnus dans leur domaine, comme le sculpteur Georg Malin et les peintres Bruno Kaufmann et Martin Frommelt.

Des vins sont également produits au Liechtenstein et sont estimés correctement à l'international.

Média[modifier | modifier le code]

La seule et unique chaîne de télévision du pays est actuellement la société privée 1FLTV créée en 2008. Elle n'est pas encore membre de l'Eurovision.

En ce qui concerne la radiodiffusion, le programme national de Radio Liechtenstein a été créé de 1938 à 1939. Puis après de longues années d'inactivité, il a été recréé en 1995.

Transports[modifier | modifier le code]

Le réseau routier du Liechtenstein, bien entretenu, est long d’environ 140 km. Il n’existe aucune autoroute, et les règles de conduite, tout comme les panneaux de signalisation, sont à quelques exceptions près les mêmes qu’en Suisse. Ces exceptions concernent notamment l'alcoolémie tolérée (0,8 grammes d’alcool par litre de sang contre 0,5 g⋅L-1 en Suisse).

Le Liechtenstein, bien qu’ayant conclu une union postale avec la Suisse, dispose de ses propres timbres et de son propre indicatif téléphonique international (+423).

La principauté ne compte que 9,5 km de voies ferrées, qui assurent en réalité la connexion entre la ville suisse de Buchs et la ville autrichienne de Feldkirch par la ligne de Feldkirch à Buchs. Les voies, pour cette raison, sont entretenues et administrées par la compagnie nationale ferroviaire autrichienne, la ÖBB (Österreichische Bundesbahnen). Seules quatre gares ou haltes sont situées sur son territoire : Schaanwald, Nendeln, Forst-Hilti et Schaan-Vaduz.

La compagnie publique Liechtenstein Bus (LBA), inspirée du car postal suisse, assure la desserte de l’ensemble des communautés du Liechtenstein. Les bus de la LBA relient également la principauté avec les communes suisses de Sargans, Buchs et Sevelen.

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipes de football du Liechtenstein jouent au sein des ligues suisses. La Coupe du Liechtenstein permet tous les ans à la meilleure équipe du pays d'accéder à la Ligue Europa : il s'agit le plus souvent du FC Vaduz, qui a été champion de seconde ligue suisse en 2008, ce qui lui a permis d'évoluer en super ligue (1re division suisse) pour la saison 2008/2009 avant d’être relégué en 2e division suisse. Le FC Vaduz a connu son plus grand succès à l'occasion de la Coupe des Coupes de 1996 en battant les Lettons du FC Universitate Riga par 4 buts à 2. Lors du tour suivant, ils rencontrèrent le Paris-Saint-Germain et se firent éliminer sur un score cumulé de 0 à 7 (0-4 à Vaduz et 3-0 à Paris).

L'équipe nationale de football du Liechtenstein est traditionnellement considérée comme une proie facile pour n'importe quel adversaire. Les Liechtensteinois connurent pourtant une semaine exceptionnelle en automne 2004 à l'occasion des matchs de qualification pour la Coupe du monde de 2006, en arrachant un nul de 2 à 2 face au Portugal (à Vaduz) quatre jours avant de triompher du Luxembourg par 4 buts à 0. Leur équipe termina avant-dernière de son groupe de qualification avec 8 points (nul contre le Portugal, victoire contre le Luxembourg, nul contre la Slovaquie (0-0) (alors deuxième et sans oublier que le match aller s'était soldé par une défaite 7-0 du Liechtenstein) et une deuxième victoire contre le Luxembourg (3-0).

En tant que pays montagneux, le Liechtenstein réalise de bonnes performances dans le domaine des sports d'hiver, notamment le ski alpin : Hanni Wenzel a ainsi remporté deux médailles aux jeux olympiques d'hiver de Lake Placid (États-Unis) en 1980. Au total, les sportifs du pays ont remporté neuf médailles olympiques (deux en or, deux en argent et cinq en bronze).

Le Liechtenstein a également une activité équestre importante. Sa fédération (LPSV: Liechtensteiner Pferdsport Verband) possède de nombreux membres évoluant principalement au niveau régional. Cependant elle compte également trois cavaliers de saut de niveau international : Thomas Batliner, Fidel Vogt et Nicholas Hochstadter. Ces trois cavaliers évoluent régulièrement dans nombre de concours internationaux avec, notamment, pour Thomas Batliner une participation aux Jeux Olympiques, pour Fidel Vogt de nombreux résultats en 2011 et pour Nicholas Hochstadter une qualification et participation au Championnat d'Europe de Madrid en 2011.

Codes[modifier | modifier le code]

Le Liechtenstein a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. (en) CIA World Fact Book, consulté le 1er janvier 2009