Bahamas

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Commonwealth des Bahamas

Commonwealth of the Bahamas (en)

Drapeau
Drapeau des Bahamas
Blason
Armoiries des Bahamas
alt=Description de l'image LocationBahamas.svg.
Devise nationale Forward, Upward, Onward Together (Maintenir, Croire et Progresser Ensemble)
Hymne national March On, Bahamaland
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle
Reine Élisabeth II
Gouverneur général Dame Marguerite Pindling
Premier ministre Perry Christie
Langues officielles Anglais
Capitale Nassau

25° 05′ N 77° 21′ O / 25.083, -77.35

Géographie
Plus grande ville Nassau
Superficie totale 13 940 km2
(classé 159e)
Superficie en eau 28 %
Fuseau horaire UTC -5
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 10 juillet 1973
Démographie
Gentilé Bahaméen, Bahaméenne
Population totale (2008) 307 451 hab.
(classé 167e)
Densité 21 4 hab./km2
Économie
IDH (2011) en augmentation 0,771 (élevé) (53e)
Monnaie Dollar bahaméen (BSD​)
Divers
Code ISO 3166-1 BHS, BS​
Domaine Internet .bs
Indicatif téléphonique +1 242

Les Bahamas, en forme longue le Commonwealth des Bahamas (en anglais Commonwealth of the Bahamas), sont un pays anglophone, qui, bien que situé largement au nord de la mer des Caraïbes, est parfois considéré comme faisant partie de l'espace Caraïbe. Les Bahamas sont un archipel de 700 îles et îlots situés dans l'océan Atlantique, à l'est de la Floride, au nord de Cuba et du reste des Caraïbes et à l'ouest des îles Turques-et-Caïques sous dépendance britannique. Sa capitale est Nassau, située sur l'île de New Providence. Ses habitants sont les Bahaméens.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Bahamas est un dérivé de l'espagnol « baja mar » (mer basse).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers pas de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde le 12 octobre 1492 ont été accomplis sur l'île de San Salvador, située aux Bahamas. Il la nomma ainsi pour remercier le Christ de l'avoir guidé jusque-là. Il y a rencontré des Arawaks, aussi connus comme Lucayens qui ont donné son premier nom à l'archipel (les îles Lucayes) avec lesquels il a échangé des présents. Ces Amérindiens vivaient aussi en Jamaïque.

Au XVIIe siècle, on comptait l'île de la Nouvelle-Providence ainsi que sa voisine Eleuthera, au centre de l'Archipel des Bahamas, parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, qui avaient auparavant aussi occupé les îles de la Providence, plus au sud, près du Nicaragua. Les deux îles avaient été habitées dès 1648 par des puritains anglais ayant fui l'archipel des Bermudes, parmi lesquels le futur fondateur de la banque d'Angleterre et du schéma du Darién sir William Paterson.

Les Espagnols qui, depuis Colomb, estimaient avoir des droits sur l'archipel, y firent de fréquentes incursions et l'occupèrent par intermittence.

Les îles sont données à huit lords anglais qui avaient aidé Charles II Stuart lors de la Restauration. À la mort de ce dernier en 1685, l'accession au trône de son frère, le duc d'York, devenu Jacques II, allait changer le statut des Bahamas. Le nouveau roi exigea l'annulation de la charte de 1663 et de ses additifs. Les expulsés négocièrent avec profit la cession à la Couronne d'Angleterre de leurs droits sur des lieux qu'ils ne connaissaient que par récits et cartes.

Quand, en 1714, l'électeur de Hanovre, arrière-petit-fils de Jacques Ier d'Angleterre, accéda au trône d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande sous le nom de George Ier, son premier geste fut de remplacer le représentant des anciens propriétaires par un gouverneur royal des Bahamas. Il choisit le capitaine Woodes Rogers, dont la devise en latin de sacristie annonça aussitôt les intentions : « Expulsis piratis, restituta commercia ». Woodes Rogers, officier de marine, dont on connaissait les exploits pendant la guerre de Succession d'Espagne, était écrivain à ses heures.

Woodes Rogers avait publié, en 1712, l'histoire d'un marin, Alexandre Selkirk, qu'il avait recueilli, en 1709, sur l'île déserte de Mas a Tierra dans l'archipel Juan Fernández, au large du Chili. Ce récit allait inspirer, en 1719, à Daniel Defoe un des romans les plus lus dans toutes les langues : « La Vie et les Aventures surprenantes de Robinson Crusoé ».

Le nouveau gouverneur usa plus souvent de son épée que de sa plume. Il mit un terme au règne des pirates, fit pendre Calico Jack et quelques douzaines d'autres. Les pirates pendus ou expulsés, la Grande-Bretagne dut, en effet, défendre sa colonie contre les Américains, engagés depuis 1775 dans la guerre d'Indépendance conduite par George Washington. G. Washington envoya, entre 1776 et 1781, plusieurs expéditions pour occuper New Providence, où trouvaient refuge et appui ceux que les fédéralistes qualifiaient de rebelles et que les Anglais tenaient pour royalistes.

Pourvue d'un gouvernement, d'assemblées législative et délibérative, de tribunaux, de services publics, les Bahamas devinrent accueillantes aux nouveaux colons. En 1782, les Espagnols - à qui Louis XV avait offert, vingt ans plus tôt, la Louisiane pour les dédommager de la perte de la Floride - attaquèrent New Providence. L'île capitale ne comptait alors que mille quatre cents défenseurs. Une flotte, commandée par le gouverneur de Cuba, don Juan Manuel de Cagigal y Montserrat, et appuyée par des vaisseaux américains, s'empara de Nassau. Il fallut l'intervention d'une petite armée, recrutée en Caroline par un loyaliste, le colonel Andrew Devaux, pour chasser les occupants et assurer à l'archipel une paix durable.

En avril 1861, quand éclata aux États-Unis la guerre entre les États du nord et du sud de l'Union, les Bahamas devinrent, pour les Sudistes, un arsenal transitoire. La victoire du Nord, en 1865, et les pénitences imposées au Sud provoquèrent un nouvel afflux de réfugiés, planteurs ruinés par l'abolition de l'esclavage. Venus avec leurs esclaves, ils furent déçus d'apprendre que, depuis le Ier août 1833, tous les noirs débarquant aux Bahamas devenaient libres, jouissant comme l'exigeait l'Emancipation Act, des mêmes droits que les blancs. Malgré la loi, subsista longtemps une ségrégation raciale qui fit qu'en 1885, à Harbour Island, cinq noirs furent condamnés à vingt shillings d'amende pour avoir emprunté la porte réservée aux Blancs afin d'entrer dans l'église méthodiste qu'ils avaient contribué à construire.

Les épreuves avaient si bien renforcé les liens entre les Bahamas et la lointaine mère patrie que des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté vinrent tenter fortune dans les îles.

Même depuis l'indépendance de la colonie, accordée sans hésitation, le 10 juillet 1973, par la Grande-Bretagne, les Bahaméens se flattent de rester fidèles à la Couronne. Comme tous les pays du Commonwealth, le portrait de leur chef d'État, la reine Élisabeth II, figure dans tous les locaux administratifs.

Politique[modifier | modifier le code]

Le chef de l'État est la reine Élisabeth II, les Bahamas étant un Royaume du Commonwealth. Elle est représentée aux Bahamas par un gouverneur général, rémunéré par la reine elle-même. Le chef du gouvernement est le Premier ministre (Hubert Ingraham depuis mai 2007), habituellement le chef du parti gagnant aux élections du parlement. Le parlement du Bahamas consiste en deux chambres élues, le Sénat (avec 16 membres) et la Chambre d'assemblée (41 membres). Les élections se tiennent tous les 5 ans.

Population[modifier | modifier le code]

Festival Junkanoo Festival

L'archipel compte 307 451 habitants. Les Bahamas sont à 85 % peuplées de Noirs ou de métis

Districts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Districts des Bahamas.

Depuis 1999, les Bahamas comprennent 32 districts :

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie des Bahamas.
Carte des Bahamas
Vue sur une plage, New Providence

L'archipel des Bahamas compte plus de 700 îles et îlots disséminés sur environ 260 000 km². Seule une vingtaine de ces îles sont habitées en permanence. Celle la plus proche des États-Unis n'est qu'à 89 km de la côte sud-est de la Floride.

La plus grande île des Bahamas est Andros, à l'ouest. L'île de New Providence, à l'est d'Andros, est le site de la capitale, Nassau et représente les deux-tiers de la population totale. Les autres îles importantes sont Grand Bahama au nord et Inagua au sud.

La plupart des îles — des formations de corail — sont relativement plates, avec quelques collines basses, dont la plus haute est le Mont Alvernia, sur Île Cat, à 63 m. Le climat local est tropical, modéré par les eaux chaudes du Gulf Stream, avec quelques ouragans ou des tempêtes tropicales.

Parcs nationaux[1][modifier | modifier le code]

Lucayan National Park

Près de 260 000 hectares marins et terrestres d'une exceptionnelle biodiversité sont aujourd'hui protégés par le Bahamas National Trust.

Grand Bahama

  • Rand Nature Centre Création : 1992 - Taille : 40  ha Un spot sans rival pour l'observation des oiseaux comme la rare paruline de Kirtland, qui vient y hiverner.
  • Peterson Cay National Park Création : 1968 - Taille : 0,5  ha Un des lieux de prédilection des oiseaux marins pour la nidification.
  • Lucayan National Park Création : 1977 - Taille : 16  ha À voir pour ses grottes sous-marines et sa mangrove, où vit notamment le mérou rayé, une espèce en danger.

Abaco

  • Abaco National Park Création : 1994 - Taille : 8 300  ha Le site d'observation du très rare perroquet des Bahamas au magnifique plumage vert et orange.
  • Pelican Cays Land and Sea Park Création : 1972 - Taille : 850  ha Les inestimables trésors du site sont ses récifs corailliens.
  • Tilloo Cay Reserve Création : 1990 - Taille : 4,5  ha Un refuge idéal où viennent nidifier les oiseaux marins.
  • Walkers Cay National Park : Création : 2002 - Taille : 1 550  ha À voir pour ses récifs corailiens magnifiques enfin protégés.
  • Black Sound Cay Reserve : Création : 1988 - Taille : 1  ha Petit par sa taille mais important pour la concentration de gibiers d'eau qui viennent y hiverner.

Andros

  • Blue Holes National Park Création : 2002 - Taille : 13 450  ha Les plongeurs ne doivent pas manquer la plus grande concentration de trous bleus du monde.
  • Northern &
  • Southern Marine Parks Création : 2002 - Taille : 26 240  ha La troisième barrière de corail au monde par sa longueur.
  • Crab Replenishment National Park Création : 2002 - Taille : 1 200  ha Le royaume des crabes de terre.
  • West Side National Park Création : 2002 - Taille : 74 880  ha Remarquable pour ses conques, homards, bonefish et flamands roses.

New Providence

  • Harrold and Wilson Ponds National Park Création : 2002 - Taille : 100  ha Impressionnant : plus de cent espèces d'oiseaux (hérons, aigrettes, ibis…).
  • The Retreat Création : 1985 - Taille : 4,5  ha Un jardin luxuriant : feuillus, palmiers et d'autres essences exotiques rares.
  • Bonefish Pond National Park Création : 2002 - Taille : 520  ha Superbe écosystème de mangrove.
  • Primeval Forest National Park Création : 2002 - Taille : 1  ha Loin des plages, cette forêt primaire est truffée de grottes calcaires où reposent peut-être des vestiges des communautés indiennes lucayas.

Exuma

Conception

  • Conception Island National Park Création : 1964 - Taille : 850  ha Un sanctuaire pour les oiseaux marins et les tortues de mer. Un superbe récif corailien.

Crooked Island

  • Great Hope House &
  • Marine Farm Création : 2002 - Taille : 1,5  ha À voir absolument pour le patrimoine bâti par les Loyalistes au XVIIIe siècle.

Little Inagua

  • Little Inagua National Park Création : 2002 - Taille : 12 690  ha La plus grande île inhabitée des Caraïbes. Du coup, ses eaux, qui vont jusque 13 mètres de profondeur sont une zone vitale de reconstitution des ressources marines.

Great Inagua

  • Union Creek Reserve Création : 1965 - Taille : 2 000  ha Les tortues vertes de mer y font l'objet de toutes les attentions scientifiques.
  • Inagua National Park Création : 1965 - Taille : 74 360  ha Le parc des records : plus grand lac du pays et plus grande concentration de flamants de Cuba.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des Bahamas.
Hilton Nassau

Les Bahamas forment une nation stable et développée avec une économie fortement dépendante du tourisme ainsi que des banques offshore. Le tourisme compte à lui seul pour 60 % du PIB et emploie directement ou indirectement la moitié des personnes en âge de travailler de l'archipel. Les Bahamas reçoivent surtout des visiteurs venus des États-Unis. La plus proche des 700 îles qui composent l'archipel n'est située qu'à 75 km à l'est de Miami. Une augmentation permanente de la capacité d'accueil et un décollage des constructions de nouveaux hôtels, de centres de vacances et de résidences ont permis une bonne augmentation du PIB ces dernières années. Les Bahamas font partie des pavillons de complaisance.

L'industrie (peu développée) et l'agriculture réunies contribuent à un dixième du PIB et ne progressent que faiblement, malgré les incitations gouvernementales dans ces secteurs pour pallier la dépendance au tourisme provenant des États-Unis:

  • transbordement, raffinage du pétrole,
  • production pharmaceutique, de sel et de rhum,
  • pêche.

En 1998, le PNB atteignait 13,3 milliards de $, soit 11 380 $ par habitant.

L'économie des Bahamas est concentrée sur les services touristiques et financiers. Le tourisme représente 60 pour cent du produit intérieur brut du pays. Les Bahamas ont un trafic annuel de 4 millions de visiteurs. En deuxième position il s'agit de l'industrie bancaire et financière qui représente un cinquième du produit intérieur brut des Bahamas[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des Bahamas.

La population bahaméenne est à 85 % d'origine africaine et à 12 % d'origine européenne. La langue officielle est l'anglais.

Religions[modifier | modifier le code]

Le christianisme est la religion principale des îles, répartie entre les baptistes formant la plus grande communauté (35 %), suivi par l'Église anglicane et l'Église catholique romaine.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme et ses activités induites représentent, selon les chiffres officiels bahaméens, 60 % des sept milliards de dollars du PIB des Bahamas.

Tout près de la Floride, les Bahamas restent, bien sûr, la destination exotique préférée des Américains, qui représentent, selon le Ministère du tourisme de l'archipel, plus de 80 % des 4,6 millions de visiteurs annuels.

Le gouvernement, dirigé depuis les élections de mai 2007 par le Premier ministre conservateur Hubert Ingraham, multiplie les efforts pour attirer des touristes venus d'Europe, de Russie ou d'Asie. Les avantages sont qu'ils séjournent plus longtemps que les croisiéristes américains, avec davantage de retombées pour l'économie locale. Ainsi, l'ouverture de la nouvelle ligne aérienne directe Paris-Nassau d'XL Airways France, en décembre 2008, vise à atténuer l'impact du reflux américain.

Îles à louer ou à vendre[modifier | modifier le code]

Certaines de ces îles sont privées, parfois à louer ou à vendre[3]. Ainsi Hog Cay, une perle des Exuma, est affichée à 35 millions de dollars. La minuscule Bonefish Cay, près d'Andros, à 14,5 millions de dollars[4]. Il s'agit plus exactement de baux emphytéotiques de 99 ans.

Divers[modifier | modifier le code]

Port de Nassau et ses ferries

Plusieurs informations de cet article proviennent du CIA World Factbook 2000 et du site de l'U.S. Department of State 2003.

Codes[modifier | modifier le code]

Les Bahamas ont pour codes :

Références[modifier | modifier le code]

  1. GEO no 358 décembre 2008 p. 96
  2. Bahamas Economy (May 21, 2013) Retrieved from http://the-bahamas.net/the-bahamas/doing-business-in-the-bahamas/
  3. Voir pages 98-100 du magazine Kiplinger's Personal Finance, Aug 2006
  4. Bonefish Cay, the Abacos, Bahamas

Liens externes[modifier | modifier le code]

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