Amman

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Amman
Philadelphia, Rhabbat Ammon, عمان
Vue d'Amman depuis la citadelle
Vue d'Amman depuis la citadelle
Administration
Pays Drapeau de la Jordanie Jordanie
Province Gouvernorat d'Amman
Démographie
Population 2 027 000 hab. (2008)
Densité 1 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 57′ 14″ N 35° 56′ 08″ E / 31.954019, 35.93542131° 57′ 14″ Nord 35° 56′ 08″ Est / 31.954019, 35.935421  
Altitude 784 m
Superficie 168 000 ha = 1 680 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Jordanie (administrative)

Voir sur la carte Jordanie administrative
City locator 11.svg
Amman
Liens
Site web ammancity.gov.jo
Sources
« Jordan Department of Statistics »
« Index Mundi »

Amman (عمان, `Ammân) est la capitale de la Jordanie depuis 1921.

À l'époque romaine, elle était appelée Philadelphia, et apparaît dans la Bible sous le nom de Rhabbat Ammon, c'est d'ailleurs l'une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée[1].

Avec 2 millions d'habitants (en 2008)[2], elle est la plus grande ville de Jordanie, constituant le centre administratif et économique du pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

Amman se trouve dans une zone vallonnée au Nord-Ouest de la Jordanie. La ville était à l'origine bâtie sur sept collines (ce qui lui a valu le surnom de Rome du Moyen-Orient), mais elle s'étend maintenant sur 19 collines (chacune connue sous le nom « jabal » ou montagne). Les principaux quartiers d'Amman tirent leur nom des collines sur les pentes desquelles ils s'adossent.

La capitale abrite encore des camps de Palestiniens, créés en 1948 et 1967 en conséquence du Conflit israélo-arabe.

Histoire[modifier | modifier le code]

À travers l'histoire, Amman a abrité plusieurs civilisations. Au XIIIe siècle av. J.-C., Amman avait pour nom Rabbath Ammon[3] et était la capitale des Ammonites. Elle a ensuite été envahie par les Assyriens, suivis par les Perses puis les Grecs. Ptolémée II Philadelphe, le dirigeant hellène d'Égypte, la renomma Philadelphia. La ville fit partie du royaume nabatéen jusqu'en 106 ap. J.-C., où Philadelphia rentra sous la domination de l'Empire romain.

En 324 ap. J.-C., le Christianisme devient la religion de l'Empire et Philadelphia le siège d'un évêché pendant le début de l'ère byzantine. Une des églises de cette période peut d'ailleurs être visitée à la citadelle.

Philadelphia fut renommée Amman pendant l'ère ghassanide, et fleurit sous les Umayyades (capitale : Damas) et les Abbassides (capitale : Bagdad). Amman fut détruite par plusieurs tremblements de terre et catastrophes naturelles, et resta un petit village et un tas de ruines jusqu'à l'arrivée des Circassiens en 1887. Les Circassiens, qui sont majoritairement musulmans, ont quitté le Caucase à cause de son annexion par les Russes pendant les règnes des tsars Nicolas Ier et Alexandre II. Ils se sont réfugiés dans l’Empire ottoman. Une partie d’entre eux s’installa en Jordanie.

En 1921, Abdallah Ier choisit Amman comme capitale de son État nouvellement créé, l'émirat de Transjordanie, devenu plus tard le royaume hachémite de Jordanie. Amman resta une petite ville jusqu'en 1948, quand la population augmenta considérablement à cause de l'afflux de réfugiés palestiniens venant de ce qui est aujourd'hui Israël. Amman se développa rapidement à partir de 1952 sous le règne de deux rois hachémites, Hussein et Abdallah II.

La population de la ville continue d'augmenter à un rythme irrégulier, au fil des différentes immigrations de populations fuyant les guerres ou les territoires occupés (Palestiniens, Iraquiens, Koweïtiens).

Économie[modifier | modifier le code]

Districts[modifier | modifier le code]

Les tours de Jordan Gate à Amman
Rue de La Mecque
Le pont d'Abdoun

Le Grand Amman est constitué de 27 municipalités[4] :

Nom District
1 Al Abdali
2 Abu Nseir
3 Umm-Othaina
4 Al Qweismeh, Al Jweideh, Abu ‘Alanda and Al Raqim
5 Al Yarmouk
6 Al-Jezah
7 Al-Mowaqar
8 Al-Mqabalain
9 Badr
10 Badr Al Jadeeda
11 Basman
12 Husban
13 Jbeiha
14 Khraibet Essouq
15 Marj Al Hamam
16 Marka
17 Medina
18 Nawoor (Na'our)
19 Ohud
20 Ras Al-ain
21 Sahab
22 Shafa Badran
23 Sweileh
24 Tariq
25 Tla’ Al ‘Ali
26 Wadi Al Seer
27 Zahran

Culture[modifier | modifier le code]

Darat Al Funun est un centre d'art d'initiative privée fondé dans l'ancienne ville. Le lieu basé sur une colline et associant plusieurs maisons est la destination des artistes de Jordanie et du Moyen-Orient. Fondée par l'artiste Suha Shoman et son mari Khalid Shoman, Darat Al-Funun fut supportée par Al-Bank Al-Arabi (la Banque Arabe) pendant les premières années, puis restructurée en Fondation Khalid Shoman après le décès de Khalid. Darat Al-Funun propose des expositions, des résidences d'artistes et des publications. Située sur un site historique, la bâtisse compte aussi une ancienne église et plusieurs grottes.

Depuis 2010, Amman présente son propre Festival de l’Image à l'initiative de l’Institut Français de Jordanie (IFJ), en partenariat avec la Municipalité du Grand Amman, la galerie Darat Al Tasweer. En 2013, Les Rencontres d’Arles se joignent aux partenaires[5].

Transport[modifier | modifier le code]

Amman possède deux aéroports :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Mosquée du roi Abdallah Ier

Le tourisme à Amman se concentre sur les quartiers anciens du centre-ville, qui se trouvent autour du vieux souk (un marché très animé) et de la mosquée du roi Hussein, la plus ancienne de la ville.

Les constructions sur la colline de la citadelle d'Amman, connue sous le nom Jabal al-Qal'a[6], datent des époques romaine et byzantine, avec des ajouts ultérieurs des débuts de l'ère de l'Islam. Des fouilles dans les zones nord et est de la citadelle ont mis au jour des restes pouvant remonter à l'âge de bronze. La citadelle abrite aussi le temple d'Hercule qui aurait été construit sous le règne de l'empereur romain Marc-Aurèle.

Derrière l'emplacement de l'ancien forum se trouve un théâtre romain, le plus grand de Jordanie, avec 6 000 places. Il aurait été construit entre 138 et 161 ap. J.-C. par l'empereur Antoninus Pius ; il s'adosse au flanc d'une colline et est toujours utilisé pour des spectacles.

En 1161, la forteresse a été occupée par les croisés qui lui donnaient le nom d'Ahamant. Elle devient le domaine des Templiers pour quelques années après 1166[7].

Amman possède aussi des mosquées. Parmi les plus récentes, l'énorme mosquée du roi Abdallah Ier, construite entre 1982 et 1989. Elle est coiffée d'un dôme en mosaïque bleue, sous lequel 3 000 fidèles peuvent se recueillir.

Médias[modifier | modifier le code]

Amman constitue un pôle journalistique important pour les reporters cherchant à couvrir les événements régionaux. De nombreux journaux et chaînes télévisées jordaniennes y sont situées. La ville est également un point d'entrée majeur pour les journalistes arrivant au Moyen-Orient dans le but de diffuser des informations concernant l'Irak ou les Territoires palestiniens par exemple.

Sites touristiques des environs[modifier | modifier le code]

  • Le site du baptême (Al-Maghtas en arabe) sur le JourdainJésus a été baptisé par Saint Jean Baptiste.
  • Le Mont Nebo, où Moïse serait décédé après avoir entrevu la terre promise.
  • Les rivages de la Mer Morte.
  • Gherasa (Jerash), une des anciennes cités romaines les mieux préservées.
  • Petra, à mi-chemin de la route menant à la station balnéaire d'Aqaba, est l'un des lieux historiques les plus célèbres pour leur beauté.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Amman est jumelée avec les villes suivantes :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.kinghussein.gov.jo/tourism1.html#History
  2. DoS Jordan
  3. Rabbath Ammon, dans la Bible : Josué 13,25, Deutéronome 3,11, 2 Samuel 12,26-31, 20,1-3, Jérémie 49,2.
  4. Greater Amman Municipality Website
  5. Amman 2013: Festival de l'Image, Jordanie Le Journal de la Photographie, Amman 2013
  6. Jabal al-Qal'a en arabe : jabal al-qalʿa, جبل القلعة, mont de la forteresse.
  7. Maxime Goepp, Benjamin Saintamon, « Ahamant (Jordanie) :: Princée d'Outre Jourdain », sur « Forteresses d'Orient »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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