Somaliland

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9° 33′ N 44° 03′ E / 9.55, 44.05

République du Somaliland (fr)
Jamhuuriyadda Soomaaliland (so)
جمهورية أرض الصومال (ar)
Republic of Somaliland (en)

Drapeau
Drapeau du Somaliland
Blason
Armoiries du Somaliland
Devise nationale Justice, Peace, Freedom, Democracy and Success for All
(Justice, paix, liberté, Démocratie et Succès pour tous)
Administration
Forme de l'État République
Président Ahmed M. Mahamoud Silanyo
Langues officielles somali (langue officielle)
anglais et arabe (langues reconnues)
Capitale Hargeisa
Géographie
Fuseau horaire UTC +3
Démographie
Économie
Monnaie Shilling du Somaliland
Divers
Code ISO 3166-1
Indicatif téléphonique +252

Le Somaliland, en forme longue la République du Somaliland (en somali, Soomaaliland et Jamhuuriyadda Soomaaliland ; en arabe, أرض الصومال, Arḍ aṣ-Ṣūmāl, et جمهورية أرض الصومال, Jumhūrīyat Arḍ aṣ-Ṣūmāl), est un ancien territoire britannique, situé dans la Corne de l'Afrique. Son indépendance, proclamée en 1991, n'est pas reconnue par la communauté internationale.

Avec une superficie d'environ 137 600 km², il est limitrophe de la Somalie, de l'Éthiopie, de Djibouti et du Yémen (golfe d'Aden). Sa population est estimée à 3,5 millions d’habitants. Sa capitale est Hargeisa avec une population d'environ 2 millions d'habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une partie des peintures rupestres de Las Geel

En décembre 2002, une équipe d'archéologues français dirigée par Xavier Gutherz découvre des peintures rupestres à Las Geel près de Hargeisa. Protégés par les autorités dès leur découverte, ces sites constituent une attraction touristique en plein essor[1].

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Une colonie britannique[modifier | modifier le code]

Le protectorat britannique sur le territoire est annoncé en 1888, sous le nom de Somalie britannique (Somaliland).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 août 1940 (ou le 4 selon d'autres sources), environ 40 000 Italiens envahissent le Somaliland britannique sous le commandement du général Guglielmo Nasi[2]. Ils s'emparent en quelques jours de plusieurs villes mal défendues[2]. Les forces britanniques au Somaliland reçoivent quelques renforts et un nouveau commandant, le major-général Godwin-Austen[2]. Jugeant les forces en présence trop inégales, ce dernier demande le 15 août le retrait des troupes britanniques[2]. Les derniers soldats britanniques sont évacués vers Aden le 17[2]. Les Italiens s'emparent de Berbera le 19 et annexent le Somaliland britannique à l'Afrique orientale italienne[2]. Lors de cette campagne, les pertes britanniques sont 38 tués, 71 blessés et 49 disparus contre 465 tués, 1530 blessés et 34 disparus chez les Italiens[3].

Pièce de 5 dollars du Somaliland représentant le naufrage du Titanic

Fusion avec la Somalie[modifier | modifier le code]

Neuf jours après son indépendance en juillet 1960 et alors que plus d'une trentaine d'États l'ont reconnu officiellement, le Somaliland fusionne avec la Somalie italienne pour former la Somalie. Le premier ministre de la Somalie britannique, Mohamed Ibrahim Egal, devient ministre de la nouvelle République. Il en devient premier ministre en 1967, puis est renversé par le coup d'État dirigé par Mohammed Siad Barre en 1969.

Indépendance[modifier | modifier le code]

En 1988, Hargeisa est bombardée par l'aviation gouvernementale. C'est le début de la guerre civile somalienne, qui s'amplifie avec le renversement de Mohammed Siad Barre en 1991. C'est alors que le 18 mai 1991, est proclamée l'indépendance de deux régions administratives : Togdheer et Woqooyi Galbeed qui forment l'ancienne colonie britannique. Cette déclaration n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, cependant, des délégations étrangères (djiboutiennes, éthiopiennes, françaises…) se rendent au Somaliland.

L'Éthiopie utilise le port somalilandais de Berbera comme débouché maritime secondaire, en plus de Djibouti. Le Somaliland est sporadiquement en conflit sur sa frontière et avec la région semi-autonome du Pount.

Egal est élu président en 1993, il est réélu en 1998 et reste au pouvoir jusqu'à sa mort le 3 mai 2002. Le vice-président Dahir Riyale Kahin est déclaré nouveau président peu après. Le 26 juin 2010, Ahmed Silanyo est élu président de la République, et succède à Riyale Kahin un mois plus tard[4].

Géographie du Somaliland[modifier | modifier le code]

Région Capitale
Salal Zeila
Awdal Borama
Gabiley Gabiley
Gaaroodi Salahley
Sahil Berbera
Odweyne Odweyne
Togdheer Burao
Sarar Caynaba
Hawd Baligubadle
Maroodi Jeex Hargeisa

Principales villes[modifier | modifier le code]

Les principales villes ou sites historiques du Somaliland sont :

Langues[modifier | modifier le code]

Distribution de la langue afro-asiatique somali dans la région de la corne de l'Afrique.

Toute la population, c'est-à-dire environ 4 millions d'habitants, parle le somali, langue commune avec la République de Somalie (ex Somalie italienne). Seules quelques variantes dialectales diffèrent avec le somali parlé au Sud. L'arabe est très courant, et est utilisé surtout dans un cadre religieux, ou pour le commerce du bétail avec des pays de la péninsule arabique (Arabie Saoudite, Yémen), et pour le commerce avec les populations frontalières éthiopiennes. L'arabe est la première langue commerciale. L'anglais est la langue coloniale, et la seconde langue commerciale, parlée par 6 % de la population, de plus, c'est également la langue universitaire, et celle des élites. L'anglais est aussi la deuxième langue administrative, à égalité avec le somali. L'italien n'était parlé que dans la Somalie du Sud, l'ex-Somalie italienne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'exportation de bétail est très importante pour l'économie du Somaliland. Le port de Berbera est aussi utilisé pour des exportations de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie ne dispose plus du port érythréeen d'Assab.

Le Somaliland dispose de richesses minières et pétrolières, toutes exploitées par Invicta Capital[réf. nécessaire]. Cette société est dirigée par Mohammed Yussef et administrée par Lord John Stevens, le conseiller spécial pour le renseignement de l'ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://observers.france24.com/fr/content/20130207-visite-guidee-laas-geel-tresor-rupestre-somaliland-dessin-neolithique
  2. a, b, c, d, e et f Anthony Mockler, Haile Selassie's War: The Italian-Ethiopian Campaign, 1935-1941, p. 241-249.
  3. Compton Mackenzie, Eastern Epic, p. 23.
  4. Gérard Prunier, « Le Somaliland, une exception africaine », Le Monde diplomatique, octobre 2010, p. 6.
  5. Intelligence Online n°552 du 24 août 2007

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Bradbury, Becoming Somaliland, Progressio, Londres ; James Currey, Oxford ; Indiana University Press, Bloomington, Ind. ; Indianapolis, Ind., 2008, 271 p.
  • (en) Ioan M. Lewis, Understanding Somalia and Somaliland : culture, history, society, Hurst & Company, Londres, 2008, 139 p. (ISBN 978-1-85065-898-6)
  • (fr) Constance Desloire, « Somaliland. Le pays qui n'existe pas », Jeune Afrique, no 2575, du 16 au 22 mai 2010, p. 40 (entretien avec Dahir Riyale Kahin)

Lien externe[modifier | modifier le code]