Maurice Denis
Maurice Denis
Lithographie par Odilon Redon (1903)
| Nom de naissance | Maurice Denis |
|---|---|
| Naissance | 25 novembre 1870 Granville |
| Décès | 13 novembre 1943 (à 72 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Artiste peintre |
| Formation | École nationale supérieure des beaux-arts -Académie Julian |
| Élèves | Tamara de Lempicka -Yves Alix - Jean Berque - Alix Aymé |
| Mouvement artistique | Nabi |
| Mécènes | Étienne Moreau-Nélaton Étienne Moreau-Nélaton |
| Influencé par | Paul Gauguin |
| Récompenses | 1926 : Commandeur de la Légion d'honneur 1932 : Membre de l’Académie des beaux-arts |
Maurice Denis, né le 25 novembre 1870 à Granville (Manche), mort à Paris le 13 novembre 1943, est un artiste peintre nabi, décorateur, graveur, théoricien et historien de l'art français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Après des études au lycée Condorcet où il rencontre Édouard Vuillard, Paul Sérusier et Ker-Xavier Roussel, Denis se forme au Louvre où les œuvres de Fra Angelico déterminent sa vocation de peintre chrétien, marquée ensuite par la découverte de Pierre Puvis de Chavannes. Il étudie simultanément à l’École des beaux-arts et à l’Académie Julian en 1888 mais il quitte rapidement la première, la jugeant trop académique. Il rencontre cette même année Paul Sérusier qui lui offre un tableau, le Talisman. Il fonde avec ce dernier l’école des Nabis et en devient le théoricien[1]. Détachés ou non du christianisme, les Nabis cherchent des voies spirituelles au contact de philosophies et de doctrines teintées d’Orient, d’Orphisme et d’Ésotérisme. En 1892, au Salon des Indépendants, à vingt-deux ans il présente un tableau énigmatique Mystère (Matin) de Pâques signé en bas à droite du monogramme « Maud » qui ajoute encore au mystère de l’œuvre.
En 1889, il découvre lors de l’exposition universelle la peinture de Paul Gauguin dont l’influence sera déterminante pour la suite de son œuvre. Il acquiert d’ailleurs l’une de ses peintures en 1903, L’Autoportrait au Christ jaune, actuellement au musée d'Orsay.
Entre-temps, il a rencontré en 1890 Marthe Meurier. Elle sera d'abord son modèle dans de nombreux tableaux et puis il l'épouse un an plus tard.
Il déclare cette année là, dans un article dans la revue Art et Critique définissant ce qu'il appelle le néo-traditionnisme, la formule suivante, restée célèbre comme la profession de foi de l'esthétique nabie : « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Par delà l'œuvre de Denis, cette phrase a été retenue comme l'une des premières définitions de l'art moderne à la recherche d'une émancipation de la peinture par rapport à la représentation mimétique, à l'aspect iconographique.
À partir de 1890, il revient à un art plus décoratif, peignant de grands panneaux pour les habitations de plusieurs mécènes, dont la maison de Gabriel Thomas.
En 1891, il fait la connaissance de Henry Lerolle qui lui achète un premier tableau et lui commandera un plafond, puis le reçoit chez lui où le jeune peintre rencontre le musicien Ernest Chausson qui lui commandera trois plafonds pour son hôtel particulier du Boulevard de Courcelles, et Arthur Fontaine, collectionneur, ainsi que Denys Cochin qui lui commandera La Légende de saint Hubert. Puis Henry Lerolle le présente à Paul Durand-Ruel, le fameux galeriste. Le jeune artiste nabi est lancé. Il entreprend une correspondance avec Jacques-Émile Blanche[2].
Il achève en 1897 La Légende de saint Hubert sur sept panneaux. Mais, dès 1892, Maurice Denis a délaissé une iconographie traditionnelle pour des symboles plus personnels. Il est fortement inspiré par la poésie symboliste et la poésie épique du Moyen Âge. Il introduit l’image de la femme dans des jardins paradisiaques dans lesquels les nuances et la pâleur des tons viennent révéler l’atmosphère rêveuse des lieux. Il prend souvent sa femme Marthe pour modèle féminin dans ses tableaux.
Il découvre l’Italie, sa patrie de cœur, en compagnie de sa femme et d'Ernest Chausson, chez qui il loge à Fiesole. Il y peint une série de paysages et y fera dix voyages. Son style évolue progressivement, le peintre introduisant un certain modelé ainsi qu’une perspective du décor, retrouvant une tradition classique, dont témoigne, par exemple, Figures dans un paysage de printemps (1897).
À partir de 1898, il aborde le thème des « Baigneuses » au cours de plusieurs séjours à Perros-Guirec en Bretagne où il achète la villa Silencio. Dans la décennie 1900, il fait partie, avec Lucien Simon, Edmond Aman-Jean, André Dauchez, George Desvallières, Charles Cottet d'un groupe de jeunes peintres surnommé "Bande noire" par les critiques d'art car ils rejettent les toiles claires des impressionnistes. En 1906 il voyage avec Ker-Xavier Roussel en Provence et sur la côte, où la lumière des bords de mer lui permet d’exalter les couleurs et de souligner la violence qui émane souvent de ces légendes[3].
À cette époque, Denis rencontre le graveur Jacques Beltrand ; les deux hommes se lient d'amitié et Beltrand devient, secondé par ses frères Camille et Georges, l'interprète exclusif du peintre, gravant pour lui nombre de ses œuvres sur bois. Jusqu'à la mort de Denis, ce sont un total de 23 livres qui seront illustrés.
Maurice Denis réside une grande partie de sa vie à Saint-Germain-en-Laye, utilisant les locaux d’un vieil hôpital appartenant à la paroisse. Il y construit un atelier en 1912 et devient propriétaire des lieux, qu’il renomme Prieuré , à partir de 1914. Son succès est alors international, il est au sommet de son ascension sociale.
La guerre et la mort de sa femme, le 22 août 1919, après de nombreuses années de maladie, renforcent son action pour un art chrétien. Il se consacre alors à la décoration de la chapelle de son prieuré par des fresques murales, la conception des vitraux, du mobilier, le tout sur le thème de sainte Marthe. Bien qu'inachevée, elle est inaugurée le 25 mars 1922. Elle servira à plusieurs reprises pour des cérémonies religieuses puisque le peintre y mariera plusieurs de ses enfants. Il épouse en secondes noces, cette même année, Elisabeth Graterolle.
Il enseigne à l’Académie Ranson de 1908 à 1921. Il fonde en 1919 les Ateliers d'art sacré avec George Desvallières, formant toute une génération de jeunes peintres. Sa reconnaissance officielle atteint son apogée après la fin de la première Guerre mondiale et plusieurs expositions rétrospectives montrent son travail (Biennale de Venise en 1922, Pavillon de Marsan à Paris en 1924.
Il dispose de plusieurs mécènes et Étienne Moreau-Nélaton acquiert l’une de ses œuvres, Amour, Foi, Espérance (1916) que ce dernier donne au musée du Louvre (maintenant au musée d'Orsay) en 1919 pour commémorer le décès de son fils, mort pour la France en 1918. Catholique, membre du Tiers-Ordre dominicain, tout en s'estimant proche de l'esprit franciscain, il interprète des thèmes empreints de tendresse.
Politiquement, Maurice Denis est proche de l'Action française, mouvement royaliste, qu'il quitte après la condamnation du mouvement par Rome.
En 1941, il est nommé, avec Beltrand, membre du Comité d'organisation professionnelle des arts graphiques et plastiques.
Il décéde en 1943 et est inhumé au cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye.
Œuvre [modifier]
(liste non exhaustive)
Œuvre décorative [modifier]
« Des murs, des murs à décorer », tel est le mot d’ordre dans les ateliers à la fin du XIXe siècle, reposant sur les commandes publiques ; à partir de 1900, celles-ci affluent. Ce que Denis appelle « la vie des échafaudages » ne cessera plus.
- 1903 : église Sainte-Marguerite, Le Vésinet : chapelles de la Vierge et du Sacré-Cœur (endommagée lors d'un incendie en août 2009, aujourd'hui restaurée), déambulatoire
- 1912-1913 : coupole (et exèdre, aujourd’hui disparue) du Théâtre des Champs-Élysées : Histoire de la musique. Les toiles sont réalisées dans son atelier de Saint-Germain que Perret vient de construire pour l’occasion.
- 1915-1920 : chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye
- 1920 : église Saint-Germain à Gagny : La Bataille de la Marne.
- 1922-1927 : église Notre-Dame-de-la-Consolation (due aux frères Perret), Le Raincy : Vie de Marie, la traduction des maquettes en vitrail fut confiée à Marguerite Huré, collaboratrice des Ateliers d’art sacré.
- 1923 : cathédrale Saint-Corentin de Quimper, fresque
- 1923-1927 : église Saint-Louis de Vincennes : Les Béatitudes et La Glorification de Saint-Louis
- 1925-1926 : église Saint-Nicaise (Reims), peinture des chapelles latérales L'Annonciation et La sainte Famille
- 1925 : Petit Palais, musée des beaux-arts de la Ville de Paris, coupole Dutuit : Histoire de l’art français
- 1931 : église Notre-Dame-des-Missions-du-cygne d'Enghien à Épinay-sur-Seine : Saint Pierre et saint Paul évangélisateurs
- 1931 : escalier du Centre William Rappard à Genève : Christ aux ouvriers, Dignité du travail
- 1934 : église du Saint-Esprit, Paris XIIe : La Pentecôte
- 1934 : baptistère de l’église Saint-Nicaise de Reims : La Source de vie
- 1937 : galerie Latérale du Palais de Chaillot à Paris : La Musique sacrée et la Musique profane
- 1937 : lycée Claude Bernard à Auteuil : hall, La Culture française classique
- 1938 : salle d’assemblée du Palais des Nations à Genève
- 1938 : église de Lapoutroie, Haut-Rhin : Quatre scènes de la vie de sainte Odile
- 1941 : abside de la chapelle du pensionnat du Sacré-Cœur à Thonon-les-Bains : Évocation de Marie médiatrice
- 1943 : basilique Saint-François-de-Sales de Thonon-les-Bains : son dernier Chemin de croix
- s. d. - Décoration de l'hôtel particulier du compositeur Ernest Chausson au 22 Boulevard de Courcelles avec Odilon Redon.
Illustrations [modifier]
- 1889 : Sagesse de Paul Verlaine, publié par Ambroise Vollard
- 1893 : Le Voyage d'Urien d'André Gide, 30 lithographies, publié par Edmond Bailly (Librairie de l'Art indépendant)
Écrits [modifier]
- Théories, 1890-1910. Du symbolisme et de Gauguin vers un nouvel ordre classique (1912)
- Nouvelles Théories sur l’art moderne, sur l’art sacré. 1914-1921 (1922)
- Carnets de voyage en Italie, 1921-1922 (1925)
- Henry Lerolle et ses amis, suivi de Quelques lettres d’amis (1932)
- Charmes et Leçons de l’Italie (1933)
- Histoire de l’art religieux, Flammarion, (1939)
- Paul Sérusier. ABC de la peinture. Suivi d’une étude sur la vie et l’œuvre de Paul Sérusier (1942)
- Journal. Tome I : 1884-1904. Tome II : 1905-1920. Tome III : 1921-1943 (1957)
- Correspondance Jacques-Émile Blanche - Maurice Denis : 1901-1939. Édition établie, présentée et annotée par Georges-Paul Collet (1989).
- Le Ciel et l’Arcadie. Textes réunis, présentés et annotés par Jean-Paul Bouillon (1993).
- Maurice Denis et André Gide, Correspondance (1892-1945), éd. P. Masson et C. Schäffer, Paris, Gallimard, 2006, 418 p.
Autres œuvres (sélection) [modifier]
Musées parisiens [modifier]
- Musée de l'Armée, hôtel des Invalides :
- Cimetière à Benay, près de Saint-Quentin[4], 1917
- Musée du Petit Palais :
- Intimité, 1903
- Soir florentin, la Cantate, et Baigneuses, fragments de l’hôtel Stern à Paris
- Baigneuses à Perros-Guirec, 1909, dédicacé à Georges Lacombe
- Baigneuses, plage du Pouldu, 1899
Musées de province [modifier]
- Portrait de Madame Ranson au chat, huile sur toile, Musée départemental Maurice-Denis « Le Prieuré » à Saint-Germain-en-Laye
- Les Béatitudes, série de huit huiles sur toile, 1915-1916, musée de l'Évêché, Limoges
- Soir de septembre : la plage de Trestignel[4],[6], 1911, musée des Beaux-Arts, Brest
- La Boutique, musée des Beaux-Arts de La Rochelle
- La Famille de l'artiste au Pouldu[4], 1899, musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze
- Les Feux de la Saint-Jean à Loctudy[7], 1895, musée des Beaux-Arts de Pont-Aven
- Les Premiers pas, 1911, musée des Beaux-Arts de Rennes
- Hommage à Notre-Dame-du-Folgoat[7] (Folgoët), 1921, musée des Beaux-Arts de Pont-Aven
- Le Magnificat[4], musée du Vieux Granville, Granville
- La Communion dans la chapelle de la Vierge, cathédrale d'Evreux[7],[8], vers 1900, huile sur carton, monogramme MD en bas à gauche, musée d'Évreux
- Prise de voile[7],[9], 1933, musée Alphonse Georges Poulain, Vernon
Musées étrangers ou collections [modifier]
- Eurydice[4],[10], vers 1903-1904, Berlin, Nationalgalerie, Staatliche Museen zu Berlin
- Déesse galloise des troupeaux[11],[7],[12], 1905, Munich, Neue Pinakoteck
Collections particulières [modifier]
- Ils virent des fées débarquer sur les plages[7],[15], vers 1893
- Paravent aux colombes[4],[16], vers 1896
Salons [modifier]
Expositions, galeries [modifier]
- Posthumes
- 2010 Musée Bunkamura de Kitakyushu et au Musée des beaux-arts de Hiroshima au Japon : Toulouse Lautrec et ses amis ; Portrait de Madame Ranson au chat -
- 2013 « Maurice Denis au fil de l'eau » (Festival Normandie Impressionniste 2013), Musée d'art moderne Richard Anacréon, Granville
Prix, récompenses [modifier]
Décorations [modifier]
Distinctions [modifier]
- 1932 : Membre de l’Académie des beaux-arts
Extraits de son Journal [modifier]
- « Et puis je ferai de l’Art, de l’Art de masse, en tout et partout. Je me gorgerai, je m’enivrerai de cette pure et sainte jouissance, de cette douce vie, si désirée, d’artiste. » (Journal, 30 juillet 1885)
- « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » (« Définition du Néo-traditionalisme », revue Art et Critique, 30 août 1890)
- « Jamais la nature ne m'a paru plus belle qu'à Perros. » (Perros-Guirec, en face de la plage de Trestrignel, plaque commémorative sur sa maison)
Élèves [modifier]
(liste non exhaustive) D’après le catalogue de l’exposition « Maurice Denis, ses amis, ses élèves » pour partie[17].
Annexes [modifier]
Iconographie [modifier]
- 1903 - Maurice Denis , Lithographie par Odilon Redon
Bibliographie [modifier]
- Collectif& Hélène Adhemar, Conservateur du Musée du Jeu de Paume et de l'Orangerie & la collaboration de Anne Dayez, préface de Louis Hautecœur, membre de l'Institut, Maurice Denis, Orangerie des Tuileries catalogue de l'exposition du 3 juin au 31 août b1970, éd. Ministère des Affaires Culturelles, Réunion des Musées Nationaux, 128 p.
- Jean-Paul Bouillon, Maurice Denis, Éd. de la Réunion des Musées nationaux, 2006.
- Jean-Paul Bouillon, Maurice Denis : le spirituel dans l'art (coll. Découvertes Gallimard), Paris, Gallimard, 2006. (ISBN 978-2070319299)
- Maurice Denis, Dossier de l’art n° 135, novembre 2006.
- Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4, Paris, éditions Gründ, janvier 1999, 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3014-3) (LCCN 2001442437), p. 446-448.
Articles connexes [modifier]
- Musée départemental Maurice-Denis « Le Prieuré »
- Suzanne Roger
- Robert Gall
- Décors de la chapelle de l’église Sainte-Marguerite au Vésinet
- Cartons des vitraux de l’église Notre-Dame du Raincy
- les Ateliers d'art sacré
- Nabis
- Marionnette
Liens externes [modifier]
- Musée Maurice Denis
- Illustrations de Maurice Denis : Le Voyage d'Urien d’André Gide.
- (en) Maurice Denis sur Artcyclopedia
Notes et références [modifier]
- Son surnom au sein du groupe des Nabis fut « Nabi aux belles icônes »
- Georges-Paul Collet, Correspondance Jacques-Émile Blanche-Maurice Denis (1901-1939), Genève, Droz, coll. « Textes littéraires français », 1989 (ISBN 978-2-600-02643-7) [lire en ligne], p. 157, consulté le 24 décembre 2012.
- Dans son journal il note : « L’arrivée à Cannes par le boulevard du Midi est très belle, longue plage où la mer déferle. Au détour du port, le spectacle de quelques bateaux dans l’eau bleue, sur le fond de la ville où les feux s’allument a quelque chose de féerique. »
- Huile sur toile.
- Ou les arbres verts, ou les hêtres de Kerduel.
- Acquisition 1987, n° Inv. 1987.6.1.
- Huile sur carton.
- 50 x 36,5 cm
- 48 x 61,5 cm
- 75,5 x 116,8 cm
- Il s’agit de la déesse Épona, titre souvent donné au tableau.
- 80 x 68 cm
- 38 x 61 cm
- 33 x 41 cm
- 22 x 30 cm
- Quatre panneaux de 164 x 54 cm
- Paris, Musées nationaux, 1945.
- Peintre cloisonniste
- Peintre normand
- Peintre nabi
- Militant chrétien
- Élève du lycée Condorcet
- Académie Julian
- Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Académie des beaux-arts (France)
- Membre du Comité national de la gravure française
- Graveur français du XIXe siècle
- Graveur français du XXe siècle
- Naissance en 1870
- Naissance à Granville
- Décès en 1943
- Décès à Paris