Malabo

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3° 45′ 07″ N 8° 46′ 25″ E / 3.752, 8.7737

Malabo
Malabo
Malabo
Administration
Pays Drapeau de Guinée équatoriale Guinée équatoriale
Province Bioko-Norte
Géographie
Coordonnées 3° 45′ 07″ Nord
       8° 46′ 25″ Est
/ 3.752064, 8.7737
Démographie
Population 155 963 hab. (2005)
Localisation

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Malabo est la capitale de la Guinée équatoriale. Elle est située sur la côte nord de l'île de Bioko (anciennement appelée Fernando Póo). La ville de Malabo a porté différentes dénominations au cours du temps :

  • de 1827 à 1846 : Port Clarence ou Clarence City (dénomination anglaise) ;
  • de 1846 à 1973 : Santa Isabel (dénomination espagnole) ;
  • depuis 1973: Malabo (dénomination équato-guinéenne).

[modifier] Population

La ville était peuplée de 60064 habitants au dernier recensement de 1994 et grâce à une importante croissance démographique, elle est de 156000 habitants en 2005.

Les langues les plus utilisées en Malabo sont l'espagnol et le Fang (parlées par 70% de la population) et le bubis. L'anglais est la quatrième langue la plus parlée (15 000 locuteurs, surtout en deuxième langue.) en partie par des descendants d'esclaves ou de colons britanniques, ou par des Nigérians.

[modifier] Histoire

Malabo fut fondée par les Britanniques en 1827 sous le nom de Port Clarence (aussi appelée Clarence City). La ville fut utilisée comme base navale pour lutter contre le trafic d'esclaves. Certains de ceux qui furent libérés furent lâchés sur l'île (avant la création de la Sierra Leone comme colonie d'esclaves libérés). Les descendants de ces esclaves se mêlèrent aux natifs de l'île et donnèrent l'ethnie Bubi qui parle un pidgin afro-anglo-espagnol.

En 1829, la ville comptait 700 habitants dont une centaine d'Européens. Quand l'île passa sous contrôle espagnol, la ville fut renommée Santa Isabel.

Un an après l'indépendance, en 1969, la ville devint capitale de la Guinée équatoriale, en lieu et place de Bata, sur la partie continentale du pays.

En 1973, le président de la Guinée équatoriale, Francisco Macías Nguema, renomme la ville Malabo en l'honneur d'un roi qui aurait vécu avant la colonisation (son existence est sujette à caution), dans le cadre de sa campagne d'africanisation des noms.

Durant le "règne de la terreur" de Nguema, la répression contre l'ethnie Bubi atteint son apogée. Il décide alors de transférer une partie de son ethnie (les Fangs) dans la ville afin de rendre les Bubis minoritaires.[réf. nécessaire] Dans les dernières années de la présidence de Macías Nguema, un tiers de la population du pays a fui ou a été éliminé. Malabo a aussi été soumise à un exil de ses élites.[réf. nécessaire]

Les constructions notables de la ville sont la cathédrale et le bâtiment du tribunal (Corte).

La ville possède également un aéroport international.

[modifier] Bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • 2009 - Malabo, le nouvel Eldorado pétrolier de l'Afrique, Samuel Denantes Teulade, Éditions l'Harmattan ISBN 2-296-09637-9
  • 2005 - Guinée Equatoriale Aujourd'hui, Jean-Claude Klotchkoff, Éditions Jaguar ISBN 2-86950-393-8
  • 2001 - Atlas de Guinée Equatoriale, A. Lerebours Pigeonnière & Coll., Éditions Jaguar, ISBN 2-86950-334-2
  • 1988 - Brève Histoire de la Guinée Équatoriale, Max Liniger-Goumaz
  • 1982 - La Ville de Malabo et les campagnes de l'île de Bioko (Guinée équatoriale), Vicente Obama Ondo Ada, Université Toulouse-Le Mirail, 1982, 278 p. (thèse de 3e cycle)
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