Cabinda

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Cabinda
Drapeau de Cabinda
Drapeau
Cabinda
Administration
Pays Drapeau de l'Angola Angola
Type Province de l'Angola
Capitale provinciale Cabinda
Gouverneur Aldina da Lomba
ISO 3166-2 AO-CAB
Démographie
Population 265 000 hab. (2006)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Superficie 728 300 ha = 7 283 km2

Le Cabinda est une des dix-huit provinces de l'Angola, situé à l'extrême nord du pays. Enclavé entre la République démocratique du Congo et la République du Congo, il est séparé du territoire principal par une bande côtière d'environ 60 km dépendant de la RDC (constituant son unique accès maritime). Le Cabinda est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique. La capitale, Cabinda (ou Tchiowa), est située sur la côte au sud-ouest du territoire, sur la rive droite du fleuve Bele (ou Lulondo).

Histoire[modifier | modifier le code]

Période pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Le Cabinda est issu des anciens royaumes de Loango, Kacongo et Ngoyo, avant l'arrivée des colonisateurs européens. Le Cabinda est occupé par les Portugais dès la fin du XVe siècle. Le 29 septembre 1883 est signé le traité de Chinfuma[1]. Devenu protectorat portugais à la suite du traité de Simulambuco (en) signé le 1er février 1885 entre les princes et notables du Cabinda et la couronne portugaise [2], ce document juridique fut présenté par le Portugal à la conférence de Berlin pour certifier ses prétentions sur ce territoire[3]. Les frontières du Cabinda ont été fixées lors de cette conférence lorsque les puissances colonisatrices européennes se sont partagé l'Afrique. D'ailleurs les deux territoires avaient des statuts distincts : l'Angola comme colonie du Portugal, et le Cabinda comme protectorat du Portugal (à la suite du traité du 1er février 1885, document juridique qui est la base légale des revendications des Cabindais pour leur droit à l'autodétermination). Le Cabinda est occupé illégalement depuis 1975 par les 50 000 soldats angolais (FAA).

Protectorat portugais[modifier | modifier le code]

Carte du Bas-Congo et du Cabinda en 1913.

Pour des raisons d'économie et de commodités administratives en 1956 les deux territoires furent placés sous un seul et même gouverneur siégeant à Luanda en Angola à l'instar de l'AEF (Afrique-Équatoriale française comprenant les actuels Congo, Gabon, Cameroun, Centrafrique et Tchad)[1]. Mais le peuple cabindais ne s’est jamais soumis à la domination portugaise. Dans une perspective de libération de leurs populations, les Cabindais s’étaient organisés au sein du Mouvement de Libération de l’Enclave du Cabinda (MLEC) de Luis de Gonzaga Ranque Franque, du Comité d’Action d’Union Nationale Cabindais (CAUNC) et de l’Alliance du Mayombe (ALLIAMA)[4]. Pour mieux intensifier leurs actions, les trois mouvements fusionnèrent lors du 1er Congrès de Pointe-Noire (Congo/Brazzaville) des 2, 3 et 4 août 1963 pour donner naissance au Front pour la Libération de l'enclave de Cabinda (FLEC). Luis Ranque Franque avait été élu président par les congressistes.

Chronologie détaillée de la lutte du peuple de Cabinda[modifier | modifier le code]

  • août 1974 : Création officielle du FLEC, avec ouverture d'un bureau à Tchiowa (autre nom de la ville de Cabinda)[5].
  • 1976 : Les divergences au sein des dirigeants du FLEC s'amplifient au point de mener à des scissions successives[6].

Après l'indépendance de l'Angola[modifier | modifier le code]

Au moment de l'indépendance de l’Angola en 1975 ce dernier l'annexa manu militari[1]. Un gouvernement en exil du FLEC dirigé par le président Luis Ranque Franque revendique l'indépendance du Cabinda. La situation des habitants est précaire. La lutte armée pour l'indépendance provoque une situation politiquement tendue et répressive.

En décembre 1996, différentes factions cabindaises signent aux Pays-Bas un accord, et décident de renommer le FLEC, Front de Libération de l'État de Cabinda, et mettent en place un gouvernement cabindais en exil dirigé par le comandante Antonio Luis Lopes, né à Malembo au Cabinda. Sur le terrain néanmoins, une guérilla est encore active contre les forces armées angolaises[7]. Depuis fin 2008, des pourparlers sont en cours, visant à renforcer le mémorandum de paix pour le Cabinda, semblent s’intensifier.[pas clair][réf. nécessaire]

Néanmoins, le 8 janvier 2010, un des bus de l'équipe nationale de football du Togo escorté par des soldats angolais [réf. nécessaire] qui se rendait au Cabinda pour la Coupe d'Afrique des Nations 2010 (CAN) organisé par l'Angola, a été attaqué par le FLEC-Position Militaire[8]. L'attentat cause deux morts et huit blessés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du Cabinda

Province de l'Angola[modifier | modifier le code]

Cabinda est la province la plus au nord. Elle est composée de quatre municipes : Cabinda (chef-lieu), Cacongo, Buco-Zau et Belize.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du Cabinda est estimée à 600 000[9] habitants.

Climat[modifier | modifier le code]

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province de Cabinda est divisée en quatre municipalités, elles-mêmes divisées en communes :

Municipalités Communes Chef-lieux
Belize Belize
Buco Zau
Tchiowa-Cidade
Cacongo Landana Landana, Dinge, Massabi

Transport[modifier | modifier le code]

  • Cabinda possède un aéroport (code AITA : CAB).

Économie[modifier | modifier le code]

  • Pétrole : La production de pétrole du Cabinda compte pour 60 % de la production pétrolière angolaise qui est estimée à 1,7 million de barils/jour en 2007. Les revenus tirés de la production pétrolière au Cabinda représentent 42 % du PNB de l'Angola, et 90 % du budget de l'État angolais. La concession Bloc Zéro a été la première à être exploitée à partir de 1957 où des droits d'exploitation furent accordés à la société américaine Gulf Oil. Les premiers champs pétroliers furent découverts en 1962 et la production de pétrole a démarré à partir de 1968. Cette concession Bloc Zéro est toujours exploitée aujourd'hui, avec une production estimée à 370.000 barils/jour en 2007. La société CABGOC (Cabinda Gulf Oil Company), une filiale de la société américaine Chevron Corporation, avec 39,2 % des parts, et la société publique angolaise Sonangol (Sociedade Nacional de Combustiveis de Angola) avec 41 % des parts sont majoritaires dans la coentreprise qui exploite la concession. Le groupe français Total avec 10 % des parts (parts cédées par Sonangol en 1992) et le groupe italien ENI avec 9,8 % complètent le tour de table.
  • Gaz
  • Potasse présente dans la région de Dinge.
  • Phosphates: les réserves s'élèveraient à 100 millions de tonnes.
  • Manganèse près de Luali et Micomge ;
  • Fer
  • Diamants
  • Or dans la région de Buco Zau, le long du fleuve Shiloango, et autour de Belize.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]