Hussein Dey

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Hussein Dey
Gouverneur de la Régence d'Alger
Image illustrative de l'article Hussein Dey
Hussein Pacha, dernier Dey d'Alger. Dessiné d'après nature à la Cassauba (Casbah), le 7 juillet 1830.
Biographie
Nom de naissance Hüseyin bin Hüseyin
Nom arabe الداي حسين
Nom turc Hüseyin Paşa
Origine Turque
Date de naissance 1765
Lieu de naissance Smyrne, Turquie
Date de décès 1838
Lieu de décès Alessandria, Italie
Fonction
Titre Dey d'Alger
Règne février 1818 - 5 juillet 1830
Prédécesseur Ali Khodja
Successeur Charge abolie
Le coup d'éventail

Hussein Dey ou Hussein Pacha, né vers 1765 à Smyrne (Turquie) et mort en 1838 à Alessandria (Italie), est le dernier dey d'Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il succède à Ali Khodja en mars 1818 et prend quelques mesures libérales destinées à rassurer les Européens comme la libération de certains otages ou la liberté de culte vis-à-vis des juifs[1]. Il poursuit cependant les activités de piraterie en Méditerranée, principale ressource de la Régence d'Alger.

Le 30 avril 1827, il soufflette avec son chasse-mouches le consul de France Pierre Deval. Charles X exige des excuses et cet incident entraîne la rupture des relations diplomatiques. En réalité, les griefs étaient nombreux de part et d'autre : entrave au commerce et à la pêche du fait de la piraterie ; vieux contentieux financier du fait de dettes françaises non honorées.

Après une tentative de blocus du port d'Alger (1827-1829), Charles X décide de débarquer une force d'intervention en Algérie qui marque le début de la conquête du pays.

Après la prise d'Alger, Hussein Dey, qui a capitulé, est contraint à l'exil. Il y est conduit sous escorte avec sa famille, son harem et sa fortune personnelle, sur le Jeanne d'Arc le 15 juillet 1830 qui l'emmène à Naples où il a choisi de s'installer; sa demande d'autorisation de se fixer en France ayant été refusée par le roi[2].

Il résidera pendant 3 ans en Italie.

Il mourut à Alessandria (Piemont) en 1838.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comment l'Algérie devint française (1830-1848) de Georges Fleury
  2. France pittoresque par Abel Hugo, 1835