Hussein Dey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hussein Dey (homonymie).
Hussein Pacha en 1830.
Le coup d'éventail

Hussein Dey ou Hussein Pacha, né vers 1765 à Smyrne (Turquie) et mort en 1838 à Alessandria (Italie), est le dernier dey d'Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il succède à Ali Khodja en mars 1818 et prend quelques mesures libérales destinées à rassurer les Européens comme la libération de certains otages ou la liberté de culte vis-à-vis des juifs[1]. Il poursuit cependant les activités de piraterie en Méditerranée, principale ressource de la Régence d'Alger.

Le 30 avril 1827, il soufflette avec son chasse-mouches le consul de France Pierre Deval. Charles X exige des excuses et cet incident entraîne la rupture des relations diplomatiques. En réalité, les griefs étaient nombreux de part et d'autre : entrave au commerce et à la pêche du fait de la piraterie ; vieux contentieux financier du fait de dettes françaises non honorées.

Après une tentative de blocus du port d'Alger (1827-1829), Charles X décide de débarquer une force d'intervention en Algérie qui marque le début de la conquête du pays.

Après la prise d'Alger, Hussein Dey, qui a capitulé, est contraint à l'exil. Il y est conduit sous escorte avec sa famille, son harem et sa fortune personnelle, sur le Jeanne d'Arc le 15 juillet 1830 qui l'emmène à Naples où il a choisi de s'installer; sa demande d'autorisation de se fixer en France ayant été refusée par le roi[2].

Il résidera pendant 3 ans en Italie.

Il mourut à Alessandria (Piemont) en 1838.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comment l'Algérie devint française (1830-1848) de Georges Fleury
  2. France pittoresque par Abel Hugo, 1835