Tizi Ouzou

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Tizi Ouzou
Vue de Tizi Ouzou
Vue de Tizi Ouzou
Noms
Nom algérien تيزي وزو
Nom kabyle Tizi amazigh.png
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Tizi Ouzou
Président de l'APC Ouahab Aït-Menguellet RCD
2012-2017
Code postal 15000
Code ONS 1501
Démographie
Population 135 088 hab. (2008[1])
Densité 1 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 43′ 00″ N 4° 03′ 00″ E / 36.716667, 4.05 ()36° 43′ 00″ Nord 4° 03′ 00″ Est / 36.716667, 4.05 ()  
Superficie 102,36 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Tizi Ouzou

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Tizi Ouzou

Tizi Ouzou (Tizi-Wezzu تيزي وزو en kabyle (Tamazight) et en arabe algérien et transcrit (Tifinagh:Tizi amazigh.png), est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou dont elle est le chef-lieu. La ville est située à 100 km à l’est de la capitale Alger, à 125 km à l'ouest de Béjaïa et à 30 km au sud des côtes méditerranéennes. Avec 135 088 habitants recensés en 2008, Tizi Ouzou est, en termes de population, la deuxième ville de Kabylie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au centre-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, la commune de Tizi Ouzou touche les communes de Draâ Ben Khedda et Tirmitine à l'ouest, de Maâtkas au sud-ouest, de Souk El Thenine, Beni Zmenzer et Beni Aïssi au sud, d'Irdjen au sud-est, d'Ouaguenoun et Tizi Rached à l'est et Djebel Aissa Mimoun au nord-est.

Communes limitrophes de Tizi Ouzou
Sidi Naamane Djebel Aissa Mimoun
Draâ Ben Khedda
Tirmitine
Tizi Ouzou Ouaguenoun
Tizi Rached
Maâtkas Souk El Thenine • Beni Zmenzer • Beni Aïssi Irdjen

Elle couvre une superficie de 10 236 hectares.

Tizi Ouzou est située à 88 km à l'est de la capitale Alger, à 93 km à l'ouest de Béjaïa, à 52 km à l'est de Boumerdès et à 39,5 km au nord-est de Bouira[2].

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 43′ 00″ Nord et 4° 03′ 00″ Est.

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Tizi Ouzou est située dans la vallée de l’oued Sebaou. Elle occupe un col (d'où son nom) et est entourée de montagnes. La ville est construite à une altitude de 200 m.

La ville des genêts[réf. nécessaire] s'étale au pied du mont Sidi Belloua auquel s'adosse une partie de la vieille ville (dite la Haute Ville ou Dechra voire Taddart, c'est-à-dire le village en arabe et berbère algériens). Ce massif tient son nom du saint éponyme Sidi Belloua et culmine à plus de 600 m. Les villages de Redjaouna n'El Bor et de Redjaouna n'Tacht, tous deux rattachés à la commune de Tizi Ouzou, sont situés sur les hauteurs du mont Sidi Belloua.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

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Le barrage de Taqsebt qui s’étend sur une surface de 550 ha, se situe à 10 km à l’est de la ville de Tizi-Ouzou sur l'Oued Aissi (littéralement rivière de Ait Aïssi). Il a nécessité un investissement de 540 millions d’euros et a été officiellement mis en service le 5 juillet 2007. Il est alimenté par les eaux de pluie et de fonte du manteau nival du Djurdjura. Il comprend une station de traitement[Quoi ?], une station de pompage, des tunnels dont une canalisation de 95 km pour permettre le transfert de 150 millions de m3 par an[réf. nécessaire]. Ses fonctions biologiques. Le barrage est doté d’une capacité de stockage de 175 millions de m3 et il alimente la wilaya de Tizi Ouzou à raison de 20 000 m3/jour. Ce barrage alimente également les wilayas d'Alger, Blida et Boumerdès.

Climat[modifier | modifier le code]

Tizi-Ouzou se situe dans la zone du climat méditerranéen. En raison des massifs montagneux qui entourent la ville, il neige chaque année en hiver entre décembre pour les hautes altitudes (600m et +), et février pour les basse altitudes. En été, la chaleur peut être suffocante car l’air marin se heurte au relief montagneux qui l’empêche d’atteindre la ville. À partir de Novembre les températures sont de 5°C au minimum. Quelques hivers à Tizi Ouzou sont marqués par des records de chaleur: en 2012, par exemple, les températures ont dépassé les 17°C. La température la plus élevée jamais enregistrée à Tizi-Ouzou date de Juillet 1901 avec 50°C, et la température la plus basse date de février 1982 avec -11°C .

Transport[modifier | modifier le code]

La rocade sud de la ville de Tizi Ouzou

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La ville de Tizi-Ouzou bénéficie d'un réseau routier très dense. Un périphérique, partiellement livré, doit contourner la ville. Seule la partie sud (dite rocade sud) est en service et permet de contourner par le sud de Boukhalfa à Tazmalt n'El Kaf.

Les sorties de la rocade sud (dans le sens Alger-Béjaïa) sont :

La partie nord du périphérique (en direction de Tigzirt/Makouda/Ouaguenoun) est actuellement en travaux. Elle contournera la ville par le nord, au-delà du massif de Sidi Belloua, depuis Tazmalt n'El Kaf jusqu'à Vouaid. Plusieurs bretelles d'entrée et de sortie y sont prévues vers différents quartiers de Tizi-Ouzou (tels la Haute-Ville, Boukhalfa…) ainsi que vers les villes et villages avoisinants (Sidi Namane, Timizar n'Leghvar, Makouda…).

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville est reliée à Alger, Béjaïa, Blida, Oran, Bouira et plusieurs localités kabyles par un important réseau routier.

La ville de Tizi-Ouzou possède une gare routière. Une ligne de bus relie Tizi-Ouzou, quatre fois par semaine, aux villes du grand sud algérien, notamment : Hassi Messaoud, Ouargla, Ghardaia, Laghouat, Djelfa et Bou Saada.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Tizi-Ouzou possède une gare ferroviaire. La ligne Tizi Ouzou-Alger a été interrompue à la suite des différents attentats ayant ciblé la région dans les années 1990 et 2000. La ligne a été remise en service en juillet 2009 après 15 ans d’arrêt, dans un premier temps elle effectuera une rotation aller-retour par jour entre Tizi-Ouzou et Alger.

Un projet de train de banlieue a vu le jour dans les années 2000. Cette nouvelle ligne relie Tizi Ouzou à sa proche banlieue (la région de Oued Aïssi), le but étant de désengorger le réseau existant et de désenclaver l'est du département. La ligne a été inaugurée le 28 juin 2010, elle effectue une quinzaine d'aller-retours par jour entre Draâ Ben Khedda, Tizi-Ouzou et la zone industrielle Aïssat Idir de Oued Aissi. Un projet d'extension de la ligne jusqu'à Azazga est prévue (en passant par le pôle universitaire de Tamda).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Tizi-Ouzou est desservi par les aéroports d’Alger, Béjaïa ou Sétif.

Toutefois, il existait un aéroport militaire à Freha, et un autre à Oued-Aissi en lieu et place de l’actuelle usine Eniem, aujourd’hui tous deux ont disparu.

Localités[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville de Tizi Ouzou.

Outre son chef-lieu Tizi Ouzou-ville, la commune de Tizi Ouzou est composée à sa création des localités suivantes : Boukhalfa, Thala Alam, Oued Fali (rive est), Redjaouna El Bor, Redjaouna Techt Bouhinoun, Thala Manssour, Sidi Agad, Azib Ahmed, Taazibt, Taddart Tamokrante, Aït Mansour, Aït Hessane, Oumadene, Tassadort, Aïn Meziab, Kemouda, Zerkoun (fraction de Tizi Ouzou), Biamrane, Tadart Oufella, Imazdatene, Taarkoubt, Ighil Ouberouak, Tighilt Ouhamza, Timizart Loghbar, Tala Athmane, Sikh Oumeddour, Rehahlia, Tazmalt El Kaf, Tazmalt, Abid Chamlal et Kef Lahmar[3].

Actuellement, la commune est composée de l'agglomération chef-lieu, Tizi Ouzou-ville, des agglomérations secondaires de Redjaouna, Tala Athmane, Tassadort, Abid Chemlal Rehalia et Bouhinoun II, Sikh Oumeddour et Aït Hassene, et des agglomérations en zone éparse deBouhinoun I, Azib Ahmed, Timizart Loghvar, Ighil Ouberouak-Mezsatta, Tadart Tamokrante et Kemouda[4].

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  • Redjaouna (Sidhi-Velloua), sur les hauteurs nord de la ville. Il fut l'un des premiers villages de Kabylie à être électrifié. Son emplacement représentait un point stratégique pour l'armée française.
  • Boukhalfa, situé à la périphérie de la ville. En raison de l'explosion démographique et de l'expansion urbaine, le village de Boukhalfa a été incorporé à la ville de Tizi-Ouzou en un quartier à part entière. Il regroupe les infrastructures de la Faculté de Droit de l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, de nombreuses résidences universitaires, lycées, écoles, gare ferroviare et accueillera sur son territoire le nouveau complexe olympique de la ville de Tizi-Ouzou (actuellement en chantier), de même qu'y seront implantés la gare routière, l'opéra, le nouveau CHU (Centre Hospitalo-universitaire).
  • Tala Athmane , troisième grand village, après ceux de Boukhlafa et Rdjaouna [5].
  • Oued Aissi est le nom donné à la partie de la vallée du Sebaou traversée par Asif At Âisi (du nom de la rivière des At Aisi). Ce lieu-dit, à quelques dix kilomètres de la ville de Tizi Ouzou, abrite la zone industrielle dite Idir Aïssat et le premier centre universitaire de Kabylie, à Irhallen, d'où est partie la revendication identitaire et politique berbère en Algérie[réf. nécessaire]. En plus de ces infrastructures, ce lieu-dit abrite une cité universitaire, un hôpital psychiatrique (Hôpital Dr Hanafi Fernane) non loin du barrage de Taksebt. Dans une célèbre chanson Matoub Lounes rendait hommage à ce bastion de la revendication amazighe : Modèle:Matoub Lounas.
  • Sikh Oumeddour, est un lieu dit à environ dix kilomètres à l'est de la ville.
  • Abid-n-chamlal (Abid-Chamlal) au croisement des RN 15 et 12 à proximité de la zone industrielle et de l'Hôpital Dr Hanafi Fernane.
  • Irahallen sur la route des Gorges de Takhoukht
  • Tazmalt n'El Kaf, lieu de jonction des rocades sud et nord avec la voie express RN 12.
  • Timizar n'Leghvar, situé sur la route nationale reliant Tizi Ouzou à Ath Ouaguenoune, juste après le pont de Bougie.
  • Ibetrounen (pluriel de Abetroun), arabisé

enBetrouna à {à 6km} au sud de la ville. C'est un ensemble de plusieurs villages qui commencent par Tassadort, le plus proche de Tizi Ouzou, et se termine par Imezdhathen (imezdaten, Mezdatta)sur la frontière sur avec la commune de Maatkas. Les autres villages sont l'Ain Meziav, Ikemmoudhen, thihilt ouhamza, Thaarkouvth, Ighil Ouvarouak, Tadarth Oufella.

  • Ihasnawen, un ensemble de villages dont : Azib n'Ahmed, Ait-Ahcene, Ath-Mansour, Taddart Tamokrant et Taazibt.
  • Tazmalt, village de la commune de Tizi-Ouzou

Urbanisme[modifier | modifier le code]

  • La Haute-Ville ou Dechra : désigne tout ce qui se trouve au-delà du boulevard du Nord. Il s’agit de la partie la plus ancienne de la ville. Ces quartiers datent de la période d'avant l'occupation coloniale. Les rues y sont très étroites et les habitations traditionnellement basses. Dechra renferme encore bon nombre de vestiges datant de la période ottomane avec notamment des maisons kabyles typiques, des mosquées (Lalla Saida, Lalla Dmaniya) des écoles coraniques, la résidences des Aît-Kaci (sorte de palais résidentiel des maitres de la région à cette époque.[réf. nécessaire]. La Haute-Ville se décompose elle-même en plusieurs quartiers dont Zellal, Ain-Halouf, Ain-Soltane, Thazougart, Tabenalit, Bordj Hmar et Ihammouthen.
  • Le centre-ville : il concentre l'essentiel de l'activité culturelle (maison de la culture, cinémas, théâtre et maison de l'artisanat), éducatives (nombreux lycées, et centres de formation, académie régionale, école paramédicale) commerciale, financière, bancaire, hôtelière, administrative (mairie, siège de la daira, siège de la wilaya et le tribunal). De même que l'essentiel des infrastructures de santé s'y trouve : l'Hôpital Dr Mohamed Nedir (regroupe l'essentiel des services du CHU de Tizi-Ouzou), la Clinique Tassadat Sbihi de Gynécologie-Obstétrique, la Clinique dentaire, le centre d'appareillage pour personnes handicapées et la Caisse d'assurance maladie. Le centre-ville est réparti sur différents quartiers tels Les Bâtiments Bleus, Les Genêts, Le Djurdjura, La Cité du 20 août et Les Eucalyptus. Le centre-ville s'est développé autour ou dans le prolongement de l'avenue Ramdane Abane dite "la Grand-rue", qui est la principale artère marchande de la ville.
  • En périphérie du centre-ville : Les Cadis, la cité Million, la Cité des Fonctionnaires, Bekkar, Berchiche, la Cité du 5 juillet, les Tours-Villas, Bouaziz, Jolie-Vue,
  • Tala Allam, à l'origine un village devenu quartier résidentiel auquel se sont ajoutées diverses infrastructures telles la piscine olympique, nombreux lycées et centres de formation, l'École hôtelière, un centre universitaire, l'hôtel Amraoua et en contrebas sur la route d'Alger une zone d'activité.
  • Mdouha, qui abrite la cité universitaire de jeunes filles, le musée de la révolution, le monument aux morts de la lutte de libération nationale, le cimetière de la ville…
  • La Nouvelle-Ville : se trouve au sud de la ville. C'est une excroissance[Quoi ?] composée de plusieurs cités dont la Cité Salah Louanchi, Cité Med Boudiaf, Cité Djurdjura et autres lotissements tels Amirouche, Amyoud, Bouzar… À l’origine, cette nouvelle partie de la ville, construite dès la fin des années soixante-dix, devait supplanter en termes d’activité commerciale le Centre-Ville. Mais quarante ans après, le Centre-Ville demeure le cœur de toute l’activité marchande de la ville de Tizi Ouzou. La Nouvelle-Ville est surtout une zone d'habitation malgré l'apparition de nouveaux boulevards marchands tels Bd Begaz, Bd Frères Belhadj, Bd Belkacem Krim, et l'installation de nombreuses infrastructures (cliniques, directions et antennes administratives). C’est dans la Nouvelle-Ville que se trouve l'essentiel de l'infrastructure de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
  • Les lotissements du sud-ouest et du nord-est : Tizi-Ouzou s’est beaucoup agrandi dans ces deux directions. De nombreux lotissements de villas ont été construits, tels que les lotissements Salhi, Hamoutène, Malouli, Sud-Ouest et Veuve Amirouche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est constitué de la base kabyle Tizi signifiant « col (de montagne) » et du second composant Ouzou (du berbère Azzu) signifiant « genêts ». Le nom complet de la localité signifie donc « le col des genêts »[6].

La « ville des genêts » ou la » capitale du Djurdjura » sont deux surnoms communément donnés à la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L’histoire de Tizi-Ouzou est indissociable de celle de la Kabylie et du reste de l’Algérie, mais elle demeure encore une cité relativement récente. À l'époque ottomane, la ville n'était qu'un simple village limité au nord par le massif de Sidi Beloua et au sud par un bordj (fort) qui abritait une garnison de janissaires. À cette époque, c'est Dellys

Ce n'est qu'avec l’arrivée des Français que le petit hameau d'antan est devenu village colonial puis petite ville coloniale peu de temps après, notamment après instatllation de quelques services publics telle la juridiction, les lieux de culte (l’église Saint-Eustache à côté des deux mosquées traditionnelles : Lalla D’Mamiya et Lalla Saida), une école de filles et une autre pour garçons, un hôtel, un bureau de poste. L’ouverture de la voie de chemin de fer Alger-Tizi-Ouzou vers 1888 précipita le développement de la ville.

Mais l’occupation française fut aussi synonyme de conflits armés, d’insurrections réprimées, de politique de la terre brûlée… Ce qui contribua à un exode rural massif des populations des villages de Kabylie vers la ville de Tizi-Ouzou.

Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, le pays connut un essor démographique très important. Tizi-Ouzou ne fut pas en reste. Sa population est passée de 15 000 habitants en 1960 à presque 100 000 habitants en 1998.

Par ailleurs, la ville de Tizi-Ouzou a été le théâtre de nombreux évènements politiques. La plupart d’entre eux sont en rapport avec les revendications culturelles et identitaires portées depuis longtemps par la Kabylie. En effet, cette région berbérophone de l’Algérie a très mal vécu les politiques d’arabisation forcées imposées par le gouvernement algérien.

Parmi les évènements les plus marquant de la période récente :

  • Les émeutes du printemps 1980.
  • La vague de manifestations violentes ayant suivi l’assassinat du chanteur Lounès Matoub.
  • La tragédie du Printemps noir qui a fait 125 victimes et des centaines de blessés, handicapés à vie.
  • Nombreux assassinat commis par des groupes terroristes islamistes au milieu des années 1990 : l'universitaire et militant démocrate Rabah Stambouli ainsi que les pères blancs en 1994, la présidente de l'association féminine Thighri n'Tmetout, Nabila Djahnine, en 1995, etc.

Aujourd’hui, Tizi-Ouzou est l’une des villes les plus importantes d’Algérie. C’est aussi l’une des mieux équipées. Elle est très bien desservie en matière de transports et d’infrastructures administratives, hospitalières, universitaires… C’est aussi une ville où transite une importante partie de l’activité marchande du pays. En raison de la forte émigration kabyle à l’étranger, Tizi-Ouzou est aussi l’une des places-fortes du commerce de la devise.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune et la daïra de Tizi-Ouzou[modifier | modifier le code]

La daïra de Tizi-Ouzou comprend une seule et unique commune. Il s’agit de la commune de Tizi-Ouzou. Les deux structures administratives partagent donc la même superficie (102,36 km2) et le même nombre d’habitants (26 000 en 2008).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tizi-Ouzou dispose de nombreux lycées, tels que : le lycée Ramdane Abane, le lycée Lalla Fatma N'Soumer (du nom de l'héroïne de la résistance Kabyle de 1851-1857), le plus ancien lycée de la ville, le lycée Colonel Amirouche Ait-Hamouda (dit Lycée Polyvalent), le Technicum de la Nouvelle-Ville, le lycée Rabah Stambouli ex-Hamlat, le lycée Al Khansa, Lycée Boukhalfa ainsi que de nombreux lycées privés, notamment à la Nouvelle-Ville.

Pôle Universitaire[modifier | modifier le code]

Tizi-Ouzou est une des principales villes universitaires du pays. L'université de la ville, Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO), compte de nombreuses facultés réparties sur plusieurs pôles : Bastos, Ihasnaouen (Nouvelle-Ville), Boukhalfa, Oued Aïssi et Tamda. Elle accueille près de 50 000 étudiants dont plus de 8 000 sur le nouveau site de Tamda qui en comptera à sa livraison finale plus de 25 000.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

De grandes entreprises sont installées dans la wilaya de Tizi-Ouzou notamment dans la zone industrielle Idir Aissat (Oued Aissi) située à 10 km à l'est de Tizi Ouzou et celle de Freha à 30 km.

  • Laboratoire Novo Nordisk : entreprise pharmaceutique danoise, Z.I Idir Aissat (Oued Aissi).
  • Eniem : entreprise nationale, de production d'électroménager, Z.I Idir Aissat (Oued Aissi).
  • Frigor : entreprise algérienne de production de petit et gros électroménager, Z.I Idir Aissat (Oued Aissi)
  • Tizi Pâte : fabricant de spaghetti, Z.I Tizi-Ouzou

Tourisme[modifier | modifier le code]

À l’est de la ville de Tizi-Ouzou (à 40 km du centre-ville) se trouve la forêt de Yakouren. Ce massif forestier très connu attire de nombreux visiteurs venant de tous le pays et de nombreux immigrants pendant la période estivale[évasif]. Le lieu est très dépaysant de par ses splendides végétations, sources thermales et de par la présence de singes magot ne craignant pas l’homme qui font la renommée de l’endroit et amusent les touristes. On y trouve également des chacals, porc-épics et lièvres.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Tizi_Ouzou est jumelée avec:

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

La Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) est le club de la ville de Tizi-Ouzou (adopté par la Kabylie entière). C’est le club le plus titré du football algérien (14 titres de champion d’Algérie et 5 Coupes d’Algérie) et le 9e meilleurs clubs africains (6 titres continentaux).

Les couleurs du club sont le jaune et le vert, représentant les couleurs naturelles du Genêt. Arbuste symbole de la ville de Tizi-Ouzou.

Un nouveau stade de 50 000 places dédié à la JSK est en cours de travaux à Boukhalfa4 km du chef-lieu de la commune), ce stade ultra moderne qui s’étendra sur une surface de 44 hectares répondra aux normes internationales de la FIFA et disposera également de magasins, hôtels, restaurants et d’un parking de 5000 places. Il remplacera partiellement le stade historique de la JSK, le « stade du 1er novembre 1954 » stade minuscule, délabré, [réf. nécessaire]qui ne répond à aucune norme de sécurité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Youcef Dris, né le 25 octobre 1945 à Aïn Hallouf Haute Ville Tizi-Ouzou, écrivain et ancien journaliste, a écrit de nombreux ouvrages dont LES AMANTS DE PADOVANI, Les MAssacres d'Octobre 1961, de nombreux contes pour enfants et une biographie de Hadj Guerouabi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Tizi Ouzou, sur le site de l'ONS.
  2. Distances orthodromiques, dites aussi à vol d'oiseau.
  3. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ 19 décembre 1984, p. 1504 (lire en ligne).
  4. Code des agglomérations : 5e recensement général de la population et de l'habitat, vol. 169/2012, Alger, Office national des statistiques, coll. « Collections statistiques »,‎ 2012, p. 51.
  5. (fr) [1] .
  6. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe,‎ 1993, p. 155-156.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]