Rabat

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la capitale du Maroc. Pour les autres significations, voir Rabat (homonymie).
Rabat
Rabat
Administration
Pays Maroc Maroc
Région Rabat-Salé-
Zemmour-Zaër
Province Rabat
Agglomération Rabat-Salé-Témara
Maire Fathallah Oualalou (USFP) (2009)
Gouverneur Hassan Amrani
Code postal 10000
Géographie
Latitude 34° 01′ 31″ Nord
       6° 50′ 10″ Ouest
/ 34.02528, -6.83611
Longitude
Altitude 11 m
Superficie 117 [1] km²
Superficie de l'agglomération 1275 [1] km²
Démographie
Population 627 000[2] hab. (2005)
Population de l'agglomération 1 655 000[2] hab. (2005)
Localisation
Localisation de Rabat
Morocco location map.svg
City locator 14.svg
Rabat
Internet
Site de la ville http://mairiederabat.com/

Rabat (en arabe : الرباط (ar-Ribat)) est la capitale politique et administrative du Maroc, et la 2e plus grande agglomération du pays après Casablanca. Elle est située sur le littoral Atlantique du pays, sur la rive gauche de l'embouchure du Bouregreg, en face de la ville de Salé.

Des peuplements sont attestés sur le site de Rabat depuis l’Antiquité. La ville à proprement parler a été fondée en 1150 par le sultan almohade Abd al-Mumin ; il y édifia une citadelle (future Kasbah des Oudaïa), une mosquée et une résidence. C’est alors ce qu'on appelle un ribat, une forteresse. Le nom actuel vient de Ribat Al Fath, « le camp de la victoire ». C’est le petit-fils d'al-Mūmin, Ya'qub al-Mansūr, qui agrandit et complète la ville, lui donnant notamment des murailles. Par la suite, la ville a servi de base aux expéditions almohades en Andalousie.

Elle entra dans une période de déclin après 1269, quand les Mérinides choisissent Fès comme capitale. Ainsi, l'explorateur morisque Al-Wassan reporte qu'il ne subsiste que 100 maisons habitées en 1515. En 1609, suite au décret d’expulsion de Philippe III, des milliers de Morisques (de 350 familles selon l'historien Belgnaoui) trouvèrent refuge dans la ville. Il a fallu attendre les Alaouides pour que la ville se revitalise.

En 1912, Lyautey fait de Rabat la capitale du protectorat du Maroc et le siège du résident général. En 1956, lors de l’indépendance du Maroc, la ville resta la capitale du pays.

Sommaire

[modifier] Histoire

La Kasbah des Oudaïas est édifiée sur l'emplacement de la citadelle originelle
Mausolée Mohamed V
Avenue Mohamed V dans le centre


C’est sur le site défensif de l’embouchure du Bouregreg, dominée par une falaise de trente mètres, que Abd al-Mumin, fondateur de la dynastie almohade, fait édifier, en 1150, un ribat ou une forteresse, lieu de rassemblement des combattants de la foi, point d’étape dans l’épopée almohade pour la conquête de l’Andalousie et le contrôle du reste du Maghreb. Yacoub el Mansour se disait désireux de concevoir pour la position du Bouregreg des projets plus vastes [3]. Aidé des nombreux captifs ramenés d’Espagne lors de la bataille d'Alarcos, il fait construire les remparts de la future capitale et commencer, non loin du fleuve, une mosquée aux proportions grandioses ; mais cette dernière n’est pas construite ; seul, se dresse son superbe minaret qui sert de repère aux navigateurs pour le franchissement de la ville. À ce camp retranché, est d'abord appliqué le nom de Rbat de Salé, puis celui de Rbat El-Fath après la victoire des armées almohades en Espagne[3].

Cette construction, qui s’identifie en gros à la partie ouest de l’actuelle Kasbah des Oudaïas, fut appelée à fois Ribat al Fath, le Camp de la Victoire, pour commémorer les victoires almohades, et al-Mahdiyya, en souvenir d’al-Mahdî Muhammad ibn Tûmart, fondateur du mouvement almohade. À partir du Ribat d’Abd al-Mumin, son fils Abu Ya'qub Yusuf, puis son petit-fils Yacoub el Mansour, héritiers d’un empire allant de la Castille à Tripolitaine, ont construit une cité grandiose, couvrant plus de quatre cents hectares, enceinte de murailles imposantes percées de portes monumentales et qui devait être dotée d'une mosquée gigantesque, Tour Hassan (pour cause de tremblement de terre), restée inachevée, mais qui eût été l'un des plus grands sanctuaires du monde musulman.

Ainsi, bien que Ribat al Fath ne reçut jamais la population que son enceinte eût pu abriter, les grandes orientations de la ville étaient tracées. Les remparts et les portes monumentales de l’époque témoignent aujourd'hui encore de l’ampleur de la ville almohade. Tout comme en témoignent le minaret et les vestiges de la mosquée de Hassan, sur un site dont le caractère sacré a été accentué et revalorisé par l'édification du mausolée Mohammed-V, symbole de piété filiale, qui, de par sa décoration exceptionnelle, œuvre d'art collective, est un hommage au souverain qui y repose et un témoignage de la renaissance de l'artisanat traditionnel.

De la fin de la période almohade, vers le milieu du XIIIe siècle, jusqu'au début du XVIIe siècle, l’importance de Rabat diminue considérablement. De cette période date la nécropole du Chella, édifiée à l’extérieur des remparts, de même que Jama' el Kbîr et Hammâm ej-Jdîd. La localisation de ces équipements publics permet d’affirmer que la vie citadine n’était pas concentrée uniquement aux abords immédiats de la Kasbah et que plusieurs quartiers de la médina actuelle étaient habités.

À partir de 1610, Rabat reçut une forte population de réfugiés musulmans chassés d’Al-Andalus qui s’établirent dans la Kasbah et à l'intérieur de l'enceinte almohade, dans la partie nord-ouest, qu'ils délimitèrent et protégèrent par une nouvelle enceinte, la muraille andalouse. Les descendants de ces Andalous, qui portent souvent des patronymes andalous tels que Mouline, Bargach, Moreno, Balafrej, Ronda, etc., sont toujours considérés comme les Rbatis dits « de souche ».

Pendant quelques dizaines d’années, Rabat, alors connue de l’Europe sous le nom de Salé-le-Neuf, fut le siège d'une petite république maritime, la République du Bou Regreg, jusqu’à l’avènement des Alaouites qui s’emparèrent de l’estuaire en 1666. Sa principale activité était, alors, la course en mer contre les Chrétiens qui lui procurait la totalité de ses ressources et Salé-le-Neuf devint le premier port du Maroc.

En 1912, dans le cadre du protectorat, le général Lyautey décide de transférer la capitale de Fès à Rabat à cause de la forte agitation berbère qui y régnait (Fès). Le sultan Moulay Youssef y déménage alors. En 1913, Lyautey engage Henri Prost pour dessiner la Ville Nouvelle.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1963, les États-Unis y disposent une base militaire aérienne.

Aux élections municipales de 2009, les islamistes du PJD arrivent en tête[4].

[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Portes et enceintes

Enceinte de la Kasbah des Oudaïas

Protégeant les faces sud et ouest de la ville, une enceinte importante fut construite par les Almohades à la fin du XIIe siècle. Elle est composée de deux longues murailles rectilignes, se coupant à angle aigu, d’une longueur totale de plus de cinq kilomètres, d’une épaisseur de plus de deux mètres et d’une hauteur moyenne d'environ huit mètres.

Ainsi fut enfermée une superficie de près de quatre cent vingt hectares, englobant le plateau supérieur qui domine aujourd’hui le Chella, pour assurer, en cas d’attaque, la sécurité des parties basses de la ville. Le rempart ouest était percé de quatre portes, à intervalles assez réguliers – Bab el Alou, Bab el Had, Bab er-Rouah, la quatrième étant incluse dans l’actuel Palais Royal. Le rempart sud n'en comportait qu’une seule, Bab Zaër. Comme la plupart des murailles édifiées par les almohades, cette enceinte construite en béton d'une grande solidité, riche en chaux grasse, a admirablement résisté. Régulièrement flanquée de tours carrées, sa courtine est couronnée d'un chemin de ronde, bordé à l’extérieur d’un parapet aux merlons coiffés de pyramidions.

Bab el Had à Rabat

Bab Er-Rouah, chef-d’œuvre d’esthétique monumentale en pierre, déploie, tout comme la porte de la Kasbah, un décor d’entrelacs autour de l’ouverture en forme d’arc outrepassé inscrit dans un encadrement rectangulaire. Comme à Bab Agnaou à Marrakech, de grands arcs reprennent, en l’élargissant, le mouvement de l’arc même de la porte, l’entourant d’une auréole sinueuse aux pointes aiguës, surmontée d’une large frise à inscription coufique. Au début du XVIIe siècle, les réfugiés musulmans chassés d’Andalousie s’installent dans la Kasbah, dans une partie d’une centaine d’hectares à l’intérieur de l’enceinte almohade, qu’ils délimitent par l’édification d’une nouvelle muraille. Partant à proximité de Bab el Had, cette dernière relie la courtine du XIIe siècle à la falaise dominant le Bouregreg, au Borj Sidi Makhlouf. Rectiligne et flanquée de tours barlongues, la muraille andalouse qui s’étendait sur plus de 1 400 mètres, était haute en moyenne de 5 mètres et large de plus d’1,5 mètre. Elle était percée de trois portes : Bab et-Then (qui est aujourd'hui abattue ; elle était située près de l’actuel marché municipal), Bab el Bouoiiiba et Bab Chella. Par, ailleurs, au début du XIXe siècle, un nouveau rempart extérieur, d’une longueur totale de 4 300 mètres fut édifié.

Il prolongeait au sud l'enceinte almohade et la doublait à l’ouest jusqu'à l’océan Atlantique, enfermant ainsi une superficie totale de plus de 840 hectares. Cette dernière fortification avait une hauteur moyenne de 4 mètres et une épaisseur légèrement inférieure à 1 mètre. Quatre portes au total y étaient percées : Bab el Qebibât, Bab Témara, Bab Marrakech et Bab el Msalla. Ce rempart alaouite a été détruit en grande partie pour faciliter l’aménagement de la ville européenne durant le Protectorat. À partir des principales portes de la Médina, partaient les routes reliant, notamment, Rabat à Casablanca et à Marrakech.aussi Rabat à Rommani et à Marrakech.

L'enceinte extérieure de Rabat

Aux abords de l'enceinte almohade se tenaient des marchés hebdomadaires, tel celui de Souq el Had, à proximité de la porte du même nom. Par ailleurs, entre l'enceinte Alaouite et la muraille Almohade étaient situés, au sud, l'Aguedal, relié au Palais Royal et, au nord, des jardins d'orangers dont les fruits, très prisés pour leur qualité, étaient exportés en Europe comme en attestent de nombreux documents d'archives[5].

[modifier] Institutions et espaces culturels

Le théâtre national Mohammed-V est l’une des plus grandes institutions culturelles de Rabat, mais le coût de son fonctionnement dépasse les possibilités des compagnies existantes au Maroc et l’amphithéâtre reste souvent fermé. La majeure partie des spectacles y sont co-organisés avec les Instituts culturels européens.

Les galeries officielles : Bâb Er-Rouah, Bab El-Kébir aux Oudayas et Mohamed El-Fassi.

Les espaces culturels indépendants : l’appartement 22[6] est dédié à la création contemporaine, marocaine et internationale. Ce lieu, fondé par le critique d’art Abdellah Karroum depuis 2002, est devenu une résidence d’artistes qui fonctionne de manière coopérative depuis 2004. Cinq ans après sa création, L'appartement 22 se développe avec un fonctionnement collégial associant plusieurs commissaires d'expositions et artistes. L'appartement 22 est invité en tant que lieu indépendant dans d'inportantes Foires d'art contemporain (Frieze en 2007; Joburg en 2008). C'est à partir de L'appartement 22 que Karroum crée prépare la création de Radio_Lappartement22 la première station radio entièrement culturelle du pays.

Des grands projets culturels sont lancés dans les années 2000, notamment celui de la Bibliothèque publique, du musée des Arts contemporains et de l’Institut supérieur de la musique et de la danse.

En 2006, la Fondation ONA inaugure à Rabat son second lieu culturel, la Villa des Arts.


[modifier] Les quartiers de Rabat

Kasbah des Oudaïas

Rabat offre aujourd'hui une palette de quartiers socialement très différenciés qui se répartissent en éventail.

D'abord, l'Oudaya et la Médina, comme axe central à la rencontre du Bou Regreg et de l'océan Atlantique.

À l'ouest, un étirement de quartiers de classes moyennes et populaires borde le littoral, tels que L'Océan, Qbibate, Akkari, Yacoub El Mansour, Massira, Hay el Fath, Amal 6, Boustane, Mimosa, Mountazah et Mountalak ; cette première bande d'habitats dense se rapproche fortement de Témara .

Un second ensemble de quartiers modestes borde l'oued Bouregreg dans un site assez confortable : Bizanta, Daouar al Hajja, al Maadid, douar Eddoum, douar Lahouna, Youssoufia, Takadoum et Hay Nahda.

Entre ces deux rayons de quartiers populaires ou de classes moyennes s'intercale une vaste diagonale de quartiers aisés tels que Les Orangers, Aviation, Mabella, Hassan, Agdal ou Hay Riad, à l'habitat luxueux comme le démontre les quartiers Souissi et Ambassadeurs. Ce dernier est d'ailleurs le lieu de prédilection des résidences diplomatiques.

Cette urbanisation en vastes plans, aérée, souvent boisée, éloignée des brumes de l'Océan, contraste vivement avec les îlots plus resserrées et denses qui l'encadrent.

[modifier] Economie

[modifier] Transports

Une double voie ferrée électrifiée relie Rabat aux villes voisines (ici vers Salé)

Les Rbatis utilisent largement un réseau de transports en commun constitués de bus et taxis qui satisfont aujourd'hui mal à la tâche. Le prix des parkings, très élevé, ainsi que la difficulté de trouver une place et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Une ligne électrifiée à double voie relie Rabat, entre autres, aux villes voisines de Salé et de Casablanca : il est emprunté pour les trajets à courte distance par le RER en direction de Témara, Bouqnadel et Salé tandis que la majorité des habitants faisant la navette entre Casablanca et Rabat empruntent le TNR (train navette rapide) qui assure une desserte en une heure avec une fréquence à la demi-heure. Rabat comporte deux gares : Rabat Ville dans la ville nouvelle et Rabat Agdal. Les personnes habitant en lointaine banlieue utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain.

Rabat partage avec Salé l'Aéroport international Rabat - Salé d'une capacité de 3,5 millions de passagers dont le trafic se monte à 300 000 passagers (2008)

[modifier] Les projets d'aménagement de Rabat

La ville de Rabat à l'image du reste du Maroc compte aujourd'hui de nombreux projets d'aménagements ambitieux démarrés ou en gestation. Ces projets doivent permettre de répondre aux besoins d'une population en forte croissance (la conurbation de Rabat incluant les villes de Salé, Skhirat et Temara, compte désormais presque de 3 millions d'habitants). Il s'agit également de créer des infrastructures de transport aujourd'hui peu développées et incapables de faire face aux déplacements quotidiens des habitants dans le cadre de leur activité professionnelle. Rabat ambitionne également de devenir une véritable capitale culturelle du pays ce qui se traduit par la multiplication de projets comme la grande bibliothèque, le futur grand théâtre national au bord du Bouregreg, le musée archéologique, le musée d'art contemporain, etc

[modifier] Les projets d'aménagement de la vallée du Bouregreg

Le projet d'aménagement concerne l'ensemble de la vallée du Bouregreb (ici vue vers le sud depuis le plateau de Rabat)
Bal al Bahr : phase I du projet d'aménagement de la vallée du Bouregreb
La rive gauche du Bou Regreg a été complètement réaménagée

L'aménagement de la vallée du Bouregreg séparant les villes de Rabat et Salé est un projet majeur pour le Maroc qui doit concerner à terme 6 000 hectares et qui a été lancé en 2006 à l'aide de capitaux en provenance des Émirats arabes unis et d'investisseurs institutionnels marocains comme la CDG. L'objectif du projet est de construire dans cette zone en partie inondable et faiblement ou pas aménagée des nouveaux quartiers multifonctions assurant la transition entre les deux agglomérations en valorisant le potentiel de l'axe fluvial et le patrimoine architectural des deux villes. Le projet, qui est piloté par un établissement public créé pour la circonstance (l’Agence pour l'Aménagement de la Vallée du Bouregreg AAVB), doit permettre également d'améliorer la communication entre les deux villes[7].

Six phases sont prévues dont deux sont entamées en 2009. La première, dénommée Bab Al Bahr, représente un montant de d’investissement de 750 millions de dollars et comprend un programme immobilier mixte de près de 560 000 m2 de plancher. Les aménagements situés sur la rive gauche de l'oued entre son embouchure et le pont Moulay Hassan comprennent des ensembles hôteliers et résidentiels de qualité, la Cité des Arts et métiers dédiée à la préservation du savoir-faire artisanal et un port de plaisance. La construction d'un pont doté d'un tirant d'air plus élevé et le dragage de l'oued doivent permettre d'accueillir des bateaux ayant des tirants d'eau plus importants. Pour les pêcheurs professionnels de Salé et Rabat chassés par les aménagements en cours, un port de pêche est en cours de construction à l'embouchure de l'oued côté Rabat.[7]

La deuxième phase, Amwaj (Vagues), qui prévoyait la construction d'un quartier en partie lacustre dans la zone comprise entre le pont Moulay Hassan et la ligne ferroviaire Rabat Salé pour un investissement de 24 milliards de dirhams est aujourd'hui gelée (octobre 2009) car le principal investisseur du Dubaï, rencontre des difficultés financières à la suite de la crise économique en cours. Les quatre autres phases non démarrées portent sur l'aménagement de tronçons de la vallée situés en amont de Rabat[8].

[modifier] Les autres projets d'aménagement immobiliers de Rabat

Le projet Sephira porte sur l'aménagement de la corniche du littoral atlantique sur une longueur de 11 km et une superficie de 330 hectares entre Bab El Bahr (près des Oudaîas) et Harhoura (Témara). Le projet prévoit à terme la réalisation entre autres de résidences, d'hôtels, de tours d'affaires, d'un centre commercial et d'une marina internationale. Le projet est confié à un groupe des Emirats : le terrain est cédé pour un dirham symbolique en échange de la construction des infrastructures. Le démarrage du programme, toujours en suspens, a été par le passé régulièrement reporté[9].

Le projet de Akrach est une extension de la ville de Rabat qui doit permettre de loger 200 000 habitants sur le plateau de même nom situé au sud de l'agglomération. Le projet à l'étude depuis quelques années est toujours en suspens (2009)[10].

le projet de CGI du centre multifonctionnel d'Agdal qui comportera un shopping mall, un hôtel, un fitness club et des bureaux.

Une ville nouvelle, baptisée Tamesna et considérée comme une ville-satellite de Rabat, est en cours de construction à 30 km au sud-est de Rabat sur un terrain situé en amont de l’oued Ikem. Elle a vocation à accueillir à son achèvement vers 2015 250 000 habitants dans 50 000 logements dont 10 000 logements sociaux[11]

Sur l'emplacement de l'ancien zoo de Rabat qui est situé entre les quartiers Hay Riad et Témara va naitre un projet touristique et immobilier (Ryad al andalous). Un nouveau zoo national doit être construit juste à coté du complexe sportif Moulay Abdellah en utilisant la recette de la vente du terrain de l'ancien zoo au promoteur (420 M. Dhm)[12]. Les travaux de construction ont débuté en juillet 2008 et s'achèveront en 2011.

[modifier] Projets d'infrastructures de transport

Chantier du tramway de Rabat Salé et du nouveau pont
Nouveau pont et tunnel des Oudaïas

Pour décongestionner le trafic sur l'axe reliant Salé à Rabat un nouveau pont doté de 2 fois 3 voies remplaçant le pont Moulay el Hassan (2 x 2 voies), complètement saturé, est en cours de construction et doit être livré en 2010. Le nouvel ouvrage comportera également deux voies dédiées aux nouvelles lignes de tramway (voir infra) et des passages sécurisés pour les cyclistes et les piétons[13]. Les travaux, exécutés par GTR, filiale de Colas, ont débuté en avril 2008, seront achevés en juillet 2010 [14]. Dans son prolongement la construction du tunnel des Oudaïas (longueur 1 km avec les voies d'accès) doit permettre de rétablir la continuité entre la Médina et la Kabash des Oudayas et limiter les nuisances sonores et la pollution générées par un trafic routier devenu très important. [15].

Tramway

La ville de Rabat devrait disposer à partir de 2010 de son premier réseau de transport en commun lourd : deux lignes de tramway d'une longueur totale de 22 km sont en cours de construction. Les lignes desservent à la fois Salé et Rabat selon un axe est-ouest avec un tronc commun de 3 km pour le franchissement du Bou Regreg. Les 41 stations sont desservies par des rames doubles d'une longueur totale de 60 mètres[16]. Les travaux, exécutés par GTR, filiale de Colas, ont débuté en avril 2008, seront achevés en juillet 2010 [14].

Lignes de bus

Suite aux résultats de l'appel d'offres de 2007 gagné par la société Veolia Transport, l'agglomération devrait disposer d'un véritable réseau de transport urbain à partir de 2009 avec la mise en place progressive de voies réservées pour les bus, si la collectivité souhaite prioriser les transports en commun.

Trains

La gare de Rabat-Ville est en cours de rénovation (2009).

[modifier] Démographie

Rabat forme avec Salé et Témara une conurbation de 1,66 millions d'habitants (2005). La croissance de la population a été stimulée tout au long du 20ème siècle par la croissance démographique du Maroc et la migration vers les villes. Le choix de Rabat comme capitale politique et administrative en 1912 a entrainé l'arrivée d'une population importante de fonctionnaires. Jusqu'à l'indépendance c'est Rabat qui a reçu la majorité du flux migratoire. Après l'indépendance, la croissance s'est accentuée avec l'installation de l'élite intellectuelle dans la capitale. Désormais la population de Rabat ne croit plus et c'est Salé et Témara qui reçoivent les nouveaux flux migratoires.

Évolution démographique
Année 1912 1936 1952 1960 1971 1982 1994 2004 2005 2010*
Rabat 27 000 83 000 156 000 231 000 375 000 526 000 624 000 628 000 627 000 620 000
Salé 19 000 32 000 47 000 77 000 159 000 328 000 580 000 761 000 780 000 870 000
Témara 3 000 11 000 64 000 133 000 235 000 248 000 310 000
Conurbation 46 000 115 000 203 000 311 000 545 000 918 000 1 337 000 1 624 000 1 655 000 1 800 000
*2010 : Estimation; Source 2005[2]

[modifier] Climat de la capitale

Enceinte de la Kasbah des Oudaïas face à l'Océan

Le climat de la ville est un climat atlantique. En général, l'hiver est un peu froid à Rabat où la température moyenne en janvier -le mois le plus froid- est de 9 °C , le matin et la nuit la température descend parfois jusqu'à 0 °C . En période hivernale et printanière, les précipitations sont abondantes et fréquentes, presque toujours accompagnés de rafales de vent, de nord ou d'ouest.En janvier 2005, la température a baissé jusqu'à -5 °C , c'était la température record , il a même neigé dans quelques quartiers périphériques de la capitale. En juillet 2009, l'observatoire de rabat a enregistré 47°C. En période estivale, la brise de l'océan Atlantique rafraîchit largement la capitale. Le thermomètre avoisine généralement les 25 °C en juillet – qui est aussi le mois le plus chaud – et août. Ainsi, les journées sont chaudes, mais n'en deviennent pas pour autant étouffantes. Rabat est une ville au climat assez humide. En effet, elle est encerclée par l'Atlantique au Nord, le Bouregreg à l'Est et par la lac du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah au Sud. D'ailleurs une fois par décennie la ville subit des pluies torrentielles comme celles du 15 septembre 2009 qui ont paralysé la ville . Les mois les plus agréables pour visiter Rabat sont les mois de mai, juin et septembre, où la température diurne est de 22 °C. L'ensoleillement annuel est supérieur à six heures et demi par jour avec une température moyenne annuelle de 15 °C [17].

Relevé météorologique de Rabat
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc.
Température moyenne (°C) 13 13 14 15 17 20 22 22 22 19 16 13
Précipitations (mm) 77 74 61 62 25 7 1 1 6 44 97 101
Source : Site the Weather Network statistiques sur 30 ans 1961-1990

[modifier] Monuments

Ruines romaines de Chellah
Mosquée et nécropole de Chellah
Enceinte de Chellah
Ville nouvelle : la Poste Principale
Le palais royal
  • La Kasbah des Oudaïa : ribat surplombant l'embouchure de l'oued Bou Regreg où se trouve le musée des Oudayas : le ribat conçu à l'origine est devenu l'abri du musée nationale des Bijoux ;
  • La tour Hassan, ruines de la mosquée bâtie par Ya'qub al-Mansūr, détruite au moment du tremblement de terre de Lisbonne de 1755 et le mausolée de Mohammed V : où repose le défunt roi Mohammed V et ses deux fils, le défunt roi Hassan II et son frère cadet Moulay Abdellah [18] ;
  • La nécropole de Chella : bâtie en 1339, Chella était une ancienne agglomération phénicienne, carthaginoise et romaine [19] ;
  • La section monumentale de l'avenue Mohammed V et la mosquée Sunna
  • La mosquée de l'Agdal
  • La cathédrale Saint-Pierre : située Place du Golan, cet édifice, toujours affecté au culte catholique, a été complètement achevée en 1930 [20] ;
  • Dâr-al-Mahkzen : le palais royal et le siège du gouvernement où travaillent et résident plus de 2 000 personnes. On accède au palais par une vaste esplanade, le "Méchouar". [21] ;
  • Bab ar-Rouah et l'avenue des Forces armées royales (FAR).
  • l'ancienne médina

[modifier] Lieux à visiter

  • La médina : construite au XVIIe siècle pour accueillir les réfugiés d'Andalousie, elle est aujourd'hui connue par le mellah (ancien quartier juif), son souk couvert Es-Sebat' '9anasél`, et toutes autres sortes de boutiques diversifiées [22] ;
  • Le Parc Ibn-Sina : appelé communément « parc Hilton » en raison de sa proximité avec l'hôtel du même nom, le parc est aussi le poumon vert de l'agglomération avec des plantations de pins et d'eucalyptus [23] ;
  • Le jardin d'essaie: situé au milieu de la ville divisé en deux par l'avenue de la victoire
  • la ceinture verte de rabat: c'est un bois protégé séparant rabat de Témara celle-ci situé dans l'agglomération de la capitale
  • Le golf et le palais Dar es-Salam : golf de 45 trous qui abrite chaque année le prestigieux trophée international de golf Hassan-II [24] ;
  • L'appartement 22[6] : lieu indépendant pour la création contemporaine. Situé au cœur de la nouvelle ville, dans l'immeuble des années 1920 en face du Parlement du Maroc, l'espace est destiné à la jeune création marocaine et internationale, notamment dans le domaine des arts visuels.
  • la villa des art: petit établissement abritant des exposition
  • Le musée archéologique.
  • L'avenue Mohammed v situé en plein centre de rabat , et abritant le parlement ainsi que de nombreux cafés et de magasins commerciaux.
  • l'hôtel balima: l'un des plus anciens de la ville, face au parlement
  • L'agdal : quartier de shopping et important centre d'activité de la ville.
  • Le nouveau centre d'affaires et administratif a hay riad (specialement l'avenue annakhil et le Mahaj riad ).
  • la marina de bouregreg.
  • les plages allant de harhoura a skhirate.
  • le mega mall: mall commerciale contenant une patinoire et un bowling ainsi que plusieurs marques internationales
  • le festival mawazine qui se tient annuellement pendant le mois de mai et qui dure une semaine(il a attiré 2 millions de spectacteurs en 2009)

[modifier] Enseignement supérieur et recherche

Rabat est avec Casablanca la ville dans laquelle se concentre la majorité des établissements d'enseignement supérieur au Maroc malgré les tentatives récentes de décentralisation de l'enseignement supérieur. L'Université Mohammed V, première université fondée après l'indépendance (1957), est aujourd'hui scindée en deux établissements l'Université Mohamed V - Agdal et Université Mohamed V - Souissi

L'Université Mohamed V - Agdal accueille 18 600 étudiants (chiffres 2008-2009) dont environ 5 000 en 3ème cycle.[25]. L'université comprend la plus ancienne école d'ingénieurs du Maroc et en Afrique[26], l'École Mohammadia d'ingénieurs, fondée en 1959 et située à l'Agdal. L'Université Mohamed V - Souissi accueille environ 17 000 étudiants (chiffres 2008-2009) dont 3 500 au niveau du 3ème cycle[27]. Les filières de formation comprennent le Droit, l'Économie, la Santé, les Sciences Humaines et Sociales, les Sciences de l'Education et l'Ingénierie Informatique. L'École nationale supérieure d'informatique et d'analyse des systèmes est rattachée à cet établissement.

De nombreuses autres écoles d'ingénieurs sont installées à Rabat dont l'Institut national des postes et télécommunications, l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II , l'École nationale d'industrie minérale et l'Institut national de statistique et d'économie appliquée. A côté de ces établissements publics existent également des établissements privés comme l'École Supérieure de Management, d'Informatique et de Télécommunication, l'Institut supérieur du génie appliqué et l'École marocaine des sciences de l'ingénieur.

[modifier] Sports

[modifier] Candidature aux Jeux Olympiques de 2020

Le mois de septembre 2009, la ville de Rabat est déclarée comme candidate aux Jeux olympiques d'été de 2020[28] puisque le CIO a encouragé l'organisation des JO de 2020 en Afrique.

[modifier] Football

Stade Moulay Abdellah
Le phare de Rabat jouxte un spot de surf

La ville compte aussi le stade national du Maroc : Moulay Abdellah. Ce dernier fut construit en 1983. Les équipes de football locales sont :

[modifier] Handball

Les équipes de handball locales sont :

[modifier] Basket-ball

Les équipes de basket-ball locales sont :

[modifier] Volley-ball

Les équipes de volley-ball locales sont :

[modifier] L'équitation

L'équitation est une discipline très appréciée par la famille royale, la F.R.M.S.E. (Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres) étant présidée par S.A.R. la princesse Lalla Amina. Au Royal club équestre de Dar Es Salam à Rabat, tous les ans, se déroule la Semaine du cheval animée notamment par les championnats marocains. Les championnats les plus appréciés sont ceux de saut d'obstacles. Rabat dispose d'une quinzaine de clubs équestres dont le plus connu est le club Dar El-salam à l'est de la capitale


[modifier] Clubs et centres de loisirs

  • Le Club Wifaq
  • Royal Golf Dar Essalam
  • Le Club de la Justice
  • Le Club travaux public
  • Le Riad-club Rabat
  • L'union sportive des cheminots du Maroc (USCM)
  • Club Moulay Rachid
  • le parque d'attraction de Magic Parck
  • la patinoire du méga mall
  • Club d'agriculture
  • Méga mall

[modifier] Jumelages

[modifier] Bibliographie

  • Collectif, Villes et tribus du Maroc, tomes III, IV, V & VI consacrés à Rabat et sa région, Paris, Ernest Leroux, 1918-1920.

[modifier] Notes et références

  1. a et b Présentation de la Wilaya de Rabat-Salé, Ville de Rabat. Consulté le 22 novembre 2009
  2. a, b et c Abdellatif FADLOULLAH, Université de Rabat, Maroc, « [http://eso-gregum.univ-lemans.fr/IMG/pdf/fadloullah-2.pdf Explosion urbaine et maîtrise de la croissance des grandes agglomérations marocaines : le cas de la capitale] », Université du Maine Le Mans (France)/CNRS. Consulté le 22 novembre 2009
  3. a et b Mohamed Bargach, Une famille au cœur de l’histoire, p. 313, lignes 1-7 et 9-11
  4. Sébastien Carganico, « Juin 2009 : chronologie du mois », Le Monde-Dossiers et documents, juin 2009, p. 8
  5. Portes et enceintes sur le site de ToutRabat
  6. a et b Le site de l'appartement 22
  7. a et b Aménagement du Bougereg, Agence de l'aménagement du Bougereg. Consulté le 15 novembre 2009
  8. Des incertitudes pèsent toujours sur le chantier Amwaj, WMC Econnomie. Consulté le 15 novembre 2009
  9. Corniche de Rabat: Démarrage des travaux prochainement, Site www.rabat.ma. Consulté le 15 novembre 2009
  10. Une nouvelle ville aux portes de Rabat, Site www.bladi.net. Consulté le 15 novembre 2009
  11. LOGEMENT. Tamesna ville 2.0, Tel Quel Online. Consulté le 15 novembre 2009
  12. Royaume du Maroc - Projet de loi de finances 2008 - Secteur des établissement et entreprises publics - 3.4 - JARDIN ZOOLOGIQUE NATIONAL DE RABAT, Ministère de l'Economie et des Finances Maroc, p. 54. Consulté le 15 novembre 2009
  13. Rabat : Un nouveau pont pour le Bouregreg, Site bladi.net. Consulté le 15 novembre 2009
  14. a et b Colas remporte la construction du tramway de Rabat
  15. LE TUNNEL DES OUDAYAS, Agence de l'aménagement du Bougereg. Consulté le 15 novembre 2009
  16. Tramway de Rabat-Salé : description du projet, Site tramway-maroc.com. Consulté le 15 novembre 2009
  17. Le climat de Rabat sur l'Internaute.com
  18. Le mausolée sur Rabat-Maroc.net
  19. La tour sur Rabat-Maroc.net
  20. L'église de Rabat
  21. Le palais royal sur Rabat-Maroc.net
  22. Le Guide du routard Maroc 2005-2006 aux Éditions Hachette, chapitre " Rabat, Casa et la plaîne côtière ", Partie " Rabat et ses environs ", Section " Rabat / À voir ", page 241, lignes 29 - 53
  23. Même sections que plus haut, page 244, lignes 40 - 46
  24. Le golf Dar es-Salam sur Rabat-Maroc.net
  25. UM5A statistiques, Université Mohammed V Agdal. Consulté le 17 novembre 2009
  26. http://www.rekrute.com/editorial_article.php?id=722
  27. L'UM5S en chiffres, Université Mohammed V Souissi. Consulté le 17 novembre 2009
  28. http://www.radio-canada.ca/sports/Jeux-Olympiques/2009/11/02/001-dubai-2020.shtml
  29. Championnat du Maroc de handball

[modifier] Voir aussi

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Rabat.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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