Mila (Algérie)

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Mila
Image illustrative de l'article Mila (Algérie)
Noms
Nom algérien ميلة
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Mila
(chef-lieu)
Daïra Mila
(chef-lieu)
Président de l'APC Maatouk
11/2012 jusqu'au 11/????
Code postal 43000
Code ONS 4301
Démographie
Population 69 052 hab. (2008[1])
Densité 532 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 27′ 00″ N 6° 16′ 00″ E / 36.45, 6.26666736° 27′ 00″ Nord 6° 16′ 00″ Est / 36.45, 6.266667  
Altitude 486 m (min. : 155 m) (max. : 1 040 m)
Superficie 129,89 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Mila.
Localisation de la commune dans la wilaya de Mila.

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Mila

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Mila

Mila (en arabe, mīla, ميلة) est une ville à l'est de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Mila est situé à l'Est de la wilaya de Mila.

Communes limitrophes de Mila
Zeghaia Sidi Merouane Grarem Gouga
Oued Endja Mila Messaoud Boudjriou (Constantine)
Ahmed Rachedi Sidi Khelifa Ain Tine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La vielle ville, la médina est entourée d'un rempart byzantin.

La ville française, village colonial carré construit à l'ouest de la vielle ville.

Sennaoua, ancienne mechta située à moins de 2 km au sud de la ville française, elle est devenue un quartier de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1884 1892 1897 1902 1987 1998 2008
6 665 7 167 7 730 8 023 40 327 59 959 69 052
(Source : recensement [2],[3],[4],[5],[6],[7])


Histoire[modifier | modifier le code]

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La ville était l’un des quatre grands castella qui assuraient la protection de Cirta Regina (Constantine) aux côtés de Rusicade (Skikda), Chullu (Collo) et Cuicul (Djemila) ; cette ville a pris plusieurs noms dans sa longue histoire. La mémoire écrite retient entre autres ceux de Milev, Milovitana, Mulium, Molium, Médius, Milo, Milah et Mila.

Pendant la guerre contre les Vandales, Mila est conquise par Bélisaire. Justinien y construisit de grands monuments à pierres taillées dans les montagnes environnantes. Des aqueducs et de vastes jardins apparurent. La cité conserve encore des pans de murs ou de colonnes de la vieille cité romaine.

Milev était affublée de l’épithète de « Reine des céréales et du lait ». Léon l'Africain, géographe du XVIe siècle, affirme qu’elle fut construite par les Romains et se trouve à 12 milles de Constantine, le géographe cite un mur qui entoure Mila. La ville est également le siège de deux conciles chrétiens tenus en août 402 et octobre 416, le dernier par Saint Augustin, elle fut la patrie du grand évêque africain Optat de Milève, qui combattit le donatisme et comportait au moins une basilique chrétienne. La christianisation de la région s’est faite à grande échelle après la défaite des Vandales par les Byzantins.

La présence byzantine dura jusqu’en 674, soit 55 ans après l’Hégire, date à laquelle elle fut conquise à nouveau par Abou Mouhadjer Dinar qui y séjourna pendant deux ans. Certains lui attribuent la construction de la mosquée de « Sidi Ghanem », sur les décombres de l’église romaine. Au Xe siècle, Mila est la première principauté des Aghlabides conquise par les Kutamas, tribus guerrières de Kabylie.

Pendant la période ottomane, Mila dépendait du Beylik de l’est, la région a connu des troubles permanents en raison de la lourdeur du kharadj imposé aux habitants par le pouvoir du Bey. Cette instabilité n’a pas empêché les mariages mixtes qui caractérisent particulièrement la ville de Mila.

Durant la Guerre d'Algérie, la région de l'est entourant Mila, Jijel, Collo et Constantine était le théâtre de très nombreuses batailles et actions contre l'Armée française. Parmi les dirigeants de la révolution algérienne, plusieurs étaient originaires de Mila et sa région, comme Abdelhafid Boussouf et Lakhdar Bentobal.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Mila fut la patrie du grand évêque anti-donatiste Optat de Milève.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville possède une vieille casbah toujours ceinte d’une muraille byzantine qui remonte au VIe siècle[8], elle est classée patrimoine protégé par le ministère de la Culture algérien[9].

La ville renferme également de nombreux monuments historiques tels que "Ain Lebled" qui remonte à l'époque romaine, la statue de "Milo" et la mosquée de Sidi Ghanem, construite en l'an 59 de l'Hégire par Abou El Mouhadjer Dinar, l'un des compagnons du Prophète Mahomet et qui était auparavant une église byzantine[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Référence et Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Mila : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. (en) Population de Chelghoum Laïd(World Gazetteer)
  3. (en) the People's Democratic Republic of Algeria - Mila(Geohive)
  4. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1884, p.65
  5. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1892, p.169
  6. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1897, p.132
  7. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1902, p.143
  8. Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux » (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 100
  9. a et b Mila: Affluence à la Mosquée Sidi Ghanem, Le Midi Libre du 21/05/2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Wilaya de Mila

Liens externes[modifier | modifier le code]