Adrien Berbrugger

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Adrien Berbrugger
Archéologue
Image illustrative de l'article Adrien Berbrugger
Adrien Berbrugger en 1866
Naissance 11 mai 1801
Paris
Décès 2 juillet 1869 (à 68 ans)
Alger
Nationalité Drapeau de la France France

Adrien Berbrugger, de son nom complet Louis Adrien Berbrugger, né à Paris le 11 mai 1801 et mort à Alger le 2 juillet 1869, est un archéologue et philologue français spécialiste de l'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au lycée Charlemagne, Adrien Berbrugger porte un intérêt certain à l'histoire du Moyen Âge. Mais pas seulement car dans les années 1820 il publie des ouvrages de langue espagnole.

Après trois années (de 1830 à 1833) passées à l'école de Chartres, il entre de plain-pied dans le socialisme, défendant ses idées dans les journaux et animant des conférences publiques à Paris, Marseille, Lyon, Besançon, Dijon, Londres et Alger.

Puis il se rendit en Angleterre où le gouvernement de ce pays l'employa de 1834 à 1835 à des travaux historiques. Au cours de ce séjour, il fit transcrire des milliers de pièces originales émanant des rois d'Angleterre et de hauts fonctionnaires relatives à l'occupation de la France par les anglais de 1415 à 1440.

Il retourne à Alger en 1835 en qualité de secrétaire du général Gouverneur Clauzel. Il devient rédacteur en chef du journal le Moniteur Algérien où il défend les thèses pro-colonialistes du gouverneur ; ce qui lui vaut une certaine popularité auprès des colons ; et conservateur de la bibliothèque-musée d'Alger. Ces fonctions ne vont pas l'empêcher d'accompagner Clauzel lors de ses expéditions. Après la première expédition de Constantine, le savant revint avec deux mille volumes de manuscrits arabes qu'il déposa à la bibliothèque d'Alger. Au départ du maréchal, remplacé par le général Damrémont, Berbrugger va démissionner de ses activités journalistiques, se confinant dans ses fonctions de conservateur et d'archéologue.

En 1837, envoyé en mission à Guelma, il put prouver que cette ancienne ville romaine était la Calama des temps antiques, ce qui lui valut une médaille d'or de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. La même année, il est envoyé auprès de l'Émir Abd el-Kader et à son retour publie le livre Voyage au camp d'Abd el-Kader.

L'année suivante, il reçoit la croix de la légion d'Honneur et une dernière médaille d'or de l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres dont il devient en cette année 1839 membre correspondant. Nommé membre de la Commission scientifique de l'Algérie, il fait un troisième voyage à Constantine, un autre dans l'île Salite à La Calle et des explorations dans le mont Edough et à Cherchell.

En 1840, l'évêque d'Alger le nomme à la Commission d'échanges de prisonniers auprès d'Abd el-Kader et coopère à l'échange qui eut lieu à Boufarik le 18 mai.

En 1842 il publie ses ouvrages concernant l'expédition de Mascara et ses deux expéditions de Constantine.

Berbrugger qui connaissait plusieurs langues ; grec, latin, anglais, espagnol ; apprit l'arabe depuis son arrivée en Algérie. Si les inscriptions romaines lui firent découvrir les ruines d'Icosium et du Tombeau de la Chrétienne, c'est la traduction des manuscrits arabes qui lui fit connaitre l'endroit du Fort des vingt quatre heures où reposaient les restes du martyr chrétien Geronimo qui furent transférés à la cathédrale d'Alger en grande pompe (1853).

Ses écrits dans la Revue Africaine rendent compte de sa puissance de travail et des services inestimables qu'il a rendu à l'archéologie algérienne. L'étude des catalogues de la bibliothèque permet de se rendre compte de la brillante situation de la bibliothèque sous sa direction.

En 1865, Commandeur de la Légion d'honneur, il reçoit le cordon des mains de l'Empereur dans sa bibliothèque.

Malade, Louis Adrien Berbrugger s'éteint à Alger en 1869.

Archéologues, orientalistes, historiens, géographes, explorateurs et philologistes connaissent ses travaux.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Livres et publications[modifier | modifier le code]

  • Curso de temas frances en 1824
  • Histoire de France mnémonisée, Éditions Levy, Paris 1827
  • Vocabulaire français-espagnol et espagnol-français, Éditions André Guedon/Baudouin/Belin Leprieur, Paris 1829
  • Geronimo, le martyr du Fort des vingt quatre heures à Alger, Ed. Bastide, Alger 1859
  • Les époques militaires de la grande Kabylie
  • Voyages dans le sud de l'Algérie et des états barbaresques de l'ouest et de l'est
  • Exploration scientifique de l'Algérie pendant les années 1840, 1841, 1842 (1847)
  • Le Tombeau de la Chrétienne, mausolée des rois maurétaniens (1867)
  • Les puits artésiens des oasis méridionales de l'Algérie
  • Traduction et notes de Topographie et histoire générale d'Alger de Diego de Haëdo

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aumerat Joseph François, Souvenirs algériens, Imprimerie Mauguin, Blida, 1898

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]