Laghouat

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Laghouat
Monument de Laghouat
Monument de Laghouat
Noms
Nom algérien الأغواط
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Laghouat
Daïra Laghouat
Président de l'APC Bachir Benbehaz (FLN)
2012-2017
Code postal 03000
Code ONS 0301
Démographie
Population 144 747 hab. (2008[1])
Densité 362 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 48′ 24″ N 2° 52′ 56″ E / 33.806538, 2.882195 ()33° 48′ 24″ Nord 2° 52′ 56″ Est / 33.806538, 2.882195 ()  
Superficie 400 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Laghouat.
Localisation de la commune dans la wilaya de Laghouat.

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Laghouat

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Laghouat
Liens
Site de la commune http://www.laghouat-dz.org

Laghouat (arabe : الأغواط) est une commune de la wilaya de Laghouat dont elle est le chef-lieu.

Laghouat, qui signifie « maison entourée de jardins », est une ville d’Algérie située à 400 km au sud d’Alger à 750 m d’altitude. D’une superficie de 25 000 km2, elle compte environ 328 000 habitants. Elle est divisée en six daïras : Aflou, Brida, Laghouat, Aïn Madhi, Ksar El-Hirane et Hassi R’mel.La ville de Laghouat a été construite sur les rives de Oued Mzi, limitée au sud par une zone pastorale qui s’tend jusqu’au Bordj de Thilghemt. Elle contient le plus grand gisement de gaz naturel d’Afrique. Sa réserve est estimée à plusieurs milliards de mètres cubes. Depuis Hassi R’mel, elle exporte le gaz via les gazoducs de Transmed et le Maghreb-Europe.

Laghouat est une ville où la réunion des monts de l’Atlas, le désert, les arêtes rocheuses et la palmeraie forment un paysage d’une beauté sublime. Elle porte fièrement le surnom de la « porte du désert ».

Laghouat est la capitale intellectuelle du Sahara et a vu naître de nombreux poètes dont Ben Kriou.

La ville de Laghouat compte plusieurs sites historiques et touristiques comme le Ksar de Ain Madhi, le Palais de Koudrane, le tombeau et la Kouba de Sidi Ahmed[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à proximité de l’Oued M’Zi, l’Oued M’Saad et l’Oued Kheir, qui antérieurement la traversait de part en part après s’être détaché de l’Oued M’Zi, Laghouat était une oasis convoitée qui s’étendait sur près de trois kilomètres.

Primitivement, et jusqu’à une date assez récente, Laghouat se trouvait formé par un agrégat de ksour : Boumendala, Nedjal, Sidi Mimoun, Benbouta. Par la suite, un rempart cernant l’oasis des quatre côtés fut exhaussé pour se prémunir contre les razzias et les attaques menées par d’autres tribus. El-Ayachi, historien et grand voyageur maghrébin, mentionne dans sa « Rihla » l’existence de ce rempart en 1663[3].

Situation[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Laghouat est desservie par un aéroport. Un vol par semaine est assuré le vendredi par Air Algérie

Histoire[modifier | modifier le code]

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La naissance moderne de la ville de Laghouat remonte au début du XVIIIe siècle. Mais Ibn Khaldoun a signalé l'existence vers le XIV siecle d'un qaçr (ville ou village entouré d'un mur en pierre pour la protection contre les invasions) dans un site qui semble être celui de la ville actuelle, abritant une faction de la tribu de "laghouat", branche de la célèbre tribu berbère des Maghraouas.

Cette tribu connu aujourd'hui sous le nom de laghouat-ksel,il ne reste qu'une fraction (ouled serghine)habitant la ville, la majorite de laghouat-ksel migre vers l'ouest dans les environs de djbel Ksel (wilaya de Bayadh).

Quelques dates importantes de l’histoire de Laghouat:

  • 1368 : Le sultan Abou Hammou, de la dynastie Zianides, chassé par le sultan Mérinides de Fez, rallia ses partisans à Laghouat avant de se retirer dans le Mzab.
  • 1698 : Le marabout SidiHadj Aissa (mort en 1737), patron de la ville, s’établit à Laghouat.
  • 1708 : Le sultan du Maroc Moulay Abdelmalek, établit son camp à l’Ouest de la « cité rebelle » et lui imposa un tribut qu’elle refusa tout le temps de payer.
  • 1727 : Laghouat passe sous la domination des Ottomans.
  • 1741 : Le bey du Titteri, à la tête d’une imposante armée, assiégea la ville. Défait, il reprit la route de Médéa.
  • 1785 : Le bey d’Oran sur l’ordre du dey d’Alger, mena une expédition punitive contre Laghouat qui refusait toujours de payer l’impôt annuel de 700 réaux.
  • 1829 : Le Cheikh Moussa Ibn Hassan El- Misri, né en Égypte, à Damiette, en 1787, s’établit à Laghouat et fonde l’ordre Chadhiliyya.
  • 1831 : Le Cheikh Moussa Ibn Hassen El Misri proclame la guerre sainte contre l’Armée française, lève une armée et entame une résistance armée qui ne devait prendre fin qu’avec sa mort, en 1848, lors de la fameuse bataille de Zaatcha, sous l’étendard du Cheikh Bouziane, un autre juriste éminent de Laghouat.
  • 1852 : Une armée forte de 6 000 hommes et sous le commandement de trois généraux – Pélissier, Yussuf et Bouscaren – assiège la ville de Laghouat. La bataille s’engage le 21 novembre ; le 4 décembre de la même année, Laghouat est prise d’assaut. L’extermination systématique de l’ensemble de sa population est alors ordonnée ; plus des deux tiers périssent ainsi. La ville ainsi que le reste de sa population sont sauvés de justesse par un contre-ordre.

Le célèbre Bennacer Benchohra est alors de toutes le batailles. En 1875, il gagne la Syrie, âgé de plus de 70 ans, pour y vivre ses derniers jours.

  • 1921 : Mort du grand poète et alchimiste le cadi Abdallah Ben Keriou.
  • 1922 : Fondation à Laghouat, sur l’initiative du Cheikh Zahiri, des notables et des lettrés de la ville, de la première école privée en Algérie.

Les mouvements nationalistes s’implantent à Laghouat.

  • 1927 : Le Cheikh Moubarek El Mili s’établit à Laghouat pour y donner son enseignement. Une première promotion d’étudiants rejoint l’université d’El Zeïtouna(Mosquée Zitouna), à Tunis.
  • 1946 : Le bey de Tunis, Moncef, est placé en résidence surveillée à Laghouat.
  • 1955 : Deux mois après le 1er novembre 1954, Laghouat s’engage dans la lutte armée. La liste de ses martyrs ne cesse alors de s’allonger.
  • 1957 : Le ministre français Jacques Soustelle, accueilli froidement par les Laghouatis, décide de transférer à Ouargla le chef-lieu de la préfecture des Oasis.
  • 1974 : À l’issue du découpage administratif de cette même année, Laghouat réintègre son statut de chef-lieu de wilaya.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jeune Juive de Laghouat 1884

Le toponyme de Laghouat est issu du mot d'origine berbère a𝛄wat signifiant « montagne en dents de scie »[4].

Ce nom a également souvent été présenté comme étant issu du mot arabe el a𝛄wat signifiant « les jardins », en références aux nombreux vergers des oasis de la région[4]. Laghouat a été également rapproché du nom d'une tribu citée par Procope, les Leucathes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Laghouat : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. http://www.zoom-algerie.com/ville-3-Laghouat.html
  3. http://algeriaspace.blogspot.com/2007/04/la-ville-de-laghouat-en-algerie.html
  4. a et b Mohand-Akli Haddadou, Dictionnaire toponymique et historique de l'Algérie, Tizi Ouzou, Éditions Achab,‎ 2012 (ISBN 9789947972250), p. 385.
  5. H. Tauxier, « Ethnographie de l'Afrique septentrionale au temps de Mahomet (suite) », Revue africaine, vol. 11, no 64,‎ juillet 1867, p. 270 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire des Berbères, Ibn Khaldoun p. 902 : Édition Berti, version intégrale, Alger 2003.
  • Eugène Fromentin "Un été dans le Sahara" 1857;