Oman
Oman
Saltanat Uman
سلطنة عُمان
Sultanat d'Oman
Drapeau d'Oman. |
Emblème d'Oman. |
| Devise nationale | aucune |
|---|---|
| Hymne national | Ya Rabbana Ehfid Lana Jalalat Al Sultan |
| Forme de l'État | Sultanat |
|---|---|
| Sultan | Qabus ibn Said |
| Vice-Premier ministre | Fahd bin Mahmoud al Said |
| Langues officielles | Arabe |
| Capitale | Mascate
|
| Plus grande ville | Sib |
|---|---|
| Superficie totale | 309 500 km2 (classé 82e) |
| Superficie en eau | 0 % |
| Fuseau horaire | UTC + 4 |
| Indépendance | Expulsion des Perses |
|---|---|
| Date | 1744 |
| Gentilé | Omani(e) ou Omanais(e) |
|---|---|
| Population totale (2011) | 3 027 959[réf, nécessaire] hab. (classé 135e) |
| Densité | 8 7 hab./km2 |
| IDH (2004) | |
|---|---|
| Monnaie | Rial omanais (OMR) |
| Code ISO 3166-1 | OMN, OM |
|---|---|
| Domaine Internet | .om |
| Indicatif téléphonique | +968 |
Oman, en forme longue le Sultanat d'Oman, en arabe ʻUmān, عمان et Salṭanat ʻUmān, سلطنة عمان, est un pays du Moyen-Orient, au sud de la péninsule d'Arabie, sur les bords du golfe d'Oman et de la mer d'Arabie. Il est bordé par les Émirats arabes unis au nord, l'Arabie saoudite à l'ouest et le Yémen au sud-ouest.
C'est une monarchie indépendante depuis le milieu du XVIIIe siècle. L'économie du pays est particulièrement dépendante de l'extraction de ses ressources de pétrole.
Sommaire |
Histoire [modifier]
La région d'Oman était connue à l'époque sumérienne sous le nom de Magan. Oman constitua l'une des satrapies de l'Empire perse lorsqu'elle y fut incorporée, vers 536 av. J.-C.
L’histoire d’Oman ne commence véritablement qu'en l'an 751 de notre ère, avec l’élection du premier imam ibadite à Nizwa. Le pays fut partiellement occupé par les Portugais de 1507 à 1650, puis par les iraniens de 1737 à 1744. La lignée actuelle des sultans d'Oman, fondée en 1749 par Ahmed ibn Said, établit sa capitale à Mascate en 1779.
Au début du XIXe siècle, l'Oman était devenu le centre d'un véritable empire colonial, qui s'étendait du Balouchistan à Zanzibar. Le sultanat fut placé de fait sous protectorat britannique de 1891 à 1971, tout en conservant nominalement son indépendance. De 1965 à 1976, le pays fut le théâtre d'une violente insurrection communiste, dite guerre du Dhofar, provoquée par les mauvaises conditions socioéconomiques d'une partie de la population : ce soulèvement fut réduit avec l'aide des forces britanniques et iraniennes[1].
En 1970, le sultan Said ibn Taymour, d'une nature despotique, a été évincé par son fils, l'actuel sultan Qabus bin Said Al Said. Qabus a entrepris depuis l'amélioration économique du pays, tout en maintenant la paix avec tous les autres pays du Moyen-Orient. L'ONU a classé le sultanat parmi les dix pays ayant connu le plus fort développement depuis 1970. En 1980, un accord est signé pour une base militaire des États-Unis sur l'île Masirah, utilisée ensuite pour des opérations dans le golfe Persique.
En 1996, le sultan a promulgué un décret clarifiant les règles de succession, instituant un conseil bicaméral doté de certains pouvoirs législatifs, un premier ministre et garantissant des libertés civiles de base pour les citoyens omanis. En 2003, la chambre basse du conseil a été librement élue pour la première fois.
Aujourd'hui (2011), le sultanat est prospère. Le revenu par habitant atteint 25 000 dollars par an. Selon le rapport de l'ONU (2010), les secteurs de la santé et de l'éducation ont nettement progressé : 85 % de la population — soit 2,8 millions d'habitants — est alphabétisée et éduquée.
Politique [modifier]
Le chef de l'État et du gouvernement est le sultan (Qabus bin Said Al Said depuis 1970) qui désigne un cabinet pour l'assister. À partir des années 1990, le sultan institua un comité consultatif élu nommé Majlis ach-Choura au suffrage censitaire. Le sultan institua le suffrage universel direct pour les Omanais de plus de 21 ans le 4 octobre 2003. Plus de 190 000 personnes (74 % des inscrits) votèrent pour élire 83 représentants. Deux femmes furent élues.
Plusieurs femmes siègent au gouvernement.
N'ayant pas d'enfant, le sultan a établi une règle de succession visant à garantir la continuité de la dynastie.
Subdivisions [modifier]
Depuis le redécoupage d'octobre 2011, Oman est divisé en 11 gouvernorats (mouhafadhat; au singulier - mouhafadha), à leur tour divisés en districts plus petits (wilayas).
- Gouvernorats
- Ad-Dākhilīyah
- Al-Buraimi
- Al-Wusta
- Adh-Dhahira
- Al-Batina du Nord
- Al-Batina du Sud
- Ach-Charqiya du Sud
- Ach-Charqiya du Nord
- Mascate
- Musandam (Ru'us al-Gibā)
- Dhofar
Géographie [modifier]
Oman est située à l'extrême sud-est de la péninsule d'Arabie. Le pays est bordé par la mer d'Arabie au sud et au sud-est, le golfe d'Oman au nord-est, les Émirats arabes unis au nord, l'Arabie saoudite à l'ouest et le Yémen au sud-ouest.
Une vaste plaine désertique couvre la majeure partie du centre du pays et plusieurs chaînes de hautes montagnes (Jebel ach-Chams, 3 009 m) s'étendent le long de ses côtes nord et sud-est, où la plupart des villes sont situées : Mascate, la capitale, Matrah et Sur au nord, Salalah au sud. La principale ville située à l'intérieur des terres est Nizwa, ancienne capitale du sultanat. Le climat d'Oman est chaud et sec à l'intérieur des terres, mais humide au bord de la mer. Dans les montagnes, de nombreuses oasis tempérées utilisent les eaux souterraines et des systèmes de falajs pour leurs cultures en terrasses.
De la mer d'Oman au sud, contigüe au Yémen, au golfe d'Oman au nord, face à l'Iran, la côte omanaise compte 1 300 kilomètres de plages. La côte omanaise est parsemée de milliers de criques désertes.[réf. nécessaire] Au sud, se trouve la grande île de Masirah.
La péninsule de Musandam, stratégiquement placée à l'entrée du détroit d'Ormuz, est séparée du reste du territoire par les Émirats arabes unis (les frontières d'Oman avec les Émirats ne sont pas toutes bien définies). Oman possède en plus une enclave à l'intérieur du territoire des Émirats, la ville de Madha. L'île de Masirah, au large du Ramal al Kabir, abrite une importante station émettrice de la BBC et sert de base à la septième flotte américaine.
Le cyclone Gonu, a été le premier de classe 3 à atteindre la mer d'Oman en juin 2007.
Économie [modifier]
L'économie d'Oman est dominée par sa dépendance au pétrole. Une coentreprise appelée IPC fora un grand nombre de puits de sondage à partir de 1956 malgré des problèmes de logistique causés par un manque d'infrastructures pour le transport.
Aujourd'hui, Oman via sa compagnie nationale Petroleum Development of Oman (PDO) produit environ 600 000 barils par jour. Le pays dispose d'une raffinerie qui ne satisfait pas les besoins du pays en hydrocarbures. Une nouvelle étape est lancée depuis 2005 avec le lancement de l'exploitation des réserves de gaz effectuée par la compagnie nationale Oman LNG. Celle-ci dispose d'une usine de traitement au nord de la ville de Sur.
Les réserves d'or noir ne sont pas énormes : le stock, évalué à 5,5 milliards de barils, représente une broutille en comparaison des 320 milliards contenus dans le sous-sol de l'Arabie saoudite. D'ici à 2020, les prévisons du ministère de l'Information n'évaluent plus la part du pétrole brut dans le PNB qu'à 9 %, celle du gaz à 10 %.
Plus de 65 % du PIB dépend de l'extraction du pétrole, viennent ensuite le tourisme (région de Mascate et Salalah) et l'agriculture (autour de la ville de Sohar, ville natale de Sinbad le Marin[réf. nécessaire]).
Le pays s'oriente vers le développement de son secteur touristique avec la construction de complexes hôteliers comme le nouveau Shangri-La Bar al Jissa ou encore l'hôtel Chedi. En moins de dix ans, le nombre d'hôtels aux normes internationales est passé de 200 à plus de 6 000. Conséquence logique, le nombre de touristes augmente chaque année de 30 %, selon le ministère du Tourisme.
Sur le plan des transports, Oman s'est retiré en 2007 du capital de la compagnie aérienne Gulf Air (Bahreïn) pour se concentrer sur l'expansion de sa compagnie nationale Oman Air qui ouvre à la fin 2007 des lignes directes vers l'Europe et l'Asie (Londres, Paris, Francfort et Bangkok). Le principal aéroport est l'aéroport international de Mascate.
Pour diversifier son économie, Oman s'est lancé dans un programme de construction d'une usine d'aluminium basée à Sohar. Il investit dans les semi-conducteurs et la robotique, consolide ses acquis dans les mines de cuivre et de marbre, les infrastructures portuaires... et mise à fond sur le tourisme de luxe.
Démographie [modifier]
Oman est le pays arabe le plus oriental. La majorité des Omanais sont arabes, mais il existe une importante minorité baloutche, un peuple originaire du sous-continent indien. Au sud, les Jabalis, d'origine et de langue sud-arabique, forment la majeure partie de la population du Dhofar. Comme dans la plupart des autres pays arabes, un grand nombre de travailleurs étrangers vivent dans le pays et sont principalement originaires d'Inde, du Pakistan et d'Iran. La langue officielle est l'arabe, mais les minorités parlent leur propre langue.
La population d'Oman est estimée à 2 694 094 habitants lors du recensement de 2010[2] et à 3 027 959 par le CIA World Factbook en juillet 2011[3].
L'islam, tout particulièrement le mouvement ibadite au nord, est la principale religion d'Oman ; un certain nombre des immigrés d'origine indienne pratiquent l'hindouisme.
La population est à majorité ibadite avec quelques villages au nord ouest à majorité chiite.
Religion [modifier]
La religion officielle du sultanat d'Oman est l'islam ibadiste, une branche du kharidjisme. Cette religion est pratiquée par 75 % de la population et c'est aussi la religion de la famille royale, ce qui en fait le seul pays musulman dont la religion majoritaire n'est ni le sunnisme ni le chiisme.
Culture [modifier]
Sport [modifier]
Le sport est relativement peu développé à Oman.[réf. nécessaire]
L'équipe masculine de football participe depuis 1990 aux tours préliminaires de la coupe du monde de football, sans jamais parvenir à se qualifier pour la phase finale. Oman a remporté la Coupe du Golfe des nations de football en 2009 après en avoir été finaliste en 2004 et 2007.
Depuis 2010, le Tour d'Oman, une course cycliste annuelle organisée par Amaury Sport Organisation, se déroule dans le pays en janvier.
Éducation [modifier]
Fêtes et jours fériés [modifier]
La plupart des jours fériés d'Oman font partie des fêtes religieuses, qui suivent le calendrier musulman :
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1 mouharram | Nouvel an musulman | Awal Muharram | أول محرم |
| 12 rabi al Awal | Naissance du prophète de l'islam, Mahomet | Al Mawlid Annabawi Asharif | المولد النبوي الشريف |
| 17 rajab | Ascension de Mahomet | Al Isra'a wa'l Mi'raj | الإسراء و المعراج |
| 1 chawwal | Fin du ramadan | Aïd el-Fitr | عيد الفطر |
| 10 dhou al Hijja | Fin du pèlerinage à La Mecque | Aïd el-Kebir | العيد الكبير |
Trois jours fériés laïcs d'Oman se tiennent selon le calendrier grégorien :
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'an | ||
| 23 juillet | Jour de la renaissance | Commémore l'ascension au pouvoir du sultan Qabous bin Said Al Said en 1970 | |
| 18 novembre | Fête nationale | Commémore l'anniversaire du sultan Qabous né en 1940 |
Parmi les jours de la semaine, le vendredi est le jour férié.
Codes [modifier]
Oman a pour codes :
- A40, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
- MU, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- OM, selon la norme ISO 3166-1 alpha-2 (liste des codes pays),
- OM, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- OMA, selon la liste des codes pays du CIO,
- OMN, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- OMN, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- OO, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- .om, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- L'essentiel d'un marché Oman, Collectif, Ubifrance, 2010
- Le sultanat d'Oman. Une révolution en trompe-l'œil, Marc Valeri, Karthala, 2007
- Oman, une démocratie islamique, Hussein Ghubash, Maisonneuve Et Larose, 2005
- L'Oman contemporain, Marc Lavergne et Brigitte Dumortier (dir), Karthala, 2003
- Le sultanat d'Oman, Bruno Le Cour Grandmaison, Karthala, 2000