Ifrenides

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Les Ifrenides, Ayt Ifran, Banou Ifran ou Beni Ifren sont une puissante tribu berbère[1], appartenant à la branche des Zénètes[2]. Ils créaient au VIIIe siècle dans le Maghreb central, un royaume sufrite dont la capitale était Tlemcen[3],[1].

Selon Ibn Khaldoun, ils font partie des quatre "grandes familles" qui commandaient les Zénètes au moment de la conquête arabe[1]. Au VIIIe siècle, ils se mobilisent autour du dogme kharidjite pour se révolter contre les pouvoirs arabes[3]. Ensuite, ils réalisent[Comment ?] une dynastie au Xe siècle[4][réf. obsolète]. Ils s'associaient aux Omeyades de Cordoue pour affronter les Fatimides[1].

Après avoir menacé le califat fatimide, ils sont vaincus par le chef ziride Bologhine ibn Ziri et les derniers Ifrenides de Tlemcen sont massacrés lors de la prise de la ville par les Almoravides[1]. En Andalousie, des Berbères issus des Banou Ifren réussissent à conquérir les villes de Malaga, Jaén et Ronda en 955[1].

Origine et territoire[modifier | modifier le code]

Vue de Tlemcen, elle fut la capitale des Banou Ifren, d'après Ibn Khaldoun

Les Banou Ifren (en Tamazight : At Yefren) sont Zénète (Gétules)[5][réf. à confirmer]. Ibn Khaldoun fait remonter leur origine à Madghis[4][réf. obsolète](Medracen). Ifri a eu un enfant du nom Izliten. Ce dernier a eu plusieurs enfants dont Ifren, Maghraoua et Irnyan.

Les Banou Ifrens sont une tribu nomade et sédentaire berbère. On les retrouve dans les villes, les plaines et les montagnes au Moyen Âge. La tribu Ifren ou Ifrenide ou Iforen[6][réf. à confirmer] ou Ifouras ou (Ifuraces[7][réf. à confirmer],[8][réf. à confirmer],[9][réf. à confirmer],[10][réf. à confirmer],[11] ou Afer[12][réf. obsolète] en latin) ou Fren ou Wafren ou Yefren ou Yafren ou Yafran descend d'Ifri (le ben a été ajouté par les écrivains arabes) on dira plus tard Ben Ifren ou Ifrenides ou Ifren. Ifri veut dire en langue berbère Zénète: "caverne"[13].

Les Ifrens étaient concentrés dans la région des Aurès méridionale et dans la Hodna et dans le Zab[14]. Au nord du Maghreb, les Ifrens (Hodna, Mzab, Aurès), les Merendjisa, les Beni Wargu (Hodna) sont des Ifren. Les Beni Wassin(Wasin ou Ouacine) (Les Aurès)[15], Les Maghraoua, les Irnyan sont les frères des Ifren[16][réf. à confirmer]. Les Beni Yala (Ouest et centre de l'Algérie), etc., font partie des Beni Ifrens[17][réf. à confirmer]. La majorité des Chaouis des Aurès sont issus des Banou Ifren[18][réf. à confirmer],[19].

Au sud, plusieurs tribus Touaregs font partie des Banou Ifrens. La grande tribu Azguez est formée par les Banou Ifrens. De plus, les Banou Ifren du Hoggar sont divisés en trois souches : les n'Oukiren, les n'Irdad (oiseaux), les n'Ettedel (tambours)[20][réf. obsolète].

Mythologie berbère et étymologie[modifier | modifier le code]

As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds.
Mosaïque de la Domus Africa de Thysdrus

Afrique ou Africa provient de Ifren[12][réf. obsolète]. Ce dernier provient du radical Ifri qui désigne une divinité berbère[21][réf. obsolète], le pluriel de Ifri est Ifren[22] (tous les fils et filles d'Ifri sont appelés Ifren).

La traduction ou l'emprunt latin nous donne Africa (Afrique) qui a été une déesse Berbère avant la conquête des Romains. Dea Africa signifie déesse Africa et représente un symbole à l'époque romaine.

De plus, Ifri désigne les populations locales des "Afers" ou Afridi.

Ifru ou ifri symbolise les rites dans les cavernes pour protéger les commerçants. La grotte non loin de Constantine à Guechguech et la pièce de monnaie romaine indiquent le mythe de la protection[23]. Ifru était une déesse solaire et en même titre un dieu des cavernes et protecteur du foyer, etc.[24]. En somme, Ifru est une sorte de Vesta berbère.

Avant l'islamisation, les Banou Ifren étaient païens[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

la mosquée fut construite par les Banou Ifren dans la ville de Salé
Fatimides, au Xe siècle quatre dynasties émergent: Zirides, Ifrenides, Maghraouides et Hammadides

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Banou Ifren ont joué un rôle en Afrique du Nord dans l'Antiquité, ils appartenaient aux Zénètes (Gétules). Ces derniers fondent la Numidie. Ils avaient le contrôle de l'or Ophir depuis le temps des Phéniciens aux Romains[26].

Le nom du continent africain, anciennement Ifriqiya(la Tunisie actuellement, plus les régions de l'est de l'Algérie), dérive du mot Ifri (caverne, grotte) et Ifren (une caverne en langue berbère) que les Romains lui ont donné. Par la suite, Afrique sera le nom de tout le continent africain[27],[28],[29],[30],[31].

À l'époque romaine, les Banou Ifren sont divisées en deux parties : les Afris (les gens romanisés) et les Maures (les gens qui ne sont pas romanisés)[32].

C'était une tribu amazighe guerrière, des experts en cavalerie (razzia et fantasia) surtout qu'ils possédaient le barbe, le cheval maghrébin. Avant l'arrivée de l'armée musulmane, les Ifrenides ou Ait Ifren expulsèrent les Francs et les Byzantins qui voulaient occuper l'Afrique du Nord[18].

Les Banou Ifren ont combattu contre les Vandales à leur arrivée aux régions de l'intérieur de l'Algérie, ce qui a limité la conquête des Vandales juste au nord de l'Algérie. Les Ifrenides au côté des Zénètes ont pu vaincre et chasser les Vandales[33].

En 544, les Byzantins exerceront un pouvoir juste dans la province de Constantine. Cependant, l'émergence d'insurrection berbère contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants les Djerawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les Zénètes[34].

Et, selon Corripus dans la Johannide, à l'époque de Jean Troglita sous le règne de Justinien entre 547 et 550, Les Beni Ifren faisaient la guerre aux Byzantins[35]. D'après plusieurs historiens, dont Ibn Khaldoun, les Banou Ifrens avaient un royaume qui s'étendait de la Tunisie en passant par les Aurès jusqu'à Tlemcen et Oujda vers le VIIe siècle.

Royaume sufrite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume sufrite de Tlemcen.

Pendant le début de la conquête musulmane, les Banou Ifren ont joué un rôle important[4][réf. obsolète]. Ils ont organisé plusieurs révoltes. Avant et après la mort de Koceila, Les Banou Ifrens furent les premiers à défendre leur territoire aux côtés de la Kahina de son vrai nom Dihia, descendant également de la tribu Zénète dans les montagnes des Aurès. Les Omeyades ont été expulsés de la région[36][réf. à confirmer].

Vers le milieu du VIIIe siècle, Les Banou Ifren adhèrent au dogme Sufrite. Abou Qurra des Banou Ifren rassemble tous les kharidjites contre le pouvoir Omeyyades et Abbassides. Il revient victorieux chez lui et fonde la capitale Agadir (actuellement Tlemcen)[4][réf. obsolète].

Relations avec les dynasties du Maghreb[modifier | modifier le code]

À l'époque des Idrissides, les Banou Ifren acceptent le traité de paix et de soumission à Idrisser[4][réf. obsolète].

Au Xe siècle, les Banou Ifrens et les Maghraouas étaient opposés à tous les gouvernants Omeyyades et Abbassides[37][réf. à confirmer]. Les Banou Ifrens régnaient sur l'ouest de l'Algérie. Et après la conquête des Zirides vassaux Fatimides, les Banou Ifren occuperont presque la totalité du Maroc actuel aux côtés des Maghraouas vassaux Omeyades jusqu'à l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides.

La tribu des Banou Ifrens sera la première dynastie musulmane berbère[38][réf. à confirmer],au côté des Maghraouas, de 740 à 1033, à affaiblir les Omeyyades et les Fatimides à la fois[39][réf. à confirmer]. Il s'ensuit une période de désordre où il y avait un éclatement des tribus Zénètes au Maghreb el Aksa entre Maghraouides et Ifrenides.

La lutte entre Les Banou Ifren et Bologhine ibn Ziri de la dynastie des Zirides va être primordiale dans le Maghreb. Bologhine ibn Ziri pour contenir tous les Banou Ifren et les Zénètes, il interdira l'élevage des chevaux[4][réf. obsolète]. Cela entrainera par la suite la défaite des Berbères contre les Hilaliens. Le cavalier Ifuraces, habillé tout en noir sur son cheval pendant la nuit et le jour en gardant toutes les plaines et les abords des montagnes, est privé dans son âme dans les régions Est de l'Algérie. Les Zirides pénètrent dans l'Ouest et défont tous les Zénètes. Les Omeyades vont aider les Maghraouas à reconquérir le Magherb central et Ouest.

Au XIe, Les Banou Ifren conquièrent le territoire des Berghwata, ils sont alliés de l'Émirat de Cordoue[40]. Ils restent maitres des régions qu'ils ont conquises et des villes qu'ils ont fondées comme Salé, Kasba Tadlaetc.[41]. Le contrôle de Fès sera le théâtre de bataille entre les Banou Ifren et les Maghraoua. Chacun d'eux siègera sur la ville[4][réf. obsolète].

Les Banou Ifren s'attaqueront aux Berghouata et prendront leur ville principale. Ensuite, les Banou Ifrens seront vaincus par l'alliance Hilaliens- Hammadides en1058[39]. Abou Soda sera le dernier chef des Banou Ifren à commander les troupes berbères[39].

Par la suite, les Almoravides, formés de Sanhadjas et de Lemtonas (quelques tribus des Sanhadjas étaient apparentées aux Banou Ifren, et la plus redoutable de tous les Berbères)[42], attaqueront les Beni Ifrens et les Maghraouas du Maghreb occidental et central pour prendre le pouvoir au Maghreb. Il y aura des milliers de morts du côté des Ifrenides du Maghreb el Aksa et du centre, de 1057 à 1080[39]. Les Oussin et les Ifrens des Aurès échapperont aux massacres des Almoravides.

En somme, la dynastie des Banou Ifrens s'achève par la montée des Almoravides du Sud. Les Almoravides prendront le pouvoir par la suite au Maghreb durant plus d'un siècle[4][réf. obsolète]. À l'époque des Almohades, les Banou Ifren reprennent leur autorité au côté des Zénètes dans la région de Tlemcen.

Au temps des dynasties Mérinides et Abdelwadides, les Banou Ifrens étaient sans pouvoir.Au temps des Hafsides, vers 1437, les Banou Ifrens chasseront les Mérinides du Maghreb central et établiront leur pouvoir à Tlemcen[43].

En Andalousie[modifier | modifier le code]

Une première vague d'Ifrénides étaient arrivée dans la péninsule Ibérique au Xe siècle et avaient été bien accueillie à Cordoue. Une seconde vague fut reçue avec faveur par le gouvernement omeyyade à la fin du Xe siècle. Le guerriers furent incorporés dans les milices berbères d'al-Andalus et leur chef Abou Yedda reçut plusieurs concessions territoriales. Ses descendants occupèrent un haut rang dans les milices zénatiennes d'al-Andalus. Au cours de la fitna, un neveu d'Abou Yedda, Abou Nour Hilal b.Abi Qura b.Dounâs réussit à expulser de la zone de Takourouna le gouverneur omeyyade Amir b.Fatouh (1044-1015). Il s'établit à Ronda en qualité de prince indépendant, en vertu du partage des territoires décidé par Soulayman al-Moust'ain qu'on avait surnommé l'"Imam des Berbères". Le royaume de Ronda passa par la suite sous la domination des Abbadides de Séville[44].

En Andalousie, en raison de la brutalité des Berbères, les Banou Ifrens tenaient un rôle important sécuritaire des deux plus importantes villes d’Andalousie, Cordoue et Séville à l’époque du républicain Ibn Jawhar vers 1021, et de Ronda[45]. Les Banou Ifren prennent Ronda et se déclarent indépendants. Les Banou Ifren vont gouverner la région de Cordoue pendant plusieurs siècles[46].

Hakem ou seigneur en Andalousie[modifier | modifier le code]

Une partie de la muraille de la ville de Ronda édifiée par Abou Nour

Les Qurra forment la des Banou Ifren seront des seigneurs de Ronda dans la province de Malaga en Andalousie. Yeddas, il sera un chef militaire des troupes berbères qui étaient en guerre contre le roi chrétien et d'El Mehdi[47][réf. à confirmer].

Version 1 Le fils de Corra, Abou Nour sera seigneur de la Taïfa des Banou Ifren de Ronda et de Séville en Andalousie de 1023 à 1039 et de 1039 à 1054. Le fils de Nour Badis ben Hallal de 1054 à 1057 à Ronda. Abou Nacer de 1057 à 1065 à Ronda[48][réf. à confirmer].

Version 2 D'après Ibn Khaldoun, Abou Yeddas est allé en Espagne avec ses frères, Abou Corra, Abou Zeid et Attaf[49][réf. à confirmer].

Abou Nour prend de force Ronda vers 1014 des mains des Omeyyades. Il déclare la province indépendante (Taïfa) et appartenant aux Banou Ifren[travail inédit ?].

Abou Nour construira plusieurs édifices importants et renforcera les murailles de défenses de la ville. C'est à partir de cet instant que la ville de Ronda prendra sa configuration urbaine jusqu'à aujourd'hui[50]. Vers 1058, Abou Nour est invité chez son rival Ibn Abbad seigneur de Séville. Ibn Abbad tentera de piéger Abou Nour en lui présentant une lettre d'une concubine de soi-disant son fils. Abou Nour décide de tuer son fils.

À la fin, Abou Nour découvre la vérité, il mourra de chagrin[49].

Vers 1065, Abou Nacer prend le pouvoir par la suite, étant le deuxième fils d'Abou Nour. Il sera tué par traitrise par un membre de sa garde rapprochée, qui était au service d'Ibn Abbad[49].

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Carcasan chef militaire, il a participé avec ses troupes dans le combat mené contre les Byzantins au milieu du VIe siècle dans l'actuelle Tunisie à Gafsa et dans les Aurès[51].
  • Ierna chef militaire, il sera un chef militaire et s'opposera aux Byzantins.
  • Sidisan, il fait la guerre aux Byzantins.
  • Abou Qurra, chef des Ifrenides, proclamé calife par les tribus au VIIIe siècle, il s'installe à Tlemcen (Algérie)[2].
  • Abu Yezid

Le chef Abou Yezid, issu de la tribu des Banou Ifren de la Tunisie, natif de la ville de Tozeur en Tunisie[52], il soulève les tribus issues des Ifrenides (les fils d'Ouargou et les Merendjisa) et tous les Chaouis des Aurès[4][réf. obsolète]. Abu Yezid, dit l'homme à l'âne, aux côtés du chef de la secte Nekkarite Abd-el Hamid- el- Ama, dit l'aveugle, feront la guerre aux Fatimides. Eugène Guernier dit au sujet d'abu Yezid « La doctrine de ce Berbère farouche et énergique tenait en ces mots : chasser l'étranger, gouverner le pays par des assemblées choisies. C'est toujours l'esprit démocratique et nationaliste qui réapparaît sous le prétexte d'une guerre de religion »[53]. Abu Yezid sera mis en prison par les Fatimides puis avec l'aide de ses fils, il s'échappera de la prison. Il rassemblera plusieurs tribus chaouis dans l'Aurès qui combattront à ses côtés[4][réf. obsolète]. En 942, Abu Yezid fera la guerre aux Zirides vassaux des Fatimides de Tunis. Par la suite, Abu Yezid occupera Tebessa et prendra toute la Tunisie avec 100 000 hommes. Les Fatimides subiront une grande perte. Al-Mansur, chef des Fatimides, sera tué et les Fatimides finiront par fuir les combats[4][réf. obsolète]. Abu Yezid sera contesté par les autres chefs de tribus et par la population à cause de ses agissements. Les Zirides attaquent les kharidjites. Abu Yezid mourra supplicié en juillet 947 à Kairouan. En tout et pour tout, la guerre entre les kharidjites berbères et les Fatimides a duré cinq années[4][réf. obsolète]. Les Fatimides aux côtés des Maghraouas feront la guerre aux chefs Ifrenides par la suite[4][réf. obsolète].

Portrait d'Abd el-Kader. Il prétendait descendre des Banou Ifren
  • Abu Muhammed Ayub, Il fera la guerre contre les Fatimides et c'est un spécialiste de la généalogie berbère. Il va rester à Cordoue et sera invité par Al Mansour des Omeyades.

Le fils d'Abu Yazid dira que les Berbères ont apostasié douze fois[54][réf. à confirmer], mais, lorsqu'ils ont prêté serment d'être musulmans avant la conquête de l'Andalousie, ils se sont investis pleinement dans sa cause[55][réf. à confirmer]. Il serait le principal témoin du récit de l'histoire des Zénètes et de son père et en sera le conteur principal, d'après Ibn Khaldoun.

Les Fatimides refouleront les Bni Ifren vers l'ouest de l'Algérie. Une lutte sans merci est entreprise contre les Ifrenides à cette époque[4][réf. obsolète]. En 954, Yala Ibn Mohamed[56][réf. à confirmer] prendra Oran, il fera évacuer les habitants de la ville pour détruire complètement la ville d'Oran en l'incendiant[57]. Yala prendra aussi Tiaret, il établira sa puissance au Maghreb à la fin. Yala célébrera une prière publique de Tiaret à Tanger[4][réf. obsolète]. Yala Ibn Mohamed fera par la suite une alliance avec les Fatimides[58]. Un membre des Fatimides Jawhar al-Siqilli ou le Sicilien assassinera Yala Ibn Mohamed à Frenda en 958 en fin de règne. Jawhar al-Siqilli détruira le royaume des Ifrenides, Ifghan[4][réf. obsolète].

Yeddou voulait renverser les Omeyyades. Mais Ziri-Ibn- Atia de la tribu Maghraoua tuera environ 3 000 hommes de Yeddou[4][réf. obsolète]. En 993, Yeddou mourut dans le désert.

En 1029, Temim Ibn Ziri, petit-fils de Yala Ibn Mohamed succèdera au commandement de la tribu Ifren, il prendra Temsna aux Berghwata. La première défaite des Berghwatas dans l'histoire. La région des Berghwatas est conquise par les Ifrenides. Temim Ibn Ziri construit la mosquée Al Aadam à Salé[60]. En 1033, la guerre éclate entre les chefs de tribus Ifrenide et Maghraoua[4][réf. obsolète].

Par la suite, Hammama fils de Attia de la tribu Maghraoua fera la guerre au chef de la tribu Banou Ifren l'émir Abou -l- Kemal. Ce dernier déclenchera la guerre sainte dans la région ouest du Maghreb. Il s'attaque aux Juifs et aux Berghwatas. Il fera plus de 6 000 morts parmi les juifs de Fès[61][réf. à confirmer]. Par contre, Ibn Khaldoun ne parle pas de morts, mais il dira dépouillement des riches et aussi des femmes sont prises et sont considérées comme étant des servantes[4][réf. obsolète]. Abou -l- Kemal prendra Fès, mais Hammama de la tribu des Maghraouas sauvera le reste de la population en appelant toutes les tribus zénétiennes et les Maghraouas pour arrêter Abou -l- Kemal. Ce dernier se réfugiera à Chala et mourra en 1054, après que Hammama de la tribu des Maghraouas assiège la ville pendant des jours.

  • Youcef

Après la mort Abou -l- Kemal, Youcef devient le chef des Banou Ifren, mais après une année, il meurt.

  • Hammad prend la tête de la tribu et meurt vers 1066.
  • Mohamed

Enfin, la dynastie des Banou Ifren s'achève par Mohamed, fils de Abou -l- Kemal, qui combattra les Almoravides. Mohamed mourra au combat à Chala. La capitale des Banou Ifren, devient une ville Almoravide[62][réf. à confirmer]. Les Almoravides extermineront presque la totalité des Zénètes et des Barghwata, dans la région de l'ouest du Maghreb[4][réf. obsolète].

Le denier calife, Abou Soda de la tribu Banou Ifren, a combattu les Hilaliens. Il sera le dernier chef de tous les Berbères à mener la guerre contre leur invasion. Lors de la dernière bataille des Berbères (Zénètes et Hammadides) contre les Hilaliens, Abou Soda sera décapité en 1058. Dès lors, les Sanhadjas et les Zénètes devaient livrer tout le pays aux Hilaliens[64][réf. à confirmer].

  • Yahia Ibn Yemloul chef de révolte au temps des Hafsides vers 1384 dans les Aurès dans la partie orientale.
  • Kacem Ibn Djenen imam à N'Gaous fils de Hassin et constructeur de deux mosquées au XVIe siècle[65].
  • Mohamed el saghir el Ifrini ou Wafrani, savant et historien du XVIIe siècle entre 1669- 1744. Il a écrit plusieurs ouvrages, dont Nozhet-elhâdi traduit par O. Houdas[66].
  • L'émir Abd el-Kader un symbole algérien du XIXe siècle. Il prétendait être de la tribu des Banou Ifren[67][réf. obsolète],[68][réf. obsolète].
  • Ibn Khaldoun rapporte dans son livre Muqaddima que le prophète préislamique Moussa Ibn Salih était soit des Banou Ifren soit des Ghoumari[69].
  • La sœur de Yala Ibn Mohamed a eu un enfant sans jamais fréquenter d'homme. Elle donnera naissance à un enfant. Cet enfant portera le nom de Kelman. Kelman avait beaucoup de bravoure et de courage, il aurait possédé des dons et des pouvoirs surnaturels. Les Banou Ifren et les Berbères le nommé le « fils du lion[39] ».

Apport culturel et écriture de l'histoire des Berbères et de l'Afrique noire[modifier | modifier le code]

Le fils d'Abu Yezid s'est réfugié en Andalousie. Son témoignage sera très important pour l'écriture de l'histoire des Berbères et de l'Afrique[39].

« En histoire: le grand historien andalou Al Warraq recueillera directement auprès du fils d’ Abu Yazid, réfugié en Andalousie après la défaite et la mort de son père, les données sur les généalogies berbères et sur l’Afrique noire qui seront reproduites ultérieurement par Al-Bakri, puis par Ibn Khaldun »[71].

La Kasba Tadla prise par les Banou Ifren au Xe siècle

Archéologie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f C. Agabi, « Ifren (Beni) », dans l'Encyclopédie berbère, vol.24 (Edisud 2001), p.3657-3659 (lire en ligne)
  2. a et b Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb clas­si­que : De l’ouver­ture islamo-arabe au repli (698-1518), Paris, La Découverte,‎ 2010, 358 p. (ISBN 9782707152312), p. 27
  3. a et b Charles-André Julien, Histoire de l’Afrique du Nord : Des origines à 1830, Paris, Édition Payot,‎ 1994, 865 p. (ISBN 9782228887892), p. 365
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionales, traduit par William Mac- Guckin De Slane, Édition Berti, Alger 2003
  5. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province. De Société archéologique Version du livre en ligne
  6. Mémoires de la Société de Géographie de Genève, 1862 version en ligne du livre
  7. Mémoires de la Société de géographie de Genève. Publié par Société de géographie de Genève, 1862 Version en ligne du livre
  8. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale.De Ibn Khaldūn, ʻAbd al-Raḥman b. Muḥammad Ibn Khaldûn, William MacGuckin de Slane. Traduit par William MacGuckin de Slane. Publié par Impr. du Gouvernement, 1856 Version en ligne
  9. Histoire du Bas-Empire. Charles Le Beau, Hubert-Pascal Ameilhon. Publié par De l'imprimerie de Firmin Didot, 1828 version du livre en ligne
  10. Corpus scriptorum historiae byzantinae.Barthold Georg Niebuhr, Nicetas Choniates, Georgius Acropolita, Agathias, Joannes Anagnostes, Deutsche Akademie der Wissenschaften zu Berlin, Anastasius, Joannes Cameniata, Joannes Cananus, Laonicus Chalcondyles, Joannes Cinnamus, George Codinus. Publié par impensis E. Weberi, p. 60, 1836 Version latine du livre (voir la page 60)
  11. Histoire des musulmans d'Espagne: jusqu'à la conquête de l'Andalousie par les Almoravides (711-1110). Reinhart Pieter Anne Dozy. Publié par E.J. Brill, p. 7, 1861 version du livre en ligne [réf. à confirmer]
  12. a et b (en) The Berbers, by Geo. Babington Michell, p. 161, 1903. JSTOR:The Berbers la relation entre Africa et Ifren version du livre en ligne
  13. Linguistique berbèr. Salem Chaker, p. 154. Publié par Peeters Publishers, 1995. (ISBN 2-87723-152-6) Version en ligne du livre
  14. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête français (1830). Ernest Mercier. Publié par Adamant Media Corporation, p. 188, 2005. (ISBN 1-4212-5345-3) Version en ligne du livre
  15. Les civilisations de l'Afrique du nord: Berbères-Arabes Turcs. Victor Piquet Publié par A. Colin, p. 310, 1909 version du livre en ligne
  16. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, édition berti, 2003, p. 847, Alger
  17. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, édition Berti, 2003, Alger
  18. a, b et c Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionales, traduit par William Mac- Guckin De Slane, Édition Berti, Alger 2003
  19. Histoire de l'Afrique septentrionales depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française 1830, p. 188, Enest Mercier, tome 1
  20. Mémoires de la Société de géographie de Genève. Société de géographie de Genève, Société de géographie de Genève. Publié par Société de géographie de Genève, p. 46, 1862 Version du livre en ligne
  21. Archives des missions scientifiques et littéraires, France Commission des missions scientifiques et littéraires, Em.Masqueray. France, p. 481-482, Imprimerie nationale. 1879 Version du livre en ligne
  22. Mots, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, p. 9, 1987, l'article: no.15 version du livre ene ligne
  23. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique. Du département de Constantine, Arnolet, p. 461, 1878, version du livre en ligne
  24. Les cultes païens dans l'Empire romain: première partie, les provinces latines, Jules Toutain, Éditions Ernest Leroux, p. 46, 1920 version du livre en ligne
  25. Le Christianisme en Afrique: déclin et extinction. Par J. Mesnage. Publié par Adolpe Jourdan, 1915. Notes sur l'article: v. 2, p. 150
  26. Itineraria Phoenicia, Edward Lipiński, p. 200
  27. The Berbers, by Geo. Babington Michell, 1903, p. 161 Version en ligne
  28. [Golden Age of the Moor. Ivan Van Sertima. Publié par Transaction Publishers, 1992(ISBN 1-56000-581-5)
  29. Decret & Fantar, 1981
  30. Itineraria Phoenicia, Edward Lipiński, p. 200version en ligne du livre
  31. Oases of the Libyan Desert, H. R. Palmer The Geographical Journal, Vol. 73, No. 3 (Mar., 1929), pp. 302-303
  32. Les Lieux de pouvoir au Moyen Age en Normandie et sur ses marges, Anne-Marie Flambard Héricher
  33. Carthage, Pierre Hubac
  34. Algérie, le passé revisité. Par Chems-Eddine Chitour. Publié par Casbah Editions, 1998. (ISBN 9961-64-100-0), pp. 212
  35. Encyclopédie berbère, Volume 24 Par International Union of Prehistoric and Protohistoric Sciences, International Union of Anthropological and Ethnological Sciences,Laboratoire d'anthropologie et de préhistoire des pays de la Méditerranée occidentale (France), page 3649
  36. Page 193, tome 3, d'Ibn Khaldoun Histoire des Berbères partie des Banou Ifren
  37. Les prolégomènes, Ibn Khaldūn. Publié par Imprimerie impériale, 1863. Notes sur l'article: v.1, pp. 424 version en ligne du livre
  38. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale. De Ibn Khaldūn, William MacGuckin version en ligne(Le tableau indique le temps et l'espace géoghraphique)
  39. a, b, c, d, e et f Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  40. Encyclopedia Britannica
  41. Kitāb el-istiqça li akhbār doual el-Maghrib el-Aqça: Histoire du Maroc, Aḥmad ibn Khālid al-Salāwī, Publié par Librairieorientaliste Paul Geuthner, 1923. Notes sur l'article: v.30-31, pp. 156 version en ligne
  42. Histoire de l'Afrique du Nord Tunisie, Algérie, Maroc, Charles André Julien
  43. L'Univers histoire et description de tous les peuples, Rozet et Carette Version du livre en ligne
  44. Études sur la civilisation de l'Espagne musulmane, Rachel Arié, Publié par Leiden : E.J. Brill, 199O. (ISBN 90-04-09116-5), p 154. Version en ligne
  45. Voir Histoire des Musulmans d’Espagne. R. Dozy
  46. Encyclopédie moderne. [With] Atlas. Compl., publ ... De Eustache-Marie Courtin, p. 722
  47. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale. De Ibn Khaldūn, William MacGuckin Slane, Paul
  48. Èäæ íÝÑä (ar) d'après Firas Tayyib[Qui ?]
  49. a, b et c Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique, le baron de Slane (lire en ligne)
  50. Ronda,José Paez Carrascosa
  51. Les premières invasions arabes dans l'Afrique du Nord (21-78 H.-641-697 J.C.) Par Maurice Caudel, page 11
  52. Itinéraire historique et descriptif de l'Algérie, comprenant le Tell et le Sahara. Louis Piesse. Hachette, 1862 version du livre en ligne
  53. La Berbérie et L'Islam et la France par Eugène Guernier, tome 1, édition de l'union française, 1950, page 262
  54. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale. De Ibn Khaldūn. Traduit par William MacGuckin Slane. Édition Impr. du Gouvernement, 1852. Notes sur l'article: v.1, p. 28 version du livre en ligne
  55. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Berti, Alger, 2003, p. 149 et p. 161 (ISBN 9961690277[à vérifier : ISBN invalide])
  56. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, Ibn Khaldūn. Traduit par William MacGuckin Slane. Publié par Impr. du Gouvernement, partie des Banou Ifren, 1856 livre en ligne
  57. Oran la joyeuse mémoires franco-andalouses d'une ville d'Algérie, Alfred Salinas Version en ligne
  58. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête français (1830), Ernest Mercier. Publié par Adamant Media Corporation, 2005. (ISBN 1-4212-5345-3), p. 354 version en ligne
  59. Encyclopédie moderne, [by E.M.P.M.A.Courtin]. [With] Atlas. Compl., publ. sous la direction de N. des Vergers [and others]. [With] Planches, Eustache Marie P.M.A. Courtin, pp. 222, 1857 version en ligne
  60. (ar) وزارة الأوقاف و الشؤون الإسلامية
  61. Histoire des souverains du Maghreb, Roudh el Kartas, d'Ibn Abi Zar, traduit par A. Beaumier
  62. Histoire des berberes et des dynasties musulmanes de l'Afrique, le baron de Slane Version du livre
  63. Histoire des berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique, le baron de slane, p271 Version en ligne du livre
  64. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale. De Ibn Khaldūn, William MacGuckin, p.37-47. Version en ligne
  65. Revue africaine, Numéros 378-381, Société historique algérienne
  66. E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936: 1913-1936. De Martijn Theodoor Houtsma, M. Th. Houtsma, T. W. (CON) Arnold, A J Wensinck. Collaborateur M. Th. Houtsma Publié par BRILL, 1993.(ISBN 90-04-09796-1) Version du livre en ligne
  67. L’univers ou histoire et description de tous les peuples, Auteur P. Rozet, pp. 193 Version du livre en ligne
  68. Encyclopédie moderne, [by E.M.P.M.A.Courtin]. [With] Atlas. Compl., publ, sous la direction de N. des Vergers [and others]. [With] Planches, Eustache Marie P.M.A. Courtin, 1857 Version du livre en ligne
  69. Le Livre des Exemples, Muqaddima, partie 3, traduit par Abdesselem Cheddadi. Édition Gallimard, p. 682, (ISBN 2-07-011425-2)
  70. Ibn Khaldoun , Histoire des Berbères Version en ligne du livre et du tableau de fait par Ibn Khaldoun et traduit par Slane indiquant la dynastie des Banou Ifren par Ibn Khaldoun
  71. Document UNESCO, les routes d'Al andalus, Division des Projets Interculturels
  72. Histoire des monuments, Victor Piquet
  73. Histoire sur les habitants de Ourgla
  74. Histoire de la ville Salé
  75. Djelfa et Tlemcen
  76. Kenitra
  77. Histoire de touggourt
  78. Ville de Mahdia et son histoire
  79. Histoire de la ville de Tlemcen
  80. les Zénètes et Adrar
  81. Complément de l'histoire des Beni-Zeiyan, rois de Tlemcen, ouvrage du cheikh Mohammed Abd'al-Djalil al-Tenessy De J J L Bargès, Muḥammad ibn ʻAbd Allāh Tanasī.Publié par E. Leroux, 1887
  82. Monument de la médine de Salé
  83. Du nouveau sur la Chanson de Rolandla genèse historique, le cadre. De Prosper Boissonnade
  84. La Genèse historique. Boissonnade, p. 160. Champion, 1923 version du livre
  85. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, Partie Zénètes
  86. Chronique d'Abou Zakaria, Yahyá ibn Abī Bakr al-Warjalānī, Abou Zakariya, Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakariyāʾ al-Warjalānī, Emile Masqueray, p. 261. Édition V. Aillaud, 1878 Version du livre en ligne
  87. (ar) وزارة الأوقاف و الشؤون الإسلامية

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Agabi, « Ifren (Beni) », dans l'Encyclopédie berbère, vol.24 (Edisud 2001), p.3657-3659 (lire en ligne)
  • Ibn Khaldoun Les prolégomènes El Mokadima
  • Ibn Khaldoun 1332-1406 L'histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale vol 1,2,3,4 Casanova, Baron de Slane (le tome 3 *(ISBN 2705336389). Ibn Khaldoun consacre plusieurs chapitres sur les Banou Ifren 'la première race des zénètes', page 197 à 226).
  • L'histoire de la Berbérie Tome I, Enest Mercier.
  • Histoire des souverains du Maghreb, Roudh el Kartas, d'Ibn Abi Zar, traduit par A. Beaumier.