Maputo

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Maputo
Drapeau de Maputo
Drapeau
Place de l'indépendance : Statue de Samora Machel (2011) et Cathédrale Nossa Senhora da Conceicao (1944)
Place de l'indépendance : Statue de Samora Machel (2011) et Cathédrale Nossa Senhora da Conceicao (1944)
Administration
Pays Drapeau du Mozambique Mozambique
Province Ville de Maputo
Maire David Simango (Frelimo)
Indicatif téléphonique +258 21
Démographie
Gentilé Maputais(e)
Population 1 099 102 hab. (2007)
Population de l'agglomération 1 870 000 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 25° 58′ S 32° 35′ E / -25.967, 32.58325° 58′ Sud 32° 35′ Est / -25.967, 32.583  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mozambique (administrative)

Voir sur la carte Mozambique administrative
City locator 14.svg
Maputo
Liens
Site web http://www.cmmaputo.gov.mz/

Maputo (ancienne Lourenço Marques) est une grande ville d'Afrique australe et la capitale du Mozambique. Baignée par l'océan Indien, elle est située à 77 km de la frontière de l'Afrique du Sud.

Surnommée la ville des Acacias, en référence aux acacias qui bordent le long de ses avenues, Maputo est une ville portuaire qui fut autrefois le deuxième port d'Afrique après celui de Durban. Le coton, le sucre, la chromite, le sisal, le coprah et le feuillus sont ses principales exportations.
La population de la ville de Maputo s'élevait à 1 099 102 habitants au recensement de 2007 pour une agglomération regroupant environ 2 millions d'habitants.

Fondée par les colons portugais en tant que Lourenço Marquès, en hommage au navigateur et explorateur, la ville a été rebaptisé Maputo le 3 février 1976 par les autorités de la toute nouvelle et indépendante république populaire du Mozambique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la baie de Maputo.

La ville, qui a été bâtie sur la rive nord (ou gauche) de l'Estuário do Espírito Santo (pt), un estuaire à la confluence de quatre cours d'eau (Rio Tembe, Rio Umbeluzi, Rio Matola et Rio Infulene) donnant à l'est sur la baie de Maputo (ancienne « Baía do Espírito Santo »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de la région étaient probablement des Khoisan avant d'être remplacés, il y a environ 700 ans, par des migrants Ronga originaires de la région des Grands Lacs. Un comptoir ou lieu d'échange entre Arabes et Africains, connu sous le nom de Catembe, existait sur la rive sud de l'estuaire, alors que sur le site occupé aujourd’hui par Maputo, se trouvait un village vivant du trafic de l'ivoire.

Entre sa découverte en 1502, par les navigateurs portugais, et la moitié du 19è siècle, la région est successivement explorée et contrôlée par les Hollandais, les Autrichiens, les Français et les Portugais qui y établissement des stations de commerce ou des postes militaires[1].

L'exploration européenne de la baie de Delagoa[modifier | modifier le code]

En 1502, les Portugais António de Campos et Luis Fernandes sont les premiers Européens à apercevoir la baie de Delagoa (actuelle baie de Maputo) mais il revient en 1544 aux navigateurs Lourenço Marques et António Caldeira d'explorer réellement pour la première fois les cours inférieures des rivières qui se jettent dans la baie, notamment l'Espírito Santo. Cette baie est notamment baptisée baie Delagoa, car elle était la première escale maritime en provenance de Goa (Inde). Son nom officiel en portugais devient cependant alors « Baía do Espírito Santo » ou « Baía de Lourenço Marques ».

Pendant 2 siècles, les Portugais ne s'installent qu'épisodiquement dans la région, préférant commercer avec les indigènes basés sur l'île située à l'entrée de la baie. En 1720, la compagnie néerlandaise des Indes orientales construit un fort sur le site avant de l'abandonner dix ans plus tard. Des forts et des comptoirs, tous appelés Lourenço Marques, sont établis ensuite par les Portugais mais ils sont sans cesse abandonnés puis réoccupés. A partir de 1782, un établissement militaire portugais se développe progressivement autour d'une prison militaire puis d'une forteresse, achevée en 1787. En 1826, les premiers civils portugais s'établissent et développent le village de Lourenço Marques constitué autour du fort. En 1838, les voortrekkers tentent de s'installer dans la baie mais sont repoussés par les Portugais[1]. Ils tentent de s'implanter une seconde fois en 1869 avant de renoncer par traité contre l’autorisation de construire une voie de chemin de fer (la Transvalienne) reliant la république sud-africaine du Transvaal à Lourenço Marques et d’utiliser ses (futures) installations portuaires (celles-ci ne sont constituées alors que d'un simple appontement en bois)[1]. En 1875, la petite ville est érigée au rang de municipalité. A l'époque, Lourenço Marquès est décrite comme un endroit pauvre, avec des rues étroites bordées de maisons à toit plat, de paillotes, de forts en mauvais états le tout protégé par un mur de 1,8 mètres de hauteur. L'importance régionale croissante de la république sud-africaine du Transvaal conduit, toutefois, le Portugal à porter un plus grand intérêt à Lourenço Marquès, érigée en cité en 1887, et à entreprendre la mise en chantier d'un port à plus forte capacité sur les rives septentrionales de la baie, le drainage de la terre marécageuse pour planter du gommier bleu et la construction d'un grand hôpital et d'une église.
Suite aux découvertes de gisements diamantifères à Kimberley et de gisements aurifères dans le Witwatersrand, Lourenço Marquès devient un lieu de transit de marchandises et de travailleurs migrants[1]. En 1895, un chemin de fer est inauguré reliant Lourenço Marquès à Pretoria, la capitale du Transvaal. En 1898, la ville portuaire devient la capitale des possessions portugaises d'Afrique de l'est, succédant à celle de Mozambique située plus de 1 500 km au nord. Si la ville est trop excentrée pour gouverner efficacement un territoire qui se se compose d'une succession de comptoirs maritimes, la situation géopolitique du Mozambique et de Lourenço Marquès permet au Portugal de contrôler l'accès à l'océan indien ainsi qu'aux territoires britanniques de Rhodésie[1].

Devenu la fenêtre maritime minière du Transvaal, Lourenço Marques se développe économiquement et de dote d'un riche patrimoine colonial (bâtiments publics, villas privés).

Le développement de Lourenço Marquès[modifier | modifier le code]

Avenue centrale de Lourenço Marques en 1905

Durant la première moitié du XXe siècle jusqu'aux années 60, Lourenço Marques est une grande ville cosmopolite et animée, desservie par les navires britanniques, portugais et allemands. Le port bien équipé comprenant des grands hangars et des grues électriques permet de décharger d'importantes cargaisons en provenance principalement de Southampton, Lisbonne ou Hambourg, qui sont ensuite transportées par camions ou par les chemins de fer vars l'Afrique du Sud, la Rhodésie et le reste du Mozambique. Le port exporte également la production locale (principalement des fruits). En 1930, un terminal pétrolier est édifié à Matola dans la banlieue de Lourenço Marquès[1]. La ville devient aussi une destination touristique, surtout dans les années 60 et début des années 70, pour les Rhodésiens et les Sud-Africains qui affluent chaque année par dizaine de milliers pour profiter des plages de sable blanc, de la culture latine, des hôtels et des restaurants de qualité européenne mais aussi des maisons closes et des casinos, alors interdits dans ces pays puritains.

Suite à la croissance démographique et économique continue de la ville, le Portugal entreprend, à partir des années 1940, de développer un réseau d'écoles primaires et secondaires ainsi que des écoles professionnelles. En 1962 est inaugurée la première université de la région, l'Université de Lourenço Marques. La prospérité économique que connait la ville bénéficie néanmoins surtout aux populations blanches de souche portugaise, aux indo-asiatiques (hindous, chinois), aux arabo-musulmans, aux populations noires éduquées et moins à la majorité de la population noire, dans l'ensemble peu ou pas qualifiée.

La gare centrale

Durant ces années, les changements politiques ont fait passer Lourenço Marques successivement de capitale de la colonie portugaise du Mozambique à capitale de la province portugaise du Mozambique en 1951 et finalement capitale du pays à son indépendance en 1975. Celle-ci est acquise de haute lutte au bout d'une guerre d'indépendance de 10 années. En 1974, le régime de l'Estado Novo au Portugal est renversé à Lisbonne par un coup d’État militaire de gauche - la révolution des œillets. Le nouveau gouvernement portugais s'empresse alors de se débarrasser de ses colonies et leur accorde l'indépendance. Au Mozambique, le FRELIMO (Front de libération du Mozambique) s'empare du pouvoir à Lourenço Marquès, profitant de sa position de force régionale et de son organisation territoriale.

À la veille de l’indépendance, Lourenço Marquès est l'un des ports les plus actifs de l’Afrique australe et le débouché de la province aurifère et industrielle du Transvaal.

De Lourenço Marquès à Maputo, la capitale du Mozambique indépendant[modifier | modifier le code]

La République populaire du Mozambique est proclamée le 25 juin 1975 conformément à l'Accord de Lusaka signé en septembre 1974. Les mots Aqui é Portugal, inscrits sur le parterre devant la mairie de la capitale, sont immédiatement martelés et effacés[2], les statues déboulonnées (puis transférées au fort) et la plupart des rues, à l'origine nommés en référence à des dates ou des héros de l'histoire et de la littérature portugaise, renommés aux noms de figures révolutionnaires ou de la lutte anti-coloniale. Il est prévu que Lourenço Marquès soit rebaptisé Can Phumo ("Lieu de Phumo") du nom d'un chef Shangaan qui vivait dans la région avant l'arrivée des navigateurs portugais. Cependant, en février 1976, Lourenço Marques est finalement rebaptisé Maputo en référence au fleuve Maputo qui se jette dans la baie d'Espírito Santo, elle-même rebaptisée baie de Maputo. Pendant la guerre de libération du Frelimo contre le Portugal (1964-1974), le fleuve Maputo, qui était la frontière sud du Mozambique avec l'Afrique du Sud, était devenu emblématique, à travers le slogan « Viva Moçambique unido do Rovuma ao Maputo », c'est-à-dire, « Vive le Mozambique uni du Rovuma au Maputo », le fleuve Rovuma étant la frontière avec la Tanzanie, au nord du pays.

En quelques semaines précédant ou suivant l'indépendance, plus de 250 000 portugais de souche quittent ou fuient le Mozambique[3] laissant le nouveau pays dans une situation ingérable. L'exode du personnel qualifié portugais empêche le pays nouvellement indépendant de maintenir le bon état de ses infrastructures. En outre, la politique stalinienne et la planification centrale bureaucratique plonge rapidement le pays dans une situation précaire d'autant plus qu'il est déstabilisé par ses puissants voisins et en proie à une féroce guerre civile qui finit d'achever l'économie du pays.
Lorsque le pays bascule dans la guerre civile en 1977, le trafic portuaire s’effondre[1]. Au début des années 1980, malgré l'aide des pays du bloc de l'Est, le pays est en faillite, l'argent y est sans valeur et les magasins sont vides.

Maputo après la guerre civile[modifier | modifier le code]

L'arrêt de la guerre civile et le retour à la paix à partir de 1992 permettent au pays devenu l'un des plus pauvres du monde à connaitre une stabilité économique et politique mais toutes les installations portuaires ont été détruites. Le pays a en outre perdu, au profit de l’Afrique du Sud, son rôle de plaque tournante pour les pays enclavés[1]. Depuis l'accord de paix de 1992, le Mozambique est devenu un pays prometteur pour les investissements étrangers[4]. Ainsi, au début des années 2010, Maputo est l'un des centres urbains les plus dynamiques du Mozambique et l'un des ports les plus actifs de l’Afrique australe. La ville bénéficie de sa proximité géographique avec l’Afrique du Sud qui redonne à la capitale mozambicaine son rôle de façade exutoire et favorise les investissements sud-africains[1].

Population[modifier | modifier le code]

La ville compte 1 700 000 habitants. Maputo et la ville voisine de Matola forment une conurbation de 2 millions d’habitants, soit 25 % de la population urbaine totale du pays[1].

En 1858, Lourenço Marquès comptait 888 personnes dont près de 400 esclaves. En 1898, la nouvelle capitale de province comptait 2 401 habitants dont 90% étaient des blancs (dont 34% étaient des européens d'autres nationalités que portugaises), des indiens ou des métis. Ce n'est qu'en 1920 que le nombre d'africains bantous dépasse le nombre de blancs et assimilés (9 445 noirs, 8 304 blancs). La population européenne et assimilée ne connaitra ensuite qu'un accroissement modéré avec 23 439 individus en 1950 (67 485 dans tout le pays) pour atteindre finalement le chiffre de 83 480 personnes recensées blancs résidant à Lourenço Marquès en 1970. De son côté, la population africaine connue un essor plus important et atteignait 122 460 individus en 1960. Au côté de ces deux groupes de populations, les indo-pakistanais et les asiatiques passèrent de 3 174 personnes en 1912 à 18 404 en 1960[5].

Langues[modifier | modifier le code]

Principales langues maternelles parlées à Maputo parmi les personnes âgées de 5 ans et plus selon le recensement de 2007[6]
Rang Langue maternelle Pourcentage de la population
1 portugais 42,9 %
2 xichangana 31,5 %
3 ronga 9,7 %
4 chopi 3,3 %
5 tswa 3,5 %
6 bitonga 2,8 %
- Autres 6,2 %

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Archidiocèse de Maputo.

Maputo est le siège d'un archevêché catholique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bâtiments Prédio Pott (1905)

Le territoire urbain de Maputo, défini dans les années 90, est de 17 km2 pour une agglomération de 172 km2, partagé entre 7 districts subdivisés eux-mêmes en plus de 50 quartiers (les barrios)[7].

Ancienne ville coloniale, Maputo a longtemps été constitué d'une « ville de ciment », symbolisée par les constructions en dur du centre (la ville portugaise), et d'une « ville de roseaux », qui sont les bidonvilles péri-centraux où vit 70 % de la population de la capitale dont beaucoup sont des réfugiés de la guerre civile ayant fui les zones rurales[1].

La « ville de ciment », constituée d'une ville basse (la baixa où se situe le centre ville et le port) et d'une ville haute (alta où se situe, sur les hauteurs de Maputo, les quartiers résidentiels, diplomatique et la présidence), aux grandes avenues tirées au cordeau est parsemée de bâtiments publics coloniaux, de gratte-ciels et de tours neuves ou rénovées de 10 à 20 étages abritant des banques, des assurances ou des sièges sociaux. On y trouve aussi des centres commerciaux mais aussi des villas coloniales cossues et les ambassades. On y trouve aussi bon nombre de maisons en ruine (villa Algarve, Prédio Pott), des immeubles de hauteurs décrépis ou des terrains en friches. La ville a vu aussi s'étendre des quartiers résidentiels sécurisés le long du littoral (quartiers de Sommerchield, Polana Caniço A et Costa do Sol). Quartiers aisés, ils jouxtent des zones d'habitations pauvres composés de baraques précaires[1].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Depuis l'indépendance, les rues et avenues ont été rebaptisées. Les anciens noms liés à la période coloniale ont été remplacés par des noms liés aux modèles soviétiques et marxistes mais aussi à la lutte pour l'indépendance ou à la décolonisation en Afrique. Quelques noms de l'époque coloniale ont cependant subsisté (avenue du 24 juillet, av. Fernão de Magalhães, rua Afonso Henriques, rua Dom Joao III, rua Dom Joao IV, rua Dom Carlos, rua Dona Maria II, rua marques de Pombal). La liste ci-dessous permet de faire la correspondance entre les anciens noms coloniaux des rues et édifices de Lourenço Marques et les nouveaux noms de Maputo :

Lourenço Marques Maputo
Avenida 18 de Maio Avenida Mártires de Inhaminga
Avenida 31 de Janeiro Avenida Agostinho Neto
Avenida 5 de Outubro Avenida Josina Machel
Praça 7 de Março Praça 25 de Junho
Avenida Afonso de Albuquerque Avenida Ahmed Sekou Touré
Rua Aires de Ornelas Rua de Kassuende
Rua Alexandre Herculano Rua Timor Leste
Avenida Almirante Canto e Castro, Avenida da Tanzania
Avenida Álvares Cabral Avenida Zedequias Manganhela
Avenida Alves Correia Avenida da Zambia
Avenida Anchieta Avenida Olof Palme
Avenida Andrade Corvo Avenida Ho Chi Minh
Avenida de António Enes (ex Avenida Duquesa de Conaught)
Rua A.W. Bayly
Avenida Julius Nyerere
Rua António de Oliveira Salazar Rua da Mesquita
Rua Major Araújo Rua Bagamoyo
Avenida Augusto de Castilho
(ex Avenida Elias Garcia)
Avenida Vladimir Lenine
Rua dos Aviadores Rua da Argélia
Rua Bartolomeu Dias Avenida Mártires de Mueda
Avenida Belegard da Silva Avenida Francisco O. Magumbwé
Avenida Caldas Xavier Avenida Marian N'gouabi
Rua Consiglieri Pedroso Rua Revolução de Outubro
Rua Consiglieri Pedroso
Avenida Couceiro da Costa Avenida Armando Tivane
Dicca, Cinema, Estudio 222 Matchedje Cine-Estúdio 222
Avenida Diogo Cão Avenida Lucas Luali
Avenida do Doutor Serrão Avenida Emília Daússe
Rua do Dr. Brito Camacho
(ex Avenida Miguel Bombarda)
Avenida Patrice Lumumba
Avenida Dom João de Castro Rua Dom João de Castro
Avenida Dom Luiz 1º (ex avenida Aguiar) Avenida Samora Machel
Avenida Dom Manuel I
(anciennes Avenida Marginal da Ponta Vermelha et Avenida da Praia da Polana)
Avenida da Marginal
Avenida dos Duques de Connaught Avenida Friedrich Engels
Rua Eduardo Costa Rua de Mukumbura
Estrada das Estâncias Rua das Estâncias
Avenida Fernandes Tomaz Avenida Mártires da Machava
Rua Fernandes Da Piedade Rua John Issa
Praça da Fonte Luminosa Praça Robert Mugabe
Avenida do General Bettencourt Rua da Base Ntchinga
Rua do General Botha Avenida Tomás Nduda
Avenida General Craveiro Lopes Avenida dos Acordos de Lusaka
Avenida do General Machado Avenida Guerra Popular
Rua do General Rosado Avenida Kim Il Sung
Avenida Gomes Freire Avenida Paulo Samuel Kankhomba
Rua do Governador Alvaro de Castro Rua de Tchamba
Rua do Governador Simas Rua Mateus Sansão Muthemba
Rua Guerra Junqueiro Rua José Mateus
Rua dos Heróis de Marracuene Rua da Resistência
Largo João Albasini Praça 21 de Outubro
Rua João das Regras
(ex Rua Infante Don Enrique)
Rua de Nachingwea
Avenida João de Deus Avenida Romão Fernandes Farinha
Rua Lapa Rua Joaquim Lapa
Avenida Latino Coelho Avenida Maguiguana
Rua de Lidemburgo Avenida Rio Tembe
Miradouro de Lisboa Miradouro
Rua de Lisboa Avenida Milagre Mabote
Avenida Luciano Cordeiro Avenida Albert Luthuli
Rua Luis de Camões Rua dos Lusiadas
Praça Mac Mahon Praça dos Trabalhadores
Avenida Manuel de Arriaga (ex avenida Central) Avenida Karl Marx
Avenida Massano de Amorim Avenida Mao Tse Tung
Rua do Mastro dos Sinaes Rua José Macamo
Avenida Mendonça Barreto Avenida do Rio Limpopo
Praça Mouzinho de Albuquerque Praça da Independência
Rua de Nevala Avenida Kwame Nkrumah
Avenida Nossa Senhora de Fátima Avenida Kenneth Kaunda
Avenida Paiva de Andrada Avenida Mahamed Siyaad Barre
Avenida Paiva Manso Avenida Filipe Samuel Magaia
Rua Pêro da Covilhã Rua Belmiro O. Muianga
Rua Pero de Alenquer Avenida Amílcar Cabral
Avenida Pinheiro Chagas Avenida Eduardo Mondlane
Rua do Porto Rua Malhangalene
Rua da Princesa Patrícia Avenida Salvador Allende
Avenida da República (ex Avenida Dom Carlos) Avenida 25 de Setembro
Rua de Sagres Avenida 10 de Novembro
Rua Santa Maria Rua de Mtomoni
Rua Sao Gabriel Rua de Sidano
Rua Sao Rafael Rua de Chuindi
Aeroporto Gago Coutinho Aeroporto de Mavalane
Cabaret Aquário Escola Nacional de Dança
Casa Amarela Museu Nacional da Moeda
Cinema Infante Cinema Charlot
Cinema Manuel Rodrigues Cine Teatro África
Clube de Pesca Desportiva Escola Náutica de Moçambique
Edifício da Câmara Municipal Conselho Executivo
Edifício da Direcção Geral das Alfândegas Reitoria da Universidade Eduardo Mondlane
Edifício da Fazenda Conselho de Ministros
Edificio de Atneu Grego Palácio dos Casamentos
Edifício do Banco Nacional Ultramarino Banco de Moçambique
Edifício do Lar Moderno Centro de Estudos Brasileiro
Escola Andrade Corvo Escola Primária do 1º e 2º Graus 16 de Junho
Escola General Machado Universidade Pedagógica
Escola Primária João Belo Escola Primária 7 de Setembro
Escola Joaquim de Araújo Escola Secundária Estrela Vermelha
Escola Primária Rebelo da Silva Escola Primária 3 de Fevereiro
Estádio Oliveira Salazar Estádio da Machava
Grupo Desportivo de Lourenço Marques Grupo Desportivo de Maputo
Hotel Clube Centro Cultural Franco-Moçambicano
Hotel Turismo Hotel Ibis
Hotel Turismo
Jardim Vasco da Gama Jardim Tunduro
Liceu (lycée) António Enes Escola Secundária Francisco Manyanga
Liceu Salazar Escola Secundária Josina Machel
Mercado Vasco da Gama Mercado Municipal (Bazar da Baixa)
Museu Álvaro de Castro Museu de História Natural
Parque José Cabral Parque dos Continuadores
Prédio Funchal Hotel Rovuma
Sporting Clube de Lourenço Marques Clube de Desportos Maxaquene

Économie[modifier | modifier le code]

Avec Saldanha Bay (Afrique du Sud) et Walvis Bay (Namibie), elle est le seul port naturel d'Afrique australe.

Transports[modifier | modifier le code]

L'agglomération est desservie par l'aéroport international de Maputo, (code AITA : MPM • code OACI : FQMA) situé à 3 km au nord-ouest de Maputo.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La gare centrale de Maputo
Maison de fer (1892)
Cine Africa
14 fœtus d'éléphants exposés au musée Álvaro de Castro de Maputo
Vue sur Maputo depuis l'hôtel Cardoso

Même si la ville est délabrée après une sanglante guerre civile, elle n'en conserve pas moins un patrimoine architectural impressionnant et de longues artères rectilignes agréables, presque toutes bordées d’arbres, le plus souvent des flamboyants ou des acacias.

Les amateurs d'architecture se rendant au Mozambique ne devront pas manquer de visiter la capitale mozambicaine où ils pourront admirer de nombreux bâtiments art déco dont le Clube Ferroviário (avenue du 25 septembre) ou le théâtre Gil Vicente.

La ville de Lourenço Marques a cependant surtout été marquée par son architecture coloniale, dont quelques-uns des plus beaux vestiges - la gare centrale datant de 1924 (place des Travailleurs) et la Maison de Fer datant de 1892 (avenue Samora Machel) - ont été réalisés sur les plans de Gustave Eiffel.

L'édifice du marché municipal (ancien marché Vasco de Gama) et les nombreuses anciennes villas portugaises des quartiers résidentiels constituent les autres fleurons de l'architecture coloniale de Lourenço Marques.

Enfin il est indispensable de se rendre au musée d'histoire naturelle, place Travessia do Zambeze, fleuron de la ville à l'époque portugaise où sous le nom d'Álvaro de Castro il recevait plus de 100 000 visiteurs par an. Le musée abrite notamment une collection d'embryons d'éléphant en gestation.

Autres sites et édifices intéressants :

  • le jardin botanique Tunduru (ex-Vasco de Gama) conçu en 1885 par le paysagiste anglais Thomas Honney, et la statue de Samora Machel;
  • la cathédrale Notre Dame de la Conception (place de l'Indépendance);
  • l'hôtel de ville terminé en 1945 (avenue Ho Chi Minh);
  • le centre culturel franco-mozambicain (av. Samora Machel);
  • le fort portugais (rue du Timor oriental) comprenant de nombreux vestiges de l'histoire coloniale dont les statues d'Antonio Enes et de Mouzinho de Albuquerque);
  • le Louis Trichardt Trek Memorial contenant les restes de l'explorateur boer (av. Josina Machel);
  • l'édifice des postes (av. du 25 septembre);
  • la bibliothèque nationale;
  • les mosquées Ismael (édifice Aga Khan, avenue Ahmed Sékou Touré) et Salazar (rue da Mesquita);
  • la statue d'Eduardo Mondlane;
  • la place des Héros avec son mausolée, en forme d'étoile, qui recueille les dépouilles mortelles des héros de la révolution et sa fresque murale réalisée avec la participation du peintre mozambicain Malangatana, retraçant l'historique des luttes anticoloniales du Mozambique;
  • le Centro de Estudos Brasileiros, avenue Karl Marx;
  • le Clube Naval (1913);
  • la baie de Maputo (ex-Baía do Espírito Santo);
  • les musées de la Monnaie, de la Révolution, Chissano, des Arts
  • faubourg de Catembe, village de pêcheurs;
  • l'île d'Inhaca, clôturant la baie à l'est.

Après une sanglante guerre civile, Maputo essaye de remettre en valeur la beauté architecturale de Lourenço Marques pour faire redémarrer le tourisme. La ville souffre cependant d'une criminalité en forte expansion ces dernières années. Elle organisa la 5e conférence internationale de la Via Campesina du 17 au 23 octobre 2008.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Letellier (et al.), Voyage au Mozambique : Maputo, Éd. du Garde-temps, Paris, 2005, 95 p. (ISBN 2-913545-36-X)
  • Jeanne Vivet, Déplacés de guerre dans la ville. La citadinisation des deslocados à Maputo (Mozambique), Karthala, Paris, 2012, 384 p. (ISBN 9782811106294)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Marie-Annick Lamy-Giner, La renaissance du port mozambicain de Maputo. Temporalités et spatialités, Urbanités, 13 novembre 2014
  2. O fenómeno da nossa descolonização: Retornados, Deslocados e Espoliados
  3. Dismantling the Portuguese Empire, Time Magazine, 7 juillet 1975
  4. Mozambique: Mining an opportunity, Banque Mondiale, août 2009
  5. Brigitte Lachartre, Enjeux urbains au Mozambique: de Lourenço Marquès à Maputo, Karthala, 2000 p 35-37
  6. http://www.catedraportugues.uem.mz/lib/docs/Tese_Doutorado_Alexandre_A._TIMBANE.pdf
  7. Josélyne Ramamonjisoa,Regards étrangers sur Maputo et le Mozambique, Madagascar-Revue de Géographie, volume 48, Juillet 2011 - Décembre 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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