Jérusalem-Est

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Jérusalem-Est représente la partie de Jérusalem située à l'est de la ligne verte (à l'exception du Mont Scopus) conquise par Israël depuis 1967. Cette partie inclut la vieille ville et ses lieux saints (le Saint-Sépulcre, l'Esplanade des Mosquées/Mont du Temple et le Mur des Lamentations).

La ligne verte[modifier | modifier le code]

La qualification de « Jérusalem-Est » doit s'entendre « à l'est de la ligne verte » et non « partie est de Jérusalem » car la plupart de ses quartiers ne sont pas situés à l'est de la ville, mais au centre avec la Vieille Ville ou au nord (par exemple Sheikh Jarrah) ou au sud (par exemple Jabel Mukaber). À l'est de Jérusalem, se trouvent le Mont des Oliviers et son grand cimetière juif, ainsi que des institutions religieuses chrétiennes et de nombreuses mosquées.

La distinction entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest date de la fin de la Première Guerre israélo-arabe et n'existait pas avant cette époque. Initialement prévu pour faire partie d'un district sous juridiction internationale (ou corpus separatum, incluant également la ville de Béthleem), Jérusalem fut un enjeu de la guerre et le lieu de nombreux combats. La partie Ouest fut annexée par Israël avec reconnaissance de facto d'une partie de la communauté internationale et la partie Est fut annexée par la Jordanie mais sans reconnaissance internationale. Les Jordaniens ont perdu le contrôle de Jérusalem-Est et de toute la Cisjordanie après sa conquête par Israël lors de la guerre de 1967. Les dirigeants israéliens annoncèrent alors officiellement la « réunification » de la ville de Jérusalem et la proclamèrent « Capitale éternelle et indivisible d'Israël et du peuple juif ». La Loi de Jérusalem est adoptée par la Knesset en 1980. L'appellation Jérusalem-Est est depuis lors utilisée par l'ONU qui ne reconnaît pas cette annexion.

Le gouvernement israélien ne reconnaît pas de distinction entre les deux parties de la ville. On trouve cependant dans certains documents officiels israéliens les termes anglais de east Jerusalem ou eastern Jerusalem. Cette portion de la ville est considérée comme territoire occupé par l'ONU et par la majorité de ses États membres, y compris par les États-Unis. La résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies présente l'annexion par Israël de cette partie de Jérusalem comme une violation du droit international.

Jérusalem-Est est revendiquée par les palestiniens comme capitale de leur État. L'OLP y disposait d'une représentation semi-officielle, la Maison de l'Orient, fermée de force par Israël durant la seconde Intifada.

Histoire[modifier | modifier le code]

Soldat israélien et femme palestinienne à Jérusalem-Est, en 2004.

Le plan de partage de la Palestine prévoyait un État de Jérusalem indépendant des deux autres États (juif et arabe) et placé sous juridiction internationale. Ce projet ne se réalisa jamais.

Lors du conflit israélo-arabe de 1948, Israël étendit sa souveraineté sur Jérusalem-Ouest, et la Jordanie sur Jérusalem-Est. En 1950, Jérusalem-Est fut annexée par la Jordanie, ainsi que le reste de la Cisjordanie. Cependant, cette annexion de la Cisjordanie ne fut reconnue que par le Royaume-Uni, à l'exception de Jérusalem-Est. Ce territoire est ensuite conquis par Israël lors de la guerre de 1967, qui annexe alors 6,4 km² de terrain de la Jérusalem jordanienne, ainsi que 64 km² d'autres terres de Cisjordanie, dont de nombreux villages palestiniens voisins. Ces annexions ne sont pas reconnues par la communauté internationale.

Richesses de la vieille ville[modifier | modifier le code]

Jérusalem-Est est particulièrement riche :

Sur un plan religieux, symbolique et historique 

Références[modifier | modifier le code]