Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont

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Louis Auguste Victor de Ghaisne
Comte de Bourmont
Image illustrative de l'article Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont

Surnom Renardin (chouan)
Maréchal de Bourmont
Naissance 2 septembre 1773
à Freigné
Décès 27 octobre 1846 (à 73 ans)
à Freigné
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag of Royalist France.svg Armée des émigrés
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouan
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouan légitimiste
Flag of Cross of Burgundy.svg Carliste
Grade Commandant
Années de service 17881833
Conflits Guerres de la Révolution
Chouannerie
Guerres napoléoniennes
Conquête de l'Algérie
Insurrection royaliste de 1832
Première guerre carliste
Distinctions Commandeur de Saint-Louis (1817)
Pair de France (1823)
Grand-croix de la Légion d'honneur (1825)
Gentilhomme de la chambre du roi (1828)
Membre du conseil supérieur de la guerre (1828)
Maréchal de France (1830)
Autres fonctions ministre de la Guerre,
Famille Maison de Ghaisne

Emblème
Liste des ministres français de la Défense

Louis Auguste Victor de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France, né le 2 septembre 1773 et mort 27 octobre 1846 à Freigné en Maine-et-Loire, est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Marie Eugène de Ghaisne de Bourmont et de Joséphine Sophie Marie de Coutances, il est issu d'une vieille famille angevine[1] (venue des Flandres) qui avait donné depuis plusieurs siècles de brillants officiers à la France. Il est collégien à l'école royale militaire de Sorèze de 1787 à 1790. Il y fait la connaissance d'Henri de La Rochejaquelein, d'un an son aîné.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution française de 1789.

À 15 ans, le 12 octobre 1788, il entre au régiment des Gardes-Françaises avec le grade d'enseigne, assiste aux évènements du 14 juillet 1789 et à la mutinerie de son régiment le même jour. Le 31 août 1789, au licenciement de ce corps, il retourne au château de Bourmont d'où il émigre avec son père à la fin de 1790, pour se rendre à Turin. En 1791, il sert sur le Rhin comme aide de camp du prince de Condé.

Le 21 janvier 1791, son père décède à Turin, il revient quelques mois en France auprès de sa mère, puis rejoint le comte d'Artois à Coblentz. Le régiment des gardes françaises ayant été formé dans cette ville sous le nom d'hommes d'armes à pied, Bourmont y est nommé sous-lieutenant, grade équivalent à celui de capitaine.

En 1792, Bourmont fit la campagne qui se termina par la retraite de Brunswick. Au licenciement de l'armée des émigrés, il rejoint sa mère à Bar-le-Duc, il avait 20 ans. Puis il quitta la France et s'engagea comme simple soldat dans le corps du prince de Condé, participa en octobre 1793 à l'enlèvement des lignes de Wissembourg, puis le 2 décembre, au combat de Bercheim.

La Chouannerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chouannerie.

En 1795, il obtint du prince de Condé la permission de passer dans l'Ouest où il eut un rôle grandissant et servit d'abord d'agent de liaison entre l'insurrection et l'émigration. Ses biens étaient vendus comme biens nationaux et les prêtres, traqués comme des malfaiteurs, comme le vieux curé de Freigné, Morin du Granval, celui-là même qui l'avait baptisé, et qui avait été exécuté par le tribunal révolutionnaire. Un tel sang, pour les Chouans, et un tel régime criait vengeance. L'adjudant-général, le vicomte de Scépeaux, lui donna le commandement en second de ses troupes et la fonction de major-général de l'Armée catholique et royale du Maine, d'Anjou et de la Haute-Bretagne.

Chargé par Scépeaux d'aller à l'armée de Condé solliciter la présence dans l'Ouest d'un prince de la famille de Bourbon, il s'acquitta de sa mission, se remit en route pour retourner en Vendée et apprit la bataille de Quiberon avant d'y arriver.

Au mois de janvier 1796, le vicomte de Scépeaux chargea le comte de Bourmont d'aller en Angleterre exposer à Louis XVIII la situation des provinces royalistes. Bourmont trouve le comte d'Artois à Édimbourg et reçoit de ses mains la croix de Saint-Louis, en même temps que le duc d'Angoulême. Il a alors 22 ans.

Bourmont retourne dans le Maine ; mais, la paix ayant été conclue avec les chefs royalistes, il demande au général Hoche la permission de retourner en Angleterre, permission qui ne lui est pas donnée et, exclus des mesures de clémence accordées aux insurgés et sous le prétexte qu'il est émigré, il est condamné à l'exil en Suisse et est mis sous escorte jusqu'à la frontière[2].

D'Angleterre, il prépare activement les élections du 21 mars 1797, s'occupant d'organiser la propagande royaliste dans les départements de l'Eure, de l'Orne et des Côtes du Nord[3].

Débarqué en France en septembre 1799, Bourmont prend part à la troisième chouannerie de 1799 à 1800 et prend le commandement de l'Armée catholique et royale du Maine, il réunit ainsi sous ses ordres les troupes chouannes des départements de la Mayenne et de la Sarthe (Maine, le Perche et le pays chartrain) soit environ 8 000 hommes répartis en quinze légions. Le 2 octobre 1799, il écrase une troupe républicaine à la bataille de la Hennerie. Puis le 15, il prend Le Mans[4], mais abandonne la ville quelques jours plus tard. Le 26, il est repoussé par les patriotes de Ballée (bataille de Ballée). Il se montre partisan de la poursuite de la guerre lors des négociations de Pouancé mais il doit signer la paix le 4 février 1800.

Après la guerre, Bourmont entre dans de nouvelles menées et vient secrètement à Paris, déguisé pour préparer, aidé de quelques autres, une conspiration dont Pichegru était l'âme.

Le complot royaliste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentat de la rue Saint-Nicaise.

Après la paix, qui est de nouveau signée le 2 février 1800 avec le Premier Consul, Bourmont se rend à Paris, y épouse Juliette de Becdelièvre de La Bunelaye, fille du marquis de Becdelièvre, ancien premier président à la Chambre des comptes de Bretagne, mais refusant de céder aux sollicitations du premier consul qui lui offre le grade de général de division, il est déclaré suspect.

Compromis dans la conspiration de Cadoudal[5], il est arrêté sur ordre de Fouché le 17 janvier 1801 et enfermé au Temple puis transféré à la citadelle de Besançon.

Après trois années et demi de captivité, il s'en évade le 5 août 1804 et part habiter au Portugal. Lorsque les Britanniques envahissent ce pays, il vient trouver Junot en 1808 et lui offre ses services. Ce dernier lui donne à exercer les fonctions de chef d'état-major de la division commandée par le général Loison. Après la Convention de Cintra (ou Sintra), Bourmont suit l'armée française et rentre avec sa famille en France, mais une tempête disperse les voiliers et tandis que Junot arrive à La Rochelle, Bourmont arrive à la fin du mois d'octobre 1808 dans la baie de Quiberon, mais Fouché n'oubliant pas sa précédente évasion, il est arrêté et conduit à la prison du Bouffay de Nantes. Grâce à l'intervention de Junot, qui lui avait donné sa parole, il est libéré le 12 décembre mais reste sous la surveillance de Fouché.

Il est alors assigné à résidence chez son beau-frère le Marquis de Vezins à Vezins près de Cholet dans le Maine-et-Loire. Durant 16 mois, il négocie âprement avec le gouvernement réclamant avec insistance sa liberté. Sur instigation de Fouché, l'Empereur décide de l'éloigner de France en le nommant adjudant-commandant. C'est ainsi qu'il reçoit une lettre de service du ministre de la Guerre en mai 1810 avec l'ordre de rejoindre l'armée d'Italie à Naples. D'un tempérament actif, il s'y morfondra et se plaindra amèrement du sort qui lui est réservé, tout congé pour revenir en France lui étant refusé systématiquement depuis son arrivée jusqu'à son départ pour la guerre (25 janvier 1812).

Napoléon donne lui-même la clé de cette attitude du gouvernement : dans une note du 19 janvier 1812 adressée au Ministre de la Guerre, le duc de Feltre, après que celui-ci a envisagé de nommer Bourmont commandant du département des Apennins, l'Empereur écrit : « Monsieur le duc de Feltre, vous aviez donné le commandement du département des Appenins à l'Adjudant Commandant Bourmont, c'est-à-dire à un ancien chef chouan. Cette mesure est ridicule. Cet officier ne devait pas être employé, ou du moins être employé de manière à être surveillé. Que voulez vous que pensent nos troupes d'être commandées par un tel homme ? »

L'Empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier Empire.

Le comte de Bourmont servit dans l'armée d'Italie et s'y conduisit avec distinction dans l'affaire de Bagnara, alla à Milan, près du vice-roi, qui le nomma chef d'état-major de la 2e division d'infanterie (général Broussier) puis à Innsbruck, et fut dès lors associé à toutes les opérations du 4e corps jusqu'à la campagne de Russie. Il voit dans la guerre l'occasion de retrouver enfin sa liberté pleine et entière, tout en servant son pays.

Employé pendant les campagnes de 1813 et 1814, il reçut de Napoléon Ier quelques missions importantes et la croix de la Légion d'honneur, et fut mentionné honorablement dans les rapports officiels de la bataille de Dresde. Il avait été nommé général de brigade au mois d'octobre 1813 pour sa belle conduite à Lützen (il y est atteint de deux blessures au passage du Wop et à Lützen les 1er mai et 2 mai 1813) Les 20 et 21 mai 1813 il est à celle de Bautzen. En octobre, à la bataille de Leipzig, et dans la retraite qui suit, il se dépense sans compter et dans des circonstances où il unit la bravoure au sang-froid, et il ne lui reste plus, lorsqu'il arrive à Bingen le 2 novembre, que 300 hommes de sa brigade.

En février 1814, l'Empereur l'ayant laissé enfermé dans Nogent-sur-Seine avec un millier d'hommes, il résiste pendant deux jours (11 et 12 février) contre 20 000 Autrichiens[6]. Cette défense lui vaut le grade de général de division.

La Restauration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Restauration française.

Au commandement de la 6e division militaire, qu'il avait encore à l'époque du débarquement, l'ordre lui est donné de se réunir au maréchal Ney où il est témoin de la défection de ses troupes.

En 1815, pendant les Cent-Jours, l'Empereur revient en France. Bourmont se rend à Paris et se rallie à lui, craignant pour l'indépendance de la France.

Il obtint le commandement de la 6e division du corps d'armée commandé par le général Gérard, sur recommandation de ce dernier auprès de Napoléon. Mais avant tout, bien que royaliste, il était français et cet ancien chouan s'est joint à l'empereur des Français pour combattre pour la France, tant qu'il ne combattait pas contre les « Bourbons ». Mais vint à paraitre l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, rédigé à huis-clos, publié par le Moniteur du 23 avril 1815, voté par plus de 1 500 000 suffrages et promulgué au Champ de Mars le 1er juin. Aux armées, 320 voix seulement (contre 220 000) le repoussent. Cet acte prononçait la déchéance des «  Bourbons  ». Bourmont est de ces 320 et dès lors, comment ne pouvait-il songer au départ ? Il pensait que son devoir était de quitter l'armée impériale, tourne les yeux vers GandLouis XVIII avait constitué le gouvernement royal. Il avait jugé la cause de Napoléon perdue et le retour de Louis XVIII inéluctable.

Dès lors sa conduite était tracée, et son départ pour Gand n'était plus que l'affaire du temps et des circonstances. Il ne crut pas devoir rester fidèle à Napoléon[7], mais aux Bourbons et abandonna son commandement le 15 juin[8], la veille de la bataille de Ligny, trois jours avant Waterloo. A cinq heures du matin, Bourmont déserta avec son état-major et quatre hommes. Dans sa lettre au général Gérard, son supérieur hiérarchique qui l'avait cru digne de confiance, l'aristocrate promit une simple désertion mais, en réalité, il trahit immédiatement en dévoilant les plans de Napoléon. Au colonel Schutter qui l'accueillit, Bourmont révèla que l'Empereur s'apprêtait à attaquer Charleroi, puis au général Zieten, Bourmont indiqua que l'armée française disposait d'un effectif de cent vingt-quatre mille hommes. Blücher lui adressa à peine la parole, indigné qu'un général pût déserter au dernier instant, à la veille d'une bataille. Quant on lui fit remarquer que Bourmont portait la cocarde blanche, le général prussien s'emporta : "Qu'importe la cocarde, un jean-foutre sera toujours un jean-foutre !" [9]

Bourmont se rend ensuite auprès du roi qui, après la bataille de Waterloo, lui donne le commandement de la frontière du Nord. Royaliste, Bourmont est l'un des premiers à reconnaître les Bourbons, pour lesquels il avait combattu jusqu'en Vendée.

La seconde Restauration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde Restauration.

À la rentrée des armées alliées en France, nommé commandant « extraordinaire » de la 16e division militaire, il rallie à la cause royale les populations de la Flandre, s'empare de dix-sept villes : Lille, Dunkerque, Arras, Bapaume, etc., ferme leurs portes aux étrangers, préserve ainsi de l'occupation deux provinces et conserve à la France 4 000 canons, 40 000 fusils et 6 millions de francs.

Il figure ensuite dans les procès du maréchal Ney et du général Bonnaire, et contribue par ses dépositions à la condamnation à mort du premier.

À la seconde Restauration, Louis XVIII, n'oubliant pas cet ancien chouan, le met à la tête de la deuxième division d'infanterie de la garde royale à Besançon en 1816, avec laquelle il accompagne le duc d'Angoulême en 1823, à la campagne d'Espagne et eut le commandement en chef de l'armée quand le prince revint en France.

À son retour, Bourmont est nommé pair de France (9 octobre 1823, majorat de baron, lettres patentes du 26 janvier 1828) puis gentilhomme de la chambre du roi.

Il est appelé comme Ministre de la guerre le 9 août 1829 dans le gouvernement Polignac.

L'Algérie[modifier | modifier le code]

Louis-Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont.jpg
Articles détaillés : Conquête de l'Algérie et Prise d'Alger.

Nommé par le roi, général en chef du corps expéditionnaire contre la régence d'Alger et dont il avait conçu et préparé le projet, il débarque sur le sol algérien le 14 juin 1830, accompagné de ses quatre fils. L'armée aborde à Sidi-Ferruch, livre les 19 et 24 juin les deux batailles de Staoueli, et fait capituler Alger le 5 juillet. Il doit à ces évènements de n'être pas impliqué dans le procès des ministres après la Révolution de Juillet. Pour ce fait d'armes, Charles X envoie à Bourmont le bâton de maréchal de France, mais cette distinction ne le console pas de la perte de son deuxième fils, Amédée, lors de la 2ème bataille près de Sidi Khalef.

Avant que l'avenir de la Régence ne soit fixé, Bourmont va de l'avant, pousse jusqu'à Blida, fait occuper Bône et Oran dans la première quinzaine d'août. Le 11 août, le nouveau ministre de la guerre, le général Gérard lui communique officiellement la nouvelle de la Révolution de juillet.

Légitimiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Légitimisme.

Le maréchal de Bourmont, ayant refusé de le reconnaître et de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe, fut considéré comme démissionnaire et remplacé le 3 septembre, par le général Clauzel. Là aussi, sa fidélité à Charles X et aux « Bourbons » l'oblige à l'exil. Il montre toujours, à bientôt 60 ans, son attachement à une cause qu'il croit juste.

Le 3 septembre, le commandant Duperré lui ayant refusé un bâtiment français, Bourmont affrète à ses frais le brick autrichien l’Amatissimo et s'y embarqua avec ses fils et « son seul trésor » : le cœur d'Amédée, mort au champ d'honneur. Puis, il fit voile en direction de l'Angleterre, afin de se joindre à l'exil de Charles X, qui l'accueillit avec effusion.

En 1832, il se retire en Italie et conspire avec la duchesse de Berry, belle-fille de l'ancien roi, en tentant de ranimer la guerre de Vendée afin d'établir sur le trône de France Henri V, duc de Bordeaux, fils de cette dernière.

Puis il passe au Portugal et en Espagne où il soutient successivement les causes de Don Miguel dont il commande l'armée, et de don Carlos ; il est condamné à mort par contumace en 1833. Le gouvernement lui applique les dispositions du code concernant les Français qui servent en pays étrangers sans autorisation. Bourmont perd alors sa nationalité française et fixe sa résidence en Allemagne.

Amnistié, en 1840, ce fidèle royaliste a tout fait pour servir les représentants de la dynastie légitimiste. Revenu en France, il meurt le 27 octobre 1846 dans son château de Bourmont, où il était né.

États de service[modifier | modifier le code]

  • Enseigne surnuméraire (à 15 ans) aux régiment des Gardes-Françaises (12 octobre 1788)
  • Licencié avec traitement d'activité (31 août 1789)
  • émigré en 1791, entré à cette époque comme sous-lieutenant dans les hommes d'armes à pieds jusqu'à fin 1792
  • entré dans la compagnie noble de l'armée de Condé en septembre 1793
  • passé à l'armée de la Vendée (16 février 1795)
  • major général de l'armée de Scépaux, chargé de diverses commandements et l'un des commissaires de l'armée royale qui signèrent la paix (4 février 1800)
  • arrêté et incarcéré au Temple (18 janvier 1801)
  • transféré à la Citadelle de Besançon (11 juillet 1801)
  • évadé (3 août 1804) officier d'ordonnance du duc d'Abrantès en 1804
  • arrêté de nouveau et détenu à la prison du Bouffay de Nantes (3 octobre 1808)
  • élargi (3 février 1809)
  • adjudant-commandant, employé à l'armée de Naples (24 avril 1810)
  • employé au corps d'observation d'Italie (17 janvier 1812)
  • au corps de la grande armée (6 avril 1812)
  • au 11e corps d'armée (3 avril 1813)
  • général de Brigade (28 septembre 1813) au 11e corps d'armée
  • employé dans la 1re division militaire de réserve de Paris (16 janvier 1814)
  • général de division (13 février 1814)
  • commandant la 6e division militaire (20 mai 1814)
  • commandant de la 1re subdivision de la 6e division militaire (7 janvier 1815)
  • mis à la disposition de Monseigneur le duc de Berry (7 mars 1815)
  • remplacé dans la 6e division militaire et disponible (22 mars 1815)
  • commandant la 3e division du 4e corps d'observation (1er avril 1815)
  • rejoint l'armée royale en Belgique (15 juin 1815)
  • commandant extraordinaire de la 16e division militaire (21 juin 1815)
  • commandant la 2e division d'infanterie de la garde royale (8 septembre 1815)
  • membre du comité d'infanterie (cession 1821) le 7 novembre 1821
  • commandant la division d'infanterie de la garde royale de l'armée des Pyrénées (16 février 1823)
  • commandant la 2e colonne mobile détachée en Andalousie (2 juin 1823)
  • commandant la division d'occupation de Cadix (7 octobre 1823)
  • commandant en chef l'armée d'occupation d'Espagne (6 novembre 1823)
  • autorisée à reprendre le commandement de la 2e division d'infanterie de la garde royale (17 avril 1824)
  • président de la commission des secours à accorder aux vendéens (18 janvier 1825)
  • membre du conseil supérieur de la guerre (17 février 1828)
  • ministre secrétaire d'état à la guerre (8 août 1829)
  • Commandant en chef l'armée d'expédition d'Afrique (11 avril 1830)

Campagnes[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont (1773-1846).svg Armes du comte de Bourmont, baron-pair héréditaire (9 octobre 1823), Grand'croix de la Légion d'honneur (23 mai 1825), maréchal de France (14 juillet 1830)

Écartelé, aux 1 et 4 vairés d'or et d'azur, qui est de Ghaisne, au franc quartier de sable au chef d'argent, qui est Gand ; aux 2 et 3 fascés de vair et de gueules de six pièces, qui est Coucy[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il est le petit-fils de Louis-Henri de Ghaisne de Bourmont et de Marie-Catherine de Valory, dame de la Motte-Valory, de Chahain et de la Beucherie. Pierre Ghaisne, de Sillé-le-Guillaume, intendant du duc de Cossé-Brissac, dont il avait acquis la terre de Saint-Martin-du-Bois, érigée en comté de Ghaisne (1693), est l'auteur de la fortune de sa famille. Pierre avait épousé Marie de Charnacé en 1632.
  2. Lettre du général Hoche au général Quentin (Rennes) du 12 juin 1796 : « Les émigrés sortiront sur le champ du territoire de la République : on leur fournira les moyens. Le gouvernement, rigide observateur de ses promesses, laisse partir Bernier, Bourmont et quatre de ses compagnons, alors que Montjean, Granjon, et autres, sont en jugement, après avoir été pris par nos troupes. » Cité par JJ. Savary dans Guerre des Vendéens et des Chouans, tome VI p. 330.
  3. Il se voit confier le commandement des troupes royalistes du Maine. À ce poste, il déploie une infatigable activité, organisant une campagne de propagande, dressant les plans d'une offensive, groupant ses hommes en « divisions », toutes formées sur un même modèle, précisant jusqu'au moindre détail. Déjà, chez le jeune comte de Bourmont se manifeste cette compréhension des dispositions d'ensemble et ce souci de la préparation minutieuse qui devaient caractériser le conquérant d'Alger.
  4. Pour la deuxième fois, depuis la Révolution française, cette ville fut prise et les révolutionnaires dirent « furent commis les plus grands excès » Crétineau-Joly a écrit que le « sac du Mans » par l'armée de Bourmont est « une imposture les plus audacieusement révolutionnaire ». La population avait si peu à maudire le jeune commandant en chef, qu'en signe de reconnaissance, la musique de la Garde Nationale se rendit à son quartier-général de Bellefille et lui donna avant son départ une joyeuse sérénade.
  5. Le 21 décembre 1800, lorsqu'a lieu l'explosion de la « machine infernale », il n'est d'abord ni arrêté ni accusé publiquement de complicité avec les royalistes, mais, peu après, il est compris dans la catégorie des royalistes qui refusant de se rallier au gouvernement, sont mis dans des prisons d'État.
  6. Il y barricade les rues, crénelle les maisons, et repousse toutes les attaques de l'ennemi, à qui il fait perdre 1 700 hommes.
  7. Napoléon l'a jugé sévèrement. On connait le mot accablant prononcé par l'Empereur à Sainte-Hélène : « Bourmont est une de mes erreurs ».
  8. Au moment de rejoindre Louis XVIII, il écrit à son chef, le général Gérard, pour lui donner les raisons de sa conduite : « Je ne veux pas contribuer à établir en France un despotisme sanglant qui perdrait mon pays, et il m'est démontré que ce despotisme serait le résultat certain des succès que nous pourrions obtenir. ».
  9. Joffrin Laurent, Les batailles de Napoléon
  10. Archives du Musée Dobrée (Nantes).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Gautherot, Un Gentilhomme de Grand Chemin, Presses universitaires de France, 1926 ;
    Voir aussi la réédition du même ouvrage avec une importante étude et une nouvelle iconographie par Gérald de Bourmont, éditée par les éditions Pic de la Mirandole, 2002.
  • Catalogue des Généraux français, [lire en ligne] ;
  • Gérald de Bourmont, Le Livre de Famille. Histoire de la maison de Ghaisne et généalogie des branches Bourmont et Classé, Mémoires et Documents, tome I, 1996 ;
  • Gérald de Bourmont, Le Livre de Famille. Histoire de la maison de Ghaisne, tome II : Les relations tumultueuses du comte de Bourmont avec Bonaparte-Napoléon et Fouché entre 1789 et 1815. Compléments au tome I. Sources et axes de recherches, Editions Herault à Maulévrier, 2007 ;
  • Yves Moerman, Napoléon à Waterloo, éditions De Krijger, 2005. Voir aussi http://users.skynet.be/ym04/livre_1.htm
  • M. Capefigue, Les Cent Jours, deux tomes, éditions Langlois et Leclercq, Paris, 1841.
  • Joffrin Laurent, Les batailles de Napoléon, Seuil 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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