Bahreïn

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bahreïn (homonymie).
مملكة البحرين (ar)
Royaume de Bahreïn (fr)
Drapeau de Bahreïn Armoiries du Bahreïn
(Drapeau de Bahreïn) (Armoiries du Bahreïn)
Devise nationale : aucune
carte
Langues officielles Arabe
Capitale Manama
26°13′N 50°35′E / 26.217, 50.583
Plus grande ville Manama
Forme de l’État Monarchie
 - Roi
 - Premier ministre
Hamad ben Issa al-Khalifa
Khalifa ben Salman al-Khalifa
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 174e
665 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 156e
1 234 596[1] hab.
1 857 hab./km2
Indépendance
 -
Royaume-Uni
14 août 1971
Gentilé Bahreïnien, bahreïnienne
IDH (2006) 0,859 (élevé) (39)
Monnaie dinar bahreïni (BHD)
Fuseau horaire UTC +3
Hymne national Bahrainouna
Code ISO 3166-1 BHR, BH
Domaine internet .bh
Indicatif
téléphonique
+973


Le Bahreïn (en arabe البحرين et مملكة البحرين, littéralement « les deux mers »), en forme longue le Royaume de Bahreïn, est un pays situé sur un archipel du Golfe Persique au Moyen-Orient dont l'essentiel du territoire est constitué par l'Île de Bahreïn. Celle-ci est reliée à son voisin le plus proche, l'Arabie saoudite, grâce à la chaussée du roi Fahd. Le 27 avril 2010, la population de l'archipel comptait 1 234 596 habitants, dont 666 172 expatriés (soit 54 % de la population)[1]. Localisée dans l'ouest du Golfe Persique, elle est dirigée par la famille royale d'Al Khalifa.

Sommaire

[modifier] Protestations bahreïniennes de 2011

[modifier] Droits de l'homme au Bahrein

Un rapport d’Amnesty documente comment le gouvernement du Bahreïn utilise la torture et la violence à l’encontre de l’opposition politique. Le pays du golfe persique se situe à la croisée des chemins.

Les réformes politiques et les progrès sur les questions de droits humains représentaient naguère l’évolution prudente du petit royaume du Bahrein. Cette situation a pourtant changé. Les autorités réagissent aux protestations de l’opposition par la torture, la violence et les arrestations de masse.

Pour cette raison, Amnesty International a visité le pays en octobre 2010 et mené des recherches sur place. La délégation a rencontré des représentants du gouvernement ainsi que des prisonniers et prisonnières, leurs familles et leurs avocat·e·s. Les résultats de ce rapport sont très préoccupants.

Après des troubles en partie violents en août et septembre 2010, des centaines de personnes ont été emprisonnées – dont 23 personnes de l’opposition politique qui ont été retenues dans une prison secrète et durement torturées. Bien que les prisonniers et prisonnières aient déposé plainte pour torture devant la justice, les autorités n’ont mené aucune enquête sur ces allégations – au contraire. Les informations à ce sujet ont été restreintes, l’accès aux prisonniers et prisonnières ainsi qu’à leurs avocat·e·s rendu très compliqué. Les sites web, les newslettres et autres médias d’opposition ont été interdits. Le droit de réunion a été limité et les organisations des droits humains ont été muselées.

La répression n’a pourtant pas pu empêcher de nouvelles protestations de l’opposition. Après les manifestations de plusieurs jours en février 2011 dans la capitale, le gouvernement a réprimé les manifestant·e·s avec l’aide de l’armée, ce qui a causé la mort de plusieurs personnes.

Amnesty International exige du gouvernement du Bahreïn à mettre un terme immédiat à la torture et à ne faire recours en aucun cas à la force et à la violence à l’encontre des protestations pacifiques.

Lire le rapport « Mesures de répression à Bahreïn. Droits de l'homme à la croisée des chemins » (en anglais)

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire du Bahreïn.

[modifier] Politique

Article détaillé : Politique de Bahreïn.

Le Bahreïn est une monarchie, dirigée par le roi Hamad ben Issa el-Khalifa. Le parlement est composé de deux chambres, Majlis an-Nouwwab (chambre des députés) et Majlis ach-Choura, de 40 sièges chacun, depuis la proclamation de la nouvelle Constitution par le roi Hamad Al Khalifa le 14 février 2002.

[modifier] Contexte politique

La découverte du pétrole dans l'entre-deux-guerres apporta modernisation à Bahreïn et augmenta son influence politique mondiale, doublant l'intérêt qu'avait la Grande-Bretagne pour l'Île[2].

En 1973, l'émir Sheikh Issa bin Salman Al Khalifa fonde ses réformes sur une constitution. Celle-ci soulignait le caractère héréditaire de la domination du clan et créait une assemblée nationale de 44 membres, dont 30 étaient élus et 14 nommés. Cette assemblée fut dissoute en 1975 après qu’un décret relatif à la sécurité nationale et violant les droits individuels fut la source d’intenses débats. Cette assemblée fut restaurée quand Sheikh Hamad bin Isa Al Khalifa prit le pouvoir après son père.

[modifier] Subdivisions

Article détaillé : provinces du Bahreïn.

[modifier] Géographie

Article détaillé : Géographie du Bahreïn.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie du Bahreïn.

L’économie de Bahreïn est fortement tributaire du pétrole qui représente 60 % des exportations du pays, 70 % des revenus du gouvernement et 30 % du PIB. La santé économique du pays fluctue avec la variation du prix de l’or noir : ainsi, pendant et après la crise du golfe Persique de 1990 à 1991. Une grande part des exportations se compose des produits pétroliers transformés à partir de brut importé. Avec des équipements de communication et de transport fortement développés, Bahreïn accueille de nombreuses multinationales ayant des activités dans la région. Le secteur du bâtiment, avec de nombreux projets, est un autre moteur de l’activité.

Néanmoins le chômage, particulièrement chez les jeunes, et l'épuisement des réserves de pétrole et d’eau souterraine sont des problèmes économiques à long terme.

Bahreïn possède un aéroport (Aéroport international de Bahreïn (Muharraq International), code AITA : BAH).

[modifier] Démographie

Article détaillé : Démographie du Bahreïn.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

En 2011, la population du pays est de 1,2 millions.

La moitié de la population du Bahreïn est composée d’Arabes nationaux (570 000 personnes) alors que 84 % des 666 000 étrangers proviennent surtout d'Iran ou de l'Asie du Sud-Est[3],[4]. Les deux tiers de ces Asiatiques sont des hommes[4].

[modifier] Religions

La religion d'État est l'Islam. Selon le recensement national officiel de 2001, la population serait à 81,2 % musulmane. Les chrétiens, en majorité issus de l'immigration, représenteraient 9 % des habitants, les 9,8 % restants se répartiraient entre les fidèles d'autres religions et les non-croyants. 30 juifs vivraient dans le pays[5].

[modifier] Culture

Articles détaillés : Culture du Bahreïn et Cinéma bahreïni.

La majorité des historiens[Qui ?] pense que l'île de Bahreïn pourrait être la Dilmun antique, un pays insulaire que l'on retrouve mentionné durant toute l'histoire de la Mésopotamie ancienne, depuis le IIIe millénaire av. J.‑C. jusqu'au milieu du Ier millénaire av. J.‑C., bien que l'île de Failaka au Koweït et, à un moindre titre, l’îlot de Tarut, sur les territoires côtiers du nord-est de la péninsule d'Arabie, soient également candidats. Dilmun pourvoyait les royaumes mésopotamiens en bois, en pierres précieuses et en cuivre mais ces produits venaient en fait d'autres régions, comme Magan (Oman) pour le cuivre ou Meluhha (la vallée de l'Indus), et ne faisaient que transiter par l'île. Dilmun est mentionnée dans de nombreux textes mythologiques mésopotamiens, en particulier dans Enki et Ninhursag qui attribue la création de Dilmun au dieu sumérien Enki (qui en fit sa résidence et un Jardin d'Abondance présentant des similitudes avec le paradis terrestre ou Jardin d'EdenDieu aurait créé l'Homme), dans le récit sumérien de la Création Enûma Elish (qui présente des parallèles marquées avec le récit de la Genèse), dans le Poème du Supersage où est décrit le mythe mésopotamien de la Création des hommes (créés, sur proposition du dieu Ea / Enki, à l’image des dieux, et façonnés dans de l’argile, argile auquel la déesse-mère Ninmah insuffla la vie), et dans le passage de l’Epopée de Gilgamesh où est décrit le Déluge : on y voit le héros de l'Arche, appelé Ziusudra / Atrahasis / Uta-Napishtim (alias Noé), aller s'établir dans le Jardin de Dilmun en compagnie d’Ea, après qu’Enlil le dieu suprême lui eut accordé l’immortalité.

Bahreïn est l'un des pays les plus actifs dans le domaine de l'art contemporain. Il compte 3 associations nationales pour les arts plastiques et un certain nombre de galeries. Le Centre d'art Riwaq est fondé en 1998 par Bayan Kanoo. Cet espace qui a commencé avec la structure d'une galerie présente la génération des jeunes artistes du pays (Waheeda Malullah, Anas Al-Cheikh). Un certain nombre d'entre eux ont participé à la Biennale de Charjah.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
16 décembre Fête nationale

[modifier] Statistiques

Bahrain map-fr.svg

Population : 1234000 habitants (en 2010). 0-14 ans : 29,6 % ; 15-64 ans : 67,43 % ; + 65 ans : 2,97 %
Superficie : 707 km²
Densité : 1 040 hab./km²
Frontières terrestres : 0 km
Littoral : 161 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 122 m
Espérance de vie des hommes : 71 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 76 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 1,73 % (en 2001)
Taux de natalité : 20,07 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 3,92 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 19,77 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 2,8 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 1,1 ‰ (en 2001)
Indépendance : 15 août 1971 (ancienne colonie britannique)
Lignes de téléphone : 194 200 (en 2006)
Téléphones portables : 250 000 (en 2003)
Postes de radio : 338 000 (en 1997)
Postes de télévision : 275 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 250 000(en 2007)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2010)
Routes : 3 498 km (dont 2 768 km goudronnées) (en 2003)
Voies ferrées : 0 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aéroports : 3 dont 1 international (en 2007)
Nombre de circuits automobiles : 1 (opérationnel depuis avril 2004 accueillant un Grand Prix de Formule 1)

[modifier] Codes

Bahreïn a pour codes :

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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