Mémorial du martyr (Alger)

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Mémorial du martyr
Image illustrative de l'article Mémorial du martyr (Alger)
Présentation
Nom local مقام الشهيد
Type Monument aux morts
Date de construction 1982
Géographie
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Localité Alger
Localisation
Coordonnées 36° 44′ 45″ N 3° 04′ 11″ E / 36.745833, 3.06972236° 44′ 45″ Nord 3° 04′ 11″ Est / 36.745833, 3.069722  

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
Mémorial du martyr

Le Mémorial du martyr ou Sanctuaire du martyr (en arabe : مقام الشهيد, Maqam E’chahid) est un monument aux morts surplombant la ville d'Alger, érigé en 1982 à l'occasion du 20e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie (5 juillet 1962), en mémoire des morts de la guerre d'indépendance.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Mémorial du martyr est situé sur les hauteurs d'Alger, dans la commune d'El Madania, à l'ouest du Bois des arcades, à l'est de la cité Diar el Mahçoul et au nord de l'esplanade du centre commercial Riadh El Feth. Il surplombe le quartier du Hamma (commune de Belouizdad) et le jardin d'essai au nord.

Le monument a été élevé sur l'emplacement d'un ancien fort militaire[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le monument d'une hauteur de 93 mètres est composé de trois feuilles de palmier qui se rejoignent à mi-hauteur (53 mètres), d'une tourelle de style islamique d'un diamètre de 10 mètres et d'une hauteur de 7,6 mètres et surmontée d'un dôme de 6 mètres. Au bord de chaque feuille de palmier se dresse une statue d'un soldat, chacun représentant une étape de la lutte pour l'indépendance de l'Algérie[2].

Construction[modifier | modifier le code]

Ce monument en béton a été construit par la société canadienne Fitzpatrick et conçu par son homologue Lavalin[3], d'après une maquette réalisée à l'École des beaux-arts d'Alger sous la direction de Bachir Yellès. Le chantier n'a duré que 9 mois durant l'année 1982.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Construction[modifier | modifier le code]

À Montréal en 1981, Bachir Yellès et les ingénieurs de Lavalin devant la maquette de Maqam E'Chahid

Le projet de construire un mémorial en mémoire des morts de la guerre d'indépendance est à l'origine une idée du président Houari Boumédiène. Sa réalisation se fera cependant sous la présidence de Chadli Bendjedid, son successeur, à Alger.

La société Lavalin est chargée des études et de la construction du monument. Y participent également le peintre Bachir Yellès, le calligraphe Abdelhamid Skander et le sculpteur polonais Marian Konieczny[4].

La réalisation de l'ouvrage est un véritable défi technologique en raison des contraintes inhérentes à la géométrie de l'ensemble, en particulier la courbure des palmes, à la situation du site au bord d'une falaise abrupte et à la forte sismicité de la région. Pierre Lamarre, directeur de l'ingénierie et de la conception structurale, Claude Naud, expert en planification et en méthodes de construction, de concert avec Bachir Yellès, imaginent une solution qui se révèle décisive et innovante. On fait reposer les palmes sur des rotules, et le bétonnage est réalisé à la verticale jusqu'à une hauteur de 50 mètres. Dans un second temps, on les fait basculer jusqu'à se rejoindre, pour enfin continuer le bétonnage jusqu'au sommet.

Neuf mois (du 15 novembre 1981 au 5 juillet 1982) auront été nécessaires à l'édification de cette œuvre architecturale. Le monument est inauguré par le président de l'époque Chadli Bendjedid en février 1986.

Transport[modifier | modifier le code]

  • Le téléphérique du Mémorial permet de rejoindre le monument depuis le Jardin d'Essai ;
  • Le téléphérique d'El Madania permet de rejoindre la cité Diar el Mahçoul depuis le quartier du Hamma ;
  • sous l'esplanade du centre commercial Riadh El Feth.un barrage fixe de police pour securise les lieux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Alcaraz, « la mise en scène de la mémoire officielle de la guerre d’indépendance algérienne au maqam-al-chahîd à Alger »; dans l'ouvrage collectif Les morts de guerre (sous la direction de Nadine Picaudou, Pierre Vermeren, Raphaëlle Branche), Paris, publications de la Sorbonne, 2013, p. 21-47 (ISBN 978-2-85944-722-9) (Présentation en ligne)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Labourdette et Marie-Hélène Martin, Le Petit Futé Algérie 2009-2010, Nouvelles éditions de l'université, p. 237.
  2. Ville d'Alger (extrait en ligne).
  3. « Importante réalisation à Alger », Lavalin Magazine, août-septembre 1982.
  4. Bachir Yelles, « Ancrage d'une mémoire », Musée national des Beaux-Arts d'Alger, juin 2009 (extrait en ligne).