Sonatrach

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Sonatrach

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logo de Sonatrach en 1990



Personnages clés Said Sahnoun[1](PDG P/I)
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau d'Algérie Djenane El Malik, Hydra, Alger (Algérie)
Activité Groupe pétrolier
Produits Pétrole
Gaz naturel
GNL
GPL
Déssalement.
Filiales Naftal
Naftec
ENTP
Enip
Enafor
ENGTP
Enac
SIPEX
Effectif 120 000 (2007)
Site web www.sonatrach.com

Sonatrach (« Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a ») est une entreprise publique algérienne créée le 31 décembre 1963, un acteur majeur de l'industrie pétrolière surnommé la major africaine. Sonatrach est classée la première entreprise d'Afrique[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée le 31 décembre 1963, Sonatrach doit répondre au souci de mobiliser les ressources de la rente pétrolière perçue très tôt comme un élément moteur dans le développement de l’Algérie. Au fil des années, elle devient un puissant élément d'intégration nationale, de stabilité et de développement économique et social.

Durant la première partie de l'année 2010, la compagnie est entachée par une affaire de corruption impliquant de hauts dirigeants. Le scandale provoque le renvoi du ministre de l'Énergie Chakib Khelil[3], dont la proposition de créer une OPEP pour le gaz avait également alarmé la communauté internationale.

En 2014, Sonatrach est la première entreprise à se lancer dans la production de gaz de schiste sur le sol algérien, suite à l'accord donné par le gouvernement le 21 mai 2014 concernant l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels[4].

Activité[modifier | modifier le code]

Production d'hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Le groupe pétrolier et gazier Sonatrach intervient dans l’exploration et la production, le transport par canalisation, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Sonatrach se développe également dans les activités de pétrochimie, de génération électrique, d’énergies nouvelles et renouvelables, de dessalement d’eau de mer et d’exploitation minière.

Sonatrach opère en Algérie et dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique (Mali, Tunisie, Niger, Libye, Égypte, Mauritanie), en Europe (Espagne, Italie, Portugal, Grande-Bretagne, France), en Amérique latine (Pérou) et aux États-Unis.

L'entreprise emploie 41 204 salariés (120 000 avec ses filiales), génère 30 % du PNB de l'Algérie. Sonatrach est une compagnie nationale algérienne d’envergure internationale, et la clé de voûte de l’économie algérienne.

En 2005, sa production est de 232,3 millions de TEP, dont 11,7 % (24 millions de TEP) pour le marché intérieur.

En 2009, son chiffre d'affaires s'élevait à 77 milliards US$. Elle devance la filiale sud-africaine de l'assureur Old Mutual, classée deuxième[5]. Sonatrach est le 12e groupe pétrolier au niveau mondial, le premier en Afrique et dans le Bassin méditerranéen, le 4e exportateur de GNL, le 3e exportateur de GPL et le 5e exportateur de gaz naturel.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Siège de la Sonatrach à Oran

Dans le domaine du transport maritime, via sa filiale Hyproc Shipping, Sonatrach participe à hauteur de 31 % des parts de marché dans l'exportation du GNL algérien et à hauteur de 24 % pour le GPL avec sa propre flotte.

Sonatrach investit depuis quelques années dans une flotte moderne de plusieurs navires (également pour l'affrètement d'autres compagnies de transport maritime) :

  • Mesdar le premier VLCC (pétrolier géant, fabriqué en Chine sur le chantier naval de Nantong en dix mois, capacité de 2 millions de tonnes de pétrole brut, 300 m de long, 64.5 m de haut et 60 m de large) de la Sonatrach, commandé en 2005 et livré en 2008, pour un coût de 120 millions de US$, acheté en association avec le japonais Kawasaki[6].
  • "Reggane" et "Djanet", ses deux sister-ship, sont affrétés par EXMAR Shipping compagnie.
  • Alrar est le premier GPLier (navire transporteur de GPL) dernière génération de la Sonatrach.

En tout, Sonatrach exploite 6 GPLiers d'une capacité totale qui approche les 400 000 m³. Un de leurs sister-ships, le Hassi Messaoud II a été réceptionné en mars 2005.

SIPEX[modifier | modifier le code]

Sipex (Sonatrach International Production and Exploration Corporation) est une filiale de Sonatrach présente dans plusieurs pays d'Afrique notamment au Mali[7], en Mauritanie[8], en Égypte en Libye[9],[10] et au Niger.

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En mars 1967, Siné inventa le logo et proposa les couleurs (orange, rouge et noir) de la jeune entreprise [11].

Controverses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Sonatrach.

En 2009, le DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité) lance une enquête contre Mohamed Meziane, alors PDG de Sonatrach, ainsi que ses deux fils, deux de ses vice-présidents et une dix autres personnes ayant joué un rôle majeur dans ces transactions[12].

Le 10 février 2013, un communiqué du parquet général d’Alger indiquait que « suite aux informations révélées par certains quotidiens d’information nationaux et étrangers quant à l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption, et ce, lors de l’exercice de leurs fonctions au sein des institutions de l’État, le parquet général près la cour d’Alger informe l’opinion publique que les faits ainsi révélés sont en relation avec l’information judiciaire déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé de Sidi M'Hamed dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2 ». Il précisait qu’il a, ce même jour, « requis le juge d’instruction chargé du dossier d’élargir le champ des investigations à ces faits nouveaux rapportés par les différents organes de presse ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.liberte-algerie.com/dossiers/abdelhamid-zerguine-limoge-said-sahnoun-nouveau-p-dg-par-interim-de-sonatrach-225745 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. http://www.euro-petrole.com/sonatrach-ei-592-sc-1
  3. (fr) « Chakib Khelil est au cœur de la corruption » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 5 septembre 2011, sur http://www.elwatan.com. Mis en ligne le 5 septembre 2011, consulté le 5 septembre 2011
  4. « Sonatrach exploitera le gaz de schiste algérien dès 2022 », sur Maghreb Info,‎ 5 novembre 2014
  5. Patrick Sandouly, « Les 500 premières entreprises africaines », sur Jeune Afrique,‎ 8 décembre 2008
  6. Hamid Guemache, « Sonatrach veut assurer 50% de ses exportations par ses propres moyens », sur Algeria Watch,‎ 10 janvier 2008
  7. Abdoul Karim Kone, « Recherche pétrolière au Mali : La SONATRACH-SIPEX sengage à investir 5,7milliards de F CFA dans le bassin de Taoudénit », sur Maliweb,‎ 12 février 2007
  8. « La filiale internationale de Sonatrach (Sipex) se lancera dans l'exploration de 4 blocs du bassin Taoudenni Mauritanie », sur Les Afriques,‎ 11 décembre 2007
  9. « Sipex (Sonatrach International Production and Exploration Corporation) et N.O.C (Compagnie Nationale Libyenne du Pétrole) », sur Europétrole,‎ 13 mars 2005
  10. Oussama Nadjib, « Libye - Sonatrach invitée à reprendre ses activités sur les blocs de Ghadamès », sur Algeria Watch,‎ 18 décembre 2011
  11. Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, La Découverte 2010, p 99
  12. Soraya Senouci, « Algérie : Sonatrach, l'affaire qui indigne », Le Journal International, 7 septembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, Éditions La Découverte, 2010, 358 pages.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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