Sonatrach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Sonatrach

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

logo de Sonatrach en 1990



Personnages clés Youcef Yousfi (ministre de l'Énergie et des Mines), Said Sahnoun[1](PDG P/I)
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau d'Algérie Djenane El Malik, Hydra, Alger (Algérie)
Activité Groupe pétrolier
Produits Pétrole
Gaz naturel
GNL
GPL
Déssalement.
Filiales Naftal
Naftec
ENTP
Enip
Enafor
ENGTP
Enac
Effectif 120 000 (2007)
Site web www.sonatrach.com

Sonatrach (« Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a ») est une entreprise publique algérienne et un acteur majeur de l'industrie pétrolière, surnommée la major africaine. Sonatrach est classée la première entreprise d'Afrique[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Sonatrach est une compagnie nationale algérienne d’envergure internationale ; c'est la clé de voûte de l’économie algérienne. Le groupe pétrolier et gazier Sonatrach intervient dans l’exploration, la production, le transport par canalisation, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Sonatrach se développe également dans les activités de pétrochimie, de génération électrique, d’énergies nouvelles et renouvelables, de dessalement d’eau de mer et d’exploitation minière.

Sonatrach opère en Algérie et dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique (Mali, Tunisie, Niger, Libye, Égypte, Mauritanie), en Europe (Espagne, Italie, Portugal, Grande-Bretagne, France), en Amérique latine (Pérou) et aux États-Unis.

L'entreprise emploie 41 204 salariés (120 000 avec ses filiales), génère 30 % du PNB de l'Algérie. En 2005, sa production est de 232,3 millions de TEP, dont 11,7 % (24 millions de TEP) pour le marché intérieur.

En 2009, son chiffre d'affaires s'élevait à 77 milliards US$. Par le chiffre d'affaires, Sonatrach est de loin la première compagnie africaine, toutes activités confondues. Elle devance la filiale sud-africaine de l'assureur Old Mutual, classée deuxième[3]. Sonatrach est le 12e groupe pétrolier au niveau mondial, le premier en Afrique et dans le Bassin méditerranéen, le 4e exportateur de GNL, le 3e exportateur de GPL et le 5e exportateur de gaz naturel.

Histoire[modifier | modifier le code]

La création de Sonatrach, le 31 décembre 1963, répond au souci d'une mobilisation des ressources de la rente pétrolière perçue très tôt comme un élément moteur dans le développement de l’Algérie. Au fil des années, elle devient un puissant élément d'intégration nationale, de stabilité et de développement économique et social.

Durant la première partie de l'année 2010, la compagnie est entachée par une affaire de corruption impliquant de hauts dirigeants. Le scandale provoque le renvoi du ministre de l'Énergie Chakib Khelil[4], dont la proposition de créer une OPEP pour le gaz avait également alarmé la communauté internationale.

[modifier | modifier le code]

En mars 1967, Siné inventa le logo et proposa les couleurs (orange, rouge et noir) de la jeune entreprise [5].

logo de la Sonatrach

Investissement dans le transport maritime[modifier | modifier le code]

Siège de la Sonatrach à Oran

Sonatrach est la première compagnie africaine, son chiffre d'affaires dépasse les 80 milliards US$ (ce marché est toujours dominé par Shell dont le chiffre d'affaires dépasse les 270 milliards de US$). Dans le domaine du transport maritime, via sa filiale Hyproc Shipping, Sonatrach participe à hauteur de 31 % des parts de marché dans l'exportation du GNL algérien et à hauteur de 24 % pour le GPL avec sa propre flotte.

Sonatrach investit depuis quelques années dans une flotte moderne de plusieurs navires (également pour l'affrètement d'autres compagnies de transport maritime) : Mesdar le premier VLCC (pétrolier géant) de la Sonatrach, mis en service en 2007, battant pavillon libérien, pour un coût de 120 millions de US$. "Reggane" et "Djanet", ses deux sister-ship, sont affrétés par EXMAR Shipping compagnie. Alrar est le premier GPLier (navire transporteur de GPL) dernière génération de la Sonatrach. En tout, Sonatrach exploite 6 GPLiers d'une capacité totale qui approche les 400 000 m³. Un de leurs sister-ships, le Hassi Messaoud II a été réceptionné en mars 2005.

SIPEX[modifier | modifier le code]

Sipex est une filiale de Sonatrach présente dans plusieurs pays d'Afrique notamment au Mali, en Mauritanie, en Égypte en Libye et au Niger.

Affaire Sonatrach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Sonatrach.

En 2009, le DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité) a lancé une enquête qui inculpait Mohamed Meziane, à l’époque PDG de Sonatrach, ainsi que ses deux fils, deux de ses vice-présidents et une dizaine d’autres personnes ayant joué un rôle majeur dans ces transactions[6].

Le 10 février 2013, un communiqué du parquet général d’Alger indiquait que « suite aux informations révélées par certains quotidiens d’information nationaux et étrangers quant à l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption, et ce, lors de l’exercice de leurs fonctions au sein des institutions de l’État, le parquet général près la cour d’Alger informe l’opinion publique que les faits ainsi révélés sont en relation avec l’information judiciaire déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé de Sidi M'Hamed dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2 ». Il précisait qu’il a, ce même jour, « requis le juge d’instruction chargé du dossier d’élargir le champ des investigations à ces faits nouveaux rapportés par les différents organes de presse ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, Éditions La Découverte, 2010, 358 pages.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :