Mozabites
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Les Mozabites sont formés de Berbères et d'Arabes vivant dans la région du Mzab algérien.
La plupart sont ibadites, et parlent une variante amazighe mozabite. Ils constituent actuellement 60 % des habitants de la vallée du Mzab.
Les autres suivent le rite malékite dont les Béni-Merzoug et les M'dabih sont installés à Ghardaïa, les Chaâmba, venus de la proche Metlili, sont implanter à Melika à la suite de l'accord en 1317 conclu avec les gens de Mélika et enfin, les Mekhadma, qui vivent en groupes restreints à Bounoura et Al-Atteuf.
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[modifier] Étymologie
Le mot Mozabites provient du mot Mzab qui veut dire Al Azzaba ( Les hommes non-mariés )[1].
[modifier] Religion
Les Historiens arabes ont catégorisés les mouvements de révoltes des Berbères comme étant des mouvements qui appartiennent au Kharidjisme d'Arabie.
Ibn Khaldoun oculte les Rostémides dans ses écrits puisqu'il s'agit de Perses et non de Berbères, il citera juste deux Imams.[2]. Cependant, les Imams Ibadites ont un grand rôle dans leur société historiquement[3].
[modifier] Origine de la population
À l'origine, les kharidijites étaient en Syrie et un des leurs a tué le calife Ali et ils sont originaire de l'Irak [4], quelques-uns d'autres eux se réfugieront au Mzab. Mais avant leur arrivée, il y avait la tribu des Wasliya. D'autres tribus berbères étaient implantées dans la région dont les Lemaïa, les Luwata, les Houaras, les Zouagha, les Matmatas, les Meknassa et les Nefzaouas. Mais après les guerres du Moyen Âge, le Mzab fut dominé par la tribu des Lemaïa.[5]. Par la suite, les Ouled Yahia (tribu arabes) s'établissent à Berrian. Les Ouled Naiyls (tribu arabes) ainsi que les Attacha possèdent aussi des terres. Une minorité de Cheurfa s'installe dans la région. Les Chambaâ de Metlili ont un pouvoir dans la région[6]. Les Médabaih sont minoritaires à Ghardaïa, mais ils ont leur autorité. Cette tribu fut invité par les Ouled ami Aissa. Les Bani Izguen(origine berbères) habitent la région. Il y avait une communauté de Juif, qui a quitté l'Algérie en 1962.
Les Rostémides virent pour établir leur pouvoir dans la région au Moyen Âge. Ils sont d'origine persane.
Plusieurs personnes de l'Afrique noir travaillaient dans la région[7].
[modifier] Histoire
Pendant le Moyen Âge, les B Mzab (ancienne population) étaient séparés dans les différentes tribus Berbères. Lors de la révoltes berbères sufrites et nekarites contre les armées Abbassides et Omeyades. Le groupe des Nefzaouas de la Libye était ibadite et s’est mêlé lors des batailles à cette révolte. Aussi, Ibn Rustom regroupe plusieurs individus sous son contrôle et participe dans la révolte. Le chef de toutes les armées et de tous les courants sera Abou Qurra et sort victorieux de toutes les guerres, par la suite plusieurs chefs de dogme cassent l'union. Abou Qurra décide de se retirer avec ses troupes dans sa ville de Tlemcen et s'allie avec les Idrissides au détriment des Rostémides. Ces derniers prennent Tiaret et fondent leur capitale. La guerre éclate entre les Banou Ifren et les Maghraoua contre les Rostémides. Par la suite, les Fatimides prennent l'Ifriqiya. Un membre des Banou Ifren, Abu Yazid regroupe autour de lui tous les sufrites et nakarites Berbères, au même moment les Azzaba (une population venant d'Irak, selon les mozabites) décident de faire alliance avec Abu Yazid pour contré les Fatimides. Après la mort d'Abou Yazid. Les Banou Ifren et les Maghraouas continuent à faire la guerre aux Zirides alliées aux Fatimides. À ce moment, plusieurs trêves sont signées, mais la guerre demeurera jusqu'au début des Xe siècle. Les Hammadides se rebellent et créent leur pays. Les Banou Ifren restent maitres de Tlemcen et de quelques villes dans le Maghreb Ouest. Les Maghraoua sont maîtres de la plupart des villes du Maghreb Ouest et ils seront des alliées aux Omeyades sauf dans les derniers temps avant l'arrivée des Almoravides.
En 972, les populations des Azzaba, qui faisaient partie des Rostémides, se réfugient au sud puisque les Zirides (chiite) les traquent. Les Zirides prennent Tiaret et une partie du Chlef. L'Imam Yacoub (membre des Rostomides) se réfugie dans la vallée du Ouad Mia à Ouargla. Mais, les tribus Zénètes et Sanhadja lui font la guerre après quelques années. L'imam Yacoub fonde plusieurs ksars entre Krima, Sedrata et la montagne Ibad. L'Imam Yacoub quitte la région de Ouargla avec ses membres et se dirige vers la région du Mzab qui était habité par les tribus des Nefzaouas venus de Libye et ils sont majoritaire et pratique l'ibadisme.
Selon Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, selon lui, Abou Abd Allah ben Ibad convertit un groupe de Berbères Zénètes, les Ouacilites. Ces derniers fondèrent les ksours d'El Ettaf, Ghardaia et Bou Noura.
Selon Abel André Coÿne, Khelfa ibn Abror chef des populations fond El Ettaf en 1012. Ensuite, Bou Nora est construite en 1057. Gardiaia est édifié en 1097 par Sliman ben Yahia, Si Boujmaa et Aissa ben Alouan[8]. Entre ses deux dernières dates, les Hilaliens pénètrent l'Algérie centrale.
Selon Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, selon lui, les Almoravides vont s'attaquer aux Ibadites surtout au règne du Almoravides Yahia ibn ishaq ibn Mohamed ibn Ghania en 1204. [9].
Selon Ibn Khaldoun, la grande tribu des Bani Marin est Zénètes et issue de la tribu des Wassin[10]. Ils sont frères des Ilumi et des Medyuna. Ils habitaient le grand territoire situé entre le Za et le Muluya. Ils partagent les plaines et les déserts du Maghreb. Les Mérinides faisaient la guerre contre les Banu Badin formés par les tribus zénètes (les Zianides, les Tudjin, les Mzab et les B. Zerdal, B. Rached)[11]. Les B. Marin étaient localisés entre Figuig et Sijilmassa jusqu'à la Moulouya. Les Mérinides Kharidjites s'installent au Zab, lors des attaques Almoravides. Les B. Marin se regroupent et ils attaquent les Almohades, mais les Zénètes les pourchassent. Les Mérinides s'enfuient vers le désert en 1145 alors. Par la suite le Khalife Al Mansur des Almohades les appelle à faire la Guerre sainte. Mahiyu, chef de la tribu mourut d'une blessure d'une guerre lors de son retour au désert du Zab[12].
Au XIIIe siècle, les berbères Ibadites se rassembelont dans la région du Mzab. Tous les réfugiés venaient de Tiaret, du Djbel Amour, etc. D'autres sont venu de Djerba en Tunisie venaient pour des raisons inconnue à nos jours dans la région du Mzab .[13].
Depuis le XVIIIe siècle, la région accentue son rôle de carrefour commercial caravanier de l'Afrique saharienne, autour de produits tels que les dattes, le sel, l'ivoire, les armes, mais aussi les esclaves[réf. nécessaire]. La présence de Mozabites installés dans les villes du Nord du Maghreb telles que Tunis et Alger confirme leurs capacités commerciales.
Après la conquête de Laghouat par les Français, les Mozabites concluent avec le gouvernement d'Alger une convention qui les engage à payer une contribution annuelle de 1800 francs pour obtenir l'autonomie. En 1853, la Fédération des sept cités du Mzab signe un traité avec la France, le texte garantit une autonomie à la région. Mais les incursions répétées de nomades poussent la France à annexer le territoire en 1882. Les Français ont à partir de cette date développé un système d'irrigation dans les oasis. La région du M'Zab fut notamment représentée en peinture par les peintres Maurice Bouviolle, Marius de Buzon et d'autres peintres orientalistes français.
Les chaambas participent activement avec Cheikh Bouamama aux batailles contre l'armée française.
Pendant la Guerre d'Algérie, les mozabites adhèrent au mouvement du MNA de Messali Hadj. Par la suite, le FLN contrôle la région sous le colonel Mohamed Chabani.
[modifier] Société
- La Azzaba est le conseil des sages qui décide de toutes les décisions des citoyens selon des règles.
- La célébration des mariages se fait selon un rite unique au Monde. La coutume veut que les mariages se fassent en groupe. Une journée de l'année est proclamée pour cette célébration. Elle regroupe tous les hommes dans le Ksar de Berriane et un des membres de la Azzaba prêche devant toutes les communautés. Après la dernière prière d'El aicha, plusieurs activités traditionnelles et culturelles sont présentes, la musique, le théâtre, la poésie, les chants religieux, etc. Le lendemain, chaque marié est accompagné à son nouveau domicile. Pendant toute cette cérémonie, les hommes sont habillés de la même façon et on y trouve les différentes souches de la société du riche au simple citoyen.[14].
- L'eau est distribuée selon des règles bien établies dans les terres.
- Les cimetières des populations ibadites et la prière du mort se font selon les règles ibadites.
- Les ibadites, en règle générale, sont des artisans et pratiquent le commerce dans toutes les grandes villes algériennes. Ils sont sérieux et ne perdent pas leur temps dans les cafés ou dans les stades comme le reste des Algériens. Socialement, ils s'isolent des autres et s'occupent juste de leurs affaires.
- Les mosquées ibadites sont présentes dans toutes les grandes villes algériennes, la population ibadite n'a pas le droit d'entrée dans les autres mosquées sunnites et vice versa.
- Les responsables de la région Daoud Bourguiba, pour les ibadites et Bachir Kouader pour les malékites en 2009.[15]
[modifier] Galerie photo
[modifier] Notes et références
- ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, note de la page 851, selon le traducteur De Slane
- ↑ Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, Chronique d'Abou Zakaria, page LXXV
- ↑ Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, Chronique d'Abou Zakaria, page LXXV
- ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, note de la page 851
- ↑ Le Mzab. Par Abel André Coÿne. Publié par Adolphe Jourdan, 1879. page 13
- ↑ Le Mzab. Par Abel André Coÿne. Publié par Adolphe Jourdan, 1879. page 13 à 17
- ↑ Le Mzab. Par Abel André Coÿne. Publié par Adolphe Jourdan, 1879. page14
- ↑ Le Mzab. Par Abel André Coÿne. Publié par Adolphe Jourdan, 1879
- ↑ Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, Chronique d'Abou Zakaria, page LXXV
- ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, p 1181, édition Berti, Alger, 2003 (ISBN 9961-69-027-7)
- ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, p 1181, édition Berti, Alger, 2003 (ISBN 9961-69-027-7)
- ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, p 1183, édition Berti, Alger, 2003 (ISBN 9961-69-027-7)
- ↑ Yaḥyá ibn Abī Bakr Abū Zakarīyāʾ al-Warjalānī, Yaḥyā ibn Šaraf Abū Zakarīyā Muḥyī al-Dīn al- Nawawī, Abou Zakariya, Chronique d'Abou Zakaria, page LXXV
- ↑ Liberté Algérie
- ↑ El Watan, éd 1er avril 2009

