Kenya

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République du Kenya

Republic of Kenya (en)

Jamhuri ya Kenya (sw)

Drapeau
Drapeau du Kenya
Blason
Armoiries du Kenya
alt=Description de l'image Kenya (orthographic projection).svg.
Devise nationale Harambee
(Swahili : « travaillons ensemble »)
Hymne national Ee Mungu Nguvu Yetu
(Ô Dieu de toute création)
Administration
Forme de l'État République
Président Uhuru Kenyatta
Vice-président William Ruto
Langues officielles Swahili, anglais
Capitale Nairobi

1° 16′ S 36° 48′ E / -1.267, 36.8

Géographie
Plus grandes villes, classées par population urbaine Nairobi, Mombasa, Kisumu
Superficie totale 580 367 km2
(classé 49e)
Superficie en eau 2,3 %
Fuseau horaire UTC +3
Histoire
Indépendance du Royaume-Uni
Date 12 décembre 1963
Démographie
Gentilé Kényan / Kényane
Population totale (2014) 41 800 000[1] hab.
(classé 31e)
Densité 74,11 hab./km2
Économie
PIB nominal (2010) 32,092 milliards de $[note 1]
en augmentation (2,10 %) (85e)
PIB (PPA) (2009) 60,410 milliards de $[note 2] (81e)
IDH (2011) en augmentation 0.509[2] (faible) (143e)
Monnaie Shilling kényan (KES​)
Divers
Code ISO 3166-1 KEN, KE​
Domaine Internet .ke
Indicatif téléphonique +254

Le Kenya, en forme longue la République du Kenya (anglais : Republic of Kenya) (swahili : Jamhuri ya Kenya) est un pays d’Afrique de l'Est. Il est limitrophe du Soudan du Sud et de l’Éthiopie au nord, de la Somalie à l’est, de l’Ouganda à l’ouest et de la Tanzanie au sud-ouest. Il est baigné par l’océan Indien au sud-est.

Sommaire

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom provient de celui de son plus haut sommet, le mont Kenya que les Kamba appellent Kiinyaa qui signifie « montagne de l'autruche ». Ce dernier nom renvoie à la couleur des pics qui sont blancs avec la neige et noirs avec les rochers, ressemblant au plumage du mâle.

L'orthographe actuelle dérive d'une série d'évolutions depuis que Johann Ludwig Krapf l'a observé en 1849. Déformant le mot Kiinyaa, ll lui attribua le nom de Kegnia ([ˈkiːnjə] dans la prononciation phonétique en anglais[3]).
Lorsque le Kenya obtient son indépendance, Jomo Kenyatta est élu premier président. La coïncidence sur l'orthographe de son nom de famille entraîne le changement de la prononciation de Kenya, qui devient [ˈkɛnjə] dans la prononciation phonétique anglaise.

Voir aussi « Toponymie et étymologie ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Kenya

Traversé par l'équateur, le Kenya se situe dans l’est du continent africain et a pour pays voisins, au nord le Soudan du Sud et l'Éthiopie, à l'est la Somalie, au sud la Tanzanie et à l'ouest l'Ouganda.
Il est bordé, à l'est, par l'océan Indien sur 536 km et a une superficie de 580 367 km2. Son point culminant est le mont Kenya avec 5 199 m d'altitude tandis que son plus long cours d'eau est le fleuve Tana avec une longueur de 700 km. Sa capitale, et plus grande ville, est Nairobi.

Article détaillé : Géographie du Kenya.

Topographie[modifier | modifier le code]

L'altitude croit selon un pendage faible et régulier depuis l'océan Indien, au sud-est, jusqu'à la chaine des monts Aberdare avant de décroitre en direction de l'ouest et du nord.

Le pays est traversé par le grand rift oriental qui sépare la plaque nubienne, à l'ouest, de la plaque somalienne, à l'est, et coupe, du sud au nord, le tiers occidental du pays au reste du territoire. La largeur du rift varie entre 45 et 100 km. Si sa profondeur maximale est d'environ 1 510 m au gradin oriental bordant le lac Bogoria (en), il est difficile de le distinguer du désert avoisinant à hauteur du delta de la rivière Turkwel (en) (lac Turkana).

Dans ce rift, qui comporte un linéament occidental suivant — grosso-modo — le 0,2e parallèle sud, se logent plusieurs lacs, du sud au nord : Magadi, Naivasha, Elementaita, Nakuru, Bogoria, Baringo, Turkanaetc. Comparativement aux lacs du rift occidental, ceux du rift oriental ont une profondeur maximale relativement faible avec un maximum de 109 m pour le lac Turkana. Le golfe de Winam constitue la partie ouest du linéament occidental (appelé rift de Kavirondo).

Plusieurs volcans éteints bordent ce rift oriental, du sud au nord : mont Olengarua, mont Oloolkisailie, mont Suswa, mont Longonot, mont Kipipiri, lac Baringo, mont Lopokino. Les mont Londiani, Eldalat et Tinderet barrent l'entrée du rift Kavirondo tandis que les monts Homa, Nyamaji et la caldeira de Rangwe bordent le gradin sud de ce dernier.
Les monts, et volcans éteints, Kenya et Elgon, désaxés par rapport au rift oriental, sont aussi les deux plus hauts sommets du pays.

Les deux principaux déserts sont le désert de Chalbi qui s'étend à l'est du lac Turkana et se prolonge en Éthiopie et le désert de Nyiri à l'est du lac Magadi.

La côte est bordée par plusieurs récifs coralliens qui, ensemble, ont une superficie de 621 km2.

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Kenya est très diversifié. Le littoral et le bassin du lac Victoria ont un climat chaud et humide de type Aw, selon la classification de Köppen, tandis que le centre a un climat froid et humide de type ET/H et les régions est et nord ont un climat chaud et sec de type BSh. Les périodes les plus sèches vont de décembre à mars et de mai à octobre. L'hiver s'étend de juillet à septembre qui sont des mois plutôt grisâtres[4].

Les températures moyennes les plus basses se situent entre 17 et 19 °C, les plus élevées entre 27 et 29 °C. Les minimums nocturnes enregistrés surviennent en août et septembre avec des températures de l'ordre de 12 °C. Les maximums diurnes peuvent atteindre 37 °C entre décembre et avril.

Il y a deux saisons de pluie, la saison des pluies abondante a lieu entre les mois de mars et de mai. Les précipitations les plus importantes se déroulent au mois d'avril, avec 200 mm. Une petite saison pluvieuse survient également en novembre et décembre avec une moyenne de 100 mm et un maximum de 140 mm. Le mois le plus sec est janvier (entre 48 mm et 79 mm).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Kenya.

Pré-coloniale[modifier | modifier le code]

La vallée du grand rift est souvent désignée comme le « berceau de l'humanité » en raison des nombreux fossiles d'hominidés qui y ont été trouvés. Les plus anciens, des Proconsuls datant du Miocène, ont été découverts sur l'île d'origine volcanique de Rusinga par Louis Leakey. D'autres découvertes indiquent que des hominidés comme Homo habilis et Homo ergaster vécurent au Kenya il y a 2,5 millions d'années (Plaisancien).

Des peuples venus du nord, parlant une langue couchitique, arrivèrent dans la région aux alentours de 2000 « av. J.-C. » . À la fin du 1er millénaire, arrivèrent, de l'ouest, des peuples bantous. Enfin, à partir de 1500 « apr. J.-C. » arrivèrent les peuples de langues nilotiques venus du nord-ouest.

Coloniale[modifier | modifier le code]

L'histoire coloniale du Kenya débuta dès le VIIIe siècle avec l'établissement de colonies arabes et perses le long des côtes.

Au début du XVIe siècle arrivent, dans le sillage de Vasco de Gama, les Portugais dont la domination sera éclipsée par celle des sultans d'Oman en 1698. Cependant, ces colonisations restent confinées à la côte du Zanguebar sans désirs d'exploration vers l'intérieur du continent ; le but étant le contrôle de la route maritime des Indes.

À la suite des explorateurs, comme Eduard Carl Oscar Theodor Schnitzer, la colonisation complète du Kenya débuta d'abord par ce qui fut un protectorat allemand sur ce qui était auparavant une partie des possessions du sultan de Zanzibar. En 1895, elle est cédée par Berlin au Royaume-Uni à la suite de l'arrivée dans l'intérieur des terres, en 1888, de la Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est. La famine survenue en 1899 tue, selon les estimations, entre 50 % et 90 % de la population[réf. nécessaire] de la région qui deviendra l'ex-province centrale du Kenya.

Le nouveau protectorat est appelé Afrique orientale britannique. En 1902, les colons blancs sont autorisés à accéder aux hautes plaines fertiles. Ces colons eurent une influence dans le gouvernement avant même qu'il ne soit officiellement déclaré colonie de la Couronne en 1920, mais les Africains furent exclus de participation politique directe jusqu'en 1944.

D'octobre 1952 à décembre 1959, la rébellion Mau Mau combat la loi coloniale britannique. Les décideurs britanniques firent alors participer de plus en plus des Africains aux processus gouvernementaux, afin de couper les rebelles de leur soutien. Les premières élections directes pour Africains au Conseil législatif eurent lieu en 1957.

Bien que les Britanniques espèrent transmettre le pouvoir à un groupe modéré, c'est le Kenya African National Union (KANU) de Jomo Kenyatta, membre de la tribu des Kikuyu et ancien prisonnier sous la loi martiale, qui forme le premier gouvernement peu après l'indépendance du pays le 12 décembre 1963.

Post-coloniale[modifier | modifier le code]

Présidence de Jomo Kenyatta[modifier | modifier le code]

Jomo Kenyatta, le 1er président du Kenya (photo de 1966)

Le 12 décembre 1963, le Kenya obtient son indépendance et, pendant un an, devient un royaume du Commonwealth avec pour gouverneur général Malcolm MacDonald (en) et Jomo Kenyatta pour Premier ministre.
Le jeune État compte alors deux partis politiques :

  • le Kenya African National Union (KANU) crée en 1960 par l'union de trois autres partis, à savoir le Kenya African Union (KAU) — fondé par Jomo Kenyatta —, le People's Congress Party (PCP) et le Kenya Independent Movement (KIM) ;

Un an plus tard, le pays devient une république et Kenyatta son premier président. Mbiyu Koinange (en), nommé ministre d'État[note 3] est l'éminence grise du pouvoir[5] et le restera jusqu'à la mort de Kenyatta. Le KADU — qui avait perdu les élections générales de 1963 — s'autodissout et rejoint le KANU. Le Kenya devient de facto un État à régime monopartite.
Rapidement, les propriétaires terriens britanniques et la minorité indienne — qui domine le commerce de détail — sont priés de prendre la nationalité kényane ou de quitter le territoire. La majorité des Britanniques quittent le Kenya et sont indemnisés par leur propre gouvernement. 120 000 des 176 000 Indiens quittent aussi le pays et, grâce à leur ancien passeport britannique, émigrent, pour la plupart, vers le Royaume-Uni[6],[7]. Kenyatta procède alors à une redistribution des terres et des postes clés aux Kikuyus et à leurs alliés politiques Merus et Embus.
Les désaccords politiques interviennent de plus en plus fréquemment entre le président Kenyatta et le vice-président Oginga Odinga. Ce dernier reproche au premier de mener une politique de clientélisme et, à la suite d'un amendement à la Constitution qui dissout le Sénat — absorbé par l'Assemblée nationale — et les Assemblées provinciales, de centralisation de tous les pouvoirs. Il démissionne en mars 1966 pour former le parti politique Kenya People's Union (en) (KPU).

Le 25 octobre 1969, Odinga est arrêté après que Kenyatta et lui-même se soient insultés mutuellement, verbalement et publiquement. Trois jours plus tard, le KPU est interdit et le pays redevient de facto un État de monopartisme[8].

En 1975, l’Ouganda s’engage dans une vaste politique de développement militaire qui inquiète le gouvernement kényan. Au début du mois de juin, ce dernier confisque le chargement d’un gros convoi d’armes de fabrication soviétique en route pour l’Ouganda depuis le port de Mombasa.
La tension atteint son maximum en février 1976 quand le président ougandais, Idi Amin Dada, annonce soudainement qu’il va enquêter sur le fait qu’une grande partie de l'actuel Soudan du Sud et de l’ouest et du centre du Kenya, jusqu’à 32 km de Nairobi, sont historiquement partie intégrante de l’Ouganda colonial. La réponse kényane, très lapidaire, arrive deux jours plus tard indiquant que « le pays ne partagera pas ne serait-ce qu'un pouce de son territoire ». Amin Dada fait finalement marche arrière en voyant les Kényans déployer des troupes et des transports blindés en position défensive sur la frontière avec l’Ouganda.

Présidence de Daniel arap Moi[modifier | modifier le code]

Daniel arap Moi, le 2e président du Kenya (photo de 2001)

À la mort de Kenyatta le 22 août 1978, le vice-président Daniel arap Moi devient président par intérim, puis officiellement président le 14 octobre suivant. Le « style » du nouveau président, qui part à la rencontre des citoyens, tranche avec celui de son prédécesseur qui gouvernait « derrière des portes closes ». En signe d'apaisement, il libère Oginga Odinga et le nomme président de la Cotton Lint and Seed Marketing. Odinga ne reste pas longtemps à ce poste, vraisemblablement parce qu'il a toujours un trop franc-parler à propos de Kenyatta et, même, de Moi. Il accuse celui-ci de corruption et critique ouvertement les axes politiques suivis comme la trop grande présence militaire des États-Unis au Kenya.

1982 est marqué par une série de faits qui vont marquer le pays pour la prochaine décennie :

  • en juin, Oginga Odinga tente d'enregistrer une nouvelle formation politique mais, entretemps, le Procureur général (Attorney General) Charles Njonjo (en) signe un amendement à la Constitution introduisant l'article 2A qui fait du KANU l'unique parti politique autorisé. Le Kenya est, maintenant devenu un État de monopartisme constitutionnel. Après l'avortement de ce plan contre le gouvernement de Moi, Odinga est de nouveau consigné à résidence à Kisumu. Tout au long des années 1980, la critique internationale à propos de la situation des droits de l'homme appliquée par le KANU va aller en s'amplifiant ;
  • le 1er août, une tentative de coup d'État perpétré par la force aérienne kényane contre le président Moi échoue. Le fils d'Oginga Odinga, Raila, est accusé d'être l'un des instigateurs. Il est détenu préventivement pendant 7 mois avant d'être incarcéré jusqu'au 6 février 1988, sans avoir jamais été jugé, à la prison de haute sécurité de Kamiti à Nairobi.

Les élections générales du 21 mars 1988 ne comportent pas d'élection présidentielle car Moi est le seul candidat du seul parti autorisé. L'élection législative voit la disparition du vote à bulletin secret lors de l'élection primaire. Celui-ci est remplacé par un système appelé mlolongo (« file d'attente » en swahili) où les seuls électeurs autorisés doivent être membre du KANU et faire la file devant une photo du candidat qui a sa préférence. Au deuxième tour, cette élection législative est ouverte à tous les électeurs et se tient à bulletin secret[9].

En août 1991, avec cinq autres opposants au régime, Oginga Odinga fonde le parti politique d'opposition Forum for the Restoration of Democracy (en) (FORD) et en devient président intérimaire. Les six fondateurs sont arrêtés et emprisonnés par le président Moi. Cette arrestation déclenche une série d'événements, dont l'interruption de l'aide internationale. Les pressions du Royaume-Uni, des États-Unis et des pays scandinaves aboutit à la libération des six hommes politiques puis, en décembre 1991, à l'abolition de l'article 2A de la Constitution. Le pays redevient, constitutionnellement, un État de multipartisme.

Élections générales de 1992[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 1992 voit s'accomplir les premières vraies élections multipartites depuis l'indépendance[note 4]. Sept partis sur les neuf présents sur les listes électorales proposent un candidat à l'élection présidentielle[note 5]. Le président sortant, Moi, est réélu pour un nouveau mandat de 5 ans avec 36,4 % des votes valables tandis que six des partis d'opposition obtiennent 46,8 % des sièges à Assemblée nationale ce qui oblige Moi à octroyer des postes ministériels à l'opposition. Des suspicions de bourrage d'urnes entrainent des violences dans la province de la vallée du Rift. Human Rights Watch accuse plusieurs politiciens, dont le président Moi, d'avoir incité et coordonné ces violences.

Élections générales de 1997[modifier | modifier le code]

En novembre 1997, intervient une libéralisation des contraintes à la formation d'un parti politique. Leur nombre passe de onze à vingt-six. Quinze d'entre eux propose un candidat président aux élections générales du 29 décembre. Moi est réélu avec 40,12 % des votes valables mais le KANU n'obtient que 50,95 % des suffrages lors de l'élection législative. Neuf partis d'opposition obtiennent, au moins, un siège à l'Assemblée nationale.

Élection présidentielle de 2002[modifier | modifier le code]

En août 2002, le Président Moi — qui constitutionnellement ne peut plus être élu ni président, ni député — surprend tout le monde en annonçant qu'il soutient personnellement la candidature du jeune et inexpérimenté Uhuru Kenyatta — un des fils de Jomo Kenyatta — dans la course à la présidence lors des élections de décembre[10]. En opposition totale avec les vues de Moi, des membres importants du cartel KANU-NDP tels Raila Odinga, Kalonzo Musyoka, George Saitoti et Joseph Kamotho rejoignent le Liberal Democratic Party (LDP). Pour contrer le dessein de Moi, le LDP, dont Raila a pris la tête, fait alliance avec le National Alliance Party of Kenya (NAK), le Democratic Party (en) (DP), le Forum for the Restoration of Democracy-Kenya (FORD-K) et le National Party of Kenya (NPK). Cette alliance appelée National Rainbow Coalition (NARC) pousse la candidature de Mwai Kibaki le prétendant du DP au poste de président de la République.
Mwai Kibaki gagne largement l'élection présidentielle du 27 décembre avec 62,2 % des suffrages devant Uhuru Kenyatta (31,3 %) et trois autres candidats. Le LDP de Raila Odinga devient le premier parti politique du pays avec 59 sièges de députés à l'Assemblée nationale.

Présidence de Mwai Kibaki[modifier | modifier le code]

Mwai Kibaki, le 3e président du Kenya (photo de 2006)
Réforme de la Constitution[modifier | modifier le code]

Entre 2002 et 2005, une équipe de constitutionnalistes rédigent au Bomas of Kenya, un texte portant révision de la Constitution. Ce texte, connu sous le nom de Bomas Draft, limite, entre autres, les pouvoirs du président de la République et crée un poste de Premier ministre. En 2005, Mwai Kibaki rejete ce texte et présente un texte de réforme donnant plus de pouvoirs politiques au chef de l'État. Ce texte connu sous le nom de Wako Draft[note 6] est soumis le 21 novembre 2005, à un référendum national et rejeté par 58,12 % des votants. En réaction, le président Kibaki congédie l'entièreté du gouvernement deux jours après le résultat du référendum et, deux semaines plus tard, forme un nouveau gouvernement qui ne comporte plus aucun membre du LDP.
C'est à ce moment que Raila Odinga décide d'être candidat à l'élection présidentielle de décembre 2007 et crée son propre parti politique : l′Orange Democratic Movement (ODM). Son symbole est une orange en référence au symbole visuel qui représentait le « non » lors du référendum (le « oui » était imagé par une banane)[11].

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle du 27 décembre 2007, Raila Odinga reçoit un soutien massif dans les provinces de Nyanza, occidentale, de la vallée du Rift et de la côte[12] mais aussi de personnalités emblématiques telle Wangari Maathai. Dans la soirée du 30 décembre 2007, Samuel Kivuitu (en), qui vient juste d'être reconduit, pour cinq ans, par Kibaki à son poste de président de la commission électorale (Electoral Commission of Kenya), déclare Raila Odinga battu par 232 000 voix de différence en faveur du président sortant[13] contrairement aux tendances des derniers résultats enregistrés. Controversée par les observateurs de l'Union européenne qui demande un recomptage des bulletins de vote, cette annonce est immédiatement contestée par le camp de Raila et entraine la plus grande crise de violence survenue au Kenya.

Le 28 février 2008, grâce à la médiation de Kofi Annan, l'ancien Secrétaire général des Nations unies, un accord de partage du pouvoir entre le président Kibaki et Raila est signé, et entériné à l'unanimité par le Parlement le 18 mars, pour résoudre la crise[14]. Il se matérialise par la nomination de Raila Odinga au poste de Premier ministre le 13 avril suivant. Quatre jours plus tard, il prête serment et un gouvernement de coalition est constitué.

Nouvelle Constitution[modifier | modifier le code]
Carte des résultats du référendum de 2010 sur la nouvelle Constitution. En vert les provinces favorables et en rouge la seule province défavorable (Vallée du Rift).

Le 4 août 2010, le texte de réforme de la Constitution, incluant la Charte des droits et libertés[15], chère à Raila — et maintenant soutenu par Kibaki — est accepté, contre la position d'un autre membre influent de l'ODM, le ministre des Hautes études William Ruto — soutenu, lui, par l'ex-président Moi —, par la majorité des 72,1 % de Kényans ayant participé au référendum populaire (70 % de votes favorables contre 30 % de défavorables).
La cérémonie publique de promulgation par le président Mwai Kibaki de cette Constitution moderne[15] le 27 août 2010 est entachée par la présence du président soudanais Omar el-Béchir alors qu'il est notifié d'un mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale[16]. Cette invitation, directement adressée par le président Kibaki suscite l'émotion et la réprobation des Kényans, de leur Premier ministre et des parlementaires. Les protestations de la Communauté internationale et en particulier celles du président américain Barack Obama — bien que les États-Unis n'aie pas ratifié le statut de Rome — et de l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan sont rapides[17].

Al-Shabaab[modifier | modifier le code]

Faisant suite à l'enlèvement d'une touriste britannique et à l'assassinat de son mari le 11 septembre 2011, à l'enlèvement d'une résidente franco-kényane le 1er octobre et enfin, le 13 octobre, à l’enlèvement de deux volontaires humanitaires espagnoles ainsi qu'à l'assassinat de leur chauffeur kényan, des unités militaires des forces armées kényanes entrent en Somalie le 16 octobre à la poursuite des miliciens d'Al-Shabaab. Cependant, Alfred Mutua, le porte-parole du gouvernement déclare, le 26 octobre, que l'opération militaire était planifiée depuis longtemps et que les enlèvements n'ont été qu'une aire de lancement (« the kidnappings were more of a good launchpad. »)[18]. Cette « invasion » donne lieu à des représailles de la part d'Al-Shabaab (cf. section détaillée : « Attentats »).

Élection présidentielle de 2013[modifier | modifier le code]

Pour la première fois des débats présidentiels télévisés sont organisés les 11 et 25 février 2013. Également, pour la première fois, certains bureaux de votes sont équipés pour transmettre électroniquement les résultats vers la commission indépendante IEBC chargée de comptabiliser les résultats des élections générales.

Huit candidats ont posé leur candidature lors de l'élection présidentielle du 4 mars 2013[19]. Pour l'emporter au premier tour, un candidat doit réunir au moins 25 % des votes dans au moins 24 comtés différents et 50 % de l'ensemble des votes plus un (majorité absolue).

Depuis la première élection présidentielle multipartisme de 1992, l'appartenance d'un candidat à tel ou tel groupe tribal a toujours été un élément important dans le choix des électeurs. Uhuru Kenyatta avec son colistier William Ruto sont respectivement Kikuyus et Kalenjins (premier et quatrième groupe tribal du pays) alors que son adversaire Raila Odinga et son colistier Kalonzo Musyoka sont Luo et Kamba (troisième et cinquième groupe)[20]. Uhuru Kenyatta est déclaré vainqueur dès le premier tour de l'élection du 4 mars 2013 avec 50,07 % des suffrages devant Raila Odinga avec 43,31 %. Ce dernier conteste les élections et, conformément à la possibilité donnée par l'article 140.1 de la Constitution, dépose, en date du 16 mars 2013 une pétition à la Cour suprême pour contester la validité du scrutin présidentiel[21],[22] arguant des bourrages d'urnes, les dysfonctionnements du système électronique de transmission vers l'IEBC et l'inorganisation de cette dernière[23]. La Cour rend son jugement le 30 mars suivant en déclarant que « l'élection générale fut libre et impartiale » et que « Uhuru et son colistier Ruto ont été valablement élus »[24],[25] et en publie la version intégrale le 16 avril[26].

Présidence de Uhuru Kenyatta[modifier | modifier le code]

Le 4e président de la République du Kenya, Uhuru Kenyatta
Uhuru Kenyatta, le 4e président du Kenya (photo de 2013)

Uhuru Kenyatta est investi en tant que 4e président du Kenya le 9 avril 2013 au centre sportif international Moi de Kasarani (Nairobi)[27].

D'emblée, il s'oppose à la demande des députés d'obtenir une augmentation de 60 % de leur salaire[28] et réduit le nombre de ministères et secrétariats d’État, de quarante-deux sous la présidence de son prédécesseur, à dix-huit[29]. Cinq femmes deviennent ministres[30] dont deux à des postes très importants comme Amina Mohamed aux Affaires étrangères et Raychelle Omano à la Défense.

Lors de son discours prononcé lors du Madaraka Day (célébration de l'autonomie du pays au 1er juin 1963) du 1er juin 2013, il réaffirme la teneur de la Constitution à propos de la gouvernance des comtés, rappelle les huit anciens commissaires provinciaux vers d'autres fonctions et met, ainsi, fin aux dissensions entre les gouverneurs et les commissaires[31],[32].

Assassinats politiques[modifier | modifier le code]

De nombreux décès de personnalités politiques sont attribués à des assassinats politiques. C'est sous les présidences de Jomo Kenyatta et de Daniel arap Moi qu'ils sont directement attribués au pouvoir en place. Ceux perpétrés sous celle de Kibabi sont imputés aux violences postélectorales de 2008 ou à la corruption de l'administration. Citons :

En 1998, l'ancien ministre de l'Intérieur rwandais Seth Sendashonga est assassiné sur le sol kényan mais les tueurs à gages et les présumés commanditaires sont aussi rwandais.

Attentats[modifier | modifier le code]

  • Le 28 novembre 2002, un attentat-suicide à la voiture piégée est commis contre le Paradise Hotel, situé en bord de mer à Mombasa et propriété d'un Israélien. L'explosion tue trois Israéliens et dix Kényans. Environ 20 minutes plus tôt, un missile sol-air était tiré en direction d'un Boeing 757 d'Arkia Israel Airlines. L'appareil qui venait de décoller de l'Aéroport international Moi n'est pas touché et atterrit sans encombre à Tel Aviv. Ces attentats sont attribués à Al-Qaïda[33].
  • À partir de la fin du mois d'octobre 2011, une série d'attentats à la grenade attribuée à Al-Shabaab est perpétrée :
    • 24 octobre, à Nairobi, une grenade est lancée dans un bar blessant 12 personnes[34] puis une autre vers un arrêt de bus blessant 18 personnes et tuant une autre[35]. Cette dernière est soupçonnée d'être l'auteur ;
    • 27 octobre, 4 personnes tuées et 4 autres blessées dans l'explosion d'une grenade lancée sur un pick-up transportant des personnalités académiques dans la ville de Mandera[36] ;
    • 5 novembre, 2 tués — dont un garçon âgé de 7 ans — et 5 blessés par le lancer de 2 grenades -dont une qui n'a pas explosé- vers la propriété d'une Église pentecôtiste à Garissa[37] ;
    • 24 novembre, toujours à Garissa, 3 tués et 27 blessés dans le lancer de 2 grenades ; une dans le bar d'un hôtel et l'autre dans la rue[38] ;
    • nuit du 31 décembre, 5 tués et 26 blessés dans une attaque à la grenade et à l'arme automatique dans un pub à Garissa[39].
    • 21 septembre 2013 : fusillade dans le centre commercial de Nairobi : 68 morts et 50 blessés.

Catastrophes[modifier | modifier le code]

La société kényane[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie du Kenya.

Le Kenya compte 70 groupes tribaux issus de trois ethnies différents[46]. Le groupe ethnique le plus important est d'origine bantoue (Kikuyu, Luhya, Meru, Embu). À part presque égale, le groupe d'origine nilotique (Maasaï, Luo, Kalenjin, Samburu, Pokot, Turkana). Vient ensuite le groupe d'origine couchitique (Orma, Somali, Borana).

Certains groupes, bien que considérés d'origine bantoue, ont une culture mixte (Kamba, Taita, les tribus swahilies formées par les Mijikenda).

Le pays compte aussi des minorités indiennes et européennes issues de la colonisation (les premiers ayant été enrôlés par les seconds).

Il doit aussi faire face à l'exode de populations victimes des conflits en Somalie ou de la guerre civile au Soudan.

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Kenya.

Les langues officielles sont le swahili et l'anglais (article 7.2 de la Constitution). La langue nationale est le swahili (article 7.1 de la Constitution) auquel s'ajoutent 51 dialectes (certains en voie de disparition) protégés et promus par les articles 7.3.a et b de la Constitution.

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système éducatif kényan.

Depuis la rentrée scolaire de janvier 1985, le système éducatif kényan est basé sur un cycle de 8-4-4 débutant à l'âge de 6 ans.

  • 8 ans d'enseignement primaire (primary school);
  • 4 ans d'enseignement secondaire (high school);
  • 4 ans d'enseignement supérieur (middle level college ou public university).

Cependant, certaines écoles internationales emploient le système éducatif britannique pour les enfants âgés entre 2 et 18 ans.

L'anglais et le swahili sont enseignés, en même temps, à l'école primaire. Ensuite, l'anglais devient la langue de référence pour l'apprentissage.
Le pays compte sept universités publiques dont la plus ancienne est l'université de Nairobi (University of Nairobi)[47].

50 % de la population sait parler l'anglais, à des degrés divers. La langue anglaise est très présente dans les grands ensembles urbains (comme Nairobi et Mombasa), en revanche, à la campagne, et dans le monde rural, l'anglais est beaucoup moins présent, au profit du swahili. Si les jeunes ruraux apprennent l'anglais, cette langue devient ensuite moins utile, si le jeune reste à la campagne, et avec les années, il oublie la langue, en perdant son usage, car il parle la langue de son ethnie. En revanche, pour celui qui part pour la ville, ou ailleurs, la langue devient très utile, et de plus, pour communiquer avec d'autres ethnies (avec le swahili).

[réf. nécessaire]

Santé[modifier | modifier le code]

Les défis les plus connus pour la médecine kényane sont la lutte contre le SIDA, le paludisme et les infections dues à l'eau non potable qui contribuent au taux élevé de mortalité infantile. Cependant, depuis une décennie, les affections pneumopathiques sont en nettes augmentations et devenues la 4e cause de mortalité toutes tranches d'âge comprises. L'institut kényan de recherche médicale (KEMRI) estime que, en 2011, 20 % de la mortalité juvénile est due à une pneumonie[48].

La pandémie de SIDA demeure la plus grande menace pour l'état de santé des kényans, s'ensuivant une population croissante d'enfants orphelins le plus souvent, eux-mêmes, atteints par la maladie.
Selon les conclusions d'une étude menée en 2001 à la demande du ministère kényan de la Santé, les résultats les plus alarmants ont été récoltés dans l'ancienne province de Nyanza : le pourcentage de femmes enceintes séropositives était de 25 %[49],[50]. Selon une autre étude menée en 2004 par l'Institut des statistiques kényan, le district de Kisumu a le plus haut taux de séropositivité du pays avec 29 % de la population, 22 % des femmes âgées entre 15 et 22 ans et 69,1 % des malades hospitalisés. Le fait que les habitants de cette province - les Luo - ne pratiquent pas la circoncision augmente, selon plusieurs études et les précisions de l'OMS, le risque de contamination d'environ 60 %[51].

Le paludisme, les diarrhées et la fièvre typhoïde constituent les causes les plus importantes de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Et ce, plus particulièrement pendant la saison des pluies et dans les bidonvilles péri-urbains qui ne bénéficient ni des services d'évacuation des eaux usagées ni de la collecte des déchets. L'étude de 2001 citée ci-avant révèle également que seulement 25 % des enfants dorment sous une moustiquaire.

La situation est aggravée par le coût élevé des traitements qui pousse une majorité d'habitants à recourir à une médecine traditionnelle ou à l'automédication.

Culture[modifier | modifier le code]

Chants et danses des Kurias
Article détaillé : Culture du Kenya.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
01/01 Nouvel an New Year
Variable Pâques Good Friday et Easter Monday le vendredi précédant le dimanche de Pâques ainsi que le lundi suivant sont fériés
01/05 Fête du travail Labour Day
01/06 Madaraka Day célèbre l'autonomie du pays (1er juin 1963)
20/10 Mashujaa Day * en l'honneur des héros morts pour l'indépendance et commémore l'anniversaire de l'arrestation, par les Britanniques, des Kapenguria six le 20 octobre 1952
12/12 Fête nationale Jamhuri Day marque les dates des 12 décembre 1963 (indépendance) et 12 décembre 1964 (constitution de la république)
25 et 26/12 Noël Christmas Day et Boxing Day
Variable Idd-Ul-Fitr marque la rupture du jeûne après le ramadan

* Depuis le 27 août 2010, la nouvelle Constitution a supprimé de la liste des jours fériés Moi Day (10 novembre) et Kenyatta Day est devenu Mashujaa Day (« jour des héros morts pour l'indépendance »).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine kényane.

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Kenya.
  • Chrétiens : 82,5 % (protestants 47,4 %, catholiques 23,3 %, autres chrétiens 11,8 %)
  • Musulmans : 11,1 %
  • Religions traditionnelles et autres : 3,3 %
  • Sans religion ou non indiqué : 3,1 %

Source : recensement de 2009.

Structure de l'État[modifier | modifier le code]

Depuis l'acceptation, par référendum populaire, de la réforme de la Constitution en date du 4 août 2010, le Kenya est devenu un État où les pouvoirs exécutifs et législatifs sont décentralisés.

Seul le procureur général (Attorney General) est présent dans les trois niveaux de pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire).
Le président de la République et les membres du gouvernement national sont présents à l'exécutif et au législatif.
Le président de la Cour suprême (Chief Justice) est présent à l'exécutif et au judiciaire.

La Constitution et les Lois[modifier | modifier le code]

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Exécutif national[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Uhuru Kenyatta TNA 9 avril 2013
Vice-président William Ruto URP 9 avril 2013
Procureur général (Attorney General) Githu Muigai - 27 août 2011[52]
Président de la Cour suprême (Chief Justice) Willy Mutunga - 20 juin 2011[53]
Ministres au nombre de 18[54]

Le président, élu par le peuple pour un mandat de cinq ans, nomme le vice-président et les ministres parmi les élus de l’Assemblée nationale. Il est aussi le ministre de la Défense et le chef de la police et nomme, avec l'approbation de l'Assemblée nationale, le procureur général (Attorney General) et le président de la Cour suprême (Chief Justice) ; ces derniers sont élus pour un mandat de 10 ans non renouvelable.

Le rôle du procureur général est l'assistance juridique et la défense en justice des intérêts de l'État.

Le rôle du président de la Cour suprême, en tant que président de la Commission justice (Judicial Service Commission), est de veiller à ce que tous les actes commis par les pouvoirs exécutifs et législatifs soient conforme à la Constitution.

Jusqu'à l'élection présidentielle du 27 décembre 2007
Pour être élu, un candidat doit non seulement remporter la majorité absolue, mais également au moins 25 % des voix dans au moins cinq des huit provinces du pays ainsi qu’avoir été élu député dans une circonscription.
À partir de la Constitution de 2010
L'élection se tient tous les cinq ans, le 2e mardi du mois d'août[C 1],[note 7]. Pour être élu, un candidat doit non seulement remporter la majorité absolue, mais également au moins 25 % des voix dans au moins la moitié des comtés.
Si l'une des deux conditions n'est pas respectée, un deuxième tour est organisé dans les trente jours entre les deux candidats ayant obtenus les meilleurs scores. Un candidat ne peut être élu pour plus de deux mandats[C 2]. En cas de vacance de la présidence, le vice-président assume les fonctions de président jusqu'au terme du mandat restant à courir[C 3].

La fonction de Premier ministre, créée le 13 avril 2008 pour sortir le pays des violences postélectorales de 2007-2008, est supprimée depuis le 9 avril 2013, date de la prestation de serment du 1er président élu après les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 4 mars 2013. Cette suppression est prévue par la Constitution de 2010.

Exécutifs locaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtés du Kenya.

Juridiquement, les provinces disparaissent le 28 mars 2013[note 8]. Le pays est divisé en 47 comtés semi-autonomes (Counties) par rapport au gouvernement central. Ces entités peuvent lever des impôts ou adopter des règlements locaux (par ex. : urbanisme, police) ainsi que gérer les ressources naturelles, humaines et les infrastructures pour autant que leur décision ne soit pas contraire ni à la Constitution ni aux Lois de l'État. L'autorité exécutive des comtés est responsable des moyens qui lui sont apportés par l'exécutif national.
L'autorité exécutive de chaque comté comporte un gouverneur, un vice-gouverneur plus un maximum de dix membres élus pour un mandat de cinq ans[note 7]. Le gouverneur et le vice-gouverneur sont élus à la majorité relative par le corps électoral du comté, les autres membres sont nommés par le gouverneur avec l'approbation de l'Assemblée locale.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du Parlement national

Parlement national[modifier | modifier le code]

Avant les élections législatives du 4 mars 2013
Le Parlement national comporte une seule chambre qui est l’Assemblée nationale ou Bunge composée de 224 membres, élus pour un mandat de cinq ans, dont 210 sont des élus directs issus des circonscriptions à siège unique, 12 sont nominés par les partis politiques et proportionnellement à leur représentation et 2 membres ex officio, à savoir le président (Speaker) et le procureur général (Attorney General). Le Président actuel est Kenneth Marende.
Depuis les élections législatives du 4 mars 2013
Le Parlement national est constitué de deux chambres dont les membres sont élus pour un mandat de cinq ans :

  • L'Assemblée nationale est composée de 350 membres issus des 290 circonscriptions électorales (Constituencies) et des 47 comtés (Counties) que compte le pays ainsi que du procureur général de la République et d'un greffier.
    • 290 député(e)s élu(e)s direct(e)s, 1 par circonscription électorale[C 4] dont 1 vice-président (Deputy Speaker), élu par et parmi ceux-ci ;
    • 47 députées élues directes, 1 par comté[C 5] ;
    • 12 nominés par les partis politiques de la majorité et proportionnellement à leur représentation[C 6] ;
    • 1 président (Speaker) ex officio, élu parmi les 290 élus directs des circonscriptions électorales[C 7].

À ceux-ci, s'ajoute, en tant que membre ex officio représentant le gouvernement, le procureur général (Attorney General), élu par le président de la république avec l'accord de l'Assemblée nationale.

  • Le Sénat est composé de 68 membres issus des 47 comtés (Counties) que compte le pays.
    • 48 élus directs :
      • 47 élus directs, soit 1 par comté[C 8] dont 1 vice-président, élu par et parmi ceux-ci,
      • 1 Président ex officio élu par et parmi les élus directs[C 9] ;
    • 20 élus par les élus directs :
      • 16 femmes nommées par les partis politiques et proportionnellement à leur représentation parmi les élus directs[C 10],
      • 2 personnes (1 homme et 1 femme) représentantes des intérêts des enfants et des jeunes[C 11],
      • 2 personnes (1 homme et 1 femme) représentantes des intérêts des personnes handicapées[C 12].

Parlements locaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtés du Kenya.

Chaque comté possède sa propre Assemblée renouvelée tous les cinq ans[note 7] et composée de :

  • 1 Président ex officio ;
  • autant d'élus que le comté compte de subdivisions municipales (Ward). Si le nombre d'élus (hormis le président) est inférieur à 25, il est porté à 25.

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Commission justice[modifier | modifier le code]

La cour de Justice où siège la « Commission justice »

L'indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis des deux autres niveaux de pouvoir est garanti par la Commission justice (Judicial Service Commission). Composée de cinq magistrats, du procureur général (Attorney General), de deux avocats, d'un membre de la Commission justice et de deux personnes de la société civile, elle est présidée par le président de la Cour suprême qui est, actuellement, Willy Mutunga.

Hautes Cours[modifier | modifier le code]

  • La Cour suprême (Supreme Court), ne siège qu'à Nairobi. Elle est composée d’un président (Chief Justice), d'un vice-président (Deputy Chief Justice) et d’un collège de cinq juges tous nommés par le président de la République avec l'approbation de l'Assemblée nationale.
  • La Cour d'appel (Court of Appeal), qui est le deuxième plus haut niveau judiciaire n'a pas non plus de siège propre hors de Nairobi mais tient périodiquement des séances dans les autres grandes villes. Elle est présidée par un juge élu parmi et par les juges de la Cour d'appel.
  • La Haute cour (High Court) possède 15 sièges au Kenya. C'est cette cour qui est, entre autres, compétente, en 1re instance, pour les matières de Constitution et de révision des Lois. Pour, au plus tard mars 2013, chaque comté aura son siège soit 47 pour l'entièreté du pays. Elle est présidée par un juge élu parmi et par les juges de la Haute Cour.

Cours d'instance[modifier | modifier le code]

  • Les tribunaux de première instance (Magistrates Courts) sont au nombre de 105 pour tout le pays. Ils sont présidés par un Chief Magistrate et sont compétents en matières civiles et criminelles.
  • Tribunaux spécialisés :
    • le tribunal de la jeunesse (Children Court) n'a de siège qu'à Nairobi et à Mombasa mais peut tenir séance dans un des tribunaux de Première instance lorsque celui-ci n'y tient pas séance. Les juges de la jeunesse sont au nombre de 96 et nommés par le Chief Justice ;
    • le tribunal anti-corruption (Anti-Corruption Court). Les juges sont nommés par le Chief Justice ;
    • la Cour martiale ;
    • le tribunal du travail (Industrial Court) ;
    • le tribunal du commerce (Business Premises Tribunal) ;
    • justice de paix :
      • Land Disputes Tribunals. Compétent en matière divisions et de limites de terrain,
      • Rent Restriction Tribunal. Compétent en matière de dispute entre propriétaires et locataires ;
    • les tribunaux musulmans (Kadhis Court). Ces tribunaux ont pour seules compétences les problèmes concernant la Loi islamique et survenant entre personnes de foi musulmane. L'établissement d'un tribunal musulman est subordonné à l'accord de l'Assemblée nationale. La nomination d'un Chief Kadhis est soumise à l'approbation de la Commission justice.

Police[modifier | modifier le code]

C'est en 1887 que le premier policier africain fut engagé par la Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est afin de garder et de sécuriser son entrepôt de Mombasa[55].

Depuis la réforme de la police intervenue en 2007, le Kenya compte 191 hôtels de police et 12 bases pour les patrouilles qui sont sous le commandement d'un Officier de police provincial (Provincial Police Officer). Il existe aussi une unité de la police maritime dépendant directement d'une hiérarchie basée à Kilindi-Mombasa et des unités spéciales de la police des aéroports dans les quatre aéroports internationaux du pays.

Section détaillée : statistiques de la criminalité.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Provinces du Kenya : voir légende ci-contre (officiellement, les provinces ne sont pas numérotées)

Jusqu'aux élections générales du 4 mars 2013
L’administration locale est divisée en sept provinces auxquelles s'ajoute la zone de Nairobi. À la tête de chacune se trouve un commissaire provincial (Provincial Commissioner) nommé par le président de la République et secondé par trois assistants commissaires (Deputy Provincial Commissioners). Les provinces (Mkoa) sont subdivisées en districts (Wilaya), eux-mêmes subdivisés en divisions (Tarafa). Chaque division est constitué en localités (Mtaa) et sous-localités (Kijiji). La zone de Nairobi est dotée d’un statut spécial et n’est incluse dans aucun district ou province. Le gouvernement supervise l’administration des districts et des provinces, qui sont :

Depuis les élections générales du 4 mars 2013
Juridiquement, les sept provinces et la région de Nairobi[note 9] disparaissent le 28 mars 2013[note 8] pour faire place aux 47 comtés ayant leur propre administration locale gérée par leur gouverneur.

Le président de la République, avec l'accord de l'Assemblée nationale, nomme, dans chaque comté, un commissaire régional (Regional Commissioner)[C 13]. Ce fonctionnaire (Public officer) a pour mission d'être le relai entre le pouvoir central et le pouvoir local.

Organisation électorale[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux élections générales du 27 décembre 2007
Élection par scrutin populaire tous les cinq ans, le 1er jour ouvrable après le Boxing Day :

  • du président de la République ;
  • de 210 élus directs à l'Assemblée nationale ;
  • des membres des autorités locales (City, Town, Municipality et County Councils).

Depuis les élections générales du 4 mars 2013
Élection par scrutin populaire tous les cinq ans, le 2e mardi du mois d'août[note 7] :

  • du président de la République ;
  • du gouverneur de chaque comté ;
  • de 290 élus directs à l'Assemblée nationale ;
  • de 47 élus au Sénat ;
  • des membres des Assemblées de comté ;
  • des membres des autorités locales (City, Town, Municipality et County Councils).

Politique[modifier | modifier le code]

Après avoir été, pendant près de 30 ans, un État soumis au monopartisme, le Kenya est devenu une république pluripartiste. Le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif national est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. Il existe un pouvoir exécutif régional, subordonné au pouvoir national, confié aux gouverneurs de province.

Bien que les structures sociales soient héritées de l'Empire britannique, la stratégie politique est portée vers les États-Unis dont elle est la plus fidèle alliée en Afrique de l'Est.

Article détaillé : Politique au Kenya.
Section détaillée : Histoire politique post-coloniale.

Ministères[modifier | modifier le code]

De quarante-deux ministères et secrétariats d’État sous la présidence de Mwai Kibaki, leur nombre est passé à dix-huit ministères sous la présidence d'Uhuru Kenyatta[54] :

  • ministère de l'Intérieur et de la Coordination du gouvernement national ;
  • ministère des Dévolutions et du Plan ;
  • ministère de la Défense nationale ;
  • ministère des Affaires étrangères ;
  • ministère de l’Éducation, des Sciences et des Technologies ;
  • ministère des Finances ;
  • ministère de la Santé ;
  • ministère du Transport et des Infrastructures ;
  • ministère de l'Environnement, de l'Eau et des Ressources naturelles ;
  • ministère du Territoire, du Logement et du Développement urbain ;
  • ministère des Technologies de l'information et de la communication ;
  • ministère des Sports, de la Culture et des Arts ;
  • ministère du Travail, de la Sécurité sociale et des Services publics ;
  • ministère de l’Énergie et du Pétrole ;
  • ministère de l'Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ;
  • ministère de l'Industrie et du Développement des entreprises ;
  • ministère du Commerce et du Tourisme ;
  • ministère des Mines.

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Le Kenya possède des représentations diplomatiques dans 44 pays afin de couvrir ses relations bilatérales avec 100 pays et 7 organisations internationales dans le monde :

Ces missions sont appelées Embassy (« ambassade »), avec à leur tête un ambassadeur, dans la plupart des pays sauf ceux faisant partie du Commonwealth des Nations où elles sont appelées Hight Commission (« haut-commissariat »), avec à leur tête un haut-commissaire.

Afrique[modifier | modifier le code]
Amérique du Nord[modifier | modifier le code]
L'ambassade de Washington, D.C.
Amérique du Sud[modifier | modifier le code]
Asie[modifier | modifier le code]
Europe[modifier | modifier le code]
Haut commissariat de Londres (à gauche sur la photo)
Moyen-Orient[modifier | modifier le code]
Océanie[modifier | modifier le code]

Alliances et traités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Kenya.

La monnaie[modifier | modifier le code]

Billet de 1 000 KES

La monnaie nationale est le shilling kényan (KES) = 100 cents. Elle est émise par la Banque centrale du Kenya (en).
Valeurs monétaires en cour depuis 2003[57] :

Indicateurs économiques[modifier | modifier le code]

Selon le FMI, en 2010, le PIB nominal est de 32 417 millions d'USD tandis que le PIB par habitant est de 888 USD. Le taux de croissance par rapport à l'année précédente est de 2,1 %. Le taux d'inflation est de 4,2 %. Le solde budgétaire est égal à - 6,3 % du PIB et la balance commerciale est en déficit de 2,024 millions d'USD. Le pays est classé 108e à l'IPE avec un score de 51,4 sur un maximum de 100. Le Kenya exporte pour 5 443 millions USD et importe pour 11 870 millions USD en 2011. Cependant les termes d'échanges sont défavorables, car ils ont un déficit de -6.427 millions (calcul exportation - importation).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2009[KNBS 1] :

  • secteur primaire : 25,3 %
    • agriculture et forêts : 24,4 %
  • secteur secondaire : 16,3 %
    • fabrication et transformation : 9,5 %
    • construction : 4,4 %
    • électricité et eau potable : 2,4 %
  • secteur tertiaire : 58,4 %
    • commerce de gros et de détail : 10 %
    • transport et communications : 9,8 %
    • enseignement : 6 %
    • intermédiation financière : 5,7 %
    • locations et services immobiliers : 5,1 %
    • administration publique et défense : 4,5 %
    • santé : 2,7 %

Balance commerciale[modifier | modifier le code]

Évolution de la balance commerciale en millions de shillings[KNBS 2]
2005 2006 2007 2008 2009
exportations 260 423,071 250 993,689 274 657,578 344 946,664 344 948,994
importations 443 092,766 521 482,804 605 116,797 770 651,183 788 096,744
balance -182 699,695 -270 489,115 -330 459,219 -425 704,518 -443 147,749
déficit commercial annuel 170,14 % 207,77 % 220,32 % 223,41 % 243,56 %
Le plus bas déficit commercial depuis 2000 a été atteint en 2002 avec un déficit de 88 426,670 millions de shilling (152,24 %)

Parts des principaux clients en 2009[KNBS 3] :

  • COMESA : 32 %
    • Ouganda : 12,54 %
  • Union européenne : 27,73 %
    • Royaume-Uni : 11,82 %
    • Pays-Bas : 8,13 %
  • Tanzanie : 8,44 %
  • États-Unis : 5,37 %
  • Pakistan : 4,65 %

Parts des principaux fournisseurs en 2009[KNBS 4] :

  • Union européenne : 17,63 % (plus gros fournisseur : le Royaume-Uni avec 4,68 %)
  • Émirats arabes unis : 11,38 %
  • Inde : 9,91 %
  • Chine : 9,46 %
  • Afrique du Sud : 8,95 %
  • États-Unis : 6,35 %
  • Japon : 6,20 %

Parts des principaux produits exportés en 2009[KNBS 5] :

  • thé : 21,3 %
  • horticulture et fleurs coupées : 20,2 %
  • café : 4,7 %
  • carbonate de soude : 2,6 %
  • produits pétroliers : 2,1 %

Parts des principaux produits importés en 2009[KNBS 6] :

  • pétrole brut : 6,91 %
  • pétrole raffiné : 6,64 %
  • mais : 4,31 %
  • huiles culinaires : 3,42 %
  • matériaux plastiques : 3,36 %
  • matériel électrotechnique : 3,25 %
  • kérosène, carburant pour l'aviation et huiles combustibles : 3,24 %
  • produits médicaux et pharmaceutiques : 2,92 %

Secteurs commerciaux[modifier | modifier le code]

Les exportations de la France vers le Kenya sont de 104 M€ en 2005 (recul de 2,2 % entre 2004 et 2005). Les importations françaises du Kenya sont de 92 M€ en 2005 (croissance de 27,6 %) (mission économique).

Consulat (s) de France : Nairobi (ambassade), Mombasa (agence consulaire) Communauté française au Kenya : 893 immatriculés (2005) Communauté kényane en France : 630 résidents (décembre 2005)

Le Kenya est un pays qui a peu ou pas de ressources minérales ; des sources d'énergie limitées à l'exploitation hydroélectrique du bassin de la Tana ; un potentiel agricole borné à un cinquième du territoire et complètement exploité[réf. nécessaire] ; un espace physique ne facilitant pas les transports. L’agriculture employait 19 % de la population active et représentait 15,8 % du PIB en 2005[réf. nécessaire].

Le Kenya atteint l'autosuffisance pour l'ensemble des denrées alimentaires de base. La première culture vivrière est le maïs, qui couvre 62 % des terres cultivables (2,20 millions de tonnes en 2005). Le sorgho, les pommes de terre, les haricots, les arachides et le tabac sont également cultivés sur les hauts plateaux, principale région agricole. La canne à sucre, le blé, le manioc, l'ananas, le coton et les noix de cajou sont produits sur les plaines côtières.

Zones forestières et de production du thé

La principale culture commerciale est le thé (295 000 tonnes en 2005), suivie de loin par le café. Une industrie des fleurs coupées (production, transformation et vente) s'est développée. Elle fait vivre 500 000 Kényans et rapporte à l'économie nationale 200 millions de dollars par an, constituant la troisième source d'entrée de devises du pays, après le thé et le tourisme. Elle représente 15 % de ses exportations. Ainsi, le Kenya est devenu le premier fournisseur de roses de l'Union européenne. Selon le conseil de production des fleurs au Kenya, cette industrie a connu chaque année une forte croissance en volume et en quantité de ses exportations. En 1988, le Kenya a exporté 10,986 tonnes de fleurs coupées exportées, ce chiffre grimpe à 86,480 tonnes en 2006 pour atteindre 117,713 tonnes en 2009. Ce qui représente une multiplication par 11 de sa quantité de production en 20 ans[58]. Toutes ces fleurs sont exportées vers la bourse aux fleurs d'Amsterdam : Aalsmeer. Ces fleurs sont ensuite réexpédier dans les états du monde entier et notamment au sein même de l'Europe

L'élevage pour la viande et les produits laitiers est important. En 2005, le Kenya possédait environ 12 millions de têtes de bovins, 10 millions d'ovins et 12 millions de caprins. La pêche, essentiellement pratiquée dans les fleuves et les lacs de l'intérieur, suffit à satisfaire le marché local.

Le secteur minier occupe une place très faible dans l'économie kényane (soude, sel, fluor et minerais). D'importants gisements de plomb et d'argent ont cependant été découverts près de Mombasa. Bien qu'en expansion, le secteur industriel occupe une place modeste au sein de l'économie locale : en 2003, il occupait 20 % de la population active et représentait 19,6 % PNB. Il concerne essentiellement l'agroalimentaire, dont la production est destinée à la consommation locale.

La production hydroélectrique des barrages de Kiambare et de Turkwell constitue la plus grande richesse industrielle du pays. Le Kenya est lourdement endetté, sa dette extérieure brute représentant près de la moitié de son PNB (47,5 % en 2003). Les devises apportées par le tourisme (339 millions de dollars en 1999) ne suffisent pas à équilibrer la balance des paiements.

Le commerce extérieur demeure déficitaire (- 36,4 % en 2003). Les principaux clients sont les pays africains, notamment l’Ouganda, suivis de ceux de l’Union européenne, notamment le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les importations proviennent essentiellement du Royaume-Uni, d'Allemagne, des Émirats arabes unis et du Japon (pétrole brut, machines-outils, automobile, fer et acier, produits pharmaceutiques et engrais).

Le secteur des services employait 62 % de la population et représentait 64,7 % du PIB en 2003.

Diaspora[modifier | modifier le code]

la diaspora kényane inscrite auprès de leur ambassade en 2011 est d'environ 2,5 millions de personnes. Selon la Banque centrale du Kenya, elle injecte, annuellement, plusieurs millions d'USD dans l'économie interne sous forme de transferts d'argent intra-familiaux[59]. Environ 50 % proviendraient des États-Unis et du Canada et 27 % de l'Union européenne.

Transferts en millions d'USD
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
382,153 407,593 573,643 611,241 609,156 641,943 891,129 1 170,892 1 290,577

Ces montants ne tiennent compte que des transferts effectués au travers des banques ou des sociétés de transfert cash to cash tel Western Union.

Fortunes[modifier | modifier le code]

Le classement 2011 du magazine économique Forbes répertorie deux Kényans dans les quarante plus grandes fortunes d'Afrique[60] :

Corruption et criminalité[modifier | modifier le code]

Selon l'indice 2010 de perception de la corruption établi par Transparency International, le Kenya est classé 154e avec un score de 2,1 sur 10[note 13].

En 2009, les actes criminels rapportés se répartissent comme suit[KNBS 7] :

  • impliquant des personnes :
    • homicides : 2 218,
    • moralité : 4 068,
    • touristes : 5,
    • autres : 20 539 ;
  • vols :
    • qualifiés : 2 938,
    • simples : 11 972,
    • bétails : 2 876,
    • domestiques : 2 732,
    • véhicules : 1 439 ;
  • trafic de drogue : 5 541 ;
  • criminalité financière : 2 324 ;
  • corruption : 158 ;
  • autres : 15 445 ;
  • nombre total d'actes criminels : 72 255.

Médias[modifier | modifier le code]

Les sources médiatiques sont variées et leur liberté d'expression est spécifiquement garantie par l'article 34 de la Constitution sous réserve de l'article 33.2 (« propagande pour la guerre, incitation à la violence, discours haineux »).

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

La Kenya Broadcasting Corporation (KBC) est une entreprise publique qui émet en anglais, en swahili et, localement et en radiodiffusion, dans la langue native[63].

Les chaînes de télévision privées les plus importantes sont Kenya Television Network (en) (KTN), qui appartient au Standard Group, et NTV (en), qui appartient au Nation Media Group (en). D'autres chaînes de télévision existent, tels Citizen TV, K24 ou Family TV.

Il existe des dizaines de chaînes de radiodiffusion privées comme Easy FM, qui appartient au Nation Media Group, ou encore Capital FM et Kiss FM centrées sur la musique, East FM qui diffuse en hindi, Kameme FM qui diffuse en kikuyu ou Radio Ramogi qui diffuse en luo.
Certains diffuseurs étrangers émettent aussi en modulation de fréquence comme BBC News sur tout le territoire, Voice of America à Nairobi ou encore Radio France internationale à Mombasa.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse écrite est dominée par deux grands groupes :

  • The Standard Group qui édite :
  • Nation Media Group qui édite :
    • Daily Nation, quotidien,
    • East African, hebdomadaire,
    • Taifa Leo, quotidien en swahili.

Internet et téléphonie mobile[modifier | modifier le code]

Depuis l'installation, en 2009, du nouveau câble sous-marin EASSy et le remplacement progressif des câbles en cuivre par des fibres optiques, les internautes peuvent choisir entre 51 fournisseurs d'accès à Internet.
Les connexions s'effectuent soit au moyen d'une clé électronique qui coute, en 2011, 1 999 KSH puis en prépayant un volume de bits[64], soit au moyen d'un modem ADSL qui coute, en 2011, 3,999 KES et d'un abonnement libre payable mensuellement[65].
Peu de Kényans possèdent le matériel informatique nécessaire à domicile mais le réseau des Internet cafés est bien implanté, y compris dans les localités de petite taille. En décembre 2011, la commission des communications du Kenya (Communications Commission of Kenya) estime que 36,3 % de la population utilise un ordinateur muni d'un accès à Internet.

L'accès au réseau Internet est principalement réalisé grâce à la téléphonie mobile dont le réseau est disponible dans toutes les unités urbaines ainsi que, à de rares exceptions près -mauvaise configuration topographique-, dans les campagnes[66]. La norme de communication utilise la gamme des 900 et des 1 800 MHz, le GPRS et le 3G. En décembre 2010, la commission des communications du Kenya estime le nombre de téléphones mobiles à 22 millions et à une proportion de un sur cinq le nombre d'appareils en contrefaçon[67]. 90 % de la population âgée de 15 ans ou plus utilise un téléphone mobile.
Quatre opérateurs agréés sont présents sur le territoire depuis la fin de 2008[68]. Au 31 octobre 2011, leur part du marché s'établit comme suit :

Les prix des communications sont, comme partout ailleurs dans le monde, assez difficiles à comparer entre les différents opérateurs. En 2011, les tarifs, hors promotions, varient de 1 KES pour un SMS national à 10 KES pour un SMS international et de 2 KES la minute pour un appel national à 40 KES la minute pour un appel international.

Le phénomène d’expansion de la téléphonie mobile au Kenya provient du fait que depuis 2005, il est, au point de vue mondial, un pays test pour les innovations de cette technologie de communication[69].
Le service « M-Pesa »[70],[71] est accessible à tous pour le transfert d'argent[72] (M est l'initiale de mobile (« téléphone mobile ») et pesa signifie « argent » en swahili). En décembre 2009, ce service est exploité par environ 10 millions d'utilisateurs. En 2011, le montant des transferts d'argent, par ce mode, atteignent 56 millions de KES.
Les fermiers utilisent le service « DrumNet »[73] pour connaitre les prix du marché.
Les services de Twitter ou du type « Facebook mobile » de Facebook sont largement utilisés par les jeunes Kényans.
En juin 2009, Safaricom lance son premier portail Internet mobile donnant accès, aux abonnés, à un service d'information et de divertissement[74].
Depuis le 18 mai 2010, les titulaires d'un compte « M-Pesa » ont la possibilité de déposer ou de retirer de l'argent, d'obtenir un microcrédit ou de gérer un compte d'épargne via le service « M-Kesho »[75] (kesho signifie « demain » en swahili).
En août 2011, la compagnie Digital Mobile Television (DMTV Kenya) lance la télévision numérique terrestre pour téléphone mobile[76].

Parcs et réserves nationaux[modifier | modifier le code]

Carte des deux parcs de Tsavo
Voir aussi l'article « Liste des parcs nationaux », section : « Kenya »

Attraction touristique majeure du Kenya, les parcs et réserves nationaux représentent 8 % de la surface totale du territoire soit 46 430 km2. Gérés par le Kenya Wildlife Service (KWS)[77], ils sont constitués de :

  • 26 parcs ,
    • 22 terrestres,
    • 4 marins ;
  • 34 réserves,
    • 28 terrestres,
    • 6 marines ;
  • 5 sanctuaires.

La superficie des zones protégées varie de 0,4 km2 pour le sanctuaire des impalas à 13 747 km2 pour le parc national de Tsavo East (24 453 km2 si l'on y ajoute les parcs nationaux contigus de Tsavo West et de Chyulu Hills).

Cinq de ces zones sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO :

Neuf ont été soumises à inscription :

Musées et monuments historiques[modifier | modifier le code]

La mise en valeur du patrimoine culturel constitué par les monuments nationaux et les collections des musées est géré par l'institution publique « musées nationaux du Kenya ».

Sport[modifier | modifier le code]

Athlétisme[modifier | modifier le code]

L'équipe nationale a récolté 12 médailles dont cinq en or aux championnats du monde d'athlétisme 2013 se classant, ainsi, au quatrième rang des médailles obtenues.
Après les résultats de ces championnats du monde, l'équipe kényane est classée 3e au niveau mondial avec un total de 112 médailles dont 43 en or. Cependant, ce classement doit être pondéré par le nombre de participations aux championnat depuis 1983 du Kenya qui est de 13 sur 14 ; soit 8,62 médailles par participation dont 3,31 en or.

Aux Jeux olympiques d'été, elle est classée 34e avec 86 médailles dont 13 en or. Cependant, ce classement doit être pondéré par le nombre de participations aux Jeux modernes du Kenya qui est de 13 sur 27 ; soit 6,62 médailles par participation dont 1 en or.

L'équipe possèdent quatre records olympiques chez les hommes ainsi que plusieurs records du monde (toutes disciplines confondues) :

  • Extérieur :
    • Hommes : 13,
    • Femmes : 6 ;
  • En salle :
    • Hommes : 1,
    • Femmes : 0

L'équipe de course à pied est, depuis des années, l'une des plus performantes du monde en demi-fond et en fond toutes disciplines confondues. (Aux Jeux du Commonwealth par exemple, les Kenyans remportent sans discontinuer l'or, l'argent et le bronze à l'épreuve masculine du 3 000 mètres steeple depuis 1998[78].) Le niveau est tellement élevé que malgré des dizaines de sélectionnés, beaucoup de sportifs font partie d'équipes réserve. Cela favorise le recrutement, et la naturalisation, par d'autres nations d'athlètes comme Wilson Kipketer, qui fut en 1990 le premier, pour le Danemark ou, plus récemment, comme Bernard Lagat pour les États-Unis[79]. L'apparition de la Ligue de diamant de l'IAAF permet d'inverser cette tendance grâce au prix, représenté par un diamant de 4 carats, récompensant les vainqueurs de chaque discipline.
En 2008, Pamela Jelimo remporte la Golden League en 800 m. En 2010 deux athlètes masculins et trois féminines remportent la Ligue de diamant dans leur spécialité tandis que deux athlètes masculins et deux féminines sont premiers au palmarès de leur spécialité dans l'édition 2011. Wilson Kipketer emporta aussi la Golden League du 800 m en 1999 mais il était déjà, à ce moment, devenu danois. Vivian Cheruiyot, quant à elle, a emporté les deux premières éditions de la Ligue de diamant en 5 000 mètres.

Boxe[modifier | modifier le code]

Le boxeur kényan le plus titré est une boxeuse. Conjestina Achieng' a été championne du monde GBU en 2004 et WIBF en 2005. Robert Wangila fut champion olympique aux Jeux de Séoul en 1988.

Cricket[modifier | modifier le code]

L'équipe nationale de cricket possède le statut ODI depuis 1996. Elle est classée 13e au classement mondial de l'ICC du 22 août 2013.

Football[modifier | modifier le code]

L'équipe nationale masculine est 129e au classement mondial de la FIFA et 36e au classement CAF du 8 août 2013. Elle est surnommée Harambee Stars. Harambee qui signifie « Poussons ensemble » ou « Ho hisse! » en swahili est également la devise du pays et apparaît sur son blason. À domicile, elle évolue au Nyayo National Stadium.
Les clubs les plus connus, et les plus titrés sont, dans l'ordre, le Gor Mahia Football Club et l'AFC Leopards SC, tous deux de Nairobi.

Rugby[modifier | modifier le code]

Si le rugby à XV est un sport mineur au Kenya. L'équipe nationale de rugby à XV est classée 31e au classement IRB des équipes nationales de rugby à XV du 19 août 2013 et joue en 3e division mondiale.

Le rugby à sept est plus performant au niveau mondial. Son équipe nationale fut classée quatrième lors de la dernière coupe du monde de rugby à sept 2013. Elle est classée au 5e rang mondial du classement de l'IRB au terme de la saison 2012-2013.

Sport mécanique[modifier | modifier le code]

Les sports mécaniques sont principalement constitués par le rallye automobile. Nombre de rallyes régionaux sont organisés tout au long de l'année. Le plus célèbre d'entre eux est le Safari Rally qui fit partie du championnat du monde des rallyes entre 1973 et 2002. Le Kenya compte quelques pilotes renommés comme Joginder Singh, Shekhar Mehta, Patrick Njiru (en) ou encore Ian Duncan.

Codes[modifier | modifier le code]

Le Kenya a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  2. PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  3. Au Kenya, un ministre d’État dirige un ministère important comme les Affaires étrangères ou la Sécurité intérieure et fait partie du bureau du président de la République.
  4. Le 30 octobre 1969, soit un mois avant les deuxièmes élections nationales (les premières ont eu lieu en mai 1963), le président Jomo Kenyatta bannit le Kenya People's Union (KPU) qui est le seul parti politique face au KANU.
  5. La modification de la Constitution, en 1991, non seulement a réintroduit le multipartisme mais, a aussi innové en organisant l'élection présidentielle par scrutin populaire et non plus par l'Assemblée nationale.
  6. Wako Draft du nom du procureur général (Attorney general) Amos Wako qui a rédigé ce texte de réforme constitutionnel.
  7. a, b, c et d En 2013, l'élection ayant lieu en mars, cette disposition de date ne s'appliquera que lors de l'élection suivante en 2018
  8. a et b Le 28 mars 2013 est la date de prestation de serment des nouveaux députés et sénateurs ainsi que des gouverneurs de comté.
  9. À noter que le comté de Nairobi est équivalent à la région de Nairobi.
  10. Les relations diplomatiques avec la Somalie sont réelles mais, pour des raisons de sécurité, l'ambassade se trouve actuellement à Nairobi.
  11. Le haut commissariat du Kenya en Tanzanie est toujours situé à Dar es Salam et non pas à Dodoma.
  12. La Communauté d'Afrique de l'Est fut fondée initialement en 1967 puis dissoute en 1977. Le Kenya était un des membres fondateurs en 1967.
  13. Le score de 10 indique l'absence de demandes de pots-de-vin et celui de 0 une corruption systématique

Références[modifier | modifier le code]

  1. [estimation officielle d'après le recensement de 2009] (en) Kenya national bureau of statistics, « Kenya Facts and Figures 2014 » [PDF], sur knbs.or.ke (consulté le 26 août 2014), p. 16
  2. [(en) « Human Development Report 2011 » [PDF] (consulté le 29 février 2012)
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  4. Organisation météorologique mondiale, Prévisions météorologiques pour six villes kényanes [(fr) lire en ligne]
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  6. William R. Ochieng' et Robert M Maxon, An economic history of Kenya (1992)
  7. Keith Kyle, The Politics of the Independence of Kenya (1999)
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  11. BBC ; « 'Fruity' campaigning in Kenya » ; article du 18 novembre 2005 [(en) lire en ligne]
  12. BBC ; « Scores dead in Kenya poll clashes (Kenya Presidential Election Results by Province) » ; article du 31 décembre 2007 [(en) lire en ligne]
  13. Le Monde ; « Kenya : Mwai Kibaki réélu président, le pays reste sous tension » ; article du 30 décembre 2007 [(fr) lire en ligne]
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  69. Internet Actu, « Le futur de la téléphonie mobile se joue aussi au Kenya », article de Jean-Marc Manach du 18 septembre 2006 [(fr) lire en ligne]
  70. CGAP, « Why has « M-Pesa » become so popular in Kenya? », article de Jim Rosenberg du 17 juin 2008 [(en) lire en ligne]
  71. afrik.com, « Juste un mobile pour transférer de l’argent au Kenya », article de Falila Gbadamassi du 23 mars 2007 [(fr) lire en ligne]
  72. Un spot commercial de « M-Pesa » sur YouTube [(en) lire en ligne]
  73. Pambazuka news, « Farmers in Kenya using a mobile information exchange », article de Hash du 19 mars 2007 [(en) lire en ligne]
  74. Les Afriques, « Safaricom lance un portail Internet mobile », article du 2 juillet 2009 [(fr) lire en ligne]
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  76. IT News Africa, « Kenya gets first mobile drifta TV », article du 18 août 2011 [(en) lire en ligne]
  77. Site web du Kenya Wildlife Service[(en) lire en ligne]
  78. (en) "Kenya", Commonwealth Games Federation
  79. ESPN Olympic Sports, « For love of country », article du 2 août 2007 [(en) lire en ligne]

Constitution kényane de 2010

  1. (en) art.136 (2) : « An election of the President shall be held on the same day as a general election of Members of Parliament, being the second Tuesday in August, in every fifth year ».
  2. (en) art. 142 : « A person shall not hold office as President for more than two terms ».
  3. (en) art. 146 (2) (a) : « The Deputy President shall assume office as President for the remainder of the term of the President ».
  4. Article 97.1.a.
  5. Article 97.1.b.
  6. Article 97.1.c.
  7. Article 97.1.d.
  8. Article 98.1.a.
  9. Article 98.1.e.
  10. Article 98.1.b.
  11. Article 98.1.c. Les droits des enfants sont codifiés par l'article 53 de la Constitution, ceux des jeunes par l'article 55.
  12. Article 98.1.d. Les droits des personnes handicapées sont codifiés par l'article 54 de la Constitution.
  13. Article 132.2.f.

KNBS, Statistical Abstract 2010

  1. tableau 27
  2. tableau 38 (a)
  3. tableau 42
  4. tableau 47
  5. tableau 40 (c)
  6. tableau 46 (c)
  7. tableau 209

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Statistical Abstract 2010 édité par le Kenya National Bureau of Statistics, Nairobi (ISBN 9-9667-6724-X)

Vulgarisations historiques[modifier | modifier le code]

Guides[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]