Sidi Bel Abbès

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Sidi Bel Abbès
Rue de Sidi Bel Abbès.
Rue de Sidi Bel Abbès.
Noms
Nom algérien سيدي بلعباس
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Sidi Bel Abbès
Daïra Sidi Bel Abbès
Président de l'APC Mohamed Mehdi
2007-2012
Code postal 22000
Code ONS 2201
Démographie
Gentilé Bel-Abessien(ne)
Population 212 935 hab. (2008[1])
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 11′ 38″ N 0° 38′ 29″ O / 35.193889, -0.64138935° 11′ 38″ Nord 0° 38′ 29″ Ouest / 35.193889, -0.641389  
Altitude 483 m
Superficie 9 150,63 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès

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Sidi Bel Abbès

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Sidi Bel Abbès

Sidi Bel Abbès ou Sidi-bel-Abbès (arabe : سيدي بلعباس) est, en Algérie, une commune de la wilaya de Sidi Bel Abbès, dont elle est le chef-lieu[2], centre commercial et industriel dynamique situé à 80 km d'Oran, la ville compte 212 000 habitants ce qui en fait la seconde plus grande aire urbaine de l'ouest après Oran[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sidi Bel Abbès est située à 470 m d'altitude, à 82 km au sud d'Oran, à 87 km au nord-est de Tlemcen et à 93 km au sud-est de Mascara.

Communes limitrophes de Sidi Bel Abbès
Sidi Lahcene Aïn Thrid Sidi Brahim
Sidi Lahcene Sidi Bel Abbès Tilmouni
Sidi Lahcene Amarnas Tilmouni

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville se déploie sur les rives de la Mekerra (en arabe ﻭﺍﺩ مكرة, ancien nom local du Sig), et de l'oued Sarno. Elle se situe au centre d'une vaste plaine ondulée de 500 m d'altitude moyenne, entre les monts du Tessala au nord et les monts de Daya au sud. La chaîne du Tessala la sépare des plaines de la Mleta et du Tlélat. À l'est, une suite de hauteurs s'étendent jusqu'aux monts qui soutiennent les hauts plateaux alors qu'à l'ouest se trouvent les massifs de Tlemcen (Monts de Tlemcen) et d'Aïn-Témouchent (Djebel Seba Chioukh).

Bien que le site de Sidi Bel Abbès soit stratégique puisqu'il permet le contrôle des nomades du sud venant dans le Tell et la route entre Mascara et Tlemcen, il n'y est érigé qu'une forteresse à partir de 1835 par les militaires français.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est très chaud en été. En hiver, la neige tombe parfois en abondance.

Données climatiques à Sidi Bel Abbès.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 2 4 6 8 12 15 15 13 9 6 2 7
Température moyenne (°C) 8 9 11 13 16 21 25 25 21 17 12 8 15
Température maximale moyenne (°C) 14 15 18 20 24 29 34 35 30 24 18 14 22
Précipitations (mm) 61 49 46 41 37 11 2 4 14 38 44 63 410
Source : Weatherbase, statistiques sur 65 ans[4].


Urbanisme[modifier | modifier le code]

La croissance tardive mais spectaculaire de la ville après 1856 est essentiellement due à la géographie des lieux puisque cette région au climat parfois sub-désertique[réf. nécessaire] est caractérisée par ses marais temporaires après les pluies qui ont permis le pullulement des moustiques et favorisé ainsi l'apparition du paludisme, ce qui a encouragé l'homme à fuir cette zone.

Cette atmosphère malsaine persistera jusqu'en 1845, des travaux de drainage des marais seront entrepris par les légionnaires, ce qui assainit les lieux afin d'installer un camp militaire et par la suite une ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville et la contrée de Sidi Bel Abbès doivent leur nom à un saint personnage musulman, sidi (monseigneur, en français) « Bel-Abbès » qui était un chârif puisqu'il appartenait à la descendance du prophète de l'islam Mahomet par son grand-père, qui s'était établi au Maghreb afin de répandre la parole d'Allah (en français, Dieu).

Histoire[modifier | modifier le code]

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La petite région de Sidi Bel Abbès est depuis très longtemps le creuset d'une population aux mœurs sédentaires préoccupée d'agriculture et d'irrigations[5]. Les terres berbères de la contrée du Tessala, dénommées Astasilis à l'époque romaine, puis judicieusement terres du blé par les Arabes pour qualifier leur fertilité, sont couvertes de ruines antiques.

Au XIe siècle, la région enregistre des mouvements de population considérables nés de la poussée des tribus Beni Hillal et de la domination des Almoravides. Au XVIe siècle, les Espagnols qui veulent s'implanter dans le pays sont repoussés à plusieurs reprises, après avoir été tenu en échec par de multiples attaques dans la région de Sidi Bel Abbès qui leur coûtent plus de 1000 soldats. Leur refuge Oran est pris d'assaut.

Sidi Bel Abbes el Bouzidi, le saint patron de la ville décédé vers 1780, est enterré sous la coupole d’une humble « koubba »[6].

À la création du centre de colonisation, qui deviendra la cité, il sera Baptisé Sidi Bel Abbes. Si au début, il n’y avait que quelques indigènes autour de la place forte, l’implantation de nombreux européens, motivée par la richesse des terres, va rapidement drainer la main d’œuvre locale.

Noir du Touat et du Gourara, berbères du Maroc et de l’Oranie, Hamianes, Kabyles, Mozabites, tlemcéniens, nédromis, Chéragas(habitants de l’est de l’Oranie autour de Mazouna et Relizane) vont se fixer chacun charriant sa culture et ses croyances. Sidi Bel Abbes ne tardera pas à cohabiter avec d’autres oualia.

En 1968 on pouvait encore effectuer la ziara en de nombreux mausolées. Les plus marquants sont les deux Sidi Abd El Kader l’un sis à « El Campo », le Camp des Spahis. le second sur une petite butte surplombant Gambetta, Sidi Amar originaire d’El Gaada tout près de Sidi Djillali. Au Campo Sidi Madjmaa El Soulah, Sidi Mohammed à El Graba, rue du Soudan. Sidi Yassine et Sidi Bouaaza El Gharbi au sud est de la ville. Sidi el Mokhtar au Faubourg Thiers et Sidi El Bachot à « caillasone », la Calle del Sol. Niché dans le parc communal, Sidi Bensekrane est moins connu. À ces lieux dont le rite est attaché aux croyances musulmanes s’ajoutaient la petite chapelle de Sidi Aîssa à la rue Mazagran et Sidi Bicinti « Vicente » à l’intérieur du cimetière chrétien.

La colonisation française[modifier | modifier le code]

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En 1830 a lieu le débarquement des troupes du maréchal de Bourmont, et très vite, les opérations de conquête ne cessent de se développer[réf. nécessaire]. En 1835, le maréchal Bertrand Clauzel se lance dans une grande expédition ayant pour but de détruire Mascara, capitale établie par l'émir Abd el-Kader. Cette expédition débute le 10 novembre à Oran et se termine comme convenu à Mascara le 5 décembre. Tout au long de ce trajet, le général ne manque pas d'établir des relais fortifiés dans de multiples lieux stratégiques. Parmi ces endroits stratégiques, on retrouve le plateau de Sidi Bel Abbès qui permet de surveiller et ainsi de contrôler tous les déplacements des autochtones entre Mascara et Tlemcen mais également entre Oran et les Hauts plateaux. Ce poste de surveillance est érigé sur la rive droite de la Mekerra, face au mausolée de Sidi Bel Abbès.

Blason de Sidi-Bel-Abbès pendant la colonisation française.

Vers 1840, le gîte d'étape est transformé en campement provisoire puis en poste permanent deux ans plus tard afin de mieux surveiller les tribus. Puis en 1843, le général Bugeaud y installe un camp retranché derrière un fossé et des remparts construits par les chasseurs d'Afrique et la Légion étrangère[réf. nécessaire]. Cependant, les légionnaires vivent dans l'isolement et sont constamment confrontés à des difficultés de ravitaillement. Pour améliorer leurs conditions de vie dans cette région, ils s'investissent dans des travaux de drainage des marais, de débroussaillage du sol, le débarrassant ainsi des palmiers-mains (le doum), des genêts épineux, des jujubiers sauvages, etc.[7].

Dès 1843, l'émir Abd el-Kader opposant à la colonisation française dirige plusieurs opérations contre les troupes du général Bedeau qui installe une redoute tenue par la Légion étrangère à proximité du modeste mausolée du marabout Sidi Bel Abbès, sur la rive droite de la rivière Mekerra. La ville de Sidi Bel Abbès embryonnaire en 1843 est véritablement créée après les années 1850 par les Français[réf. nécessaire]. Elle est une ville-garnison de la Légion étrangère dès 1843 et en sera la maison-mère jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962.

En 1847, le général Lamoricière, commandant de la division d'Oran, a eu l'idée de concevoir une ville fortifiée pour encore mieux surveiller les tribus indigènes, mais aussi faciliter la libre circulation entre Mascara et Tlemcen et entre Oran et les hauts plateaux. La proposition du général est très bien accueillie par la commission, et le 10 novembre 1848, le gouverneur général propose la création de la ville en se basant sur les plans qu'avait dessinés le capitaine Prudon. Et c'est ainsi que par décret du 5 janvier 1849, le président de la République le prince Louis-Napoléon Bonaparte décide : " il est créé à Sidi Bel Abbès… un centre de population européenne de 2 000 à 3 000 habitants auquel on attribuera le nom de Sidi Bel Abbès[7].

La redoute construite en 1843 près de la koubba ou chapelle de Sidi Bel Abbès est le centre de la ville prévue par le plan de colonisation républicain après 1848. Des confiscations de terres aux indigènes sont organisées sans ménagement. Mais les premiers colons déportés politiques français sont décimés par les maladies et affaiblis par les brutalités de leurs geôliers. L'absence de sources dans la plaine rend les premières installations agricoles complexes et pénibles. Le sol peu compact se laisse facilement défriché, mais la régulation de l'eau est impossible : il y a trop puis plus du tout. La colonisation reste à l'état de projet.

Napoléon III accueilli triomphalement par les militaires français et les chefs traditionnels algériens accentue la politique de mise en valeur des terres afin de mettre en valeur le pays. L'appel à la colonisation est placardé dans les contrées rurales françaises, mais aussi dans les pays limitrophes de la France. Le voyage aller est suivant les différents contrats passés avec le colon, souvent offert gracieusement ou offert à prix réduit, une aide substantielle en nature ou équipement est promise à l'arrivée pour l'installation.

Les premières installations tels que les remparts et les rues se réalisent lentement entre 1849 et 1857. Les casernes militaires et l'hôpital datent de la même époque. Les édifices publics et les constructions privées sont construits plus tardivement. Au tournant de 1860, des milliers de colons européens, hommes, femmes et enfants arrivent en chariot dans la contrée. La première année d'adaptation est difficile car aucun aménagement viable n'est réalisé. Mais qu'une sécheresse récurrente survienne ou une nuée de sauterelles ou criquets du désert dévaste les premières bonnes récoltes. Les colons épuisés, parfois malades, à force de construire leurs abris, de défricher sans expérience les sols et de lancer les premières cultures expérimentales, sont obligés de s'endetter. Les familles même paysannes subissent les privations inconnues dans leurs anciens terroirs.

Les familles de colons s'appauvrissent et perdent les plus vieux ou les jeunes les plus faibles emportés par les fièvres, les famines. Les survivants qui ont compris qu'il ne leur sera pas délivré de billet retour observent les pauvres petits cultivateurs musulmans, suivent et adaptent leurs pratiques ancestrales[réf. nécessaire]. Les colons européens qui disposent d'eau abondante par pompage s'associent avec des familles autochtones démunies de terres et parviennent à force de labeur combinant leurs différents savoirs techniques et agraires à trouver des solutions simples et provisoires. Les autochtones leur apprennent à trouver l'eau à faible profondeur en excavant facilement la couche d'argile arénacée mal compactée qui compose le socle géologique de la plaine, à réguler la nappe phréatique des zones maraîchères avec des plantations de peupliers et de trembles. Mais il faut stocker les récoltes avec efficacité pour ne pas subir les terribles revers de fortune.

La ville est entourée de murs de protections avec quatre portes qui permettent l'accès à la ville : au nord la porte d'Oran, au sud la porte de Daya, à l'ouest la porte de Tlemcen et enfin celle de Mascara à l'est. Elle est appelée parfois biscuitville par les voyageurs en raison de sa fonction de ville étape pour le ravitaillement pour les troupes descendant vers le sud. Tous les postes-magasins militaires s'appellent ainsi. C'était un nom commun et non pas un nom propre comme Daya, Frendah, etc.

Napoléon III au cours d'un second voyage débarque à Sidi Bel Abbès le 16 mai 1865, il décide que la ville s'abrègera de Bel-Abbes[réf. nécessaire]. On ne sait pourquoi le décret consacrant ce changement n'a jamais été rendu. En prenant le toponyme de la modeste kouba ou tombe près de la rive gauche de l'oued Mekerra proche de la redoute militaire protectrice, la ville reprend et porte à la postérité le nom d'un saint homme musulman "Sidi Bel Abbès Bouzidi".

Le premier maire de la ville est monsieur Roubière en 1870[8].

En 1881, Sidi Bel Abbès, est une commune chef-lieu de subdivision militaire de 16 840 habitants, chef-lieu d'arrondissement du département d'Oran en pleine croissance ferroviaire. Une voie ferrée la relie à Sainte-Barbe-du-Tlélat, station de la grande ligne d'Alger à Oran. Ce carrefour ferroviaire à 52 km est le point de départ d'un embranchement vers Sidi Bel Abbès qui dessert successivement les stations de Saint-Lucien, Lauriers-Roses, Oued-Imbert, Trembles et Sidi-Brahim. La ligne de Sidi Bel Abbès à Ras El-Mâ est inaugurée en avril 1883.

La ville prospère émerge d'une verte oasis qui l'entoure à perte de vue avec au loin de vastes champs cultivés, de beaux villages et des domaines fermiers importants. Elle possède un tribunal de première instance, un comice agricole, un théâtre, un hôpital et des marchés fort importants. La ville croît avec 16 980 habitants en 1883.

Des montagnes environnantes, la ville s'aperçoit au milieu d'un fourré d'arbres. De magnifiques plantations de trembles et de peupliers se répartissent en dehors du mur d'enceinte. La ville au plan géométrique est divisée en deux quartiers à peu près égales : le quartier civil et le quartier militaire. Les rues se coupent toutes à angle droit. Celles qui aboutissent aux quatre portes sont plantées de beaux arbres qui égaient également le boulevard. De jolies places à l'ombre embellissent la ville. Le principal commerce concerne les grains, les bestiaux et l'alfa transformé dans quelques usines de la ville. Une minoterie importante ensachant de la farine blanche et des farines non panifiables est déjà active.

Le quartier civil possède une église, un théâtre, un marché couvert, un hôtel de ville et des écoles. Le quartier militaire est rempli de l'activité des casernes de cavalerie et d'infanterie, en particulier la légion, mais il compte des bâtiments du génie, des unités d'artillerie, le service aux subsistances, l'hôpital militaire et le cercle des officiers.

Au delà des plantations d'arbres, se développe la zone des jardins. Les coins les plus fertiles sont la plaine de Tessala, la vallée de l'oued Sarno, les terres alluvionnaires de la Mekerra. Une longue suite d'habitations forme les faubourgs de la ville, caractérisés par des implantations de communautés ethniques à côté des exploitations de maraîchage. Se remarque ainsi un village espagnol, un village nègre, une communauté alsacienne et allemande…

Les fermes des colons souvent isolées prennent la forme de petites maisons blanchâtres et tristes. Elles occupent de vastes superficies de labour et de vigne, elles sont très nombreuses, et en conséquence fort dispersés dans la vaste plaine ondulée. Le concours agricole organisé en avril 1883 à Sidi Bel Abbès est une réussite indéniable qui fait connaître autant la quantité que la qualité des productions agro-pastorales de l'Oranais : les spécimens de races d'élevage bovines, chevalines et ovines, les instruments agraires à l'instar des modèles de charrues, les machines opérationnelles comme les moissonneuses et batteuses à vapeur, enfin les récentes prouesses de l'industrie agricole font merveille. L'image de la ville pionnière qui ne compte que deux décennies d'existence apparaît pour la première fois, sérieuse, appliquée à l'essor agricole et à ses aménagements urbains. La plaine de Sidi Bel Abbès représentée par des grandes fermes modèles et les constructions mécaniques de la ville rivalise pleinement avec la grande plaine aval du Sig, ou encore Mina et Habria.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est un centre commercial et industriel. L'activité de la ville est surtout axée sur les machines agricoles, le matériel électrique, les chaussures et les laiteries.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Paella pied-noire de Sidi-Bel-Abbès.

La ville de Sidi Bel Abbès recèle un riche patrimoine archéologique et historique. En effet, les vestiges historiques et architecturaux recensés dans la région datent de l'ère coloniale). Ces vestiges sont pour une grande partie soit abandonnés, en mauvais état (beaucoup ont subi de multiples actes de vandalisme et de dégradations), ou remaniés pour d'autres usages[réf. nécessaire].

Ainsi au niveau de la wilaya de Sidi Bel Abbès, neuf forts sont recensés, dont la plus grande partie est en état de dégradation. L'un d'entre eux qui est à présent occupé par la direction des douanes, fut l'une des résidences de Napoléon III[réf. nécessaire].

Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, le 1er régiment étranger (la maison mère), s'est replié sur Aubagne dans les Bouches-du-Rhône (le monument aux morts y fut également transféré), où il est toujours implanté.

L'aire urbaine recèle plusieurs sites naturels touristiques dont le lac artificiel de Sidi Mohamed Ben Ali, la forêt récréative de Louza[9].

Sidi Bel Abbès dans la littérature[modifier | modifier le code]

En 1912, l'écrivain allemand Ernst Jünger a résidé dans cette ville au cours de son bref engagement dans la Légion étrangère à l'âge de 17 ans. Il a raconté cette aventure et décrit une partie de la ville dans son récit Jeux africains publié en 1936.

Musique[modifier | modifier le code]

Le groupe mythique Raïna Raï, de gauche à droite : Djilali Amarna, Kada Zina, Hachemi Djellouli et Lotfi Attar.

La ville de Sidi Bel-Abbès, a donné naissance un groupe de musique, le groupe Raïna Raï, symbole de toute une ville dont le guitariste attitré Lotfi Attar et le vocaliste Djilali Razkallah (dit Djilali Amarna), natifs tous les deux de la ville.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville de Sidi Bel Abbes est un important centre d'éducation, en effet elle compte plus de 6 universités avec un nombre de salles de cour de 400 dont 55 amphithéâtres et 32 laboratoires de recherche[10].

Personnalités liées à Sidi Bel Abbès[modifier | modifier le code]

  • Djilali Amarna, chanteur du groupe Raïna Raï, né à Sidi Bel Abbès en 1958.
  • Lotfi Attar, guitariste du groupe légendaire Raïna Raï, né à Sidi Bel Abbès en 1952.
  • Alain Afflelou, opticien et homme d’affaires français, né à Sidi Bel Abbès en 1948.
  • Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille né à Sidi Bel Abbès en 1958.
  • Mohammed Bedjaoui, ministre algérien des Affaires étrangères, ministre de la Justice, ambassadeur d’Algérie en France, délégué permanent auprès des Nations unies, né à Sidi Bel Abbès en 1929.
  • Leila Bekhti, célèbre actrice dont les parents sont originaires de la ville et qui y passe une grande partie de ses vacances[11].
  • Jean Boyer, organiste, né à Sidi Bel Abbès en 1948.
  • Charles Brécard (1867-1952), général français, grand chancelier de la Légion d’honneur, né à Sidi-Bel-Abbès.
  • Marcel Cerdan, boxeur français, né à Sidi Bel Abbès en 1916.
  • Honorato Cerdan, premier homme projectile, né à Alicante en 1865, mort à Sidi Bel Abbès en 1924, fondateur du cirque HONORATO).
  • Gaston Julia, mathématicien, célèbre pour son « ensemble de Julia » dans la théorie du chaos, né à Sidi Bel Abbès en 1893.
  • Belaïd Lacarne, arbitre de la coupe du monde de football de 1982, né à Sidi Bel Abbès en 1940.
  • Kad Merad, acteur et humoriste français, né à Sidi Bel Abbès en 1964.
  • Jean-François Larios, membre de l’équipe de France de football pendant la coupe du monde 1982, né à Sidi Bel Abbès en 1956.
  • Mohamed Tayebi Larbi, ministre de l’Agriculture et de la Révolution agraire du troisième gouvernement Boumedienne du 23 avril 1977 au 8 mars 1979.
  • Djilali Liabes, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, puis ministre de l'éducation nationale sous le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali, y est né en 1948. Décédé en 1993 à la suite d'un attentat.
  • Kader Mehdi, journaliste-écrivain, né en 1942 à Bel-Abbès, a publié en 2003 un roman autobiographique intitulé La Misère joyeuse et, en 2006, un récit-témoignage Dieu n'aime pas les Arabes...et les autres.
  • René Viviani, homme politique de la Troisième République, président du conseil lors de la Première Guerre mondiale, né à Sidi Bel Abbès en 1862.
  • Edmond Lévy-Solal (1882-1971), chirurgien, gynécologue accoucheur des hôpitaux de Paris, professeur à la faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie nationale de médecine, croix de guerre 1914-1918, grand officier de la Légion d'honneur, né à Sidi Bel Abbès.
  • Lili Labassi (Élie Moyal), chanteur, compositeur et violoniste né à Sidi Bel Abbès au début du XXe siècle. Père du comédien Robert Castel.
  • Yazid Belabbas, dit (cheb Yazid), artiste chanteur né en 1970 à Oran. a passé une grande partie de son enfance à sidi Bel Abbes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Sidi Bel Abbès : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. ministère de l'intérieur, direction générale de la sûreté nationale
  3. http://www.sante.dz/sba/pres.htm
  4. « Sidi-Bel-Abbes, Algeria », sur www.weatherbase.com (consulté le 20 mars 2011).
  5. Les archéologues[précision nécessaire] ont prouvé cette activité millénaire utilisant la richesse du sol et le grand nombre de cours d'eau aménageable que compte la région.
  6. Georges Bensadou, Sidi Bel Abbès, naissance d'une ville, revue L'Algérianiste no 75, septembre 1996 Lire en ligne
  7. a et b Décret présidentiel du 5 janvier 1849 : "Art.1-Il est créé à Sidi Bel Abbès, dans la position indiquée sur le plan ci-annexé, un centre de population européenne de 2 000 à 3 000 habitants, qui prendra le nom de ville de Sidi Bel Abbès. Art.2-La circonscription territoriale sera fixée par un arrêté ultérieur." (fixée à 16 104 ha par décret du 26 mars 1852) - source: Dictionnaire de la législation algérienne 1830-1860, de M.P. de Ménerville, Alger/Paris 1867 - page 668 - Lire en ligne
  8. page 864- Almanach national - Annuaire officiel de la République française pour 1873 présenté au président de la République - ISSN 12410799 sur bnf.fr
  9. http://www.andi.dz/PDF/monographies/Sidi_bel_abbes.pdf
  10. http://www.andi.dz/PDF/monographies/Sidi_bel_abbes.pdf
  11. http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/Une-journee-avec/Une-journee-avec-Leila-Bekhti-941828

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]