Bordj El Kiffan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Bordj el Kiffan)
Aller à : navigation, rechercher
Bordj El Kiffan
En remontant l'avenue Bougara depuis le fort vers le centre-ville.
En remontant l'avenue Bougara depuis le fort vers le centre-ville.
Noms
Nom algérien برج الكيفان
Nom amazigh ⵓⵣⵎⵉⵔ ⵏ ⴰⵎⴰⵏ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Dar El Beïda
Président de l'APC Menouar Khamiri
2002-2007
Code postal 16411
Code ONS 1630
Démographie
Population 151 950 hab. (2008[1])
Densité 7 006 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 45′ 00″ N 3° 11′ 00″ E / 36.75, 3.18333336° 45′ 00″ Nord 3° 11′ 00″ Est / 36.75, 3.183333  
Superficie 21,69 km2
Divers
Budget 400 millions de DA (2007)[2]
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Bordj El Kiffan

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Bordj El Kiffan

Bordj El Kiffan (en arabe برج الكيفان, Brǧ-al-Kyfan en tamazight ⵓⵣⵎⵉⵔ ⵏ ⴰⵎⴰⵏ , uzmir n aman), anciennement Fort-de-l'Eau pendant la période française, est une commune de la wilaya d'Alger en Algérie, située dans la banlieue est d'Alger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bordj El Kiffan est située à environ 15 km à l'est d'Alger, sur la rive orientale de la baie d'Alger[3]. En plus de la ville même de Bordj El Kiffan, elle englobe les zones urbanisées de Ben Mred, de Dergana et de Ben Zerga.

Communes limitrophes de Bordj El Kiffan
Mer Méditerranée Bordj El Bahri Bordj El Bahri
Mer Méditerranée Bordj El Kiffan Rouïba
Mohammadia ,
Bab Ezzouar
Dar El Beïda Rouïba

Transport[modifier | modifier le code]

  • La première ligne du nouveau tramway d'Alger dessert la commune sur une longueur de 8 km.
  • Une nouvelle voie rapide (2x2 voies) au sud de la commune. Elle permet le contournement du centre-ville et de relier plus rapidement les communes balnéaires excentrées du nord-est de la wilaya (Bordj El Bahri, El Marsa, Tamentfoust et Aïn Taya) au reste de l'agglomération d'Alger.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville de Bordj El Kiffan est construite sous la forme d'une ville nouvelle avec une grande avenue qui traverse d'ouest en est et autour d'une placette rectangulaire et un maillage de rues qui descend jusqu'à la mer.

Autour, on trouve les quartiers résidentiels du « Lido » à l'ouest, les quartiers de la « Verte Rive » et « Bateau-Cassé » à l'est. Au sud de la nouvelle voie rapide qui dessert les communes de l'Est algérois s'est récemment constituée une nouvelle zone urbaine autour de la colline de Mouhous.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bordj El Kiffan signifie en arabe Fort des deux rochers[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période ottomane[modifier | modifier le code]

En 1556, le pacha Mohamed Takarli entreprend de bâtir un fort à l'est du fleuve El Harrach afin de prévenir les éventuelles tentatives d'invasions. Le « fort des Précipices » n'est achevé qu'en 1581 par Djafar Pacha.

Période française[modifier | modifier le code]

En 1835, le prince polonais Mir Mirsky, chassé de son pays par la révolution, se fit octroyer un terrain de plus de 4 000 hectares autour de la ferme de Ras El Outa (la tête — ou le sommet — de la plaine) devenue « la Rassauta » ; endetté, ce dernier dut céder la propriété au comte del Valle de San Juan.

En 1846, le ministère de la Guerre décide d'implanter, sous l'autorité du baron de Vialar, des colons originaires de Mahon (ville située sur l'île espagnole de Minorque).

En 1850, le lieu-dit Fort-de-l'Eau, situé sur le domaine de La Rassauta, fut érigé en centre de population par décret[5]. En 1851, la Rassauta est érigée en centre de population rattaché à la commune d'Hussein Dey.

Le 2 juin 1881, après un nouveau découpage qui la voit délestée des territoires de Maison Carrée, Maison Blanche, Reghaïa, puis Rouïba, Fort-de-l'Eau devient une commune en plein exercice.

Elle devient une station balnéaire réputée ; ainsi dans les années 1900, un hôtel de luxe et un casino y sont construits. En 1908, la commune est érigée en ville estivale.

Depuis l'indépendance[modifier | modifier le code]

En 1962, à l'indépendance, la commune prit le nom de Bordj El Kiffan.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1987 1998 2008
62 270 103 690 151 950
(Source : ONS)


Économie[modifier | modifier le code]

  • Bordj El Kiffan a depuis un siècle été une ville touristique. L'avenue Ali Khodja (ex-« avenue de France ») est bordée de restaurants de grillades, de vendeurs de glace dont le plus célèbre est l'Iceberg.
  • La restauration est en plein essor, surtout en période estivale avec un prolongement de l'activité vers le boulevard du front de mer jusqu'au Lido.
  • Récemment, c’est l’activité hôtelière qui s'est développée puisque plusieurs hôtels de standing ont vu le jour ou sont en construction, ainsi qu'un petit centre d’affaires.
  • La ville de Bordj El Kiffan a aussi des parcs aquatiques et un karting.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Une annexe des sciences biomédicales de la faculté de médecine d'Alger, située au quartier de Dergana.
  • Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP).
  • Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel (ISMAS).
  • 05 lycées (lycée Mouhous, lycée Omar El Mokhtar, lycée technique Fayzi, lycée Echikh Ahmed Houcine ,

lycée cité diplomatique Dergana )

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel (ISMAS)

Sport[modifier | modifier le code]

  • La ville de Bordj El Kiffan est connue pour son école de boxe et son club de judo qui ont fourni plusieurs champions à travers l'association sportive, le CRBBK. et un club d'Athlétisme, natation et Handisport (J.F.B.K)
  • La ville possède un stade olympique à gadouche qui va être achevée, un stade de football en Tartan pas encore achevée, ainsi qu'un club de tennis en ruine comprenant six terrains en terre battue.une salle de musculation minuscule, une salle de karaté exploité comme habitation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]