Musée national des antiquités et des arts islamiques

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Musée national des antiquités et des arts islamiques
Le musée des antiquités algériennes au parc de la Liberté.
Le musée des antiquités algériennes au parc de la Liberté.
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Ville Alger
Coordonnées 36° 45′ 41″ N 3° 02′ 46″ E / 36.7614, 3.04611 ()36° 45′ 41″ Nord 3° 02′ 46″ Est / 36.7614, 3.04611 ()  

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Musée national des antiquités et des arts islamiques

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Musée national des antiquités et des arts islamiques

Inauguré en 1897, le musée national des antiquités et des arts islamiques est le plus ancien musée d'Algérie et d'Afrique[réf. nécessaire][1]. Il couvre l'histoire de l'art en Algérie depuis 2 500 ans.

Situé dans l'enceinte du parc de la Liberté (ex-parc de Galland) à Alger, il comprend deux sections :

  1. une section d'antiquité classique dont la collection remonte à 1835 et regroupe sculptures, mosaïques et bronzes découverts sur les sites archéologiques d'Algérie ;
  2. une section d'art de l'occident musulman (Algérie, Maroc, Tunisie, Espagne) et du Proche-Orient qui est venue s'ajouter au fonds initial en 1846 et constituée essentiellement de manuscrits, d'une collection de pièces de monnaie, de tapis et broderies, de céramiques et de travaux sur bois.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'école des Chartes et secrétaire du maréchal Clauzel, Adrien Berbrugger avait songé dès les débuts de la conquête à organiser une bibliothèque et un musée : la première fut fondée en février 1835, et les collections d'antiquités furent rassemblées dans la caserne des Janissaires, rue Bab Azoun, en 1838. Dès 1845, le musée occupait une dizaine de chambres du palais de la Djanina, et en 1848, la Bibliothèque et le Musée furent installés dans une belle maison mauresque, rue des Lotophages, démolie en 1862[2].

En 1863, les pièces du musée étaient conservées, avec la première Bibliothèque nationale d'Algérie au palais de Mustapha Pacha, dans la Casbah.

En 1896, déménagement du musée vers la partie haute du parc de Galland dans une structure occupée précédemment par la première école normale d'instituteurs.

En 2004, la collection d'art islamique fut transférée dans une maison mauresque voisine du bâtiment principal.

Musée antique[modifier | modifier le code]

Stèle libyco-punique

Le portique du musée rappelle, par son ornementation, les portes au Maghreb occidental. Dans le vestibule, un parement mural en mosaïque, provenant d'une basilique chrétienne de Rusguniae (Cap Matifou) représente le Christ en berger.

Les salles d'exposition s'agencent autour d'une cour dont le sol est pavé de deux mosaïques romaines. Sous les galeries, des inscriptions commémoratives et funéraires arabes et turques. Aux murs des carreaux de faïence italienne, espagnole, hollandaise, tunisienne datant de la période ottomane. En entrant dans la cour, à droite une latrine romaine et à gauche une statue d'un magistrat municipal romain de Constantine.

Dans la salle des bronzes, les pièces, de petit format, sont exposées dans des vitrines. Casque et masque de Grimmidi (Sidi Aïssa), Diane chasseresse (N'Gaous) et tête d'enfant (Berrouaghia) sont les œuvres les plus importantes. Au centre de la pièce, l'enfant à l'aiglon (Tazoult).

Mosaïques aux murs et au sol dans la salle voisine. Au sol, la mosaïque les quatre saisons (Aïn-Babouch) et aux murs, la légende d'Achille découverte en 1936 à Tipasa par Ernest L. Ives et son épouse[3], scène de chasse au chien (Ténès) et Amphitrite de la Kalâa des Béni Hammad. Un remarquable sarcophage d'Azzefoun représentant la légende de Belléphoron et des stèles libyques complètent la collection.

Nous découvrons ensuite céramiques, lampes et poteries romaines et puniques ainsi que quelques éléments d'orfèvrerie romaine exposés en vitrines.

Nous passons dans la salle des marbres où les deux pièces maîtresses proviennent de Cherchell ; Vénus et Neptune. De Carthage, deux têtes d'Hermanubis et d'Hadrien ainsi qu'un bas-relief représentant Mars, Vénus et César divinisé. D'autres sculptures sont exposées. Aux mur, mosaïques mythologiques : amours de Jupiter (M'Rikeb Thala), toilette de Vénus (Batna) : scènes de la vie quotidienne : chasse au sanglier (Ouled Agla) : ou à décor géométrique (Icosium).

Dans la salle des cultes païens sont représentés des divinités issues des cultes orientaux (stèles, poteries, bronzes).

Musée d'art musulman[modifier | modifier le code]

Une salle est consacrée à la numismatique. Des pièces de monnaie de toutes les époques, depuis l'époque punique, et de toutes les dynasties arabo-musulmanes ayant régné en Algérie, y sont exposées.

L'archéologie islamique ou art de la première période (IXe - XIIe siècle) est représenté par une chaire à prêcher de Nedroma, un pavage de marqueterie de la Kalâa des Béni Hammad, un décor sur plâtre de Sédrata (Ouargla) et une céramique de la médersa Tachfiniya de Tlemcen.

L'Algérie turque expose ses manuscrits, broderies, tissages, armurerie, bijouterie citadine, coffres en bois peint, tapis des Nemencha et du Djebel Amour ainsi qu'une monumentale porte en bois sculpté de la mosquée Ketchaoua.

Coffres en bois sculpté, bijoux kabyles et auressiens, pôteries sont les éléments classiques représentatifs de l'art rural algérien dit berbère.

Une vitrine est dédiée aux œuvres de Mohamed Temmam, miniaturiste, enlumineur, conservateur du musée de 1963 à 1988.

Des objets d'art marocains, tunisiens et moyen-orientaux (égyptiens et syriens principalement) complètent la collection.

Conservateurs[modifier | modifier le code]

Môle d'Alger, et au premier plan à droite, maison ayant abrité un temps la bibliothèque-musée. Dessin vers 1830 du lieutenant Letouzé de Longuemar[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Collections d'antiquités installées en 1838 dans une pièce de la caserne des Janissaires, rue Bab Azoun, par Berbrugger - Georges Doublet, Musée d'Alger, Paris 1890, p. 16
  2. Ibid., pp. 15-17
  3. Leschi Louis. Une mosaïque achiléenne de Tipasa de Mauritanie. In: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 54, 1937. pp. 25-41.
  4. Gabriel Esquer, Histoire iconographique de l'Algérie depuis le XVIe siècle jusqu'à 1871, Paris 1929, légende de la vue 334, planche CLXIII

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Musée national des antiquités et des arts islamiques, Le Soir d'Algérie du 8 février 2009
  • Catalogue du musée

Liens externes[modifier | modifier le code]

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