Gitega

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Gitega
Vue panoramique de Gitega
Vue panoramique de Gitega
Administration
Pays Drapeau du Burundi Burundi
Province Gitega
Démographie
Population 22 989 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 3° 26′ 00″ S 29° 54′ 00″ E / -3.433333, 29.9 ()3° 26′ 00″ Sud 29° 54′ 00″ Est / -3.433333, 29.9 ()  
Altitude 1 504 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Burundi

Voir sur la carte Burundi administrative
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Gitega

Gitega (anciennement Kitega) est la seconde plus grande ville du Burundi, située à l'est de Bujumbura. C'est la capitale de la province de Gitega, une des 17 provinces du pays.

On y trouve le Musée national du Burundi. Plusieurs sanctuaires karyenda royal drum se trouvent dans les environs, ainsi que l'ibwami (cour de justice royale).

Capitale[modifier | modifier le code]

Colonisateurs du Burundi en 1890, les Allemands créèrent la ville de Gitega en 1912. Elle leur servit de capitale de leur “résidence” burundaise à la place de Bujumbura (capitale actuelle du Burundi). Après la Première Guerre mondiale, le Burundi fut donné aux Belges, qui décidèrent de garder Gitega comme chef-lieu. Plus tard, à l’indépendance du Burundi en 1962, les nouveaux dirigeants décidèrent de refaire de Bujumbura la captitale burundaise, en raison de ses équipements et de ses infrastructures importants. Gitega est aujourd’hui la capitale de “l’intérieur”. Bourgmestre de Gitega : Valentin Nahimana

En mars 2007, le président Pierre Nkurunziza a annoncé que le Burundi prévoyait de transférer sa capitale à Gitega. Selon lui, la position centrale de la ville en fait un endroit idéal pour mieux desservir la majorité de la population.

La ville de Gitega souffle ses 100 bougies dans l’indifférence, presque Par Jean Noël Manirakiza samedi 17 novembre 2012 à 09 : 55 : 30


Elle va fêter 100 ans de son existence le 22 décembre de cette année. Malgré la mobilisation de l’administration pour cette journée, la population reste indifférente.


Le Boman, un fort construit par les Allemands en début du XXe siècle. À l’ouverture des préparatifs, le flambeau de la paix a traversé les différents quartiers de la ville et les communes. Des matchs de football rehaussés par la présence du président de la République. Cette célébration prochaine qui, aux yeux de beaucoup de gens, n’est qu’une récupération politicienne, soulève de nombreuses critiques. Au cœur des préoccupations, le nombre de réalisations à s’enorgueillir. Selon les uns, les autorités y mettent plus de zèle alors que sur le terrain rien de spécial n’est visible. Le train de vie des habitants n’a pas changé d’un iota. 100 ans après le départ des Allemands, la ville s’est agrandie, mais le quotidien des habitants surtout dans les quartiers populaires ne s’est pas beaucoup amélioré.

Pour mesurer le chemin parcouru par la ville de Gitega depuis sa création, rien de tel qu’une plongée dans les quartiers. Les plus anciens sont habités par des personnes à faible revenu. Le chômage, talon d’Achille de Gitega, demeure à un très haut niveau (plus de 70 % des jeunes en âge de travailler n’ont pas d’emploi). Dans chaque coin, des enfants de la rue pullulent et le vol à l’étalage est fréquent.

Beaucoup de familles n’ont ni électricité ni eau et la propreté laisse à désirer. Dans les quartiers, les routes sont toujours boueuses. Depuis des années, des projets de pavage se sont annoncés mais ils sont restés lettre morte. La plupart de maisons au centre ville sont délabrées et menacent de tomber. Certes, de nouvelles maisons ont bien poussé sur des collines d’en face, « mais elles appartiennent aux nouveaux riches. Ceux-là ont trois ou quatre parcelles à Bujumbura ou dans les autres villes du pays. Ils ont pu tisser des relations avec les différents pouvoirs qui se sont succédé à la tête du pays », s’énerve Amina qui habite dans une maison en briques adobes dans le quartier Nyamugari.

« Gitega a toujours été délaissée par ceux qui l’ont gouvernée »

Attablé à la terrasse du café au quartier swahili, Abdul ne décolère pas : « Personne n’est content de la célébration de ce centenaire du moment que la plupart des habitants sont dans la pauvreté sans nom. Cet argent qu’on veut gaspiller aurait pu servir au développement de la ville. » D’après lui, Gitega a toujours été délaissée par ceux qui l’ont gouvernée. Avec ses amis, ils estiment que la majorité de ses dirigeants venaient d’autres provinces, du gouverneur jusqu’aux administrateurs. Pour eux, le régionalisme a fortement contribué au sous-développement de la province de Gitega. Et de poursuivre : « Ils se sont enrichis sur le dos des originaires et une fois les poches pleines, ils sont partis pour faire leurs affaires ailleurs. »

Le centre ville a conservé des maisons construites par des colonisateurs et des commerçants asiatiques dans les années des indépendances. « J’ai quitté Gitega dans les années 1970. Les maisons et les routes n’ont pas changé », témoigne un rapatrié venu de la Tanzanie.

Par ailleurs, depuis sa création, Gitega manque d’hôpitaux modernes et d’universités. Le plus grand hôpital dit régional est l’œuvre des colons belges. Aujourd’hui, certains bâtiments sont délabrés et ne possèdent pas d’équipements modernes. D’autres ne sont pas entretenus. Certains disent même que l’hôpital est plus malade que ses patients. Gitega pourrait être fière de ses lycées et collèges, mais des établissements supérieurs lui manquent cruellement. Seul le campus de Zege existe. Là aussi, c’est un institut supérieur d’agronomie qui n’est pas capable d’accueillir plus de 500 étudiants. Les lauréats des humanités sont alors obligés de poursuivre leurs études à Bujumbura, Ngozi, Mwaro et Bururi. Pourtant, ces provinces comptent moins de lycéens que Gitega.

Toutefois, quelques promesses nourrissent l’espoir de la population. Des constructions non encore achevées abriteront l’université polytechnique et une école secondaire technique communale. Un projet d’un hôpital universitaire régional est en cours. Selon l’administration, le pavage des routes est pour bientôt, de même que la construction d’un aéroport international à Bugendana.

En 1912, les Allemands créent la ville de Kitega. Elle leur sert de capitale de résidence. Plusieurs quartiers composent la ville : Magarama, Nyamugari, quartier commercial, Rutonde, Nyabiharage et Mushasha (quartier religieux). Le quartier Musinzira avait été choisi pour abriter les administrations. Jusqu’aujourd’hui, l’occupation allemande reste visible par la présence de leurs forts appelés communément i Bomani. Gitega se situe aux carrefours des routes menant de Bujumbura à l’Ouest, à Bururi et Rutana au Sud, à Ngozi et Muyinga au Nord, Ruyigi et Cankuzo à l’Est. Cette position géographique stratégique faisait de la ville un important centre commercial. Chef lieu d’une province densément peuplée (plus de 350 habitants par km²), avant d’être la capitale coloniale, Gitega était la capitale royale. C’est à partir de la colonisation belge que la ville a été délaissée au profit de Bujumbura.

Source: http://www.iwacu-burundi.org/spip.php?article4165

Géographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs quartiers composent la ville de Gitega sur près de 10 km, le long et autour de la RN 2 qui la traverse : Magarama, Nyamugari (quartier swahili), le quartier commercial, le quartier administratif, Musinzira, Shantanya, Rutonde, Nyabiharage, Nyabututsi et Mushasha (quartier religieux). Située sur un relief assez important, la ville est entourée de collines : Kavumu, Muremera, Maramvya, Mubuga, Mubanga, Kibungo et Musongati.

Cartes[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

  • Altitude : 1504 m
  • Population : 46 900

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des archevêques de Gitega.

Gitega est le siège d'un archevêché catholique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

C. Deslaurier, Burundi, Paris, Nouvelles Éditions de l'Université, coll. « Petit Futé Country Guides »,‎ 2007 - 2008, 1e éd. (ISBN 2-746-91584-7)

D. et M. Fremy, QUID 99, Paris, Robert Laffont,‎ 1998 (ISBN 2-221-08692-9)

J-P Chrétien, L'Afrique des Grands Lacs - Deux mille ans d'histoire, Paris, Flammarion, coll. « Champs »,‎ 2003 (ISBN 9782080800602)

Lien externe[modifier | modifier le code]