Pretoria

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Pretoria
Blason de Pretoria
Héraldique
Drapeau de Pretoria
Drapeau
Pretoria centre-ville
Pretoria centre-ville
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province Gauteng
Municipalité Tshwane
Démographie
Population 741 651 hab. (2011[1])
Densité 1 079 hab./km2
Géographie
Coordonnées 25° 44′ 42″ S 28° 11′ 25″ E / -25.745, 28.190278 ()25° 44′ 42″ Sud 28° 11′ 25″ Est / -25.745, 28.190278 ()  
Altitude 1 523 m
Superficie 68 754 ha = 687,54 km2
Localisation

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Pretoria (prononciation Prétoria[2]) est une ville d'Afrique australe et la capitale administrative de l'Afrique du Sud. Elle fut également de 1860 à 1902 la capitale de la république sud-africaine du Transvaal. Elle est située aujourd'hui dans la province du Gauteng.

Son surnom est la ville des Jacarandas en référence aux centaines de milliers d'arbres qui fleurissent lors du printemps austral et donnent une teinture mauve à la ville.

Située à quelque 1 500 m d'altitude, Pretoria fait partie de la municipalité de Tshwane, conurbation qui englobe 13 anciennes structures administratives dont les villes anciennement blanches de Centurion et Pretoria et les anciens townships de Temba ou Hammanskraal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville a été choisi en hommage à Andries Pretorius, un boer natif de Graaff-Reinet (colonie du Cap) et chef voortrekker, vainqueur de la bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838 lors du Grand Trek. Le nom de Pretoria fut retenu entre plusieurs propositions tels "Pretoriusdorp", "Pretorium", "Pretoriusstad" ou encore "Pretoria-Philadelphia".

La ville de Pretoria est connue sous différentes appellations dans les 11 langues sud-africaines du pays :

Devise de la ville[modifier | modifier le code]

Église réformée (1903) de Bosman Street

« Praestantia Praevaleat Pretoria » (« Que Pretoria soit la première en excellence »).

Démographie[modifier | modifier le code]

Pretoria est une ville majoritairement blanche et afrikaner. Selon le recensement de 2011[1], la ville compte 741 651 habitants.

On y dénombre 389 022 blancs (soit 52,45 % de la population en 2011 contre 67,69% en 2001), 311 149 noirs (41,95 % de la population en 2011 contre 24,51 % en 2001), 18 514 coloureds (2,50 % en 2011 contre 6,23 % en 2001) et 8 667 indiens ou asiatiques (1,17 % en 2011). La population noire est notamment majoritaire dans Pretoria Central (93,98 % des habitants en 2011 [3]) mais aussi dans la zone industrielle [4] et dans la banlieue du grand ouest de la ville tandis que la population blanche est largement majoritaire dans les quartiers résidentiels tels Pretoria North [5] ou Pretoria Gardens[6].

La population est à 47,67 % de langue maternelle afrikaans (61,17 % en 2001) contre 16,38 % de langue maternelle anglaise et 8,02 % de langue maternelle sepedi[1].

Les deux principaux townships de Pretoria sont Mamelodi (334 577 habitants[7]) et Atteridgeville (64 425 habitants [8]).

Pretoria fait partie de la conurbation de Tshwane qui comprend en tout 2 921 488 millions d'habitants (75,40 % de Noirs, 20,08 % de Blancs et 2,01 % de couleur)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Raadsaal sur Church square vers 1890

C'est en 1840 que s'installe le premier habitant blanc dans la future aire métropolitaine de Pretoria. C'était un fermier du nom de J.G.S. Bronkhorst. Il fut suivi dans les années qui suivirent par plusieurs familles boers (descendants de colons hollandais) qui baptisèrent l'endroit au nom d'Elandspoort puis en 1854, en firent le lieu où se dressait l'église du centre Transvaal où se célébraient les baptêmes et les mariages de la région. En 1855, on compte alors 300 habitants et 80 maisons disséminés sur la zone.

La ville de Pretoria est officiellement fondée le 16 novembre 1855 par les Boers.
Le fils d'Andries Pretorius, Marthinus Wessel Pretorius (président provisoire de la république naissante du Transvaal) avait mis deux ans à persuader les douze membres du Volksraad (le parlement boer) de reconnaitre le statut de ville à la congrégation religieuse de Pretoria-Philadelphia (fraternité de Pretoria) établie sur Elandspoort sur les terres de la ferme d'Andries van der Walt. Cette zone, entourée de colline, avait été choisie par Pretorius pour y bâtir la ville car le climat y était tempéré et la terre fertile grâce à la rivière Apies toute proche. Les premiers bâtiments furent alors dressés sur la rive ouest de la rivière Apies.

L'aire géographique de Pretoria s'est ensuite étendue quand Andries du Toit, conseiller présidentiel de Pretorius, acheta pour un poney les terrains du futur quartier d'Arcadia qu'aménagea Stephanus Meintjies[10].

Devenue rapidement la principale ville du district, Pretoria évinça Potchefstroom en tant que capitale de la république du Transvaal le 1er mai 1860.
Elle prit le surnom de « cité des roses » du fait que le climat favorisait la culture de cette fleur qui recouvrait en abondance les jardins et parcs de la ville. En 1888, des jacarandas furent importés de Rio de Janeiro par J.D. Cilliers, un jardinier amateur de Pretoria. Pas moins de 50 000 jacarandas allaient par la suite être plantés le long des rues de la ville et la « cité des roses » devint la « cité des jacarandas ».

Symbole de la résistance Boer aux Britanniques lors de la Seconde Guerre des Boers de 1899 à 1902, Pretoria devient la capitale administrative du pays en 1910 lors de la formation de l'Union sud-africaine.

Ville très majoritairement afrikaner, elle devient le symbole de l'apartheid lors de la seconde partie du XXe siècle. Après les élections de 1994, la ville est située dorénavant dans la nouvelle province du Gauteng.

En 2000, Pretoria et 12 autres municipalités fusionnent pour former la conurbation de Tshwane, mettant fin à l'existence de la municipalité de Pretoria.

La bataille toponymique de Pretoria[modifier | modifier le code]

Union Buildings et statue de Louis Botha

En 2003, les autorités ANC de la nouvelle municipalité tentent de faire rebaptiser Pretoria du nom de Tshwane même. Elles finissent par suspendre leur décision devant les torrents de protestations des habitants afrikaners de la ville.

En 2005, avec un coût estimé à 256 millions de dollars (197 millions d'euros), les élus de la majorité ANC de la municipalité, appuyé par l'extrême gauche du PAC, font avaliser sans surprise le choix de Tshwane comme nom officiel de la ville et capitale d'Afrique du Sud malgré l'opposition unanime de tous les autres partis politiques et de la majorité des habitants de la ville elle-même. Selon cette décision, la conurbation métropolitaine de Tshwane deviendrait une ville et le centre urbain qui s'appelait jusque-là Pretoria cesserait d'exister et par conséquent serait débaptisé et démantelé. Le nom de Pretoria serait conservé pour désigner un quartier, en l'occurrence le centre-ville actuel connu jusqu'à présent sous le nom de « Capital Central ». Avec Centurion, qui conserve son unité territoriale, et les quartiers actuels de Pretoria (Arcadia, Sunnyside, Brooklyn…), ils deviendraient tous alors directement des quartiers de Tshwane.

Tshwane serait alors la seule conurbation d'Afrique du Sud à prendre le statut de ville à part entière et deviendrait en titre la capitale sud-africaine en dépit de son morcellement territorial et géographique.

Vue sur Pretoria depuis le siège de la présidence
Floraisons des Jacarandas à Pretoria

Le maire confirma rapidement qu'il ne consulterait pas les habitants de Pretoria ni par pétition ni par le recours à un référendum, alors qu'en quelques jours, plus de 30 000 résidents de Pretoria signaient une pétition s'opposant au changement de nom, et qu'une grande manifestation était organisée le 21 mai 2005.

L'affaire prit aussi l'allure d'une véritable débâcle pour la municipalité quand des chefs Ndébélés démentirent la réalité des justifications historiques ayant abouti à choisir le nom de Tshwane et dont l'existence même fut contestée.

Le 6 mai 2005, c'est cependant sans surprise, en dépit de l'opposition des Prétoriens et des mises en garde de Frederik de Klerk sur le coup porté à la nation multiculturelle, que la décision municipale fut confirmée à l'unanimité des vingt membres du Conseil des noms géographiques sud-africain (SAGNC) dont le propre président avait dispensé par avance la municipalité de Tshwane de consulter les habitants de la ville au motif que celle-ci avait eu lieu en 2000 lors de la formation de la municipalité.

La municipalité reconnut ensuite elle-même avoir sous-estimé les coûts, établi à l'origine à 150 000 rands et aujourd'hui à 1,5 million de rands, supportés principalement par les 90 % des contribuables blancs et le secteur des affaires.

La recommandation du SAGNC ne fut pas immédiatement validée par le gouvernement sud-africain. C'est en effet le ministre de la culture, Pallo Jordan, autorisé par le cabinet, qui doit ratifier ou non les recommandations du SAGNC. C'est à tort que certains journaux africains ou guides européens désignèrent la capitale sud-africaine par tout autre nom que celui de Pretoria.

En février 2006, en marge du sommet sur la gouvernance progressiste, le président sud-africain Thabo Mbeki évoqua pour la première fois cette bataille toponymique. Se demandant si les résidents voulaient continuer à habiter une ville baptisée en l'honneur de Andries Pretorius, il reconnut que ce nom avait une signification importante pour une partie importante de la population sud-africaine qui le considère comme un héros. (Voir également Tshwane pour plus de détails)

Lors des élections municipales du 1er mars 2006 transformé par les partis d'opposition en référendum sur le nom de Pretoria, les habitants de la ville donnent une très large majorité à l'Alliance démocratique (58,90 % des suffrages) et au Front de la liberté (8,84 %) contre seulement 25,06 % à l'ANC. Mais au niveau de la municipalité de Tshwane, avec 56 % des suffrages et la perte de 8 sièges (principalement d'anciens élus du Nouveau Parti national), l'ANC se situait bien en deçà de sa moyenne nationale.

Le 12 mai 2006, Pallo Jordan annonça d'abord lors d'un entretien à la radio que le nom de Pretoria était conservé pour désigner la capitale sud-africaine. Quelques heures plus tard, son ministère rectifiait en précisant qu'aucune décision officielle n'avait encore été prise mais confirmait que Pretoria demeurait toujours le nom officiel de la capitale.

Le 29 janvier 2010, le ministre de la Culture, Lulama Xingwana, fait mentionner brièvement et discrètement dans le Journal officiel sud-africain le changement de nom de Pretoria avant de tout annuler par un correctif publié le 5 février suivant[11].

Le 23 mars 2012, l'ANC propose aux partis de l'opposition municipale de finalement conserver le nom de Pretoria à condition que 27 rues du centre-ville puissent être rebaptisées sans opposition administrative[12]. En décembre 2012, la procédure de consultation effectuée auprès des résidents par la municipalité, révèle (ou confirme) le soutien majoritaire des habitants de la métropole au nom de Pretoria [13]

Odonymie[modifier | modifier le code]

La vieille banque néerlandaise et l'ancienne Chambre des lois du Transvaal sur Church square
Vieille synagogue de Pretoria
Changements odonymique à Pretoria
Le château Erasmus ou Die Spookhuis (1903) construite sur les plans d'un architecte néerlandais

Le 7 mars 2005, la municipalité de Tshwane annonce que 17 noms de rues de la ville de Pretoria seraient rebaptisés. En 2007, le nombre de rues visées par la procédure est portée à 51.
Si un consensus est établi pour retirer les noms des anciens théoriciens et praticiens de l’apartheid (Malan, Verwoerd…), les partis d’opposition, Alliance démocratique, Christian Democratic Party, African Christian Democratic Party et Freedom Front Plus, s’en prennent cependant à la focalisation et à la systématisation des choix de l’ANC pour effacer les noms des anciens dirigeants afrikaners (Pretorius, Kruger…) ou les références historiques (Church street, Zambezi, Voortrekker…) et de ne jamais tenir compte des avis émis réellement par la population concernée.
À la suite de l'opposition virulente des résidents des quartiers afrikaners et la relative apathie des résidents des townships, le processus reste au point mort jusqu'en novembre 2011, quand le maire de la municipalité, Kgosientso Ramokgopa, annonce que, quels que soient le coût et les oppositions, Pretoria serait rebaptisée Tshwane avant la fin 2012 ainsi que 21 voies de la ville à commencer par son artère principale, church street[14]. Le 23 mars 2012, à la suite de discussions entamées notamment avec le front de la liberté, l'ANC propose de conserver le nom de Pretoria pour désigner la capitale sud-africaine ainsi que les noms des rues Pretorius et Kruger[12] mais à condition que les autres rues du centre-ville puissent être rebaptisées sans confrontations politiques et judiciaires. Dans le cadre de ces négociations, l'opposition demande que Church Street et Voortrekker street soient également épargnées [12] mais sans obtenir satisfaction.

Noms d'origine Noms de rues modifiés en 1995
Jan Smuts Drive President Nelson Mandela Drive
Old Johannesburg Drive Jan Smuts Drive
Noms d'origine[15]
Noms de rues adoptés ou modifiés au XXe siècle Nouveaux noms adoptés
en avril-juin 2012[16]
St. Andries Andries[17] Thabo Sehume[18]
Church Street[19] Stanza Bopape[20]
Helen Joseph street[21]
W.F. Nkomo street[22]
Elias Motsoaledi street [23]
Kilnerton Road CR Swart Drive[24] (Pas de changement)
Esselen Str.[25] Robert Sobukwe Str.
Von Wieligh Str[26] DF Malan Drive[27] E'skia Mphahlele Drive[28]
Duncan Str.
Nixon Str.
James Str.
Duncan street[29]. Jan Shoba Str.[30]
Old Military Road General Louis Botha Drive[31] January Masilela Drive[32]
President Street Moerdyk Street[33] Pas de changement
Market Hall[34] Hans Strijdom Drive[35] Solomon Mahlangu Drive[36]
9ème avenue Hendrik Verwoerd Drive[37] Johan Heyns Drive[38]
Mare Str. Jacob Mare[39] Jeff Masemola[40]
Lucas Mangope Highway[41]. Molefe Makinta Highway[42]
Leah Mangope road[43]. Peter Magano road[44]
Mears Str[45]-Beatrix Str[46]-Voortrekkers Str Steve Biko Str.
Michael Brink Str.[47] Nico Smith Str.[48]
Mitchell Str.[49] Charlotte Maxeke Street[50]
Potgieter Str.[51] Kgosi Mampuru Street[52]
Prinsloo Str.[53] Sisulu Str.[54]
Proes Str.[55] Johannes Ramokhoase Street[56]
Plantation Road Queen Wilhemina Avenue[57] Florence Ribeiro Avenue[58]
Schoeman Str.[59] Francis Baard Street[60]
Schubart Str.[61] Sophie de Bruyn Str.[62]
Skinner Str.[63] Nana Sita Str.[64]
Van der Walt Str.[65] Lillian Ngoyi Street[66]
Vermeulen Str.[67] Madiba Str.[68]
Walker Str.[69]-Charles Str.[70] Justice Mahomed Str.[71]
Zambezi Drive [72] Sefako Makgatho Drive[73]

Administration[modifier | modifier le code]

Dominée par le Parti sud-africain puis par le Parti uni, Pretoria est gérée des années 50 jusqu'en 1994 par une majorité municipale issue du Parti national (NP). Lors des dernières élections municipales réservées aux blancs en 1988, le Parti national remporte 23 des 42 sièges du Conseil municipal contre 19 sièges remportés par des candidats du Parti conservateur d'Afrique du Sud.
En 1995, Peter Holmes Maluleka est le premier maire noir nommé pour diriger le conseil de transition mis en place pour la structure urbaine formant le Conseil métropolitain du grand Pretoria.
Lors des premières élections municipales non raciales de 1995, le Parti national (NP) se retrouve au coude à coude avec le Congrès national africain au Conseil municipal de la ville de Pretoria et au Conseil métropolitain, le reste des sièges se répartissant entre les autres partis dont le Front de la liberté (FF). À la suite d'un accord, les deux formations dominantes se partagent la ville (pour l'ANC) et la métropole (pour le NP). En novembre 1996, un accord électoral entre le NP et le FF permet au NP de reprendre la ville de Pretoria tandis qu'au Conseil métropolitain, le FF apporte son soutien à Nombuyiselo Joyce Ngele, la candidate de l'ANC, contre le maire métropolitain sortant Piet Olivier (NP). En juillet 1997, le parti national perd sa majorité absolue au conseil municipal de Pretoria à la suite de la défection de 10 conseillers municipaux, parmi lesquels les anciens maires Nico Stofberg et Piet Olivier, qui rejoignent alors le mouvement démocratique uni (UDM). Ces défections permettent à l'ANC de devenir le premier parti de la ville avec 28 sièges devant le parti national (21 sièges)[74]. En 1999, la défection de 7 de ces nouveaux membres de l'UDM (Martha Venter, Johan Snyman, Fanie Venter, Eitel Kruger, Cedric O'Reilly, Juan Quin et par la suite Helmut Keller) ainsi que d'un membre du parti national à l'ANC permettent au parti présidentiel de remporter la majorité absolue dans les deux conseils municipaux (37 sur 67 sièges pour la ville et 21 des 39 sièges de la métropole)[75] .

En décembre 2000, les conseils municipaux de la sous-structure (Pretoria et 12 autres municipalités dont 5 de l'ancien bantoustan du Bophuthatswana) sont dissous et amalgamés avec le Conseil métropolitain de Pretoria dans la nouvelle municipalité de Tshwane avec 151 conseillers municipaux élus, supprimant ainsi toutes les anciennes structures urbaines et sub-urbaines dont les Conseils municipaux de Pretoria et de Centurion.

En décembre 2000, les élections municipales sont remportées par l'ANC avec 57 % des suffrages contre 36 % à l'opposition de l'Alliance démocratique (DA) bien que celle-ci soit restée majoritaire dans le Pretoria historique. En mars 2006, la domination de l'ANC sur la municipalité est confirmée tout comme celle de la DA sur Pretoria.

Du 19 mars 2006 à octobre 2010, le maire de la municipalité de Tshwane est Gwen Ramokgopa (ANC), élue par 96 voix contre 45 voix à Fred Nel (DA) et 7 voix à Rentia Landman (Front de la liberté). Elle succède alors au père catholique Smangaliso Mkhatshwa (ANC), premier maire de la nouvelle municipalité métropolitaine.

Économie[modifier | modifier le code]

La construction automobile est présente dans la ville avec l'usine du japonais Nissan, qui y assemble une voiture conçue ou adaptée pour les marchés émergents, et y produit également des Sandero de son partenaire et actionnaire français Renault[76], et celle de Ford, dans le quartier de Silverton, dont les modèles sont destinés à l'exportation[77].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les axes principaux (est-ouest) de la ville sont Church Street longue de 26 km, Pretorius street et Schoeman Street.
Les axes principaux (Nord-Sud) sont Potgieter St, Bosman St, Paul Kruger St, Andries St, Van der Walt St et Nelson Mandela Av.

Strijdom Square (2000)

La ville de Pretoria comporte de nombreux quartiers correspondant à des suburbs (banlieues) situés autour de Capital Central (Pretoria Central), le centre historique de la ville où se situe Church Square. Ces suburbs ont notamment pour nom: Akasia, Alphen Park, Arcadia (le quartier des Unions Buildings et des ambassades), Brooklyn (quartier commercial et branché), Brummeria, Bryntirion, Capital Park, Colbyn, Constantia Park, Eastwood, Eersterust, Elardus Park, Erasmuskloof, Faerie Glen, Gezina, Groenkloof, Hatfield (quartier étudiant), Laudium (quartier à majorité Hindou-Pakistanaise), Lynnwood, Montana, Montana Park, Pretoria North (quartier industriel), Proclamation Hill, Monument Park, Muckleneuk, New Muckleneuk, Pretoria West, Rietfontein, Roseville, Sunnyside (quartier commerçant et populaire), Val de Grace, Waterkloof (quartier résidentiel), Wilgers, Wonderboom.

Les deux seuls townships de l'aire urbaine de Pretoria sont Atteridgeville et Mamelodi. Ils sont situés à l'ouest et au nord-est de la ville.

Historique de l’urbanisation de Pretoria[modifier | modifier le code]

L'ancienne banque néerlandaise (1896), l'ancienne chambre des lois du Transvaal (vers 1885) et le Café Riche (1905) dans le Centre de Pretoria

Petite capitale du Transvaal, Pretoria ne doit rien à l'or et bien que fondée en 1855, elle ne doit son développement qu'à partir du moment où elle est devenue la capitale de l'Union d'Afrique du Sud. Ville de fonctionnaires blancs, elle comptait, en 1921, 110 000 habitants dont la moitié étaient des noirs.

Les autorités municipales commencèrent alors de manière désordonnée à tenter de contrôler l'immigration et l'implantation urbaine des africains.

En 1950, l'aire urbaine de Pretoria ne comptait cependant que deux quartiers à majorité non blanche, Marabastad et surtout Lady Selborne, où cohabitaient en pleine propriété une trentaine de milliers de noirs, de métis, d'indiens et une cinquantaine de blancs.

En 1952, la municipalité comptabilisait quelque 133 000 squatteurs (36 % de la population totale de Pretoria) dans l'aire urbaine mais l'application de l'apartheid allait modifier les données géographiques et démographiques de la ville. Le quartier de Lady Selborne et les camps de squatteurs furent détruits et les Africains relogés dans deux nouveaux townships, Atteridgeville et Mamelodi. Les indiens furent envoyés dans celui de Laudium et les métis dans celui d'Eersterus. Les zones d'activités industrielles furent localisées pour être une zone de tampon entre les quartiers noirs et les quartiers blancs.

Carte de Church square à Pretoria
1: Monument à Paul Kruger
2: Ancien parlement du Transvaal 1888
3: Théâtre
4: Banque néerlandaise (1896)
5: Chambre des lois du Transvaal
6: Café Riche (1905)
7: Palais de justice
8: Reserve bank (1934) et Old Mutual Building (1929)
9: Ons Eerste Volbank (1934)
10: Ancienne banque nationale (1939)
11: Bâtiments Tudor (1904)
12: Standard Bank (1934)
A: Poste générale (1887)
B: Bâtiment de la monnaie (1890)
C: Banque d'Afrique 1906 devenu le musée de la poste en 1996

À partir de 1960, Pretoria était devenu un modèle d'apartheid urbain avec la prise en compte de la politique de bantoustanisation. De nouveaux townships comme Garankuwa, Mabopane et Temba furent construits hors de la zone urbaine de Pretoria, à l'intérieur des frontières du bantoustan du Bophuthatswana ou sur des terrains destinés à y être intégrés. Celui de Shoshanguve, regroupant les populations sotho, shangaan et venda resta cependant attaché à la ville de Pretoria après le refus du Bophuthatswana d'intégrer ce township non tswana.

Dans les années 1980, toute la région environnante du Winterveld était devenue une immense zone dortoir de plus d'un million de personnes, transformée en une véritable région urbaine, phagocytant les villages ruraux.

La ville de Pretoria contrastait avec son environnement immédiat. Ville paisible sise au milieu de ses collines dont les plus hautes furent coiffées de bâtiments officiels (Union Buildings, université d'Afrique du Sud) ou de monuments (Voortrekker Monument), avec ses rues tirées au cordeau, Pretoria était depuis longtemps fréquentée par tous les groupes raciaux, du moins, durant la journée. Ses banlieues résidentielles blanches furent longtemps peu murées et certaines d'entre elles à l'instar de Verwoerdburg finirent pas constituer une municipalité à part entière.

En 1994, Pretoria comptait 31 % de fonctionnaires alors que 45 % de salariés blancs travaillaient pour le gouvernement.

Universités[modifier | modifier le code]

Pretoria est le siège de la plus grande université au monde par correspondance (université d'Afrique du Sud - UNISA) avec 130 mille étudiants inscrits.

L'université de Pretoria est également une des plus importantes universités du pays avec ses 30 mille étudiants annuels. Autrefois université exclusivement de langue afrikaans, elle s'est ouverte depuis 1994 aux autres langues et autres races. En 2001, 69 % de ses étudiants sont blancs mais le pourcentage d'africain croît d'année en année alors que seulement 54 % des étudiants préféraient suivre un enseignement en afrikaans contre 46 % en anglais.

Desserte[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Pretoria est le même que celui de Johannesburg connu sous le nom de Aéroport international OR Tambo (ex-Aéroport international Jan Smuts, puis Aéroport international de Johannesburg).

Un autre aéroport de petite taille se situe à Midrand, ainsi qu'une importante base aérienne militaire située à la périphérie de la cité.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pretoria présente un véritable intérêt touristique ; elle ne souffre pas autant de l'insécurité qui sévit à Johannesburg et peut aussi se visiter en grande partie à pied pour atteindre ses principaux points d'intérêt. C'est pourquoi souvent les touristes préfèrent y séjourner avant de se lancer à la découverte des réserves du Transvaal.

La meilleure saison pour la visiter est le printemps austral (octobre-novembre) quand les jacarandas sont en fleurs, donnant une couleur indigo aux rues de la ville.

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Statue de Paul Kruger par le sculpteur Anton van Wouw et le Raadsaal sur Church Square
L'ancienne banque néerlandaise (1896) et le Cafe Riche
Statue de James B. Hertzog devant les Union Buildings
Hôtel de ville de Pretoria et statue d'Andries Pretorius
Gare de Pretoria (1910) sur Scheiding Street
Barton Keep, maison de style victorien (1888)
Les chambres Tudors sur church square
Eglise réformée de Du Toit street
Mémorial du Bois Delville à Pretoria.
L'église réformée (Paul Kruger)
Villa de Artillery Street construite par le gouvernement du Transvaal pour les officiers de l'armée
L’hôtel Victoria (1894) à l'angle de Paul Kruger street et de Scheiding Street

L'artère principale de Pretoria est church street, et le centre de la ville est Church square.

  • C'est sur church square que fut érigée la première église de Pretoria. La place est entourée de monuments afrikaner typique. On y trouve :
    • la statue de Paul Kruger au centre de la place. Véritable statue symbole de la ville, elle fut réalisée par Anton van Wouw ;
    • le Raadsaal (ancien parlement du Transvaal) datant de 1889 ;
    • l'ancienne banque néerlandaise (1896) ;
    • l'ancienne chambre des lois du Transvaal (1885) ;
    • le palais de Justice (1897-1902) où fut jugé Nelson Mandela en 1963 ;
    • le bâtiment moderne de l’administration provinciale (1963) ;
    • les chambres Tudors (1904) ;
    • la poste principale (1910) ;
    • le Café Riche (1905) ;
  • Melrose House sur Jacob Maré St. est actuellement un musée. C'est dans cette maison que fut signé le Traité de Vereeniging consacrant la fin de la Seconde Guerre des Boers et la soumission des deux républiques boers en 1902 ;
  • la maison de Paul Kruger, 60 Church Street West, qui renferme plusieurs objets personnels de l'ancien président du Transvaal, le carrosse présidentiel, la calèche de voyage et le wagon-salon privé. Inscrit au registre des monuments nationaux depuis 1936.
  • l'église réformée néerlandaise de Church Street West, également connue sous le nom d'église du Président ou église de Kruger, de style renaissance néerlandaise et construite en 1896-1897. Monument national depuis 1979 ;
  • le vieux cimetière où sont enterrés Kruger, Hendrik Verwoerd et autres Prétoriens ;
  • Strijdom Square (Lilian Ngoyi Square), autrefois dominé par un buste en bronze de J.G. Strijdom (transféré à Nysltroom après l'effondrement de la coupole qui le surplombait) et par la sculpture des chevaux galopant de Danie de Jager (transférée depuis 2008 sur le campus de l'université de Pretoria) ;
  • le City Hall : l'hôtel de ville de Pretoria, célèbre pour son carillon et ses 32 cloches, fut inauguré en 1935. Une statue équestre d'Andries Pretorius et une statue en bronze de son fils Marthinus Wessel Pretorius, fondateurs de la ville, se situent dans le jardin (Pretorius square) qui sépare l'hotel de ville du Transvaal Museum. En 2006, une statue en bronze de 6 mètres de haut du chef Tshwane a été inauguré juste devant l'entrée de l'hotel de ville[78] ;
  • le Transvaal Museum, sur Paul Kruger street, consacré principalement à la géologie, à l’archéologie et à l’histoire naturelle ;
  • Barton Keep, sur Jacob Mare Street. Maison de style victorien érigé en 1888 et propriété de Edmund Francis Bourke, maire de Pretoria en 1903. Cette maison est l'un des derniers vestiges des maisons résidentielles de Pretoria caractéristiques de la fin du XIXe siècle. Elle est monument national depuis 1982 ;
  • Le château Erasmus ou Die Spookhuis (1903) construite sur les plans d'un architecte néerlandais est un autre vestige iconique de l'architecture victorienne de Pretoria. Baptisée Bella Vista à l'origine, cette demeure de l'est de Pretoria est réputée être une "maison hantée". Délabrée et menacée de démolition à la fin des années 70, elle est rachetée en 1986 par la société Armscor et est classée au registre des monuments nationaux depuis 1993 ;
  • Hamilton Primary School (ancienne Staatsmeisjesskool), 328 Visagie Street. Monument national depuis 1977 ;
  • les jardins publics comme le Burgers Park (1882), le Princes Park, le Springbok Park et les jardins botaniques ;
  • Austin Roberts Bird Sanctuary, quartier de New Muckleneuk. Parc protégé regroupant 170 espèces d'oiseaux, ouvert en 1958 et inscrit au patrimoine national depuis 1980 ;
  • le Pretoria Art Museum (1962-1964) qui présente une collection d’art sud-africain ;
  • la gare centrale à l'architecture néo coloniale sur Scheiding street, œuvre d'Herbert Baker (1908-1910),
  • le Zoo de la ville ;
  • le "National Cultural History and Open Air Museum" présente une collection d’art rupestre préhistorique et un département consacré aux ethnies et pionniers afrikaners du Transvaal ;
  • le siège du gouvernement (Union Buildings) a été édifié par l'architecte Herbert Baker en 1910. Il propose un point de vue sur la ville mais est fermé au public. Les jardins en contrebas contiennent une statue équestre célèbre de Louis Botha, ainsi qu'un monument aux morts de la Première Guerre mondiale ;
  • le Voortrekker Monument, inauguré en 1949, le monument le plus visité de la ville, est une sorte de Panthéon de l'histoire afrikaner et se trouve sur une colline qui surplombe Pretoria ;
  • Freedom Park, sur la colline de Salvokop : inauguré en 2007, ce monument est dédié à la mémoire de tous les sud-africains tuées dans les guerres et conflits auxquels a participé l'Afrique du Sud, que ce soit dans le cadre de la lutte contre l'apartheid mais aussi dans le cadre des deux guerres des Boers, des deux guerres mondiales et de la guerre de Corée ;
  • le musée Pierneef, qui présente une vaste collection de du peintre sud-africain, Jacobus Hendrik Pierneef ;
  • le musée de la police sud-africaine ;
  • la maison de Anton van Wouw, première maison de ce sculpteur sud-africain devenu un musée ;
  • Fort Klapperkop: ancienne base militaire Boer aujourd'hui musée militaire consacré à la Seconde Guerre mondiale, il surplombe Pretoria offrant un panorama à 360 degrés sur toute la ville. Il abrite de nombreuses statues et la station hydraulique de la capitale ;
  • Les villas de Artillery Street dans le quartier de Salvokop, construites pour les officiers de l'armée du Transvaal ;
  • Menlyn Park, le plus grand centre commercial d'Afrique[citation nécessaire] ;
  • Hartbeespoort Dam, à 40 km à l'ouest de Pretoria, constitue un but d’excursion des amateurs de sports nautiques. Un parc animalier a été aménagé aux abords et à quelques kilomètres de là, un téléphérique emmène les visiteurs au sommet du Magaliesberg ;
  • La mine Cullinan, à 40 km à l’est de Pretoria, où fut découvert en 1905 le plus gros diamant du monde, le « Cullinan » de 3 106 carats dont sont issus 9 gros diamants et 96 pierres certaines ornant les joyaux de la Couronne britannique.

Archevêché[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pretoria est jumelée avec:

Drapeau de la Palestine Bethléem, Palestine
Drapeau des États-Unis Washington D.C., États-Unis
Drapeau de la République de Chine Taipei, Taiwan
Drapeau de l'Ukraine Kiev, Ukraine[79]
Drapeau de l'Iran Tehran, Iran
Drapeau de l'Azerbaïdjan Bakou, Azerbaidjan
Drapeau de la Jordanie Amman, Jordanie
Drapeau des Pays-Bas Delft, Pays-Bas
Drapeau de la Suisse Bâle, Suisse

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Recensement 2011
  2. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. Legifrance
  3. Centre-ville de Pretoria
  4. Recensement Pretoria Industrial 2011
  5. Recensement Pretoria North 2011
  6. Recensement Pretoria Gardens 2011
  7. Recensement 2011 de Mamelodi
  8. Recensement 2011 Atteridgeville
  9. Recensement 2011
  10. (en) Andries du Toit was the man who laid out Arcadia
  11. http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/pretoria-a-failli-changer-de-nom_856566.html?xtor=RSS-182
  12. a, b et c Pretoria's name to stay as it is, News24, 23 mars 2012
  13. Pretoria name-change halted, Iafrica.com, 6 décembre 2012
  14. Tshwane it will be – mayor, IOL, 22 novembre 2011
  15. T.E. Andrews, Ten walking tours through Pretoria's historical past, novembre 1999
  16. Pretoria News du 30 mars 2012
  17. St. Andries street est l'une des plus anciennes voies de la ville et figure sur les premières cartes de Pretoria en 1855. Elle a perdu le préfixe St en 1938 quand elle fut officiellement dénommée en l'honneur de Andries Pretorius. À ne pas confondre avec la voie Andries Pretorius Road, ancienne Lytteltown Road, rebaptisée en 1969 ni avec Pretorius Street, baptisée en l'honneur de Andries Pretorius et de son fils Marthinus Wessel Pretorius.
  18. Thabo Sehume, syndicaliste, travailleur social, dirigeant du mouvement de la conscience noire et membre de l'AZAPO.
  19. la rue de l’église fut la première rue de Pretoria. C’est l’axe central de la ville
  20. Johannes Maisha “Stanza” Bopape (1961-1988), activiste et responsable de l'ANC à Mamelodi, mort en prison d'une crise cardiaque après avoir été victime de violences physiques commises par les forces de police.
  21. Helen Joseph (1905-1992), militante anti-apartheid d'origine britannique installée en Afrique du Sud dans les années 30, arrêtée en 1956 pour haute trahison et condamnée au bannissement en 1957.
  22. William Frederick Nkomo (1915-1972), médecin, éducateur à Atteridgeville et Lady Selborne et militant de l'ANC, président de l'institut sud-africain des relations raciales en 1971-1972.
  23. Elias Motsoaledi (1924-1994), activiste de l'ANC, syndicaliste, membre de Umkhonto we Sizwe, condamné à la prison à perpétuité lors du procès de Rivonia.
  24. Nom adopté en 1989 pour rendre hommage au premier président d'Afrique du Sud
  25. Ewald Auguste Esselen (1858-1918), juge (1887-1890), député au parlement du Transvaal (1893), attorney general du Transvaal (1894-1985), conseiller juridique du général Piet Joubert durant la seconde guerre des Boers, cofondateur de Het Volk et membre de l'assemblée législative du Transvaal (1907-1910)
  26. Gideon Retief Von Vieligh était un contrôleur général. Une partie de la voie dans le sud de la ville continue de porter son nom.
  27. Daniel François Malan, ancien premier ministre
  28. E'skia Mphahlele (1919-2008), écrivain, artiste et activiste.
  29. Depuis 1930, Duncan street faisait référence à Patrick Duncan (1870-1943), le premier gouverneur sud-africain de l'Union sud-africaine
  30. Jan Shoba (mort assassiné en 1992), chef militaire de l'armée populaire de libération de l'Azanie, branche militaire du congrès panafricain.
  31. Louis Botha était un général Boer, premier premier ministre sud-africain. Une ancienne rue Louis Botha porte aujourd'hui le nom de Annie Botha Street du nom de son épouse.
  32. January Masilela (1955-2008), membre de Umkhonto we Sizwe à partir de 1975, secrétaire général adjoint de l'ANC avant de devenir le secrétaire du département de la Défense sud-africaine.
  33. Nom adopté en 1963 pour rendre hommage au grand architecte afrikaner Gérard Moerdijk
  34. Market Hall fut inaugurée en 1894 par le président Paul Kruger.
  35. JG Strijdom est un ancien premier ministre
  36. Solomon Mahlangu (1956-1979), Activiste anti-apartheid de l'ANC, né à Mamelodi participe aux émeutes de Soweto avant de rejoindre Umkhonto we Sizwe. Déclaré responsable de la mort de deux personnes au cours de l'échange de coups de feu avec la police, il est condamné à mort et pendu en 1979.
  37. Hendrik Verwoerd Drive a été baptisée en hommage à Hendrik Verwoerd en 1987. Il est considéré comme l’architecte de l’apartheid.
  38. Johan Heyns (1928-1994), théologien afrikaner et modérateur de l'église réformée hollandaise d'opinion progressiste, rejetant la notion d'apartheid comme étant une volonté divine (1982) et assassiné à son domicile en 1994.
  39. Jacob Mare (mort en 1900), député du Transvaal et père supposé de la véritable Sarie Marais
  40. Jeff Masemola, militant du congrès panafricain, condamné pour atteinte à la sûreté de l'État et emprisonné à Robben Island durant 26 ans, est mort en 1990.
  41. Ancien président du Bophuthatswana et chef du parti chrétien démocrate
  42. Molefe Makinta, activiste de l'ANC
  43. Épouse de Lucas Mangope
  44. Peter Magano (mort en 2002), activiste anti-apartheid, membre de l'ANC et de Umkhonto we Sizwe, emprisonné 17 ans à Robben Island.
  45. James Edward Mears était un homme d'affaires
  46. Beatrix Van Hees, fille de J.H. Meintjes, personnalité locale
  47. Michael Brink, ancien maire de Innesdal, incorporé dans Pretoria
  48. Nico Smith (1929-2010), Afrikaner, missionnaire au Venda, pasteur de l'église réformée hollandaise et militant anti-apartheid résidant dans sa congrégation de Mamelodi, à partir de 1985, où il essaie de tisser des liens entre les blancs et les noirs vivant dans la zone urbaine de Pretoria.
  49. Rebecca Mitchell dont le mari développa le quartier de Pretoria West
  50. Charlotte Maxeke (1874-1939), activiste politique et leader religieux, première femme noire diplômée d'études supérieures en Afrique du Sud. Elle organisa un mouvement contre les pass à Bloemfontein en 1913.
  51. Andries Hendrik Potgieter était un chef Voortrekker
  52. Kgosi Mampuru (mort en 1883), héritier légitime des Marota, un royaume tribal de l'ouest du Transvaal, avait été condamné à mort par la justice du Transvaal et pendu, après avoir été reconnu coupable de l'assassinat de son demi-frère Sekhukhune (qui l'avait déposé de son trône) et pour s'être rebellé, provoquant une guerre entre les Boers et les Ndébélés chez qui il s'était réfugié.
  53. Les familles Prinsloo, Vermeulen et Schoeman sont les premiers voortrekkers résidant de Pretoria. Le voortrekker Joachim Prinsloo sera également législateur du Transvaal
  54. Pour l'ensemble de la famille Sisulu
  55. Bernand Cornelius Ernest Proes (1831-1872), député du Transvaal, attorney et secrétaire du gouvernement de la république sud-africaine
  56. Johannes Slo Ramokhoase, conseiller municipal ANC de Mamelodi, il devient le premier maire noir de Pretoria en 1995 en s'imposant face à Wikus Theron (front de la liberté).
  57. Cette avenue fut rebaptisée en 1947 en l'honneur de la reine Wilhelmine des Pays-Bas qui avait apporté son soutien aux Boers durant la Seconde Guerre des Boers
  58. Florence Barbara Ribeiro (1933-1986), travailleur social à Mamelodi, proche de son beau-frère Robert Sobukwe, était une militante anti-apartheid, assassinée à son domicile avec son mari.
  59. Le général Stephanus Schoeman était un leader voortrekker.
  60. Francis Baard (1901-1997), activiste anti-apartheid membre de la ligue des femmes de l'ANC et corédactrice de la charte de la liberté en 1956. Elle est condamnée à 5 ans de prisons en 1964 en vertu du "Suppression of Communism Act".
  61. Anton Frederik Schubart était le secrétaire d'état de M.W. Pretorius.
  62. Sophia Williams-de Bruyn (née en 1938), activiste anti-apartheid de la communauté coloured, et fondatrice des SA congress of Trade Unions.
  63. William Skinner (1828-1885), architecte du premier Raadsaal
  64. Nana Sita (1898-1969), née en Inde et immigrée en Afrique du Sud en 1913, s'est d'abord engagée au congrès indien du Transvaal. Dans les années 50, elle participa à la campagne de défiance contre les lois de l'apartheid.
  65. Andries Petrus van der Walt (1814-1861), l'un des premiers voortrekker de Pretoria, était un ingénieur qui a construit le premier aqueduc de la ville. Il était le propriétaire de la ferme Elandspoort
  66. Lillian Ngoyi (1911-1980), activiste anti-apartheid durant les années 50 et présidente de la ligue des femmes de l'ANC.
  67. Jacob Vermeulen est l'un des premiers résidents boers de la région
  68. Madiba, surnom désignant Nelson Mandela
  69. D'après Arthur Walker, contrôleur du Transvaal
  70. Charles Marais, écrivain
  71. Ismail Mahomed (1931-2000), né à Pretoria, avocat, juge à la cour d'appel du Swaziland (1979) puis à celle du Lesotho (1982) avant d'être chef de la cour suprême de Namibie et chef de la cour d'appel du Lesotho, est le premier noir à siéger à la cour suprême d'Afrique du Sud en 1991. Nommé à la cour constitutionnelle d'Afrique du Sud en 1995, il est le premier noir nommé chef de la justice sud-africaine en 1998.
  72. Le terme désigne le fleuve Zambèze
  73. Sefako Makgatho (1861-1951), journaliste, enseignant, politicien, président de la SA Native National Congress (1917), future ANC.
  74. Nats lose Pretoria after defections, 18 juillet 1997
  75. UDM-oorlopers kan ANC meerderheid in Pta gee, Beeld, 1er septembre 1999
  76. « Renault en Afrique du Sud », Renault,‎ 16 février 2009 (consulté le 27 août 2010)
  77. « Le secteur automobile en Afrique du Sud », South Africa.info,‎ 16 février 2009 (consulté le 16 février 2010)
  78. Pretoria City Hall
  79. « Embassy of Ukraine in the South Africa Republic – Publications », Créé par "Softline" (Ukraine)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gervais-Lambony, « Pretoria et son aire fonctionnelle » dans L'Afrique du Sud et les États voisins, p. 136-139, Armand Collin, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]

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