Îles Canaries

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Carte des îles Canaries.
Vue du Teide et « Los Roques » (Tenerife).
Paysage volcanique de Lanzarote.

Les îles Canaries (en espagnol Canarias ou Islas Canarias) sont une des dix-sept communautés autonomes espagnoles. Elles sont situées dans un archipel atlantique, à quelque 150 km à l'ouest du Maroc et à plus de 1 000 km du sud de la péninsule Ibérique.

L'archipel fait partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les îles volcaniques des Canaries, l'archipel de Madère incluant les îles Selvagens (« Sauvages »), l'archipel des Açores et les îles du Cap-Vert.

Il est divisé en deux provinces, définies comme régions ultrapériphériques par l'Union européenne : Las Palmas et Santa Cruz de Tenerife. Jusqu'en 1927, Santa Cruz de Tenerife est la seule capitale de l'archipel, mais cette ville doit, à partir de cette année-là, partager cette fonction, tous les quatre ans, avec la ville de Las Palmas de Gran Canaria[1], laquelle est la ville la plus peuplée des îles Canaries depuis 1910.

Géographie[modifier | modifier le code]

Îles Canaries
(es) Islas Canarias
Blason de Îles Canaries
Héraldique
Drapeau de Îles Canaries
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Capitale Santa Cruz de Tenerife et Las Palmas de Gran Canaria[2]
Statut d'autonomie 10 août 1982
Sièges au Parlement 15 députés
13 sénateurs
Président Paulino Rivero
ISO 3166-2:ES ES-CN
Démographie
Gentilé Canarien, Canarienne (en français)
canario, canaria (en castillan)
Population 2 218 344 hab. (2012[3])
Densité 298 hab./km2
Rang 8e rang (4,48 %)
Géographie
Coordonnées 28° 06′ N 15° 24′ O / 28.1, -15.428° 06′ Nord 15° 24′ Ouest / 28.1, -15.4  
Superficie 744 700 ha = 7 447 km2
Rang 13e rang (1,5 %)
Localisation
Localisation de Îles Canaries
Liens
Site web http://www.gobiernodecanarias.org

L'archipel comprend :

Lanzarote, Fuerteventura et Grande Canarie forment la province de Las Palmas ; Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro forment celle de Santa Cruz. Ces îles présentent des caractères géologiques et des configurations très différents :

  • Lanzarote a un relief fortement marqué par un volcanisme récent et encore actif ;
  • Fuerteventura est assez plate et surtout, très aride : elle est la plus proche du Sahara ;
  • Grande Canarie est une île de forme arrondie avec un relief montagneux marqué par des paysages remarquables ;
  • Tenerife est la plus grande île ; elle est dominée par un volcan actif situé en son centre, culminant à 3 718 mètres, le Teide, qui est le plus haut sommet d'Espagne ;
  • Gomera, proche de Tenerife, est une petite île au relief très morcelé, avec des vallées sans communications faciles entre elles, à tel point que ses habitants ont inventé un extraordinaire langage sifflé, le silbo, pour communiquer ;
  • La Palma est montagneuse, c'est la plus humide et la plus boisée des îles de l'archipel ;
  • El Hierro est la plus petite, la plus lointaine et la moins connue.

Les îles secondaires La Graciosa, Alegranza, Montaña Clara, Roque del Este et Roque del Oeste forment l'archipel de Chinijo. La population est concentrée principalement dans les deux grandes îles de l'archipel : Tenerife et Grande Canarie. Pendant l'été 2007, l'archipel connaît d'importants incendies : le 31 juillet 2007, 35 000 hectares ont déjà brûlé et 13 000 personnes sont évacuées[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Les sources gréco-romaines situent aux îles les limites du monde connu (l'« Écoumène »). L'imagination des classiques y place les Champs Élysées, le jardin des Hespérides et l'Atlantide de Platon. Les îles Canaries sont connues depuis l'Antiquité sous le nom d'« îles Fortunées » ou « îles des bienheureux ».

Les îles Canaries étaient connues des Phéniciens et des Carthaginois.

Époque préhispanique[modifier | modifier le code]

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Selon plusieurs études génétiques menées dans les années 2000 sur des restes de momies guanches, cette population préhispanique était d'origine berbère d'Afrique du Nord-Ouest[5],[6],[7].

Les deux îles les plus occidentales apparaissent sur la Planisphère de Dulcert en 1339[8]. Il paraît qu'en 1335 débarquèrent à Lisbonne deux bateaux contenant quatre prisonniers guanches.[réf. nécessaire] Ces bateaux étaient affrétés par le roi du Portugal avec un équipage florentin, génois et espagnol. Ces bateaux auraient atteint les îles en juillet de l'année 1341 sous le commandement du Florentin Angiolino del Teggihia de Corbizzi, avec comme pilote le Génois Niccoloso da Recco. Ils y restèrent cinq mois et, à leur retour à Lisbonne, ils apportèrent tant de choses intéressantes que Boccace en personne prit sa plume pour écrire un portrait des Guanches en se fondant sur les données apportées par Recco. Selon ce que rapporte Boccace, les îles Canaries « sont des terres rocailleuses sans aucun type de cultures agricoles, mais riches en chèvres et autres animaux et remplies d'hommes et de femmes dénudés s'apparentant à des sauvages. Certains de ces hommes semblent avoir du pouvoir sur les autres et s'habillent de peaux de chèvres teintes à l'aide de safran et de colorants rouges. Ces peaux ont l'air fines et sont cousues avec soin grâce à des fils faits en tripes d'animaux. […] Leur langage est très doux, et leur façon de parler très vive et rapide rappelle l'italien ». Boccace posa le problème qui intrigue toujours ceux qui étudient les Guanches, c'est-à-dire comment est-il possible que dans les îles Canaries coexistent aux côtés de troglodytes, des gens civilisés qui ont des maisons avec potagers remplis de légumes ? Ces Guanches plus civilisés des îles orientales vivaient aussi presque dénudés. En revanche, ils cultivaient le blé et vivaient dans des villes. Ils avaient des rois, des prêtres et une noblesse, ils adoraient une divinité féminine et embaumaient leurs morts.

Royaume des Canaries (1402-1479)[modifier | modifier le code]

Carte des îles Canaries vers 1780

Dans les années qui suivirent, les îles furent le lieu de prédilection pour les chasseurs d'esclaves de tous les horizons qui capturaient les grands blonds afin de les revendre aux seigneurs d'Afrique du Nord. Et ceci jusqu'en 1402 et l'arrivée du navigateur dieppois Jean de Béthencourt[9] accompagné d'émigrants français. Béthencourt, qui avait pour but la christianisation des îles, parvint à s'établir à Lanzarote, puis à Fuerteventura et à El Hierro. Il fut reconnu roi des Canaries par Henri III de Castille, mais ne mit jamais pied sur les autres îles, beaucoup plus peuplées et dont les habitants étaient de farouches guerriers. Jean de Béthencourt est né en 1362 en pays de Caux, à Grainville-la-Teinturière. Les tisserands de Grainville-la-Teinturière tenaient leur fortune d'un colorant issu d'un lichen (l'orseille Roccella tinctoria). Ce lichen est très présent sur les îles Canaries où il est utilisé depuis les temps les plus reculés pour teindre la laine d'une couleur pourpre. Il est donc fort probable que Jean de Béthencourt avait également des visées lucratives lors de la conquête des îles Canaries.

Pendant des dizaines d'années, Portugais et Espagnols se disputèrent la possession des terres. L'archipel, étape importante sur les routes maritimes conduisant vers l'Afrique australe, l'Asie et l'Amérique, fut finalement attribué à l'Espagne en 1479 par le traité d’Alcáçovas. (Mais les Portugais bénéficiaient de l'île de Madère, située non loin au nord des Canaries).

Concernant Tenerife : Tenerife fut la dernière des îles conquises par les espagnols du fait de la grande résistance dont ses habitants on fait preuve. Le premier débarquement a eu lieu par les rois catholiques en 1464 à l'endroit où se situe actuellement la capitale, Santa Cruz de Tenerife. Les envahisseurs n'ont pas rencontré de résistance à cette occasion. Mais quand ils essayèrent d'avancer vers le nord de l'île, sous le commandement de Fernández de Lugo qui avait déjà participé à la conquête des autres îles, ils se sont heurtés aux hommes féroces du mencey Bencomo qui en finirent avec la majorité des envahisseurs. Le lieu où se produisit la Bataille est connu sous le nom de " Le massacre de Acentejo ". Peu après, De Lugo est retourné sur l'île accompagné d'un nouveau contingent militaire et ils tuèrent Bencomo sur la côte de San Roque, dans le nord de l'île. Quelques mois après, les espagnols ont lancé une troisième offensive qui s'est soldée par leur victoire, le 25 décembre 1495. À partir de ce jour l'endroit porta le nom de " La victoire de Acentejo ". Ayant perdu tout espoir, Bentor se jeta dans le vide, du haut du précipice de Tigaiga.

Même si les conquistadors s'étaient déjà emparés de presque tout le territoire de Tenerife, il restait encore quelques noyaux de résistance dans les montagnes, ce qui a entraîné deux ans de lutte supplémentaire jusqu'à ce que, finalement après la reddition des derniers menceyes, De Lugo fut nommé gouverneur de Tenerife et La Palma le 5 novembre 1496.

Massacrés, emmenés en esclavage ou assimilés par les colons, les différents peuples Guanches disparurent, ainsi que leurs langues et leur culture.

Christophe Colomb y vécut et y fit escale pendant son voyage de découverte de l'Amérique.

Génétique[modifier | modifier le code]

En 2009, une étude génétique sur la population guanche a été mené par des équipes espagnoles (Université de Laguna et l'institut de médecine légale de l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle) et une équipe portugaise (Institut de pathologie et d'immunologie de l'université de Porto) sur le chromosome Y qui est uniquement transmis de père en fils, et permet de suivre la lignée mâle d'une famille ou d'une ethnie. Jusqu'ici les recherches avaient plutôt privilégié l'ADN mitochondrial, qui reflète l'évolution des lignées maternelles. Cette analyse génétique a confirmé la théorie de l'origine berbère des autochtones des îles Canaries. D'autre part, les résultats apportent également de nouvelles découvertes, comme le fait que la contribution européenne à la population canarienne actuelle provient essentiellement des hommes, alors que pour les lignées maternelle, il y a une présence plus grande d'origine berbère, indiquant un fort degré d'unions entre hommes européens et femmes guanches. Cette étude sur le chromosome Y dans la population canarienne a révélé l'impact de la colonisation européenne auprès de la population masculine canarienne . "En estimant la proportion de lignées européennes présentes dans l'actuelle population canarienne, on a trouvé qu'elles représentent plus de 90 %", a déclaré Fregel. Toutefois, les études de l'ADN mitochondrial (ligne maternelle) sur la population actuelle ont montré une survie remarquable de lignages autochtones dans la population actuelle, avec une contribution maternelle dépassant les 40 %. La contribution ibérique et européenne au patrimoine génétique mâle des îles Canaries est passé de 63 % durant le XVIIe et XVIIIe siècles à 83% actuellement. En parallèle, la contribution aborigène est passée de 31 à 17 %, et celle des sub-sahariens de 6 à 1 %. Du côté maternel, l'apport européen est plus constant, car il est passé de 48 à 55 % et pour les aborigènes de 40 à 42 %. Les études montrent une diminution de l'apport sub-saharien de 12 à 3 % au cours des trois derniers siècles[10],[6].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les îles Canaries tirent leur nom du latin Canariae Insulae (îles aux chiens), nom appliqué initialement à la seule Grande Canarie (Canaria Insula). Ce nom proviendrait des grands chiens sauvages (canes) que les premiers explorateurs ont découverts sur l'île[11], à moins que ce ne soit à cause des phoques, également désignés sous le nom de « chiens de mer ».

Dans certains de ses écrits, Pline l'Ancien décrivait, tout à l'ouest du monde, une île où vivaient des hommes-chiens ; les explorateurs, en découvrant les grands chiens sauvages de l'île, ont ainsi pu croire qu'il s'agissait de la même île, décrite aussi par Hérodote.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation institutionnelle[modifier | modifier le code]

Les Canaries constituent une communauté autonome espagnole, étant régies par les dispositions de la Constitution de 1978 et de la loi organique du 10 août 1982 portant statut d'autonomie, partiellement réformée par la loi organique du 30 décembre 1996.

Le pouvoir exécutif est exercé par le président du gouvernement (Presidente del Gobierno de Canarias) et son gouvernement (Gobierno). Le pouvoir législatif est confié au Parlement des Canaries (Parlamento de Canarias). Les Canaries étant politiquement organisées en régime parlementaire, les députés contrôlent l'action de l'exécutif, élisent et peuvent renverser le président. En revanche, le pouvoir judiciaire revient au tribunal supérieur de justice (TSJC), qui relève de la justice de l'État.

Capitale[modifier | modifier le code]

L'archipel a deux capitales, Las Palmas de Gran Canaria et Santa Cruz de Tenerife. Le président et le vice-président passent de l'une à l'autre lors de chaque session ordinaire, mais ne doivent jamais se trouver dans la même capitale. Les départements exécutifs sont répartis à parité entre les deux villes. De même, deux chambres du TSJC sont à Santa Cruz, la présidence et les autres chambres étant fixées à Las Palmas.

En revanche, le Parlement siège en permanence à Santa Cruz.

Situation politique[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, les Canaries sont dirigées par la Coalition canarienne (CC), coalition puis parti politique régionaliste de centre-droit. Généralement associée aux conservateurs du Parti populaire (PP), la CC gouverne, depuis les élections régionales de 2011, en coalition avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ce qui lui permet de conserver la présidence du gouvernement, le PP étant arrivé en tête.

Depuis 2007, le président du gouvernement est Paulino Rivero.

Les îles[modifier | modifier le code]

Même si les Canaries sont divisées en deux provinces, aucune d'elle n'a de Députation provinciale. En effet, le pouvoir politique local est décentralisé au niveau de chaque île, qui disposent toutes d'un cabildo.

Le Cabildo est élu au suffrage universel direct et comprend de onze à vingt-et-un membres. Il s'organise en une assemblée (pleno) et un conseil de gouvernement (Consejo de Gobierno), à la tête duquel se trouve un président.

Économie[modifier | modifier le code]

Urbanisation extensive de Playa de las Américas (Tenerife)
Côte Nord de La Palma

Malgré une attraction touristique très forte, les travailleurs des îles Canaries sont les moins biens payés d'Espagne avec des salaires moyens inférieurs à 1 325 € net mensuels. Le chômage atteint en outre des proportions très importantes, touchant 35% de la population active[12].

L'industrie est surtout développée dans les activités portuaires et le raffinage de pétrole (la Refinería de Petróleo en Santa Cruz de Tenerife est la plus grande raffinerie d'Espagne) et l'agroalimentaire.

L'agriculture est très peu développée, mais il existe une race bovine endémique, la Palmera. Seuls 10 % de la surface des îles est cultivée avec des céréales, des vignes, du tabac, des bananes, des tomates et des fruits tropicaux, principalement avocats, mangues et ananas. Ces produits sont exportés essentiellement vers l'Espagne et le reste de l'Union européenne.

Par leur climat tropical et ensoleillé, et du fait de leurs paysages volcaniques, les îles Canaries sont une destination touristique de premier plan, (principalement Tenerife)[13],[14],[15] avec onze millions de touristes par an. Le secteur tertiaire représente 75 % de l'économie des îles Canaries.

Courant migratoire des Africains[modifier | modifier le code]

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Porte d'entrée de l'Union européenne, les îles Canaries ont reçu depuis le début de 2007 plus de 4 700 clandestins.[réf. nécessaire]

En 2006, le nombre d'arrivées avait atteint 31 200 personnes débarquées illégalement. Environ 300 personnes auraient péri en mer en 2006 pendant la traversée en Cayuco, bateau traditionnel des pêcheurs du Sénégal, des 800 km séparant les côtes de la Mauritanie à l'île de Tenerife. Cette nouvelle route maritime de l'immigration illégale s'est développée depuis le renforcement des contrôles dans le détroit de Gibraltar.

À Dakar, les bateaux de pêche déchargent du poisson le jour et embarquent la nuit des candidats au départ vers les îles Canaries, en attendant l'Europe. Bien que l'Espagne et le Sénégal aient renforcés les patrouilles aériennes et maritimes, l'exode se poursuit.

L'Union européenne a apporté son soutien financier et matériel à l'Espagne et au royaume du Maroc pour les encourager à lutter efficacement contre ce courant migratoire. Des missions de police de l'agence Frontex[16] sont régulièrement organisées, ainsi que dans les enclaves africaines espagnoles de Ceuta et Melilla.

En 2006, la grande majorité des immigrés subsahariens qui parvenaient aux îles Canaries étaient transportés vers des centres d'hébergement de la péninsule Ibérique, faute d'accord de rapatriement avec leurs pays d'origine. Après deux mois passés dans un centre d'hébergement et munis d'une carte d'expulsion inapplicable, ils étaient relâchés en Espagne. La plupart prenaient ensuite la route vers le nord de l'Europe. En 2007, l'Espagne a expulsé 500 immigrés subsahariens. Elle a légalisé environ 500 000 immigrés clandestins ces dernières années.

L’ONG HRW a publié le 26 juillet 2007 un rapport intitulé Unwelcome Responsibilities: Spain’s Failure to Protect the Rights of Unaccompanied Migrant Children in the Canary Islands[17] où elle dénonce les conditions de détention des enfants migrants africains arrivés clandestinement aux îles Canaries. Entre 400 et 500 enfants sont détenus dans des centres d’accueil surpeuplés, avec des conditions d’hygiènes déplorables[18].[réf. nécessaire]

Codes[modifier | modifier le code]

Les îles Canaries ont pour code : IC, une extension exceptionnelle au code ISO 3166-1,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Real Decreto de 30 de noviembre de 1833 sur wikisource
  2. (es) « Loi du 6 juin 1997 relative aux sièges des organes de l'administration publique de la communauté autonome des Canaries », Noticias Juridicas
  3. (es) Instituto Canario de Estadística (ISTAC), chiffres de 2011
  4. De violents incendies ont détruit 35 000 hectares de forêts aux Canaries, Le Monde du 31 juillet 2007 - consultée le 10 novembre 2012
  5. "Autochthonous (E-M81) and prominent (E-M78 and J-M267) Berber Y-chromosome lineages were detected in the indigenous remains, confirming a North West African origin for their ancestors which confirms previous mitochondrial DNA results", Fregel et al. 2009, Demographic history of Canary Islands male gene-pool: replacement of native lineages by European
  6. a et b Maca-Meyer et al. 2003, Ancient mtDNA analysis and the origin of the Guanches
  7. Bernard Lugan, Histoire de l'Afrique des origines à nos jours. Ellipses Edition Marketing S.A., 2009. Page 269. (ISBN 978-2-7298-4268-0)
  8. Cartographie et géographie médiévale. Une carte colombienne. Page 199
  9. Jean de Béthencourt, Le Canarien : Histoire de la première descouverte et conqueste des Canaries, faite dès l'an 1402 escrite du temps mesme par Jean de Béthencourt, plus un Traicté de la navigation et des voyages de descouverte et conquestes modernes et principales des François (1402-1422), introduction et notes par Gabriel Gravier, Société de l'histoire de Normandie, Rouen, C. Métérie, 1874.
  10. "The Iberian contribution to the male genetic pool increases from 63% in the 17th–18th centuries to 83% in the present-day population, which is accompanied by a parallel dropping of the male indigenous (31% vs 17%) and sub-Saharan (6% vs 1%) contributions. However, relative proportions in the female pool are strikingly constant for Iberians (48% vs 55%) and aborigines (40% vs 42%), from the 17th–18th centuries to the present, and only the sub-Saharan female contribution shows an important decrease (12% vs 3%). ", Fregel et al. 2009, Demographic history of Canary Islands male gene-pool: replacement of native lineages by European
  11. Chrysti the Wordsmith, Verbivore's Feast', ISBN 1-56037-265-6, p. 54.
  12. https://ec.europa.eu/eures/main.jsp?lang=fr&acro=lmi&catId=441&countryId=ES&regionId=ES7&langChanged=true
  13. [PDF](es)COYUNTURA TURISTICA DE CANARIAS diciembre 2009 Sur le site gobiernodecanarias.org
  14. (es)Entrada general de pasajeros a los aeropuertos canarios en 2009 ... Sur le site gobiernodecanarias.org
  15. (es)Instituto Nacional de Estadística de España Sur le site .ine.es
  16. agence européenne de contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne
  17. Responsabilités fâcheuses : l’incapacité de l’Espagne à protéger les droits des enfants migrants non accompagnés dans les îles Canaries
  18. Une solution concertée pour résoudre le problème des enfants migrants, Irin, 2 août 2007

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]