Samy Naceri

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Samy Naceri

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Samy Naceri au festival de Cannes 2011

Nom de naissance Saïd Naceri
Naissance 2 juillet 1961 (53 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession Acteur
Films notables Taxi (série de films)
Indigènes

Samy Naceri, né Saïd Naceri le 2 juillet 1961 dans le 4e arrondissement de Paris, est un acteur et producteur français. Il est surtout connu pour avoir interprété le rôle de Daniel Morales, un chauffeur de taxi marseillais adepte de la vitesse, dans la saga cinématographique Taxi de Gérard Pirès et Gérard Krawczyk.

La presse a régulièrement rendu compte de ses violents coups de sang[1], pour lesquels il a été condamné à de la prison ferme à plusieurs reprises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris d'une mère française, Jacqueline Leroux, originaire de Normandie, et d'un père algérien de l'ouest algérien, Djilali, venu d'Algérie avant l'indépendance, Saïd Naceri a d'abord été peintre en bâtiment. Élevé dans un logement modeste rue Saint-Martin avec ses six frères et sœurs, dont l'un d'eux, Larbi Naceri, est aussi devenu acteur, il déménage ensuite avec sa famille dans la ZUP de Fontenay-sous-Bois.

Il quitte l'école à l'âge de 16 ans et il occupe une succession de petits boulots au cours des années qui suivent. Dans la jeune vingtaine, Naceri se coupe au visage, conséquence « d'une rencontre frontale avec le pare-brise d'une Renault 5 turbo, un soir de bringue »[2]. Il arbore toujours cette petite cicatrice, qui l'a marqué de l'arcade à la pommette. En 1984, il est condamné à cinq ans de prison pour braquage. En fait, il était le chauffeur d'une équipe de braqueurs de banque mais ses complices l'ont abandonné avec la voiture du braquage, qui avait par ailleurs été volée et au volant de laquelle il sera appréhendé un peu plus tard. Il effectue quatre ans de détention.[réf. nécessaire]

Pendant plusieurs années, il tente de rallier le monde de la scène, mais ses efforts ne sont récompensés que par des rôles de figuration. C'est à cette période qu'il décide de changer son prénom de Saïd en Samy[3].

Thomas Gilou lui donne sa première vraie chance en lui confiant le rôle de Nordine dans le film Raï. Naceri impressionne la critique et récolte deux prix d'interprétation, au Festival international du film de Locarno et au Festival du film de Paris.

La carrière de Naceri prendra un envol inattendu après une rencontre avec le réalisateur et producteur Luc Besson. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés lors du tournage de Léon (1994), dans lequel le jeune acteur tenait le rôle d'un policier cagoulé dans l'une des dernières scènes du film. Leurs chemins se croiseront de nouveau quelques années plus tard. Il fait une apparition dans le clip Nés sous la même étoile du groupe IAM.

Samy Naceri au festival de Cannes 2000.

« Ne me déçois pas »[3], lance Besson à l'acteur, en lui confiant le rôle de Daniel Morales, un jeune chauffeur de taxi de Marseille qui se passionne pour les voitures puissantes et la vitesse folle. Malgré les critiques plutôt tièdes, Taxi (1998) atteint des sommets au box-office avec 8 millions d'entrées. Le succès du premier épisode pousse le producteur à récidiver : Taxi 2 (2000), Taxi 3 (2003), et Taxi 4 (2007) présentent un sympathique chauffeur de taxi qui se met, un peu malgré lui, au service des autorités.

En 2006, il a reçu, avec ses partenaires Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan, le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes[4] pour Indigènes.

Il a été marié à l'actrice Marie Guillard avec qui il a eu un fils Julian, né en 1995, ainsi que deux plus grandes filles.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Figurant dans le clip d'IAM, Nés sous la même étoile
  • 2005 : Figurant dans le clip de Puissance Nord, On lâchera pas le ghetto
  • 2008 : Figurant dans le clip de Tunisiano, Je porte plainte
  • 2011 : Figurant dans le clip de Kenza Farah, Sans jamais se plaindre
  • 2013 : Figurant dans le clip de Röya, Günahsız Günahım

Producteur[modifier | modifier le code]

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, il apparaît régulièrement dans la chronique judiciaire pour divers délits qui le conduisent plusieurs fois en prison.

  • Samy Nacéri a comparu le 15 mars 2011 devant la XVIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris pour blessures volontaires et menaces de mort. Le ministère public a requis cinq ans de prison, dont deux fermes pour « blessures volontaires », « menaces de mort » et « harcèlement téléphonique ».
  • Le 28 avril 2011, il est condamné à 16 mois de prison ferme[5]. Une peine aménagée lui permet de ne pas retourner immédiatement en prison.
  • Durant le festival de Cannes 2011, Samy Naceri se signale par un comportement agité qui lui vaut de comparaître en justice pour « outrage à agent et exhibitionnisme »[6].
  • Peu après, le 30 mai, il est à nouveau incarcéré, cette fois à la prison de Grasse, après s'être présenté à un commissariat dans le cadre de son contrôle judiciaire[7]. Le 23 juin, Samy Naceri est interné d'urgence dans une unité psychiatrique de Nice[8] sur la demande de sa compagne, qui dénonce des mauvais traitements infligés en prison à l'acteur et l'ayant poussé au suicide[6]. Il y demeure une quinzaine de jours. Il est ensuite envoyé à l'hôpital de Fresnes où des soins lui sont prodigués. Puis, à sa demande pour rapprochement familial, il est transféré à la prison de la Santé dans une chambre VIP pour les personnalités. Il en sort le 21 mars 2012, muni d'un bracelet électronique pour quelques mois[9].
  • Le 12 septembre 2012, un chauffeur de taxi a porté plainte contre Samy Naceri pour "exhibition sexuelle et injures". Le comédien aurait eu ce comportement après avoir été bloqué, pendant quelques minutes, dans une rue parisienne dans laquelle il circulait.
  • Le 23 juin 2013, l'acteur a été retrouvé par les pompiers gravement blessé après avoir été sauvagement agressé par des trafiquants de drogue. Ses agresseurs auraient aussi empêché les pompiers de lui porter les premiers soins qui lui étaient nécessaires.
  • Le 13 janvier 2014, l'acteur s'est rendu au domicile de son ex-compagne (Audrey) complètement ivre. Cette dernière, après avoir vu sa porte dégradée par le comédien, a prévenu la police. L'acteur a été placé en cellule de dégrisement.
  • Le 15 janvier 2014, l'acteur s'est rendu une nouvelle fois chez son ex-compagne (Audrey) toujours en état d'ébriété. Une bagarre a éclaté, et le comédien a été mis en garde à vue avant de se faire hospitaliser à cause d'un coup de couteau reçu dans le poignet, par son ex. Cette dernière a elle aussi été interpellée.
  • Le 2 mars 2014, il est de nouveau placé en garde à vue à la suite d'une agression commise au couteau sur une femme qui refusait ses avances.
  • Le 14 août 2014, nouvelle garde à vue pour l'acteur au motif de violences conjugales[10].
  • Le 13 octobre 2014, il est à nouveau en garde à vue pour s'en être pris à sa compagne, qui s'était plainte de violences conjugales trois jours plus tôt[11].

Condamnations, gardes à vue et mises en examen[modifier | modifier le code]

  • En 1984, pour braquage[12].
  • En octobre 2002, pour injures[13],[14],[15],[16].
  • En 2003, pour voies de fait[17],[18],[19] commises en 2000[20].
  • En 2005, pour « violences volontaires en récidive »[21], ce qui l'empêchera de jouer le rôle principal dans la première version théâtrale en France d’Orange mécanique[22].
  • En 2006, pour outrages et injures racistes envers des policiers[23].
  • En 2007, pour agression à l'arme blanche sur un vigile[24].
  • En 2007, après avoir défiguré à coups de cendrier (plus de 30 points de suture) un styliste de la marque Von Dutch, pour être — selon lui — arrivé en retard à un rendez-vous dans un restaurant, il est condamné à dix mois de prison ferme[25].
  • En octobre 2008, pour avoir accidentellement renversé une policière, avec une voiture qu’il conduisait sans permis, il est condamné à six mois de prison ferme et 7 500 euros d'amende[26].
  • Le 11 janvier 2009 : il est mis en examen pour « violences volontaires », après avoir agressé au couteau et blessé au cou un proche de son ex-compagne à Paris étant sous l'emprise de l'alcool[27]. Il déclare le 26 novembre 2009 sur le plateau du Grand Journal cependant que « c’est pas toujours [sa] faute ».
  • Le 28 avril 2011, pour blessures volontaires, menaces de mort et harcèlement téléphonique, il est condamné à 16 mois de prison ferme[28].
  • Le 25 juin 2013, pour dégradation volontaire de bien privé à la suite d'une violente bagarre.
  • Le 15 janvier 2014, pour altercation violente avec son ex-compagne.
  • Le 2 mars 2014, pour agression à l'arme blanche sur une femme[29].
  • Le 14 août 2014, pour violences conjugales[10].
  • Le 13 octobre 2014, pour de nouvelles violences conjugales.

Confrontation Rushdie-Naceri[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2005, Naceri participe à l'enregistrement de l'émission Tout le monde en parle. Pendant son entrevue avec l'écrivain Salman Rushdie, l'animateur Thierry Ardisson pose une question au sujet de la fatwa de 2,8 millions de dollars dont il a été frappé après la parution de son ouvrage Les Versets sataniques. Présent sur le plateau, Naceri aurait alors déclaré à Rushdie : « Pour 50 balles, moi, je te fume. » d'après le journal Le Point[30]. Interrogé à ce sujet, Ardisson déclare que Naceri « ne l'a jamais menacé de mort » mais confirme qu'il a été très agressif envers l'auteur britannique et qu'il a coupé plusieurs extraits lors du montage de l'émission. À la suite de l'incident, l'acteur aurait adressé une lettre à l'animateur pour s'excuser de son comportement lors du tournage[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Samy Naceri incarcéré après son coup de folie », Le Figaro, 11 janvier 2009.
  2. Éric Pelletier, Les dérapages de Samy Naceri, dans L'Express, n° 2606, jeudi 14 juin 2001, p. 102.
  3. a et b Flora Sauvage, La star qui décolle, dans l’Humanité hebdo ; Médias Télévision, samedi 7 octobre 2000, p. 28.
  4. Fiche biographique sur allocine.fr.
  5. « Naceri condamné à 16 mois de prison ferme », 20minutes.fr, 28 avril 2011.
  6. a et b Samy Naceri : de la prison à la psychiatrie, Le Nouvel observateur, 24 juin 2011
  7. Retour à la case prison pour Samy Naceri, Libération, 31 mai 2011
  8. Samy Naceri placé en hôpital psychiatrique, Le Figaro,
    • 24 juin 2011
  9. Samy Naceri, libre, bientôt au théâtre pour jouer un prisonnier, France Soir, 26 Mars 2012
  10. a et b [1]
  11. « Nouvelle garde à vue pour Samy Naceri », sur RTL,‎ 15 octobre 2014
  12. Samy et les chimères, NouvelObservateur
  13. Philippe du Tanney, Les nouvelles frasques de Samy Naceri, dans Le Figaro, n° 17644, jeudi 3 mai 2001, p. 16
  14. Philippe du Tanney, Sami Naceri condamné pour injures, dans Le Figaro, n° 17668, jeudi 31 mai 2001, p. 11
  15. Philippe du Tanney, Le timide repentir de Samy Naceri, dans Le Figaro, n° 18071, samedi 14 septembre 2002, p. 10
  16. Associated Press, Samy Naceri à l'amende, dans Le Monde, samedi 12 octobre 2002
  17. Christophe Cornevin, Nouveaux dérapages pour le chauffeur de « Taxi », dans Le Figaro, n° 17475, mardi 17 octobre 2000, p. 15
  18. Éric Pelletier, Les dérapages de Samy Naceri, dans L'Express, n° 2606, jeudi 14 juin 2001, p. 102
  19. Philippe du Tanney, Samy Naceri conducteur violent, dans Le Figaro, n° 18282, mardi 20 mai 2003, p. 13
  20. Angélique Negroni, Samy Naceri perd son permis, dans Le Figaro, n° 18306, mardi 17 juin 2003, p. 11
  21. Le Monde, lundi 28 novembre 2005, p. 8
  22. Nouveaux démêlés policiers pour Samy Naceri, dans Le Figaro, samedi 1er avril 2006, p. 12.
  23. Condamnation sur le site de LCI
  24. Condamnation pour agression d'un vigile
  25. Condamnation à 10 mois fermes
  26. Samy Naceri retourne en prison
  27. Samy Naceri mis en examen pour « violences volontaires », consulté le 8 janvier 2009.
  28. « Nacéry condamné à 16 mois de prison ferme », 20minutes.fr, 28 avril 2011.
  29. [2]
  30. Christophe Ono-Dit-Biot, Samy l'embrouille a encore frappé, dans Le Point, jeudi 1er décembre 2005, p. 82.
  31. Garrigos Raphaël, Naceri-Rushdie à « Tout le monde en parle » : la polémique, dans Libération, n° 7622, jeudi 10 novembre 2005, p. 19.

Bibliographie[modifier | modifier le code]