Angola

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République d'Angola

República de Angola (pt)

Repubilika ya Ngola (kg)

Drapeau
Drapeau de l'Angola
Blason
Armoiries de l'Angola
alt=Description de l'image Angola (orthographic projection).svg.
Devise nationale Virtus Unita Fortior.
L'union fait la force.
Hymne national Angola Avante
Administration
Forme de l'État République présidentielle
Président de la République José Eduardo dos Santos
Vice-président de la République Manuel Domingos Vicente
Langues officielles Portugais
Capitale Luanda

8° 50′ 18″ S 13° 14′ 04″ E / -8.83833, 13.23444

Géographie
Plus grande ville Luanda
Superficie totale 1 246 700 km2
(classé 23e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC + 1
Histoire
Indépendance Du Portugal
Date 11 novembre 1975
Démographie
Gentilé Angolais, Angolaise
Population totale (2013) 20 901 811 hab.
(classé 59e)
Densité 16,5 hab./km2
Économie
IDH (2007) 0,564 (moyen) (143)
Monnaie Kwanza (AOA​)
Divers
Code ISO 3166-1 AGO, AO​
Domaine Internet .ao
Indicatif téléphonique +244
Carte de l'Angola

L'Angola, en forme longue la République d'Angola, en portugais República de Angola, en kikongo Repubilika ya Ngola, est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de la Namibie et de la Zambie.

Le pays est un quadrilatère reliant l'Afrique centrale francophone à l'Afrique australe anglophone. Il est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. L’État angolais est né en 1975, sous le nom de République populaire d'Angola. Les frontières actuelles résultent de la colonisation européenne. Les identités sociales ethniques se maintiennent, mais un sentiment national s'est développé dans les dernières décennies. Cette ancienne colonie portugaise est membre de la communauté des pays de langue portugaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de l'Angola et Angola portugais.

Du début des années 1970 à 2002, le pays a connu une importante guerre civile, faisant à peu près 1 million de morts.

Politique[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Géographie de l'Angola et Villes d'Angola.

Le relief[modifier | modifier le code]

Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élevant en gradins (revers de plateau) depuis l’étroite plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant est Morro de Môco à 2 620 mètres[1]. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’Est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est 1 000 m. À l’Est, se trouve le bassin de très grands fleuves vers l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur le bouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

Climat[modifier | modifier le code]

Situé entre le tropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays le plus étendu au sud du Sahara après la République démocratique du Congo. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le nord, plus les précipitations sont importantes. Au nord, le climat est tropical humide avec la présence d'une saison sèche qui s'étend de juin à septembre où le temps est très voilé. Les Angolais parlent « d’hivernage ».

Plus on avance vers le tropique, plus le climat est désertique ; le désert de Namibie est l’un des plus anciens, les plus secs du monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’ergs. L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données[2]. Le long de la côte passe le courant de Benguela. Depuis la côte Angola – Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au sud, dans la région de Huambo. Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitation. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale de Cabinda. Les plateaux reçoivent 1 000 à 1 800 millimètres par an.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de l'Angola.

L'Angola est divisé en dix-huit provinces :

Carte des subdivisions numérotées de l'Angola

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Angola.

La République d'Angola est un producteur de matières premières, notamment des hydrocarbures et des pierres précieuses.

Son PIB par habitant était de 8 800 dollars en 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Angola.
Centre de formation dans la province de Moxico[3].

Le dernier recensement du pays remontant à 1970, les statistiques sont à prendre avec précaution et ne sont que des estimations. Un nouveau recensement du pays aura lieu en mai 2014[4]. La population de l'Angola est estimée à environ 20,6 millions d'habitants en 2012[5]. Environ un tiers de la population du pays réside dans la province de Luanda. Les groupes ethniques les plus importants sont les Ovimbundu (37 % de la population), les Ambundu (25 %) et les Bakongo (13 %). On compte également 2 % de métis et 1 % de blancs. En 2010, la pyramide des âges comprend 43,3 % de 0-14 ans ; 54 % de 15-64 ans et 2,7 % de plus de 65 ans.

Éducation[modifier | modifier le code]

Une minorité importante de la population adulte se constitue d'analphabètes[6]. 15 % de dépenses du gouvernement du pays de la période 1998-2007 étaient pour l'éducation[6]. Le pays est confronté au défi de l'enseignement supérieur[7].

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues d'Angola.

La langue officielle est le portugais, utilisée par peut-être (le dernier recensement en Angola remonte à 1970) 90 % des Angolais[8] dont 50 %[9], 65 %[10] ou 70 %[8] comme langue maternelle. Six langues bantoues ont le statut de langue nationale : umbundu (35,7 %), kimbundu (26,7 %), kikongo (9,8 %), chokwe (4,5 %), nganguela (6 % et) et kwanyama[11]. Au total, près d’une quarantaine de langues bantoues sont parlées comme langue maternelle ou seconde langue par les Angolais[12]. Le lingala est aussi présent depuis les années 1970 avec les quelque 400 000 Angolais de l'ethnie bakongo qui ont fui du Nord-Ouest de l'Angola à la suite de la répression coloniale, réponse à l'insurrection anti-coloniale de l'UPA, en 1961, et qui se sont installés en République démocratique du Congo (ancien Zaïre). Surtout dans la région de Kinshasa, ces Angolais ont très souvent abandonné leur langue d'origine, le kikongo, pour passer au lingala, et en retournant en Angola ils ont « importé » cette langue. Il y a déjà une génération d'enfants, et de jeunes de plus de 25 ans d'âge, qui sont nés lingalophones en Angola sans avoir jamais été au Zaïre ou au Congo[13].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion en Angola.

La religion principale en Angola est le christianisme[14]. On dénombre près de 1 000 églises ou organisations / institutions religieuses officiellements reconnues [15]. Un peu plus de la moitié de la population est constituée par les membres de l'Église catholique introduite par les Portugais dès le XVe siècle. Environ un quart appartient aux Églises protestantes fondées pendant la période coloniale, aux XIXe et XXe siècles, surtout à l'Église évangélique congrégationelle, concentrée dans le Plateau Central et les villes côtières avoisinantes, à l'Église méthodiste dont le fief est une région allant de Luanda jusqu'à Malange, ainsi que l'Église baptiste au Nord-Ouest, mais aussi les Églises luthériennes et reformées[16]. À ces Églises chrétiennes « traditionnelles » s'ajoutent les adventistes, les néo-apostoliques mais à partir de l'indépendance, souvent sous influence brésilienne, surtout d'innombrables communautés pentecostales ou semblables (y compris les Témoins de Jéhovah), qui surgissent en général dans les grandes villes où elles suscitent des adhésions massives. Il y a encore deux Églises chrétiennes-syncrétiques, l'Église kimbanguiste dont le centre se trouve en République démocratique du Congo, et l'Église tocoïste que s'est formée en Angola, toutes les deux des créations datant du temps colonial. Une proportion faible de la population, certainement inférieure à 5 %, se dit croyante d'une religion « animiste », mais il y a parmi les chrétiens, plus spécialement en milieu rural, un certain nombre qui maintient des croyances et pratiques « traditionnelles ». La proportion des musulmans, tous sunnites, est inférieure à 1 %. Il s'agit principalement d'immigrés de l'Afrique de l'Ouest.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de l'Angola.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An Ano Novo
4 janvier Jours des martyrs de la répression coloniale Dia dos mártires da repressão colonial
25 janvier Jour de Luanda Dia de Luanda Seulement à Luanda
4 février Début de la lutte armée Início da luta armada
8 mars Jour de la Femme Dia da Mulher
27 mars Fête de la Victoire Festa da Vitória
4 avril Jour de la paix et de la réconciliation nationale Dia da Paz e da Reconciliação Nacional
Vendredi saint Sexta-feira Santa
1er mai Fête du Travail Dia do Trabalho
25 mai Fête de l'Afrique Dia de África Le jour de la fondation en 1963 de l'Organisation de l'unité africaine
1er juin Fête des Enfants Dia das Crianças
17 septembre Anniversaire du Président Neto Aniversário do nascimento do Presidente Neto Agostinho Neto est le fondateur de la république d'Angola
2 novembre Jour des Morts Festa de Finados
11 novembre Fête de l'Indépendance Dia da Independência Fête Nationale
25 décembre Noël Natal

Lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.

La culture d'Angola est mélangée avec la culture portugaise et la culture bantoue, qui est d'origine angolaise.

Sport[modifier | modifier le code]

L'équipe d'Angola de football se qualifie pour la première fois de son histoire pour les phases finales de la coupe du monde de 2006 en Allemagne.

Le lundi 4 septembre 2006, l'Angola est désigné pour organiser la Coupe d'Afrique des nations de football en 2010.

Du 20 au 28 septembre 2013, l'Angola a organisé la 41e édition du championnat du monde de rink hockey à Luanda et Namibe[réf. souhaitée]

Codes[modifier | modifier le code]

L'Angola a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Merriam-Webster, Geographical Dictionary, Third Edition, Springfield, Massachusetts, Merriam-Webster, 1997 (ISBN 9780877795469).
  2. Gérard Sournia (sous la direction de), Atlas de l'Afrique, 2000, Éditions du Jaguar, Paris.
  3. Bénéficiant du fonds de la campagne « Ta journée pour l'Afrique » de l'organisation humanitaire allemande Aktion Tagwerk [1].
  4. http://www.africareview.com/News/Angola-census-to-be-held-in-2014/-/979180/1631024/-/58igb4z/-/index.html
  5. Population de l'Angola
  6. a et b http://www.unicef.org/infobycountry/angola_statistics.html
  7. GEO no 403 de septembre 2012 p. 116
  8. a et b http://www.ethnologue.com/country/AO/languages
  9. http://pages.infinit.net/marct/angola.htm
  10. http://en.wikipedia.org/wiki/Languages_of_Angola
  11. Angola, L'aménagement linguistique dans le monde, Jacques Leclerc.
  12. Languages of Angola, Ethnologue.
  13. Angolan People + United States Committee for Refugees and Immigrants, World Refugee Survey 2008 - Angola, 19 juin 2008.
  14. (en) Angola
  15. Fátima Viegas : Panorama das Religiões em Angola Independente (1975 - 2008). Ministério da Cultura / Instituto Nacional para os Assuntos Religiosos, Luanda, 2008
  16. Lawrence W. Henderson, The Church in Angola: A river of many currents, Cleveland / Ohio, Pilgrim Press, 1989. Benedict Schubert, Der Krieg und die Kirchen: Angola 1961 - 1991, Exodus, Luzerne, 1997.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jakkie Cilliers, Christian Dietrich (éd.)(2000): Angola’s war economy. Pretoria.
  • Michael Cromerford (2005), The Peaceful Face of Angola: Biography of a Peace Process (1991 to 2002), Luanda
  • Manuel Ennes Ferreira (1999): A indústria em tempo de guerra: Angola 1975-1991, Lisbonne
  • Fernando Florêncio (2010), 'No Reino da Toupeira', dans idem (éd.), Vozes do Universo Rural: Reescrevendo o Estado em África. Lisbonne
  • Global Witness (1999): A Crude Awakening: The Role of the Oil and Banking Industries in Angola’s Civil War and the Plunder of State Assets. Londres.
  • Global Witness (1998): A rough trade: The Role of Companies and Governments in the Angolan Conflict. Londres.
  • Global Witness (2000): Conflict Diamonds: Possibilities for the Identification, Certification and Control of Diamonds. Londres.
  • Global Witness (2002): Os Homens dos Presidentes'. Londres.
  • Fernando Andresen Guimarães (1998): The Origins of the Angolan Civil War: Foreign Intervention and Domestic Political Conflict, Houndsmills, Basingstoke + New York
  • Franz-Wilhelm Heimer (1980), Der Entkolonisierungskonflikt in Angola, Munich
  • Franz-Wilhelm Heimer (éd.) (1973), Social Change in Angola, Munich
  • Tony Hodges (2001): Angola from Afro-Stalinism to Petro-Diamond Capitalism, London + Bloomington, Indianapolis.
  • Tony Hodges (2004): The Anatomy of an Oil State, Oxford + Bloomington, Indianapolis
  • Human Rights Watch (2001): The Oil Diagnostic in Angola: An Update Complete Report. New York.
  • International Monetary Fund (1999): IMF Staff Country Report No. 99/25: Angola: Statistical Annex. Washington, D.C..
  • International Monetary Fund (2002): Mission Concluding Statements: Angola-2002 Article IV Consultation, Preliminary Conclusions of the IMF mission. Washington D.C.
  • Yves Loiseau, Pierre-Guillaume Roux (1989): Jonas Savimbi. Cologne.
  • Jean-Michel Mabeko-Tali (2005): Barbares et citoyens: L'identité nationale à l'épreuve des transitions africaines: Congo-Brazzaville, Angola, Paris: L'Harmattan
  • Assis Malaquias (2007): Rebels and Robbers: Violence in Post-Colonial Angola, Uppsala: Nordiska Afrikainstitutet
  • Médecins sans frontières (2002): Angola uma população sacrificada. Bruxelles.
  • Christine Messiant (2008):L'Angola post-colonial: Guerre et paix sans démocratisation, Paris: Karthala
  • Christine Messiant (2009): L'Angola post-colonial: Sociologie politique d'une oléocratie. Paris: Karthala
  • Didier Péclard (éd)(2008), L'Angola dans la paix: Autoritarisme et reconversions, dossier dans Politique africaine, p. 5 - 121.
  • Manuel Alves da Rocha (2009), Economia e Sociedade em Angola, 2. Ausg., Luanda: Nzila.
  • Keith Somerville (1986): Angola: Politics, Economics and Society, London + Boulder, Colorado
  • Inge Tvedten (2002): La scène angolaise. Limites et potentiel des ONG, Lusotopie 2002/1, p. 171-188.
  • Nuno Vidal & Justino Pinto de Andrade (éd.)(2008): O processo de transição para o multipartidarismo em Angola, 3e éd., Luanda
  • Nuno Vidal & Justino Pinto de Andrade (éd.)(2008): Sociedade civil e política em Angola: Enquadramento regional e internacional, Luanda

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]