Médéa
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| Médéa | ||
Vue générale sur Médéa |
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| Noms | ||
|---|---|---|
| Nom algérien | المدية | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Région | Titteri | |
| Wilaya | Médéa | |
| Daïra | Médéa | |
| Code postal | 26000 | |
| Code ONS | 2601 | |
| Démographie | ||
| Population | 138 355 hab. (2008[1]) | |
| Densité | 2 179 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 981 m | |
| Superficie | 63,5 km2 | |
| Localisation | ||
Localisation de la commune dans la wilaya de Médéa. |
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Médéa (en arabe: المدية) est une commune algérienne de la wilaya de Médéa, dont elle est le chef-lieu, située à 80 km au sud-ouest d'Alger et à 50 km à l'est de Khemis Miliana.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Médéa se situe sur les hauts plateaux qui ferment la vallée de la Mitidja à l'ouest à 981 m d'altitude.
Histoire [modifier]
Période antique [modifier]
Médéa serait l'ancienne station romaine de Medix ou ad Médias, ainsi appelée parce qu'elle était à égale distance de Tirinadi (Berrouaghia) et de Sufnsar (Amoura)[2].
Période ottomane [modifier]
En 1517, Baba Arroudj occupe Médéa et y installe une garnison d’infanterie turque et quelques cavaliers andalous émigrés d’Espagne[3]. Médéa devient la capitale du beylik du Titteri. Un bey, adjoint du dey d'Alger, y résidait. Le beylik du Titteri a été institué en 1547. Le dernier bey, Mostéfa Boumezrag, le dirigea de 1819 à 1830, date de la conquête de l'Algérie par la France[3].
Période de la colonisation française [modifier]
En 1837, après le traité de Tafna, Abd El-Kader en fit une de ses capitales[4]. Sa population est à l'époque voisine de 5 000 habitants[5].
Toponymie [modifier]
Médéa garda le nom latin de « Lambdia »[réf. nécessaire].
Économie [modifier]
À Médéa, se trouve une des plus grandes unités de production pharmaceutique d'Algérie (SAIDAL-Antibiotical)
Fabriques de chaussures et de vestes en cuir à Takbou, Ain d'Heb, R'mali et Damiatte.
Personnalités liées à Médéa [modifier]
- Jean Richepin, poète et écrivain, qui fut membre de l'Académie française, y est né le 4 février 1849.
- Pierre Ségelle (1899-1960), ministre français, y est né[6].
- Mohamed Bencheneb (1869-1929), écrivain algérien et professeur à la grande faculté des lettres à Alger.
- Saadane Benbabaali, né en 1948, professeur à la Sorbonne, écrivain, essayiste et poète algérien
- Edmond Faral, médiéviste français
- Yaacov Choukroun, grand rabbin assassiné pendant la guerre d'Algérie
- Meyer Jaïs (1907-1993), grand rabbin de Paris[7]
- Mahboub Bati, ( 17 novembre 1919 - 21 février 2000.)
Notes et références [modifier]
- Wilaya de Médéa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion. Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
- Géographie de l'Afrique du nord Ad Medias (à mi-chemin en latin) serait le nom d'un gîte d'étape romain sur la voie de Maurétanie Césarienne reliant la capitale Caesarea (Cherchell) à la colonia d'Auzia (Aumale). De cet Ad Medias déformé au cours des siècles serait sorti le nom de Médéa. Cette hypothèse n'est pas absurde : elle est d'ailleurs plus crédible avec la graphie arabe qui n'utilise que les 4 lettres M D I A qu'avec la graphie latine postérieure.
- Aperçu historique de la wilaya de Médéa, sur le site internet de la Chambre de commerce et d'industrie du Titteri. Consulté le 31/12/2011.
- Assia Djebar, Ahmed Kara-Ahmed, Villes d'Algérie au XIXe siècle, 1984 [présentation en ligne], p. 136
- Kamel Kateb, Européens, "indigènes" et juifs en Algérie (1830-1962), INED, 2001 [lire en ligne], p. 69
- Pierre Ségelle, de la médecine à la politique, Reflets du Loiret, Septembre-Octobre 2010, p 25
- Meyer JAÏS, Grand Rabbin de Paris, sur Judaïsme d'Alsace et de Lorraine