Médéa

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Médéa
Vue générale sur Médéa
Vue générale sur Médéa
Noms
Nom algérien المدية
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Titteri
Wilaya Médéa
Daïra Médéa
Code postal 26000
Code ONS 2601
Démographie
Population 138 355 hab. (2008[1])
Densité 2 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 16′ 03″ N 2° 45′ 00″ E / 36.267494, 2.75010136° 16′ 03″ Nord 2° 45′ 00″ Est / 36.267494, 2.750101  
Altitude 981 m
Superficie 63,5 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Médéa.
Localisation de la commune dans la wilaya de Médéa.

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Médéa

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Médéa

Médéa (en arabe: المدية) est une commune algérienne, chef-lieu de la wilaya de Médéa, située à 80 km au sud-ouest d'Alger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Médéa est à 50 km à l'est de Khemis Miliana, à 40 km au sud de Blida et à 80 km au nord de Ksar el Boukhari.

La commune se trouve au nord-ouest de la wilaya.

Communes limitrophes de Médéa
Tamesguida Tamesguida El Hamdania
Draa Essamar Médéa Ouzera
Tizi Mahdi Tizi Mahdi Ouzera

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Médéa, à 981 m d'altitude, est une ville de montagne de l'Atlas tellien, située dans une dépression entre le massif de l'Ouarsenis au sud et l'Atlas blidéen au nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Médéa est desservie par deux routes principales :

  • la route nationale 1 vers Blida au nord (par les Gorges du Chiffa), qui rejoint l'autoroute A1 vers Alger ; vers Laghouat et le Sahara au sud ;
  • la route nationale 18 vers Khémis Miliana à l'ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période antique[modifier | modifier le code]

Médéa correspondrait à une localité romaine nommée Medix ou ad Médias (« à mi-chemin » en latin), ainsi appelée parce qu'elle était à égale distance de Tirinadi (Berrouaghia) et de Sufnsar (Amourah), gîte d'étape de Maurétanie Césarienne sur la voie reliant la capitale Caesarea (Cherchell) à la colonie d'Auzia (Aumale)[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Médéa est créée il y mille ans par Bologhin ibn Ziri Ibn Menad de la dynastie berbère des Zirides, à la même époque qu'Alger ou Djazair banû Mezghena des Zirides[réf. nécessaire].

Ibn Khaldoun nous apprend que la région de Médéa comme celles d'Alger, Blida et M'Sila font alors partie du territoire de la grande confédération des tribus berbères Senhadja, devenu très puissante sous Ziri beni Menad qui réussit a les unifier au dixième siècle. Mais épuisée par des luttes incessantes contre les Berbères nomades (les Zenatas et les Mourabitoun à l’ouest, les Zirides à l’est) et le harcèlement des tribus nomades arabes au sud, elles ne peuvent résister au coup final que leur portent les Almohades.

Période ottomane[modifier | modifier le code]

Après avoir pris Alger en 1516, Arudj Barberousse occupe Médéa en 1517 et y installe une garnison d’infanterie turque avec quelques cavaliers andalous émigrés d’Espagne[3].

Dans le cadre de la Régence d'Alger, Médéa devient la capitale du beylik du Titteri, institué en 1547, résidence du bey, adjoint au dey d'Alger.

Le dernier bey, Mostéfa Boumezrag, le dirige de 1819 à 1830, date de la conquête de l'Algérie par la France[3].

Période de la colonisation française[modifier | modifier le code]

La place du Marché Arabe, avec l'épicerie Ayache vers 1910

Les premiers mois (1830-1831)[modifier | modifier le code]

Après la prise d'Alger en juin 1830 par les troupes du maréchal de Bourmont et le retrait d'Hussein Dey (début juillet), Mostéfa Boumezrag reconnaît d'abord le nouveau pouvoir[4], puis déclare son insoumission à la suite des exactions commises à Alger, participant dès lors à la rébellion aux alentours de cette ville.

En novembre 1830, le nouveau[5] commandant en chef français, le général Clauzel, qui envisage une conquête facile de l'ensemble du pays, lance une expédition et s'empare de Blida, puis de Médéa (22 novembre). Mostéfa Boumezrag réussit à quitter la ville, mais se rend peu après. Clauzel nomme un nouveau bey, Mostéfa ben Omar (Mustapha Ben Omar), lui laissant une garnison française, puis repart à Alger. Dès la fin du mois, Blida doit être évacuée, et une colonne de renfort (général Boyer) doit être envoyée à Médéa, attaquée par les tribus de la région. La situation paraissant rétablie, les troupes françaises sont évacuées. Cet échec relatif du général Clauzel est une des raisons de son départ au début de 1831.

La rébellion reprend un peu plus tard sous la direction du fils de Mostéfa Boumezrag, Oulid[6]. En juin 1831, le général Berthezène (nouveau commandant en chef) dirige une colonne qui parvient à Médéa le 29 ; Oulid Boumezrag refusant l'affrontement direct, Berthezène parcourt la région en détruisant les récoltes, puis quitte Médéa le 2 juillet en emmenant Ben Omar ; le retour à Alger est très difficile. Cette opération, considérée comme une défaite de l'armée française, renforce les rebelles.

Le traité de la Tafna et ses suites[modifier | modifier le code]

Le traité de Tafna, conclu en 1837 entre le maréchal Bugeaud et l'émir Abd el-Kader, accorde à celui-ci, entre autres, le contrôle de la province du Titteri.

Médéa devient donc une des capitales de l'émirat d'Abd el-Kader[7]. Sa population est à l'époque voisine de 5 000 habitants[8]. Il confie le beylik à son frère Mustapha.

Économie[modifier | modifier le code]

À Médéa, se trouve une des plus grandes unités de production pharmaceutique d'Algérie (SAIDAL-Antibiotical), ainsi que des fabriques de chaussures et de vestes en cuir à Takbou, Ain d'Heb, R'mali et Damiatte.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'Université de Médéa[modifier | modifier le code]

L'Université Dr. Yahia Fares dispose de trois facultés :

  • Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences Sociales et Humaines (Aïn D'hab).
  • Faculté de Droit (dans l'ancien Théâtre, M'sallah).
  • Faculté des Sciences et Technologie, de Gestion et d'Économie (située au niveau du Grand pôle urbain ).

Personnalités liées à Médéa[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Médéa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Géographie de l'Afrique du nord De cet Ad Medias serait sorti le nom de « Médéa ». Cette hypothèse n'est pas absurde : elle est d'ailleurs plus crédible avec la graphie arabe qui n'utilise que les 4 lettres M D I A qu'avec la graphie latine postérieure.
  3. a et b Aperçu historique de la wilaya de Médéa, sur le site internet de la Chambre de commerce et d'industrie du Titteri. Consulté le 31/12/2011.
  4. Abd el-Kader, Fayard, 1994, p. 71.
  5. Bourmont est relevé de ses fonctions à la suite de la Révolution de Juillet en France.
  6. Abd el-Kader, Fayard, 1994, p. 87.
  7. Assia Djebar, Ahmed Kara-Ahmed, Villes d'Algérie au XIXe siècle,‎ 1984 (présentation en ligne), p. 136
  8. Kamel Kateb, Européens, "indigènes" et juifs en Algérie (1830-1962), INED,‎ 2001 (lire en ligne), p. 69
  9. Pierre Ségelle, de la médecine à la politique, Reflets du Loiret, Septembre-Octobre 2010, p 25
  10. « Meyer JAÏS, Grand Rabbin de Paris », sur Judaïsme d'Alsace et de Lorraine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur Médéa
Sur l'Algérie
  • Smaïl Aouli, Ramdane Redjala et Philippe Zoummmeroff, Abd el-Kader, Paris, Fayard, 1994 (ISBN 978-2-213-03192-7)
  • Charles André Julien, Histoire de l'Algérie contemporaine, Paris, PUF, 1964