Mbujimayi

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Mbuji-Mayi
(Bakwanga)
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes 5

Bipemba, Dibindi,
Diulu, Kanshi,
Muya

Province Kasaï-Oriental
Députés
de la ville
11
Maire M. [Jean Paul NTAMBWE KASANZU]]
Démographie
Population 1 680 991 hab. (2012)
Densité 12 441 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 08′ 13″ S 23° 35′ 23″ E / -6.136985, 23.589836° 08′ 13″ Sud 23° 35′ 23″ Est / -6.136985, 23.58983  
Superficie 13 512 ha = 135,12 km2
Divers
Langue nationale tshiluba
Langue officielle français
Localisation

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Mbuji-Mayi

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Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, aussi écrit Mbujimayi (appelée Bakwanga jusqu'en 1966), est une ville de la République démocratique du Congo, sur la rivière Mbuji-mayi (l'eau de la chèvre). Les origines de la ville remonte a 1913, mais elle fut fondée en 1914. Elle est la capitale de la province du Kasaï-Oriental, située sur la rive droite de la rivière Mbuji-mayi. La ville a depuis les années 1980 multiplié sa population par 3. Ce par l'afflux de Kasaïens du Katanga au début des années 1990, et également par l'engouement anarchique des exploitations de diamants, devenus le premier produit d'exportation du pays depuis la crise minière au Katanga. La MIBA ayant fait faillite à cause de la mauvaise gestion étatique, l'extraction du diamant se fait en général clandestinement.

La ville est notamment l'un des principaux centres de l'UDPS, Étienne Tshisekedi étant originaire de la région. Elle est désormais la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population, devant Lubumbashi. La construction d´une ligne de chemin de fer jusqu'à Kananga a été proposée.

Bakwanga fut de 1960 à 1962 la capitale de l'État sécessionniste du Sud-Kasaï.

Communes[modifier | modifier le code]

La ville est organisée en 5 communes : Bipemba, Dibindi, Diulu, Kanshi, Muya L’espace urbain de Mbujimayi est limité par trois rivières constituant les limites naturelles de la ville :

1. La rivière Muya au nord ;

2. La rivière Kanshi au sud ;

3. Et la Mbujimayi à l’Est.

4. A l’ouest par une ligne joignant la confluence Kanshi Nzaba à celle de la Muya et Bipemba.

Histoire[modifier | modifier le code]

(Bakwanga, les descendants de Mwamba Mukwanga), le territoire peuplé dès le XVe siècle de tribus lubas, est soumis par la force publique aux début du XXe siècle, les Africains ne pouvant résister à l'arme à feu. Le premier diamant est découvert en 1906, mais l'hévéa (caoutchouc) y sera également exploité. Le territoire étant densément peuplé, les Belges décident de déporter de nombreux Lubas vers le Katanga (Élisabethville, Jadotville, Kamina).

Les originaires du site qui accueille la ville sont les Bakwanga, une tribu Luba du Kasaï. Plus précisément, ce site était une constellation de 11 villages appartenant au clan de Bakwa-Nyanguila, une subdivision de la tribu Bakwanga.

Voici les 11 villages historiques de la Ville de Mbuji-Mayi:

  • village de Bakua Nkumba
  • village de Bena Dipunda
  • village de Bakwa Dianga
  • village de Bena Tshibwabwa
  • village de Bena Kaseka
  • village de Bena Mbombu
  • village de Bena Kabongo
  • village de Bena Mabika
  • Village de Bakwa Kapanga
  • village de bena Kansele
  • village de Bena Tshibuyi

Les autres site connus dans la genèse de la ville sont: Disele (du clan Bakua-Tshimuna chez les Bakwanga actuellement occupé par la polygone de la Miba), Lukelenge (groupement de Bakwa-Ndoba secteur de Nsangu)et Bonzola.

En 1960, lors de l'indépendance de la colonie, la province du Sud-Kasai fait sécession, avec Albert Kalonji un Luba comme président. Bakawanga sera la capitale du nouvel État sécessionniste. Le premier ministre Lumumba, un Tetela, sera accusé de réprimer la sécession avec l'armée nationale en massacrant les Lubas, ce que l'ONU considèrera comme génocide[réf. nécessaire]. « Les massacres de Bakwanga » sont notamment à la base d’une hostilité séculaire tacite, latente ou parfois ouverte entre les Lubas et les Tetelas[réf. nécessaire].

Mbuji-Mayi est considéré comme l'aînée des villes congolaise, du fait qu’elle est la première à obtenir le statut de ville après l’indépendance du Congo, a l’instar de villes telles que Kinshasa ou Lubumbashi qui avaient déjà ce statut bien longtemps avant l’indépendance du Congo, ce sont donc des villes coloniales.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de Mbuji-Mayi
année habitants
1958 42 864
1970 204 923
1984 486 235
1993 766 684
2005 est. 1 900 089
source : [1] et [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]