Djibouti (ville)
| Djibouti | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Démographie | ||
| Population | 567 000 hab. (2009) | |
| Densité | 900 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 63 000 ha = 630 km2 | |
| Localisation | ||
Avec une superficie de 630 km2, la ville de Djibouti (auparavant district de Djibouti) est une des 6 divisions administratives régionales de la République de Djibouti dont elle est la capitale. Sa population est d’environ 567 000 habitants, soit plus des deux tiers de la population totale du pays, dont elle abrite les principales activités économiques et culturelles.
Sommaire |
Histoire [modifier]
L'échange de notes franco-britanniques des 2 et 9 février 1888 fixe la limite entre les colonies des deux pays. Il laisse explicitement sous autorité française les côtes méridionales du golfe de Tadjoura, y compris une presqu’île composée de plateaux insubmersilbles, le ras Djiboutil. C'est alors que ce point commence à être utilisé comme départ pour des caravanes vers Harar. Une petite ville y est alors créée, protégée par des troupes « sénégalaises » et sous l'autorité d'un fils du notable Abu Bakr, Burhan[1]. Elle se développe rapidement, passant de 1 200 habitants en 1893 à 5 561 en 1906[2].
En 1939, sa population atteint 16 000 habitants, avant de descendre à 6 000 en 1942[2] à la suite des expulsions réalisées par l'administration qui organise un rationnement alimentaire. En 1966, on estime sa population à 60 000, elle monte à 150 000 habitants peu après l'indépendance, en 1983[3].
Le port devient une escale des Messageries maritimes sur la route entre la France, Madagascar et l'Indochine en novembre 1895. Le chef-lieu de la colonie y est transféré officiellement depuis Obock en mars 1896, à l'occasion de la création de la Côte française des Somalis.
Djibouti est le point de départ du Chemin de fer djibouto-éthiopien qui va jusqu'à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie, construit par des sociétés françaises entre 1897 et 1917.
Climat [modifier]
Djibouti connaît un climat aride ou désertique (type BWh de la classification de Köppen). Les précipitations sont rares. Les températures moyennes mensuelles varient entre 41 °C pour le mois plus chaud et 27 °C pour le moins chaud.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 23 | 24 | 25 | 27 | 29 | 31 | 32 | 32 | 31 | 27 | 25 | 23 | 28 |
| Température moyenne (°C) | 24 | 25,5 | 26,5 | 28 | 30,5 | 33,5 | 35 | 34,5 | 32 | 29,5 | 27 | 25,5 | 29,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 27 | 27 | 28 | 30 | 33 | 36 | 38 | 38 | 35 | 31 | 29 | 27 | 32 |
Le port [modifier]
Sur cette péninsule aride s'est développé le Port autonome international de Djibouti (PAID), seul port de conteneurs de la région. Toutes les marchandises destinées aux pays limitrophes y transitent. Cette activité commerciale a propulsé la capitale djiboutienne au rang de premier port du Nord-Est africain et a renforcé sa position géostratégique.
L'enseignement français [modifier]
La présence éducative française est importante à Djibouti, Elle comprend plusieurs établissements : le Collège de La Nativité sur le plateau du Serpent, le lycée Joseph Kessel (qui comprend toutes les classes du cycle secondaire) et l'école primaire Françoise Dolto.
Les sœurs missionnaires franciscaines de Notre-Dame gèrent le Collège de La Nativité (celui-ci étant rattaché à l'académie de Bordeaux). Elles s'occupent aussi de l'orphelinat de la Mission catholique de Djibouti. Le corps enseignant français du Collège de La Nativité est d'un niveau similaire à celui de la France ; il assure l'enseignement sur la base du volontariat international, au bénéfice des élèves djiboutiens et autres.
Religion [modifier]
La très grande majorité des habitants de la ville de Djibouti sont musulmans sunnites. Des chrétiens de diverses confessions (orthodoxes monophysites, catholiques et protestants) y vivent également.
S'y trouvent de très nombreuses mosquées, ainsi que plusieurs églises chrétiennes. Djibouti est le siège d'un diocèse catholique.
Les îles Moucha et Maskali [modifier]
Les îles Moucha et Maskali se trouvent à une heure de boutre de Djibouti. Ce sont deux petites îles madréporiques peuplées de mangroves de palétuviers. Elles possèdent de riches fonds sous-marins. En plongée, on peut y découvrir de nombreuses algues multicolores, des jardins de coraux où vivent des poissons variés tels que les mérous, les carangues, les barracudas, les napoléons, etc.
On peut aussi y rencontrer des murènes, des raies pastenagues (à points bleus), des raies mantas et torpilles, des dauphins, des tortues, des requins ou encore des requins baleines…
Notes et références [modifier]
- Simon Imbert-Vier, « Djibouti dans les archives françaises (1888-1892) : éléments sur les débuts d’une ville coloniale », Pount, no 4, 2010, pp. 89-100.
- Pierre Augustin, «Quelques dénombrements de la population du Territoire français des Afars et des Issas», Pount, n° 13, pp. 27-38 et n° 14, pp. 15-38, 1974-1975.
- Nuria Lopez-Escartin, Données de base sur la population de Djibouti, Paris, Centre français sur la population et le développement, janvier 1992.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Amina Saïd Chiré, Le nomade et la ville à Djibouti. Stratégies d'insertion urbaine et production de territoires, Paris, Karthala, 2012, 264 p. (ISBN 9782811105983)