Érythrée

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ሃገረ ኤርትራ (ti)
دولة إرتريا (ar)

Hagere Ertra (ti)
Dawlat Iritriyá (ar)
State of Eritrea (en)

Drapeau
Drapeau de l'Érythrée.
Blason
Armoiries de l'Érythrée.
Description de l'image  LocationEritrea.svg.
Hymne national Ertra, Ertra, Ertra
Administration
Forme de l'État République à Parti unique
Président Issayas Afeworki
Langues officielles Tigrinya, arabe[Note 1]
Capitale Asmara

15°20′N 38°55′E / 15.333, 38.91715°20′N 38°55′E / 15.333, 38.917

Géographie
Plus grande ville Asmara
Superficie totale 121 320 km2
(classé 97e)
Superficie en eau 5,75 %
Fuseau horaire UTC + 3
Histoire
Indépendance De l'Éthiopie
Date 24 mai 1991 (fin de la guerre, indépendance nationale)
24 mai 1993 (indépendance reconnu par l'ONU)
Démographie
Gentilé Érythréen(ne)
Population totale (2012) 6 233 682 hab.
(classé 114e)
Densité 50 hab./km2
Économie
IDH (2012) en augmentation 0,351[1] (faible) (181e)
Monnaie Nakfa (ERN​)
Divers
Code ISO 3166-1 ERI, ER​
Domaine Internet .er
Indicatif téléphonique +291
Organisations internationales Union africaine, ONU, Ligue arabe (observateur)

L'Érythrée officiellement l'État d'Érythrée (tigrinya Ertra, ኤርትራ; arabe Iritrīyā, إرتريا) est un pays de la Corne de l'Afrique, limitrophe du Soudan, de l'Éthiopie, de Djibouti, de l'Arabie saoudite et du Yémen.

Le mot Érythrée du grec Ἐρυθραίᾱ (Erythraíā, "la rouge") désigne la partie africaine des côtes méridionales de la mer Rouge depuis au moins le IIe siècle (Périple de la mer Érythrée), sans correspondre à une entité politique spécifique. Ce n'est que suite à l'achat par les Italiens de la baie d'Assab, au sultan local, en 1869, puis l'occupation de Massawa en 1885, que l’Érythrée est constituée en 1890 en territoire particulier, comme colonie italienne. Elle est administrée par les Britanniques de 1941 à 1952. L'ONU décide alors de la fédérer à l'Éthiopie, qui l'annexe en 1962. Après une lutte trentenaire qui s'achève en mai 1991, l'Érythrée devient indépendante en 1993. Les deux pays se sont à nouveau affrontés, en partie pour des questions frontalières, entre 1998 et 2000 et des tensions persistent.

Neuf groupes ethniques sont reconnus en Érythrée, pour une population d'environ six millions d'habitants. La plupart parlent des langues afro-asiatiques, soit sémitique soit couchitique. Les Tigray-Tigrignya (Tigrés et Tigrignyas) représente 85% de la population en 2012 et ont pour langue le tigrinya et l'arabe, c'est le principal groupe sémites. Les autres groupes sont les Saho 4%, les Bilen 3%, les Rashaida 3% et autres 5%.

Sommaire

Géographie [modifier]

Article détaillé : Géographie de l'Érythrée.
Carte de l'Érythrée
Champ de teff dans les hauts plateaux

L'Érythrée est un pays de la Corne de l'Afrique, bordée à l'est par la mer Rouge. Elle est attenante à l'ouest au Soudan, au sud à l'Éthiopie, au sud-est à Djibouti et à l'est à l'Arabie saoudite et au Yémen.

La côte nord a un climat méditerranéen. La côte sud est semi-aride et sablonneuse. Les îles Dahlak situées dans la mer Rouge constituent une région intéressante pour la pêche.

Les hauts plateaux du Nord, dont l'altitude varie de 1 800 m à 3 000 m, possèdent un climat tempéré. Le point culminant du pays est le mont Soira à 3 018 m au-dessus du niveau de la mer.

L’'Érythrée possède des resserves minières exploitant de l'or, du potassium, du zinc, du cuivre, du sel et possède peut-être du pétrole et du gaz naturel[2].

La capitale, plus grande ville du pays, est Asmara, c'est la cinquième capitale la plus élevée du monde ; les autres villes principales sont Keren et les ports d'Assab et Massaoua.

Subdivisions administratives [modifier]

Article détaillé : Subdivisions de l'Érythrée.

L’Érythrée est divisée en six régions, qui sont eux aussi divisées en 52 districts :

Regions
Région Population Capitale Gouverneur ISO code
Maekel,

ዞባ ማእከል

1 053 254 Asmara Tewelde Kelati ER-MA
Anseba,

ዞባ ዓንሰባ

893 587 Keren Gegrgis Ghirmai ER-AN
Gash-Barka,

ዞባ ጋሽ ባርካ

1 103 742 Barentu Kahsai Ghebrehiwot ER-GB
Debub,

ዞባ ደቡብ

1 476 765 Mendefera Mustafa Nurhussein ER-DU
Semien-Keih-Bahri,
Semienawi Keyih Bahri

ዞባ ሰሜናዊ ቀይሕ ባሕሪ

897 454 Massawa Tsigereda Woldegiorgis ER-SK
Debub-Keih-Bahri,
Debubawi Keyih Bahri

ዞባ ደቡባዊ ቀይሕ ባሕሪ

398 073 Asseb Osman Mohammed Omer ER-DK

Histoire [modifier]

Histoire ancienne [modifier]

L'Érythrée est considérée, avec l'Éthiopie, le Puntland en Somalie et la côte du Soudan, comme une des localisations possibles du pays nommé Pount ou Ta Netjeru (Pays des Dieux) par les Égyptiens, dont la première mention remonte au XXVe siècle av. J.-C.. La plus ancienne référence connue à la mer d'Érythrée est attribuée à Eschyle (Fragment 67), qui la désigne comme le bijou de l'Éthiopie[réf. nécessaire]. Vers le VIIIe siècle av. J.-C., un royaume connu sous le nom de D'mt s'établit au nord de l'Érythrée et de l'Éthiopie, avec Yeha comme capitale. Il fut suivi par le royaume d'Aksoum, au Ier siècle av. J.-C.. Le Périple de la mer Érythrée, un document du IIe siècle précise qu'il existait en Afrique de l'Est une route commerciale qui reliait le monde romain à la Chine. Les peuples du centre de l'Érythrée et du nord de ce qui forme actuellement l'Éthiopie partagent un héritage historique et culturel commun, issu du Royaume d'Aksoum et des dynasties qui ont suivi au long du Ier millénaire av. J.‑C. et de la langue guèze.

Le tigrinya et l'amharique, langues principales respectivement en Érythrée et en Éthiopie, sont des cousines du ge'ez, langue liturgique de l'église monophysite. De nombreux Érythréens et Éthiopiens partagent la même religion, soit le christianisme de l'Église orthodoxe monophysite, soit l'islam.

De la colonisation à l'indépendance [modifier]

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les puissances européennes colonisent la plus grande partie de l'Afrique. L'Italie entre relativement tard dans la course à l'Afrique. Elle s'implante en Érythrée le 15 novembre 1869 lorsque la Società di Navigazione Rubattino achète la baie d'Assab au sultan local[3],[4]. Le 5 juillet 1882, le gouvernement italien prend le contrôle du port d'Assab par décret[5]. Trois ans plus tard, en 1885, l'Italie remplace les Égyptiens au port de Massoua puis entreprend de conquérir l'intérieur[3]. La colonie d'Érythrée qui regroupe les deux territoires est créée le 1er janvier 1890[5].

Possession italienne de 1936 à 1940

Lorsque l'Italie occupe l'Éthiopie à partir de 1936, l'Érythrée est incluse dans l'Afrique orientale italienne. Les Britanniques envahissent l'Érythrée le 18 janvier 1941, jour de la prise de Kassala à la frontière avec le Soudan[6],[7]. La direction des opérations est assurée par le lieutenant général William Platt[6], commandant des forces britanniques au Soudan[8]. Les 4e et 5e divisions d'infanterie indiennes, commandées respectivement par les major généraux Noel Beresford-Peirse[6] et Lewis Heath[8], progressent durant les deux semaines suivantes en direction de la ville fortifiée d'Agordat. La 4e division indienne prend la route septentrionale par Sabderat, Keru et Agordat et la 5e division indienne la route méridionale par Tessenei et Barentu[6]. Elles parcourent 160 km en 9 jours et enlèvent successivement plusieurs villes aux Italiens. Elles percent les positions italiennes dans les collines et prennent Agordat le 1er février[9],[6] après 2 jours de combat (4e division) et Barentu le lendemain (5e division)[6].

La bataille décisive de la campagne a lieu à Keren, ville à 100 kilomètres à l'est d'Agordat[10]. La bataille de Keren marque un tournant de la conquête de l'Érythrée et de l'Éthiopie par les Britanniques[11]. Après cet affrontement, la résistance des troupes italiennes est beaucoup plus faible[11]. Selon Pierre Messmer, ces derniers estiment ne plus être en mesure de remporter la victoire sur ce théâtre d'opérations et la capitulation de leurs unités est en général rapide[11].

La 5e division indienne se dirige ensuite vers la capitale Asmara, à 80 kilomètres à l'est de Keren[12], tandis que la 4e division indienne reste à Keren quelques jours et retourne en Égypte début avril[13]. Asmara est déclarée ville ouverte et les troupes britanniques s'en emparent le 1er avril[12]. Trois jours plus tard, la 10e brigade indienne se dirige vers Massaoua située à une centaine de kilomètres d'Asmara, sur la côte[14]. Les Italiens disposent de 10 000 hommes[14], de tanks et de véhicules blindés pour défendre Massaoua, un objectif portuaire stratégique[11],[15]. Après quelques affrontements initiaux, la résistance s'effondre et les unités indiennes et la Brigade française d'Orient prennent Massaoua le 8 avril[14].

Les Britanniques administrent alors l'Érythrée, comme toutes les autres colonies italiennes à l'exception du Fezzan. Dès 1942, des projets divers sont élaborés en ce qui concerne l'avenir du territoire. Lorsqu'un armistice est signé par l'Italie le 3 septembre 1943, il ne contient aucune disposition concernant les colonies[16]. Dès 1944, les États-Unis proposent de rattacher l'Érythrée à l'Éthiopie, qui réclame un port sur la mer Rouge. Lors des conférences internationales (Potsdam, Londres, Paris), plusieurs solutions sont débattues (partition, indépendance, rattachement à l'Éthiopie, etc.), sans qu'une solution soit trouvée lors de la signature de la paix le 10 février 1947.

Faute d'accord entre les puissances, la question est renvoyée à l'ONU en septembre 1948. Les États-Unis souhaitent conserver leurs bases installées à Massawa et Asmara, ce qui leur semble garanti par un rattachement à l'Éthiopie. En mai 1949, l'accord Bevin-Sforza prévoit la partition de l'Érythrée entre le Soudan et l'Éthiopie, mais il est rejeté par l'Assemblée de l'ONU. En octobre 1949, les États-Unis propose une fédération, ce qui est accepté par l'ONU le 19 novembre 1949.

Une commission est alors chargée d'organiser la fédération pour le 15 septembre 1952. Des élections se déroulent le 16 mars 1952 pour constituer une assemblée représentative de 68 membres divisée à parts égales entre chrétiens et musulmans[réf. nécessaire]. L'assemblée approuva un projet de constitution proposée par le commissariat de l'ONU le 10 juillet. Le 11 septembre 1952, l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié ratifie la constitution. L'Assemblée représentative devient alors l'Assemblée érythréenne et la résolution des Nations unies visant à fédérer l'Érythrée avec l'Éthiopie devient effective. La résolution ne donne pas suite aux désirs d'indépendances des Érythréens mais leur accordaient certains droits démocratiques et une certaine autonomie[réf. nécessaire].

Selon la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU du 15 septembre 1952, l'Érythrée et l'Éthiopie doivent être liées par une structure fédérale assez libre sous la souveraineté de l'empereur. L'Érythrée dispose de sa propre organisation administrative et judiciaire, son propre drapeau et une autonomie sur ses affaires internes, y compris la police, l'administration locale et la fiscalité. Le gouvernement fédéral impérial est chargé des affaires étrangères (y compris commerciales), la défense, les finances et les transports. Hailé Sélassié Ier déclare l'amharique langue officielle à la place du tigrinya et de l'arabe, instaure la censure et déplace les centres d'affaires hors de l'Érythrée[réf. nécessaire]. En 1962, il fit pression sur l'Assemblée érythréenne pour abolir la fédération et accepter l'annexion de l'Érythrée.

L'État érythréen [modifier]

La constitution érythréenne prévoit un parlement monocaméral de 150 membres, l'Assemblée nationale. Tous les sièges sont occupés par le principal parti politique, le Front populaire pour la démocratie et la justice. Depuis 1991, date de l'indépendance, des élections ont été régulièrement prévues mais certaines ont été annulées[réf. nécessaire].

Démographie [modifier]

Article détaillé : Démographie de l'Érythrée.
Évolution de la population entre 1993 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005[réf. nécessaire]). Population en milliers d'habitants.
Un mariage (tigrignya).
Une famille de Rashaida.

La croissance urbaine du pays, d'ici à 2050, est l'un des plus élevée du monde, estimée à plus de 300 % d'élévation[17]. Les deux groupes ethniques principaux sont les Tigrinya et les Tigré qui forment 85 % de la population, ainsi que les Saho, Rashaida et les Bilen qui en constituent 12 %. Les Afars et Kunama occupent le reste du pays. Le tigrinya et l'arabe sont les deux langues principales ; l'italien et l'anglais sont aussi parlées.

Article détaillé : Religion en Érythrée.

Les religions principales sont le christianisme, la plupart des chrétiens érythréens faisant partie de l'Église érythréenne orthodoxe, une des églises (improprement) dites « coptes » (monophysites, et non grecques-orthodoxes), en communion avec ses homologues éthiopienne et égyptienne ; et l'islam, principalement sunnite. Chacune de ces religions est représentée par environ 50 % de la population[réf. nécessaire].

Politique [modifier]

Article détaillé : Politique en Érythrée.

Le gouvernement a deux objectifs prioritaires : mettre en place sur les versants montagneux, entre Asmara (la capitale) et Massaoua 40 000 km2 de terrasses cultivables et, pour fixer les eaux, planter vingt millions d'arbres ; surtout, garder sur la mer Rouge le contrôle du port d'Assab, afin d'encaisser les revenus de sa raffinerie de pétrole[réf. nécessaire].

En 2001, le gouvernement a censuré toute la presse privée[18], arguant que cette dernière était inféodée aux intérêts étrangers et menaçait l'intégrité et l'indépendance du pays[19]. En 2002, tous les groupes religieux hors les quatre principaux (églises orthodoxe d'Érythrée, église luthérienne d'Érythrée, église catholique, Islam) ont été interdits, ceci notamment afin de lutter contre l'influence politique pro-américaine des courants pentecôtistes[19]

Amnesty International[20],[21], Human Rights Watch[22] ainsi que le département d'État américain[23] font état de détentions arbitraires et de violations des droits humains dans le pays. Les 7e, 8e, 9e et 10e classements mondiaux de la liberté de la presse - établis en 2008, 2009, 2010 et 2011 par Reporters sans frontières - classent l'Érythrée en dernière position[24],[25],[26],[27]. C'est également le cas en 2013.[28]

En 1998, une nouvelle guerre éclate entre l'Éthiopie et l'Érythrée sur le tracé de la frontière. Elle fait environ 100 000 morts[29]. Le conflit cesse en 2000 avec les accords d'Alger qui conduisent au déploiement des casques bleus sans mettre fin aux tensions, le tracé de la frontière entre les deux États restant contesté par l'Éthiopie. Une commission indépendante de l'ONU a émis un arbitrage sur la question de la frontière en 2003, mais cette solution a été rejetée par l'Éthiopie[19].

L'Érythrée et l'Éthiopie se livrent une guerre par procuration en Somalie, l'Érythrée comptant parmi les principaux soutiens aux insurgés islamistes qui combattent l'invasion de l'armée éthiopienne[30].

Un récent différend territorial oppose par ailleurs l'Érythrée à Djibouti sur sa frontière sud[réf. nécessaire].

Forces armées [modifier]

Les forces de défense érythréennes sont divisées en une armée de terre, une armée de l'air ainsi qu'en une marine de guerre. Elles comprennent 300 000 personnels actifs et 250 000 réservistes. La part du PNB allouée à la défense était de 20,9 % en 2006. Elles sont commandées par le général Sebhat Ephrem.

Économie [modifier]

Article détaillé : Économie de l'Érythrée.

La guerre d'indépendance a été dévastatrice pour l'économie érythréenne. Le port sur la mer Rouge, Massaoua, est tombé aux mains des indépendantistes érythréens dès février 1990. L'aviation éthiopienne a alors pilonné la ville pendant cinq jours[réf. nécessaire], détruisant une partie des infrastructures.
L'offensive de mai 2000 cause à elle seule 600 Mio US$ de dommages et empêche les récoltes dans la région la plus productrice du pays, diminuant la production de nourriture de 62 %[réf. nécessaire].

L'infrastructure est relativement développée, en particulier les routes et les ports, mais ils sont sous-utilisés. Le port accueille des cargos chargés de blé australien, de sorgho américain ou d'huile de colza allemande.

Sycomore géant ayant servi de modèle pour le billet de 5 nakfas érythréens

Les transferts de fonds en provenance de la diaspora des Érythréens émigrés est la principale source de revenu du pays[réf. nécessaire]. L'agriculture fournit 11 % du produit intérieur brut. Le pays exporte du bétail, de la viande et de la gomme arabique.

Pour se développer, l'Érythrée compte sur des ressources inexploitées : cuivre, or[31], pétrole, gaz, coton, potasse, fer et café.

La monnaie nationale est le nakfa érythréen.

Culture [modifier]

Une femme érythréenne lors de la cérémonie traditionnelle du café
Alicha begee, un plat érythréen typique
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Jour férié Religion Remarques
7 janvier Noël copte Genna/Ledet oui Orthodoxe
6 janvier Jour de l’Épiphanie Temqet oui Catholique
10 du mois de dhou al-hijja Fête du Sacrifice oui pour Musulman
12 de Rabia al Awal Naissance du prophète Mahomet oui Musulman
vendredi précédant le dimanche de Pâques Vendredi saint Seqlet non
mars avril mai Pâques orthodoxe Fasika oui Orthodoxe et catholique
lundi suivant Pâques Lundi de Pâques Tensaé oui Orthodoxe
1er mai Fête du travail Yeserategnoch qen oui
24 mai Jour de l'indépendance beal natsnet oui
40 jours après Pâques Ascension oui
49 jours après Pâques Pentecôte oui
20 juin Jour des martyrs mealti meswat oui
15 août Assomption non
1er septembre Début de la Guerre d'indépendance de l'Érythrée hade meskerem oui
11 et 12 septembre Nouvel an éthiopien Enqoutatash oui
octobre Fin du mois du Ramadan 'Id al-Fitr oui Musulman
24 et 25 décembre Noël oui Catholique

Santé [modifier]

Espérance de vie générale : 70,02 ans (en 2012)[32]
Espérance de vie des hommes : 66,08 ans (en 2012)
Espérance de vie des femmes : 73,96 ans (en 2012)
Taux de croissance de la pop. : 2,418 % (en 2012)
Taux de natalité : 32,1 ‰ (en 2012)
Taux de mortalité : 7,92 ‰ (en 2012)
Taux de mortalité infantile : 2,4 ‰ (en 2012)
Taux de fécondité : 3,25 enfants/femme (en 2012)

Divers [modifier]

Population : 6 233 682 habitants (en 2012). 0-14 ans : 41,3 %; 15-64 ans : 55 %; + 65 ans : 3,7 %
Superficie : 121 320 km2
Densité : 50 hab./km²
Frontières terrestres : 1 630 km (Éthiopie 912 km ; Soudan 605 km ; Djibouti 113 km)
Littoral : 2 234 km
Extrémités d'altitude : -75 m > +3 018 m
Taux de migration : 1,5 ‰ (en 2012)
Indépendance : 24 mai 1991
Lignes de téléphone : 3 729 000 (en 2012)
Téléphones portables : 3 455 000 (en 2012)
Postes de radio : 1 542 000 (en 2012)
Postes de télévision : 5 400 000 (en 2012)
Utilisateurs d'Internet : 3 640 000 (en 2012)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2012)
Routes : 50 965 km (dont 32 485 km goudronnés) (en 2012)
Voies ferrées : 1 784 km (en 2012)
Voies navigables : 579 km (en 2012)
Nombre d'aéroports : 22 (dont 10 avec des pistes goudronnées) (en 2012)
Heure : Une heure supplémentaire par rapport à la France en été et deux heures de plus en hiver[33].

Code [modifier]

L'Érythrée a pour codes :

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. le tigrinya et l'arabe sont les langues de travail du gouvernement. L'anglais est utilisé dans les relations internationales et l'éducation au-delà du primaire. Les différentes communautés du pays parlent également afar, bilen, kunama, nara, rashaida, saho et tigré. L'italien et l'amharique sont parfois parlés pour des raisons historiques.

Références [modifier]

  1. Indicateurs internationaux de développement humain, sur UNDP.org
  2. http://www.cosmovisions.com/ErythreeTable.htm
  3. a et b Lionel Cliffe & Basil Davidson, The Long Struggle of Eritrea for Independence and Constructive Peace, p. 16.
  4. Ghada Hashem Talhami, Suakin and Massawa Under Egyptian Rule, 1865-1885, p. 198.
  5. a et b (en) « Eritrea », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]
  6. a, b, c, d, e et f Brett-James, Anthony, Ball of fire - The Fifth Indian Division in the Second World War, Chp. 3
  7. (en) [PDF]Account of Operations in East Africa by Gen. Platt published in the London Gazette
  8. a et b Brett-James, Anthony, Ball of fire - The Fifth Indian Division in the Second World War, Chp. 1
  9. Compton Mackenzie, Eastern Epic, p. 44-49.
  10. Compton Mackenzie, Eastern Epic, p. 52-64.
  11. a, b, c et d Entretien de Pierre Messmer avec Alain Leterrier, Paul-Alain Prigent et Mohamed Abdelmajid, réalisé à Paris le 9 octobre 1997 sur lesnouvelles.org
  12. a et b Brett-James, Anthony, Ball of fire - The Fifth Indian Division in the Second World War, Chp. 6
  13. Wavell, Archibald, Official despatch: Operations in East Africa November 1940 - July 1941, p. 3545.
  14. a, b et c Brett-James, Anthony, Ball of fire - The Fifth Indian Division in the Second World War, Chp. 7
  15. Compton Mackenzie, Eastern Epic, p. 66.
  16. Sur les colonies italiennes après la Seconde Guerre mondiale, voir Rossi (Gianluigi), L’Africa italiana verso l’indipendenza (1941-1949), Giuffrè, Milano, 1980, 626 p.
  17. Science et Vie numéro 1137 page 26
  18. Réseau africain pour la presse du XXIe siècle. Newsletter no 58 du 22/03/2002
  19. a, b et c La Stratégie du chaos, Impérialisme et Islam, Entretiens avec Mohamed Hassan, Michel Collon et Grégoire Lalieu, Investig'action - Couleurs livres, p. 383–426.
  20. Amnesty International, Eritrea, you have no right to ask. Government resists scrutiny on human rights"", 2004
  21. Amnesty International, World report 2012", 2012
  22. Human Rights Watch, Service for life. State repression ans indefinite conscription in Eritrea, avril 2009
  23. US Department of State, Country reports on Human Rights Practices for 2011, Eritrea, 24 mai 2012
  24. Reporters sans frontières Classement mondial 2008, Reporters sans frontières, Classement mondial 2008.
  25. Reporters sans Frontières : Classement mondial 2009
  26. Reporters sans frontières Classement mondial 2010
  27. Reporters sans frontières Classement mondial 2011, Reporters sans frontières, Classement mondial 2011.
  28. http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html
  29. Jean-Philippe Rémy, « Djihadisme et vieux conflits », dans Le Monde du 03-11-2007, [lire en ligne]
  30. (en) AU calls for sanctions on Eritrea, BBC News, 23 mai 2009.
  31. Or en Erythrée.
  32. CIA The World factbook
  33. [1]

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

Monnaie [modifier]

  • Mauri, Arnaldo : Le crédit dans la colonie italienne d'Erythrée, Revue Internationale d'Histoire de la Banque, ISSN 0080-2611, n. 20-21, 1980, p. 170-198.
  • Mauri, Arnaldo : Eritrea's early stages in monetary and banking development, International Review of Economics, ISSN 1865-1704, Vol. 51, n. 4, 2004, p. 547-569.

Situation actuelle [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]