Bangui
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| Bangui | |||
Centre de Bangui |
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Démographie | |||
| Gentilé | Banguissois(se) | ||
| Population | 622 771 hab. (2003[1]) | ||
| Densité | 9 295 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 6 700 ha = 67 km2 | ||
| Localisation | |||
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Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine |
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Bangui, dont la population est estimée à 622 771 habitants (RGPH 2003), est la capitale et la plus grande ville de la République centrafricaine. La ville se situe sur la rive droite de l'Oubangui, près d'une série de rapides qui limite le transport fluvial des produits commerciaux. Le fleuve forme la frontière entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo. La ville congolaise de Zongo se situe directement sur la rive opposée du fleuve.
Sommaire |
Histoire[modifier]
La ville a été fondée en 1889 dans ce qui était la colonie française du Haut-Oubangui, appelée plus tard Oubangui-Chari et qui faisait partie de l'Afrique-Équatoriale française. Nommée ainsi par le nom de ces rapides, la ville a grandi grâce à la proximité d'un poste militaire français situé sur le fleuve Oubangui. Bangui servait de centre d'administration à l'époque coloniale et continue toujours d'être le centre administratif de la République centrafricaine.
En mars 1981 ont eu lieu à Bangui des violences généralisées suite aux élections, après l'Opération Caban menée par les Français pour déposer l'empereur centrafricain Bokassa Ier et le remplacer par David Dacko. Les opposants du président mis en place par les Français se sont réunis dans la ville de Bangui et l'ont obligé à fuir le pays. Son successeur, le général André Kolingba suspend la constitution et met en place la transition avec le Comité Militaire pour le Redressement National mais instaure de fait une dictature militaire.
En mai 1996, environ 200 soldats de la république centrafricaine se sont mutinés dans la ville de Bangui, exigeant des arriérés de salaires et l'abdication d'Ange-Félix Patassé. Dans la foulée, les renégats ont pillé et tué plus de 50 personnes. Suite à cela, des troupes françaises stationnées dans le pays ont réprimé la rébellion et ont rétabli le pouvoir dictatorial.
Après avoir être élu, le président Patassé a annoncé un gouvernement d'union nationale au début de 1997. La même année, des troupes rebelles ont refusé de donner une base militaire à la ville de Bangui et en juin a éclaté une nouvelle révolte.
En mars 2003, le général François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d'état mettant fin à la présidence de Patassé. La situation dans la ville, parfois surnommée « République de Bangui » s'est depuis améliorée.
Économie[modifier]
Les industries de Bangui manufacturent les textiles, les produits alimentaires, la bière, les chaussures, et le savon. Les exportations principales sont le diamant, le coton, le bois, le café, et le sisal. Elle est le siège de l'Université de Bangui qui a un rôle économique important. Comme pour le reste du pays, ses langues officielles sont le sango et le français.
Transport[modifier]
Bangui possède un aéroport (M'Poko, code AITA : BGF).
Conférence de Bangui et Santé publique[modifier]
En octobre 1985, une conférence des fonctionnaires de la santé publique, incluant les représentants des centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis et de l'Organisation mondiale de la Santé, s'est réuni dans la ville de Bangui et a défini les symptômes du sida en Afrique comme des « fièvres prolongées pendant un mois ou plus, une perte de poids de plus de 10 % et une diarrhée prolongée ». Environ la moitié des cas en Afrique basée sur la définition de Bangui sont séropositifs.
Universités et enseignement supérieur[modifier]
- Université de Bangui
- Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature
- EUCLIDE (Pôle Universitaire Euclide)
Jumelage[modifier]
Notes et références[modifier]
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Simha Arom, La fanfare de Bangui : itinéraire enchanté d'un ethnomusicologue, La Découverte, Les Empêcheurs de penser en rond, Paris, 2009, 207 p. (ISBN 978-2-7071-5722-5)
- Yves Boulvert, Bangui, 1889-1989 : points de vue et témoignages, Ministère de la coopération et du développement, Paris, 1989, 310 p. (ISBN 2-907888-39-0)
- Lucie Brunet, Les communautés ecclésiales de base : l'exemple de Bangui en Centrafrique, L'Harmattan, Paris, 2006, 185 p. (ISBN 2-296-01528-X)
- Beb Deum, Pk-12 : Voyages en Centrafrique, de Bangui aux Pygmées Aka, entre mutineries et coups d'État, Éditions du Rouergue, Italie, avril 2003 (ISBN 2-84156-473-8)