Bangui

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Bangui
Centre de Bangui.
Centre de Bangui.
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Maire Hyacinthe Wodobodé
Démographie
Gentilé Banguissois(se)
Population 622 771 hab. (2003[1])
Densité 9 295 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 21′ 41″ N 18° 33′ 19″ E / 4.361367, 18.5553174° 21′ 41″ Nord 18° 33′ 19″ Est / 4.361367, 18.555317  
Superficie 6 700 ha = 67 km2
Divers
Fondation 26 juin 1889
Surnom Bangui la coquette
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte République centrafricaine administrative
City locator 11.svg
Bangui
Oubangui près de Bangui.

Bangui est la capitale et la plus grande ville de la République centrafricaine, dont la population estimée à environ 1 200 000 habitants soit le quart de celle du pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se situe sur la rive droite de l'Oubangui, qui marque la frontière entre la Centrafrique et le Congo-Kinshasa, en face de la ville congolaise de Zongo qui se situe directement sur la rive opposée du fleuve. Des rapides de l'Oubangui limitent le transport fluvial des produits commerciaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été fondée le 26 juin 1889[2] dans ce qui était la colonie française du Haut-Oubangui, appelée plus tard Oubangui-Chari et qui faisait partie de l'Afrique-Équatoriale française. Nommée ainsi par le nom de ces rapides, la ville a grandi grâce à la proximité d'un poste militaire français situé sur le fleuve Oubangui. Bangui servait de centre d'administration à l'époque coloniale et continue toujours d'être le centre administratif de la République centrafricaine.

En mars 1981 ont eu lieu à Bangui des violences généralisées suite aux élections, après l'Opération Caban menée par les Français pour déposer l'empereur centrafricain Bokassa Ier et le remplacer par David Dacko. Les opposants du président mis en place par les Français se sont réunis dans la ville de Bangui et l'ont obligé à fuir le pays. Son successeur, le général André Kolingba suspend la constitution et met en place la transition avec le « Comité Militaire pour le Redressement National » mais instaure de fait une dictature militaire.

En mai 1996, environ 200 soldats de la république centrafricaine se sont mutinés dans la ville de Bangui, exigeant des arriérés de salaires et l'abdication d'Ange-Félix Patassé. Dans la foulée, les renégats ont pillé et tué plus de 50 personnes. Suite à cela, des troupes françaises stationnées dans le pays ont réprimé la rébellion et ont rétabli le pouvoir dictatorial.

Après avoir été élu, le président Patassé a annoncé un gouvernement d'union nationale au début de 1997. La même année, des troupes rebelles ont refusé de donner une base militaire à la ville de Bangui et en juin a éclaté une nouvelle révolte.

En mars 2003, le général François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d'État mettant fin à la présidence de Patassé. La situation dans la ville, parfois surnommée « République de Bangui » s'est depuis améliorée.

Début 2013, lors de la prise de pouvoir par Michel Djotodia, les troupes de la Seleka entrent dans Bangui en mars 2013, les affrontements font plusieurs dizaines de morts entre les troupes de sécurité sud-africaines et les miliciens. Alors que le pays s'enfonce peu à peu en 2013 dans des violences communautaires, des miliciens anti-balaka entrent dans Bangui, démarrant la bataille de Bangui. Les affrontements et représailles pendant tout le mois de décembre font plusieurs centaines de morts alors que les troupes françaises et de la MISCA tentent de ramener le calme.

De mai 2013 à janvier 2014, le maire est Catherine Samba-Panza, devenue chef de l'État de transition.

Administration[modifier | modifier le code]

Bangui est une commune autonome, qui n'appartient à aucune des 16 préfectures ou préfectures économiques.

Bangui est divisée administrativement en huit arrondissements[3],[4], 16 groupements et 205 quartiers[5]:

Carte des arrondissements et quartiers de Bangui.
Arr.
Traduction
(en sango)
Quartiers
(nbre)
Surface
(ha)
Population
(2003)
Coordonnées
1er Balabala Oko 15 808 11 833 4° 21′ 45″ N 18° 34′ 58″ E / 4.3625, 18.58278
2e Balabala Usé 26 548 65 391 4° 22′ 06″ N 18° 33′ 34″ E / 4.36833, 18.55944
3e Balabala Ota 29 510 98 398 4° 22′ 30″ N 18° 32′ 37″ E / 4.375, 18.54361
4e Balabala Usiô 30 1 110 99 643 4° 24′ 14″ N 18° 33′ 53″ E / 4.40389, 18.56472
5e Balabala Oku 27 640 135 141 4° 23′ 32″ N 18° 32′ 53″ E / 4.39222, 18.54806
6e Balabala Ômènè 22 670 85 320 4° 32′ 31″ N 18° 32′ 35″ E / 4.54194, 18.54306
7e Balabala Mbarambara 38 1 792 46 708 4° 22′ 32″ N 18° 36′ 12″ E / 4.37556, 18.60333
8e Balabala Miombé 18 622 80 337 4° 24′ 38″ N 18° 32′ 19″ E / 4.41056, 18.53861
Ville de Bangui 205 6 700 622 771


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Nom Notes
1956-1959 Barthélemy Boganda
2000-2003 Cécile Gueret
2003-2011 Jean Barkès Ngombé Ketté
2011-2013 Nazaire Yalanga
2013-2014 Catherine Samba-Panza
Depuis 2014 Hyacinthe Wodobodé nommée par décret[6]

Police et gendarmerie[modifier | modifier le code]

Les forces de sécurité, premiers maillons de la chaîne pénale opérationnelle de la capitale centrafricaine sont composées de trois brigades de gendarmerie et de huit commissariats de police[7]. L'école de gendarmerie nationale se trouve dans le quartier de Kolongo dans le 6e arrondissement au sud de la ville[8]. L'école nationale de police est située à PK10 à la sortie nord de Bangui[9].

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la cour d'appel de Bangui, d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal du travail, d'un tribunal de commerce et d'un tribunal pour enfants[10].

Maison d'arrêt centrale[modifier | modifier le code]

La Maison d'arrêt centrale de Ngaragba se trouve dans le 7e arrondissement de Bangui. Elle a une capacité de 400 détenus et a fait l'objet d'une réhabilitation en février 2014[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Les industries de Bangui manufacturent les textiles, les produits alimentaires, la bière, les chaussures, et le savon. Les exportations principales sont le diamant, le coton, le bois, le café, et le sisal. Elle est le siège de l'Université de Bangui qui a un rôle économique important. Comme pour le reste du pays, ses langues officielles sont le sango et le français.

Transports[modifier | modifier le code]

Bangui est la plaque tournante des transports en République centrafricaine. À partir de 1999, huit routes ont relié la ville aux autres villes principales du pays, mais également du Cameroun, du Tchad et du Soudan du Sud[réf. nécessaire].

La rivière est navigable presque toute l'année entre Bangui et Brazzaville. De Brazzaville, les marchandises sont transportées par le chemin de fer au port de Pointe-Noire au Congo. Le port fluvial gère la grande majorité du commerce international du pays avec une capacité de 350 000 tonnes[réf. nécessaire] sur les 350 mètres de quais et de 24 000 m2 d'entrepôts.

La première piste d'atterrissage à Bangui a été construite entre 1920 et 1925[12]. L'Aéroport international de Bangui (aéroport M'Poko, code AITA : BGF) est situé à 7 kilomètres au nord de la vieille ville, sur l'avenue des Martyrs, entre l'avenue Koudoukou et l'université de Bangui.

Il y a des projets de connexion de Bangui au chemin de fer du Transcamerounais.

Société[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Bangui constitue la région sanitaire no  7 du système national de santé centrafricain. Elle regroupe un total de 55 formations sanitaires. Le secteur public compte 4 hôpitaux centraux et 15 centres de santé. Le secteur privé est constitué de 29 cliniques et cabinets de consultation, 4 dispensaires et 3 cabinets dentaires[13].

Les 4 hôpitaux centraux de Bangui sont :

  • CNHUB, Centre national hospitalier universitaire de Bangui (1er arrondissement)
  • Complexe pédiatrique (1er arrondissement)
  • Hôpital de l’Amitié, avenue de l’Indépendance (4e arrondissement)
  • Hôpital communautaire, avenue des Martyrs (5e arrondissement)

En octobre 1985, une conférence des fonctionnaires de la santé publique, incluant les représentants des centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis et de l'Organisation mondiale de la Santé, s'est réuni dans la ville de Bangui et a défini les symptômes du sida en Afrique comme des « fièvres prolongées pendant un mois ou plus, une perte de poids de plus de 10 % et une diarrhée prolongée ». Environ la moitié des cas en Afrique basée sur la définition de Bangui sont séropositifs.

Éducation[modifier | modifier le code]

Scolarisation[modifier | modifier le code]

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Dans le cas des circonscriptions scolaires de Bangui par exemple, après reconstitution de la cohorte, on voit par exemple que sur 1000 élèves inscrits en CI, 116 garçons et 105 filles accomplissent normalement leurs études primaires sans redoublement. Par contre 14 garçons et 7 filles sur 1000 élèves six redoublements ont été nécessaires. En plus de ces aspects, on peut évoquer les problèmes ci-dessous:

  • En dehors de l’amélioration récente du taux brut d’admission, une stagnation de la scolarisation depuis au moins 15 ans. À titre d’exemple, le taux d’accès en CM2 (aussi appelé taux d’achèvement du primaire) a très peu varié au cours des 15 dernières années avec des valeurs oscillant entre 24 et 31% sur la période. En 2004/05 ce taux s’établit à 31%, ce qui signifie que les 7/10 du chemin restent à parcourir pour atteindre l’objectif de Dakar (et ODM) de scolarisation primaire universelle [14];
  • Une déperdition très forte sur l’ensemble de l’enseignement primaire et plus modérée pour le fondamental 2 ;
  • Une régulation implicite des flux d’élèves entre les deux cycles de l’enseignement fondamental comme le montre le niveau très élevé de déperdition entre 1er et 2e cycle de l’enseignement fondamental ;
  • Une régulation entre enseignement fondamental et enseignement secondaire général très peu marquée[15].

Universités et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simha Arom, La fanfare de Bangui : itinéraire enchanté d'un ethnomusicologue, La Découverte, Les Empêcheurs de penser en rond, Paris, 2009, 207 p. (ISBN 978-2-7071-5722-5)
  • Yves Boulvert, Bangui, 1889-1989 : points de vue et témoignages, Ministère de la coopération et du développement, Paris, 1989, 310 p. (ISBN 2-907888-39-0)
  • Lucie Brunet, Les communautés ecclésiales de base : l'exemple de Bangui en Centrafrique, L'Harmattan, Paris, 2006, 185 p. (ISBN 2-296-01528-X)
  • Beb Deum, Pk-12 : Voyages en Centrafrique, de Bangui aux Pygmées Aka, entre mutineries et coups d'État, Éditions du Rouergue, Italie, avril 2003 (ISBN 2-84156-473-8)

Article connexe[modifier | modifier le code]