André Zeller

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Officier général francais 5 etoiles.svg Marie-André Zeller
De gauche à droite : les généraux Edmond Jouhaud, Raoul Salan, Maurice Challe et André Zeller durant le putsch d'Alger (1961).
De gauche à droite : les généraux Edmond Jouhaud, Raoul Salan, Maurice Challe et André Zeller durant le putsch d'Alger (1961).

Naissance
Besançon
Décès (à 81 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance France
Algérie française
Grade Général d'armée
Années de service 19151959
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie

André Zeller était l'un des quatre généraux organisateurs du putsch des généraux à Alger (Algérie française) en 1961.

Zeller est né le à Besançon et mort à Paris le .

Il fut condamné à quinze ans de détention criminelle, mais bénéficia d'une amnistie en 1968.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Besançon, André Zeller entre en classe préparatoire au concours de l’École polytechnique quand la guerre est déclarée.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il s’engage en mai 1915, pour la durée du conflit, au 59e régiment d’artillerie. Il participe aux combats de Verdun, de la Somme, à l’offensive des Flandres, à la Seconde bataille de la Marne et à l’offensive finale de l’été 1918. Il termine la guerre comme lieutenant commandant une batterie.

Renonçant à Polytechnique, il reste dans l’armée et part en novembre 1920 pour la Syrie. Il participe au début de l’année 1921 au siège et à la prise aux Turcs d’Aïntab, au nord d’Alep. Dans la suite de l'année 1921, il mène diverses opérations le long de l'Euphrate. Promu au grade de capitaine en 1928, il est admis à l’École supérieure de Guerre en 1931. Il sert à l’état-major du 19e corps à Alger en 1935. Commandant en 1938, il est chef de la mission française des transports en Belgique auprès du roi des Belges.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est à Bruges le 27 mai 1940, au moment de la reddition de l’armée belge. Echappant à l'encerclement à Dunkerque,Il embarque le 29 mai 1940 sur un chasseur de sous-marins français à La Panne, entre Dunkerque et Nieuport. Après un bref séjour à Londres et revenu en France, il est nommé « régulateur général » de la VIIe armée (général Frère) au début de juin.

Muté sur sa demande en Afrique du Nord, il arrive à Alger le 26 septembre 1940 comme « Directeur militaire des transports ». Promu Lieutenant-colonel en août 1942, il devient chef d’état-major du général Mast, commandant la division d’Alger, quelques jours avant le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Chef de l’état-major de la Division de marche d’Alger, il participe à la campagne de Tunisie de novembre 1942 à mai 1943.

De décembre 1943 à juillet 1944, il est sous-chef d’état-major du Corps expéditionnaire français en Italie commandé par le général Juin. Le 16 août 1944, à l’état-major du général de Lattre, commandant de l’armée B, il débarque sur les côtes de Provence et prend peu après le commandement de l’artillerie de la 3e D.I.A. puis de la 1re D.B. avec laquelle il mène les combats des Vosges, participe à la « course au Rhin » et à la réduction, au début de 1945, de la poche de Colmar.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Directeur de l’Artillerie et commandant en second l’École de guerre, il est promu général de brigade en 1946, puis nommé inspecteur de l’artillerie. Général de division en 1950, commandant la 3e région militaire à Rennes de 1951 à 1955, il est appelé au poste de chef d’état-major de l’armée par le général Koenig, ministre de la Défense et des Forces armées, en 1955, et prend rang de général de corps d’armée. Il démissionne de son poste en février 1956 pour protester contre une diminution d’effectifs en Algérie décidée par le gouvernement. Le 19 décembre 1957, il est nommé général d’armée dans la 2e section des officiers généraux de l’armée de terre. Réintégré dans la 1re section le 1er juillet 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il reprend ses fonctions de chef d’état-major de l’armée qu’il conserve jusqu’au 1er octobre 1959, date à laquelle il passe définitivement en deuxième section.

Putsch des généraux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Putsch des généraux.

Il participe au coup d’état d’Alger du 21 au 25 avril 1961 avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan. Chargé des affaires économiques et financières, il n'a tout au plus qu'un mois de ressources pour payer les soldes des putschistes[1]. Caché un moment à Alger après son échec, destitué, il se rend le 6 mai 1961 au général de Belenet, à Alger, est incarcéré à la prison de la Santé et condamné, comme le général Challe, à 15 ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le Haut tribunal militaire après que le procureur de la République, Antonin Besson, a refusé de requérir la peine de mort exigée par Edmond Michelet, ministre de la Justice. Interné à la maison de détention de Clairvaux puis à celle de Tulle, il est libéré en juillet 1966 et amnistié en 1968.

Publications[modifier | modifier le code]

André Zeller est l’auteur de plusieurs ouvrages :

  • Dialogues avec un lieutenant, Plon, 1971
  • Dialogues avec un colonel, Plon, 1972
  • Dialogues avec un général, Presses de la Cité, 1974
  • Les Hommes de la Commune, Éditions Perrin, 1969
  • Soldats perdus, Éditions Perrin, 1977
  • Journal d'un prisonnier, Tallandier, 2014

Il décède à Paris le 18 septembre 1979.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Titulaire de dix citations et de nombreuses décorations étrangères.

Livres[modifier | modifier le code]

  • " Le procès des Généraux Challe et Zeller - Texte intégral des débats ", Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1961
  1. Pierre Abramovici, Le Putsch des Généraux. De Gaulle contre l’Armée 1958-1961, éd. Fayard, mars 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]