Gaborone

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Gaborone
Image illustrative de l'article Gaborone
Administration
Pays Drapeau du Botswana Botswana
District Sud-Est
Maire Haskins Nkayigwa
Démographie
Population 220 000 hab. (2010)
Densité 11 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 24° 39′ 30″ S 25° 54′ 45″ E / -24.6582, 25.9124 ()24° 39′ 30″ Sud 25° 54′ 45″ Est / -24.6582, 25.9124 ()  
Altitude 983 m
Superficie 1 960 ha = 19,6 km2
Divers
Date de fondation 1964
Localisation

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Gaborone

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Gaborone
Liens
Site web http://www.gov.bw/en/Ministries--Authorities/Ministries/Ministry-of-Local-Government-MLG1/Local-Authorities/Gaborone-City-Council/
Sources
[1],[2],[3],[4]

Gaborone est la capitale du Botswana. Ses habitants sont les Gaboronais[5]. Elle est située dans le sud-est du Botswana, près du fleuve Notwani, à 15 km seulement de la frontière sud-africaine. Gaborone est classée comme la huitième ville la plus polluée du monde par l'OMS[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1885, le gouvernement britannique du Bechuanaland décide de superviser les activités de la population blanche arrivant du sud et s'installant dans le protectorat afin de créer des concessions (minerais, fermes, commerce, etc.). Une bande de terre avait été cédée par les chefs tswanas pour la construction d'une ligne de chemin de fer et de télégraphe entre Mafeking et Motloutse. Le colonel Frederick Carrington fut chargé de trouver un site afin de construire un fort aux alentours de Kolobeng. Il choisit un croisement de routes à l'ouest de la rivière Ngotwane connu sous le nom de Lokgolobotlo, faisant face à la capitale des Tlokwa, Moshaweng.

En 1890, un fort de terre fut construit, très vite suivi par un poste de police, des étables et une prison. L'administration du Bechuanaland étant située à Mafeking, à l'extérieur des frontières du Bechuanaland, W. H. Surmon, assistant commissionnaire du protectorat du Bechuanaland, fut envoyé afin d'assurer une présence du pouvoir judiciaire à l'intérieur des frontières. Il s'installa sur le même site que le détachement de police ce qui marque le début de la ville de Gaborone alors nommée Gaberones ou "le Village".

"Le Village" grandit peu à peu devenant le siège du système pénitentiaire, un département des travaux publics fut créé afin de construire des logements et d'entretenir les routes, un club de sport vit le jour (le Gaberones Club) et un homme du nom de Riley ouvrit un commerce.

En 1961, l'assemblée législative du protectorat du Bechuanaland recommanda à la Grande-Bretagne de construire une capitale à l'intérieur des frontières du Bechuanaland, à Gaberones, bien que le gouvernement britannique préférât Francistown. En 1963, la construction du barrage de Gaberones commença, suivie en 1964 par les premiers travaux de la ville. La ville devait s'étendre entre le Village et la ligne de chemin de fer et devait accueillir l'Assemblée nationale, les bureaux du gouvernement, une centrale électrique, un hôpital et des écoles, et loger 5 000 personnes avec un développement possible jusqu'à 20 000 habitants. La ville fut construite en 18 mois et le siège de l'administration commença son déménagement de Mafeking en février 1965 avant qu'elle ne soit terminée. En 1969, son nom fut modifié en Gaborone[7].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Gaborone vient du nom du chef des Batlokwa dont la capitale était Moshaweng (lieu où le sable de la rivière a été lavé), aujourd'hui Tlokweng (lieu des Batlokwa), qui se situe à l'est de la rivière Ngotwane, en face du Village. Gaborone était alors connu comme le village du chef Gaborone (Chief Gaborone's village). Chef Gaborone mourut en 1932 à l'âge estimé de 106 ans[7].

Aujourd'hui, Gaborone est appelée "la ville blanche" (White city) et est surnommée "Gabz".

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est : Kgetse ya tsie ke go tshwaraganelwa qui signifie "l'union fait la force" (littéralement "Il faut deux personnes pour porter un panier de sauterelles").

Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1971 1981 1991 2001 2005 2010
18 799 59 657 133 468 186 007 208 411 220 000

Jumelage[modifier | modifier le code]

Évêchés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ephraim Keoreng, « New Gaborone Mayor seeks power to hire and fire », Gaborone, Botswana, Mmegi Online,‎ 5 octobre 2011 (consulté le 9 octobre 2011)
  2. (en) Neil Parsons, « Botswana History Page 7: Geography », Botswana History Pages, Gaborone, Botswana, University of Botswana History Department,‎ 19 août 1999 (consulté le 4 août 2009)
  3. (en) « Gaborone, Botswana Page », Falling Rain Genomics, Inc.
  4. (en) Marco Keiner, Christopher Zegras, Willy A. Schmid, Marco Keiner (éditeur), Christopher Zegras (éditeur), Willy A. Schmid (éditeur) et Diego Salmerón (éditeur), From understanding to action: sustainable urban development in medium-sized cities in Africa and Latin America, Springer,‎ 2004 (ISBN 9781402028793, lire en ligne), p. 19, 63, 68, 93
  5. Selon l'arrêté Juppé.
  6. Article du monde.[1]
  7. a et b Guide to Greater Gaborone

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alec Campbell et Mike Main, Guide to greater Gaborone : a historical guide to the region around Gaborone including Kanye, Lobatse, Mochudi and Molepolole, The Botswana Society, Gaborone, 2003, 292 p. (ISBN 99912-5113-8)
  • (en) Patricia Farrow, Gaborone: the complete city guide, PPP Associates (Pty) Ltd., Gaborone, 1999, 118 p. (ISBN 9789991203089)
  • (fr) Tshidibi Ngondavi, Voir Gaborone et mourir : notes de voyage Kinshasa-Gaborone-Kinshasa, Éditions Médias pour la paix, Kinshasa, 2001, 56 p.
  • (en) BOTSWANA REVIEW OF COMMERCE AND INDUSTRY, 29th edition, B&T DIRECTORIES (PTY) Ltd, Gaborone, 2010, 162p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]