Kinshasa

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Kinshasa
Blason de Kinshasa
Héraldique
Drapeau de Kinshasa
Drapeau
Localisation de Kinshasa (en rouge) à l'intérieur de la République démocratique du Congo.
Localisation de Kinshasa (en rouge) à l'intérieur de la République démocratique du Congo.
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Statut politique Ville et province
Assemblée 59 sièges
Sénat 8 sièges
Gouverneur André Kimbuta
ISO 3166-2 KN
Fuseau horaire UTC+01:00
Démographie
Population 8 415 000 hab. (2010)
Densité 844 hab./km2
Langue(s) Officielle : français
Nationale(s) : Lingala
Géographie
Coordonnées 4° 19′ 54″ S 15° 18′ 50″ E / -4.3316666666667, 15.313888888889 ()4° 19′ 54″ Sud 15° 18′ 50″ Est / -4.3316666666667, 15.313888888889 ()  
Superficie 9 965 km2
Sources
Communes et territoires - Villes - Provinces

Kinshasa est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a à la fois le statut administratif de ville et de province.

Située sur la rive sud du fleuve Congo au niveau du Pool Malebo, elle fait face à la capitale de la République du Congo, Brazzaville. Par sa superficie et sa population, Kinshasa est l'une des plus grandes villes d'Afrique et du monde.

La ville a été longtemps appelée Léopoldville, nom donné entre 1881 et 1960.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Kinshasa et Brazzaville vues par satellite.

En kikongo, Kinshasa signifie le « Marché au sel » (de nshasa = « sel » et du locatif ki). Ce nom devint officiel au moment de l'indépendance du pays en 1960, remplaçant celui de Léopoldville qui fut donné en 1881 par l'explorateur Henry Morton Stanley en l'honneur du roi des belges Léopold II au service duquel il se trouvait[1].

En face, sur la rive droite du fleuve, on trouve Brazzaville, capitale de la République du Congo. Pour bien différencier les deux pays ayant « Congo » dans leur nom, on appelle parfois la République démocratique du Congo « Congo-Kinshasa », par opposition au « Congo-Brazzaville ».

Généralités[modifier | modifier le code]

Vue de Kinshasa depuis le Fleuve Congo Hotel (ex CCIC) à Gombe

Kinshasa forme une entité administrative à statut particulier et joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la République démocratique du Congo. Elle s'étend sur plus de 30 km de l'est à l'ouest et sur plus de 15 km du nord au sud. Ses habitants sont appelés les Kinois.

Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d'une savane herbeuse parsemée d'arbustes. La commune rurale de Maluku, la partie orientale de la province, occupe à elle seule 79 % du territoire. De fait, c'est une ville de contrastes importants, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, et donc aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages en ville.

La ville compte 18 immeubles anciens ou en cours de constructions[réf. souhaitée]. Certains bâtiments font plus de 50 m. On trouve principalement :

  • Dans la commune de la Gombe :

- Le Gécamines Commercial Building (ou Building Sozacom; 98 m)
- L'Hôtel Memling
- La tour BCDC (74,6 m)
- La tour REGIDESO (58,2 m)
- Immeuble du ministère des transports SONATRAS

  • Dans la commune de Kabinda :

- le Building RTNC (estimé à 98 m).

  • Entre Kintambo et Gombe :

- L'immeuble Fleuve Congo Hôtel (ex CCIC ; 98 m environ)
- Le Grand Hôtel (ex Hôtel Intercontinental ; 10 étages)
- Immeuble de la SNEL (10 étages)

L'immeuble le plus haut de Kinshasa, qui doit intégrer un complexe commerciale et hôtelier inégalé en RDC, devrait atteindre 130 mètre et être construit sur la Grande Place de la Gare dans la Gombe. Mais sa constructions, bien qu'avancée, a été suspendue.

La construction la plus élevée de la ville reste à ce jour le monument sur l'échangeur de Limete, une tour inachevée qui culmine à 150 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village de teke de Kinshasa vers 1912.
Carte de la région de Kinshasa et du Stanley Pool au XIXe siècle. Sont notamment déjà identifiés Kintambo, Lemba, Kallina et le village de Kinshasa. On remarque également le village de Kindolo (voir aéroport de Ndolo) et le Mont Manguele (désormais Mont Mangengenge) au sud - cliquez sur l'image pour agrandir

L'Afrique centrale possède des traces d'occupation humaine remontant au premier millénaire avant notre ère. Les siècles précédant la colonisation voient des peuples bantous s'installer dans la région du moyen et bas Congo, précédemment exclusivement occupée par les Pygmées. Différentes tribus et peuples composent la nouvelle population. Au niveau du Pool Malebo, les Tio (ou Téké) peuplent la rive droite (nord) du fleuve et des peuples assimilés aux Téké (Humbu et Mfinu) peuplent la rive gauche (sud). La région voit la traite d'esclaves et le commerce d'ivoire enrichir le peuple téké, alors érigé en royaume.

Du XVIe au XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Dès le XVIe ou XVIIe siècle, la région du Pool devient une vraie plaque tournante entre le bassin du fleuve et les régions côtières. Des légumes des Amériques sont aussi introduits à l'intérieur du continent grâce au commerce et les esclaves (le plus souvent des vaincus dans différents conflits) partent vers Loango, l'embouchure du fleuve et au Sud du royaume de Kongo. Les Bobangis, parfois appelés Bangala (gens du fleuve), occupaient la majeure partie du commerce avec la région équatoriale en naviguant le fleuve et ses rivières jusqu'aux villages tékés du Pool.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles des pêcheurs et surtout des commerçants tékés venus du nord installent des marchés et des villages au sud du Pool Malebo et sur le plateau qu'on nommera plus tard le plateau des Batéké. Ces villages sont des colonies car les Tékés se limitent à la pêche et au commerce. Les tribus de la région, Humbu et Mfinu, étaient considérées comme les propriétaires de ce côté du fleuve. Au fil du temps, les colons tékés poussent la population locale plus loin des rives, vers l'intérieur des collines. Les principaux villages tékés de la rive sud étaient Nsasa avec près de 5 000 habitants, Ntambo avec moins de 3 000 habitants. Lemba, parmi une multitude de petits villages humbus, était la capitale marchande et politique des Humbus, avec environ 300 habitants. Les marchés du fleuve voyaient des caravanes d'esclaves porteurs d'huile, d'amandes, de palme, d'arachides, de sésame et d'ivoire aller et venir[2].

Colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Henry Morton Stanley

Henry Morton Stanley atteint pour la première fois le site de la ville au niveau de Ntambo le 12 mars 1878 lors de sa traversée d'est en ouest du continent africain. En 1881, il signa le « traité de l’amitié » avec un chef téké, Ngaliema, obtenant ainsi le droit d’établissement à l'emplacement de l'actuelle commune de Kintambo, sur les bords de la baie de Ngaliema, et il chargea le capitaine Charles-Marie de Braconnier d'y fonder un poste qu’il baptisa d'avance Léopoldville[3] (Leopoldstad en néerlandais) en l’honneur de son commettant Léopold II de Belgique. Stanley avait choisi l’endroit où le fleuve Congo devenait navigable en direction de l’amont. Le site spacieux et facile à défendre était déjà peuplé de 66 villages antérieurs à Stanley avec une population totale estimée à 30 000 habitants[4]. Stanley fonda aussi une autre station, celle-ci près du hameau de Kinshasa (nshasa signifiant « marché »), avec l'accord du chef Ntsuvila. Ce village donna son nom à la ville actuelle, se dressant, avec le village de Mpumba, là où aujourd’hui se trouve le quartier des affaires.

En 1898, Léopoldville fut reliée par le rail à Matadi. Son importance économique en fut accrue et pourtant, en 1910, on y dénombrait à peine 10 000 habitants.

Capitale grandissante[modifier | modifier le code]

Carte du centre de Kinshasa, 2001
Le boulevard du 30 juin

En 1929, la ville hérita de la fonction de centre administratif assumée jusque-là par Boma, par la mise en application de l'arrêté royal du 1er juillet 1923. À cette époque, Léopoldville est confinée aux communes de Kintambo et de la Gombe actuelle développées autour de la Baie de Ngaliema. Ensuite apparurent les communes de Kinshasa, de Barumbu et de Lingwala. Dans les années 1930, celles-ci accueillent la majorité des logements pour les employés de la Chanic, la Filstisaf et l'Utex Africa.

Léopoldville ne devint juridiquement une ville que le 25 juin 1941 (avec 5 000 hectares et 53 000 habitants); depuis 1923, elle était seulement un « district urbain ». Par la même occasion, elle devient capitale de la colonie, chef-lieu de la province du Congo-Kasaï et du district du Moyen-Congo. Elle était divisée en deux zones : la zone urbaine, avec Léo II, Léo-Ouest, Kalina, Léo-I ou Léo-Est, et Ndolo ; et la zone indigène au sud. La croissance de la ville s'amplifie en 1945 avec la fin du travail forcé, qui permet aux populations noires d'augmenter. Arrivent alors de nombreux paysans de la campagne, à la recherche d'un emploi, et s'entassant dans les cases de la zone indigène. La ville commence alors à se peupler majoritairement de Bakongo. Dans les années 1950, les cités planifiées de Lemba, Matete, et une partie de Ndjili furent aménagées pour loger les employés de la zone industrielle de Limete. En 1954, la ville ouvre la première université de la colonie, l'Université Lovanium.

La ville compte 11 communes et 6 zones annexes en 1957 : les communes de Kalamu, Dendale (actuelle commune de Kasa-Vubu), Saint Jean (actuelle Lingwala), Ngiri-Ngiri, Kintambo, Limete, Bandalungwa, Léopoldville (actuelle Gombe), Barumbu, Kinshasa et Ngaliema ; et les zones annexes de Lemba, Binza, Makala, Kimwenza, Kimbanseke et Kingasani. Les zones annexes de Ndjili et Matete sont plus tard ajoutées. Avec les émeutes de janvier 1959, l'indépendance politique se profile, les élections municipales, parlementaires ou présidentielle donnent lieu à des tensions ethniques qui nécessitent l'intervention de la force publique. Les Bakongos remportent néanmoins les élections municipales. Le MNC Lumumba remporte les élections parlementaires (députés et sénateurs). Patrice Lumumba, Premier ministre, proposa à Joseph Kasa-Vubu, de l'Abako, la présidence de la République, poste essentiellement honorifique. Par souci d'unité nationale, celui-ci accepta. La guerre civile qui suivit l'indépendance en 1960 renforça l'immigration des Balubas. Avec la prise de pouvoir du maréchal Mobutu, en 1965 le lingala devient la langue régionale enseignée à côté du français.

La ville change officiellement de nom en 1966, de Léopoldville à Kinshasa.

En 1968, elle est dotée du statut de région au même titre que les autres régions du pays et le nombre de communes passe à 24. Les dix nouvelles communes sont Bumbu, Kimbanseke, Kisenso, Makala, Maluku, Masina, Mont-Ngafula, Ngaba, Nsele et Selembao.

La loi du 5 janvier 1975 en fit la huitième Région de la République (le Kivu a été scindé depuis), avec la création des nouveaux organes administratifs.

Croissance urbaine et maux africains[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Kinshasa
Année Habitants
1920* 1 600
1938 35 900
1939 42 000
1950 202 000
1955 292 000
1960 443 000
1965 717 000
1970 1 070 000
Année Habitants
1975 1 482 000
1980 2 053 000
1985 2 722 000
1990 3 520 000
1995 4 493 000
2000 5 414 000
2005 6 766 000
2010 8 415 000
Source: Populstat, World Urbanization Prospects
(*) ne compte que les communes de Léopoldville de l'époque

Croissance démographique[modifier | modifier le code]

En 1945, la capitale du Congo belge abritait 100 000 personnes. À l’indépendance, en 1960, Léopoldville comptait 400 000 âmes, ce qui en faisait la plus grosse agglomération d’Afrique centrale. Quinze ans plus tard, après que la ville eut reçu le nom de Kinshasa en 1966, sa population avait déjà franchi le cap des 2 millions. La population a ensuite crû de manière considérable jusqu'à atteindre plus de 8 millions d'habitants selon les estimations de 2010.

Les carences de l'administration ne permettent pas d'obtenir une quantification exacte de la population kinoise. L'exode rural et les migrations consécutives aux guerres civiles à l'Est sont des facteurs supplémentaires qui compliquent le chiffrage. Les estimations actuelles sont fournies par des ONG et parfois basées sur la détermination du taux moyen d'occupation urbaine par photographie aérienne, principalement dans les zones où l'habitat type ne comporte pas d'étages, c'est-à-dire les zones ayant une forte expansion urbaine comme les cités. De ce fait, il se peut que la population dépasse les 10 millions d’habitants.

Violence et corruption[modifier | modifier le code]

En 1991, et ensuite en 1993, Kinshasa est victime de pillages, dont les séquelles sont encore visibles tant matériellement qu’humainement jusqu'à aujourd'hui. Ces pillages résultèrent d'une crise économique due à un système politico-économique, finalement aussi inefficace que corrompu, instauré par Mobutu Seseko.

En 1997, après l'arrivée au pouvoir de Laurent Kabila (père du président actuel), des violences ethniques éclatent dans la ville. La politique du nouveau dirigeant influence l'économie de la capitale, et du pays en général, ce qui a pour effet d'accentuer la corruption.

Selon une enquête du Réseaux des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER) de 2006, 13 877 enfants vivent et travaillent dans les rues de Kinshasa, principalement dans les communes de Masina, Kimbanseke et Limete.

Engorgement des transports[modifier | modifier le code]

L'état de la voirie est mauvais dans de nombreuses communes de l'agglomération, au point que nombre de rues sont impraticables pour des véhicules hors saison sèche[5].

Des travaux de réhabilitation ont été menés. Toutefois, les réhabilitations sont parfois inefficaces[6].

En conséquence de cette dégradation des chaussées, Marc Pain fait le constat d'une aggravation (entre 1973 et 1984) de l'enclavement de certains quartiers, notamment du Sud, dans l'agglomération, les trajets vers le centre comme de périphérie à périphérie étant de plus en plus longs, à tel point qu'il est parfois plus rapide de se rendre à sa destination à pieds[K 1]. Vingt ans plus tard, en 2007, le journal Le Potentiel fait le même constat d'une dégradation : « Autrefois, les conducteurs de véhicules empruntaient certaines avenues secondaires. Celles-ci sont, par les temps qui courent, devenues impraticables. »[7]. En 2008, malgré le lancement des cinq chantiers de Joseph Kabila (voir ci-dessous), l'état des infrastructures reste « dans un état de délabrement très avancé dans la ville de Kinshasa. [...] Nombreuses parmi les 24 communes qui la composent sont pratiquement enclavées. [...] Aujourd’hui, la réalité du terrain contraste terriblement avec ce que le pouvoir a promis. »[8].

Les problèmes écologiques[modifier | modifier le code]

La ville est confrontée à d'importants problèmes écologiques.

Au premier rang, le problème de l'énergie. En effet, en dépit d'un fort potentiel hydroélectrique des barrages d'Inga I et II, le réseau électrique est vieillissant, mal calibré et peu étendu. Les branchements illégaux et les incidents quotidiens, d'origine naturelle ou humaine, provoquent des pannes à répétition. L'absence d'une énergie disponible partout et peu coûteuse explique l'usage des autres sources d'énergies. En 1984, Marc Pain montre qu'environ 45 % de la population fait la cuisine avec des combustibles d'origine pétrolière, la grosse majorité des autres avec du bois ou du charbon de bois provenant de la déforestation[K 2]. Des solutions sont recherchées pour gérer des plantations à repousse rapide (eucalyptus, pins). En 2010, la consommation de charbon de bois est estimée à 500 000 tonnes et un grand projet, nommé “Makala”, est lancé pour mieux gérer la filière bois-énergie[9].

Le second est la gestion de l'eau. L'eau potable est assurée par la société publique REGIDESO. Mais les infrastructures de traitement et de d'acheminement de l'eau sont également vétustes et limitées, donc incapables de satisfaire les demandes grandissantes de la ville. La suspicion sur la qualité de l'eau est la raison pour laquelle grandit un marché de l'eau en bouteille et s'installent des systèmes de filtration chez les particuliers aisés. Sans eau courante, des quartiers entiers emploient le système D. Des travaux sont en projet pour résoudre le problème. Il n'existe aucune station d'épuration. Les eaux usées sont donc rejetées directement dans les rivières et le fleuve Congo, ce qui implique une pollution latente. Le tout à l'égout ne concerne que le centre ville et certains quartiers. Il en va de même pour l'évacuation des eaux de ruissellement. Malgré cela, le système actuel est peu entretenu donc presque inutile. Par conséquent, Kinshasa est régulièrement touchée par les inondations et parfois par des épidémies.

Le troisième est la gestion des déchets. Il existe un service de traitement des déchets mais reste insignifiant. Le tri n'existe pas. Fort heureusement, un recyclage d'ordre économique a lieu dans la population. Ainsi, les métaux sont réemployés, ou revendus au poids, et les contenants plastiques sont réutilisés. Les matériaux inertes, comme le ciment, la brique et la faïence, sont pilés et revendus comme gravier. Le bois sert de combustible. Toutefois, la ville produisant une quantité de déchets très importante, il reste bon nombre de détritus inexploitables, le plastique souple en tête. La technique courante consiste à les regrouper en tas puis les brûler, voire les enterrer. En conséquence de quoi, une pollution invisible des sols, de l'air et des eaux par les suies, les gaz toxiques et les métaux lourds, n'est pas à écarter.

Cinq chantiers[modifier | modifier le code]

En 2009, le président Joseph Kabila mit en œuvre une série de cinq chantiers pour la nation : les infrastructures, la santé et l’éducation, l’eau et l’électricité, le logement, l’emploi. Tous ont des parties importantes à Kinshasa[10].

Pour l’infrastructure, d’important travaux routiers occupent, depuis 2009, la société chinoise CREC dont notamment le réamènagement du « boulevard du 30 juin » à Gombe et le « boulevard Colonel Mondjiba » à Kintambo, l’« avenue du Tourisme » (longeant le fleuve vers l'aval) à Ngaliema[11]. Un projet d’aménagement de route express au niveau de l’« avenue Nyangwe » et de l’« avenue Kabambare » n’a pas encore été entamé.

L’aéroport international de Ndjili voit aussi des travaux de réhabilitation, sa piste doit être réaménagée et un nouveau terminal sera construit. Ce dernier est en partie financé par une redevance perçue auprès de chaque voyageur utilisant l’aéroport.

La ville voit aussi l’installation de la fibre optique connectant celle-ci à la côte atlantique, plus précisément au câble South Africa Transit 3/West Africa Submarine Cable.

L'urbanisation en question[modifier | modifier le code]

Comme toutes les villes ayant connu un fort développement démographique, Kinshasa a subi un étalement anarchique et l'explosion des petites constructions, parfois de bric et de broc. L’absence d’encadrement rigoureux sur le bâtît et le manque de politique urbanistique pour des raisons budgétaires n’ont rien arrangé. Malgré l’amélioration socio-économique du pays depuis quelques années, le phénomène se poursuit encore.

Quoiqu’il en soit, l’offre publique ou privée reste marginale face à la demande toujours plus grande de la population, ce qui a évidemment entraîné une forte augmentation des prix immobiliers, accrue par ailleurs par la coûteuse importation des matériaux, le peu d'offre sur le marché du ciment (1 seul fournisseur national qu'est la CIMAT) et les conflits de propriétés.

L’arrivée d’une classe moyenne montante et d’investisseurs étrangers a suscité l’intérêt du privé pour la construction lucrative de logements et d’hôtels. Kinshasa connaît donc une forte activité foncière qui a donné lieu à l’érection de nombreux immeubles et maisons, quand d’autres n’ont pas été réhabilités ou rénovés. Ainsi, un projet de développement immobilier de haut de gamme sur le site marécageux de la rivière Ndjili le long du fleuve Congo (voir localisation exacte) est en préparation par la société Hawkwood Properties, détenue par des fonds zambiens. Ce projet immobilier d’envergure constituerait une nouvelle commune appelée « la cité du fleuve Congo »[12],[13].

Toutefois, l’effondrement d’un nouvel immeuble, à peine terminé mais habité, dans le quartier Basoko de la commune de Ngaliema au 14 octobre 2013, a démontré que les règles élémentaires de construction étaient négligées au profit des bénéfices. D’autres questions plus dérangeantes commencent à apparaître sur l’urbanisation galopante de la ville. En effet, l’investissement massif par des capitaux étrangers dans des programmes étendus et luxueux, destinés en fin de compte qu’à une catégorie haute donc très étroite de la population, laisse planer le doute. Certains dénoncent une spéculation immobilière, voire du blanchiment d’argent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Moyennes de température et de précipitations
Min.
(°C)
Max.
(°C)
Pluie
(mm)
Janvier 21 31 135
Février 22 31 145
Mars 22 32 196
Avril 22 32 196
Mai 22 31 159
Juin 19 29 8
Juillet 18 27 3
Août 18 29 3
Septembre 20 31 30
Octobre 21 31 119
Novembre 22 31 222
Décembre 21 30 142
* Sources : BBC Weather
Article détaillé : Géographie de Kinshasa.

La ville-province s'étend sur une surface de 9 965 km2 composée d'un grand plateau (Plateau du Kwango), d'une chaîne de collines (monts Ngaliema, Amba, Ngafula), d'une plaine et de marécages au bord du Pool Malebo. La plaine est la partie la plus peuplée et s'étend en forme de croissant de la baie de Ngaliema à l'Ouest jusqu'au plateau du Kwango à l'Est du Pool Malebo.

Les variations annuelles de température dans la région de Kinshasa sont d'environ 13 degrés Celsius. Le climat est de nature équatoriale (chaud et humide), composé d'une saison des pluies de 8 mois. La saison sèche est de mi-mai à mi-septembre. Le reste de l'année est relativement pluvieux surtout aux alentours de mars ou novembre.

Plusieurs rivières de diverses dimensions traversent les plaines de la ville-province, généralement prenant source dans les collines, coulant du Sud vers le Nord, pour se jeter dans le fleuve Congo. Des lacs de tailles réduites, comme le lac Ma Vallée et le lac Vert, y sont aussi localisés.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La ville de Kinshasa est divisée en 4 districts et 24 communes[14] :

Les 4 districts et
les 24 communes de Kinshasa
Blason de Kinshasa
v · d · m
abréviations : Kinshasa (Kin.), Kasa-Vubu (K.-V.), Lingwala (Ling.), Ngiri-Ngiri (Ng.-Ng.)

district de la Funa

district de la Lukunga

district du Mont-Amba

district de la Tshangu

Administration[modifier | modifier le code]

Les services publics de la ville de Kinshasa sont placés sous l'autorité du Gouverneur de la ville, assisté du ministre provincial dont le domaine est concerné.ces services n'ont pas de personnalité juridique et ils sont doté d'un organe de contrôle et de suivi qu'on appel conseil de surveillance et d'un organe exécutif autrement dit comité de gestion. Ces services sont les suivants: ''NOTARIAT, RETRANSKIN, RIMMOKIN, DGRK, RATPK ET RCPK[15].

Hôpitaux[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Professeurs de l'Université de Kinshasa lors d'une séance académique.

La ville de Kinshasa compte une cinquantaine d’établissements d’enseignement supérieur et universitaires agréés (11 public et 40 privés)[17] :

Rectorat de l'Université de Kinshasa.
Établissements publics 
Établissements privés 
Autres privés

Culture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Kinshasa possède plusieurs sites touristiques mais la majorité est peu connue ou peu fréquentée[18].

Transport[modifier | modifier le code]

STUC et City Train[modifier | modifier le code]

Plusieurs compagnies privées dont la Société de transport urbain (STUC) et la société publique City train (12 bus en 2002) desservent la ville.

Boulevard du 30 juin.

Les lignes d'autobus sont :

Taxibus et privés[modifier | modifier le code]

D'autres sociétés assurent aussi le transport en commun : Urbaco, Tshatu Trans, Socogetra, Gesac et MB Sprl. Les bus de la ville transportent un maximum de 67 000 voyageurs par jour. Plusieurs sociétés gèrent des taxis et taxi-bus. La majorité (95,8 %) du transport est assuré par des particuliers.

Lignes de taxibus (TBKIN) (liste non complète):

  • Campus – Victoire
  • Victoire – Ngaba
  • Ngaba – Victoire – Gambela
  • Campus – Zando
  • Kianza – Matete
  • Ngaba – Zando
  • Ngaba – ISC
  • Lemba – Victoire
  • Moulaert – Zando
  • UPN – Victoire
  • DGC – Gambela
  • Magasin – Victoire
  • Magasin – UPN
  • Zando – Barré
  • kingasani-zando
  • matete- riflard
  • matete-rond point ngaba
  • UNIKIN-zando

Termes usuels dans le transport en commun à Kinshasa[modifier | modifier le code]

  • Wewa: appellation d'une moto ou de son conducteur
  • Nkobe: coffre arrière des minibus
  • Rece: diminitif du mot receveur de taxibus
  • N'tshofa: chauffeur d'un taxi bus
  • Poro:chauffeur d'un grand car
  • Mopao: propriétaire d'un bus ou d'un taxibus
  • Faux-tête: passager en droit de ne pas payer
  • Ko bula: transporter les gens
  • Cinq cinq na banc: remplissage d'un bus de façon exagérée
  • Esprit de mort: taxi bus (Mercedes 207,208,307) qui roule à vive allure
  • Chambre salon: le taxibus à double cabines indépendantes (client chauffeur)
  • Rail: l'espace devant la première rangé d'un taxi-bus occupé par un passager debout
  • Demi-terrain: expression désignant une mi-course
  • Ngando: contrôleur d'un bus
  • Zwezwe: rouler sur une pente à moteur coupé
  • Serré: expression du receveur donnant le départ à son chauffeur
  • Simba: expression du receveur signalant au chauffeur de freiner

[21]

Rail[modifier | modifier le code]

La ville envisage la création d'un tramway en collaboration avec la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), dont les travaux pourraient débuter en 2009 pour s'achever vers 2012-2015. La question de l'électricité reste en suspens[22],[23].

L'ONATRA exploite trois lignes de chemins de fer urbains reliant le centre aux communes périphériques, dont une va au Bas-Congo[24].

  • La ligne principale relie la Gare de l'Est à l'aéroport de Ndjili, et compte 9 stations: Gare de l'Est, Ndolo, Amicongo, Uzam, Masina/Petro-Congo, Masina sans fil, Masina/Mapela, Masina/Quartier III, Masina/Siforco, Camp Badara et l’aéroport de Ndjili.
  • La deuxième ligne relie la Gare de l'Est à Kasangulu dans le Bas-Congo, en passant par Matete, Riflart et Kimwenza.
  • La troisième ligne la Gare de l'Est à Kinshasa Ouest / Kintambo – Kinsuka-Pompage dans la commune de Ngaliema.

Port de Kinshasa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Kinshasa.

Organisé administrativement en Département au sein de l'Office national des Transports (ONATRA), le Port de Kinshasa est le point de départ et le terminus de la navigation sur le fleuve Congo entre, d'une part, Kinshasa et Kisangani sur le fleuve, et d'autre part, entre Kinshasa et Ilebo sur le Kasaï.

Il est également au départ et à l'arrivée des marchandises à l'exportation et à l'importation depuis le port de Matadi qui accueille les navires de haute mer. À ce titre, il a souvent été considéré comme l'arrière-port du Port de Matadi.

Langues[modifier | modifier le code]

La population de Kinshasa venant de tous les coins du Congo, de plusieurs pays d'Afrique et du Monde, plusieurs langues sont parlées dans la ville comme dans toute ville cosmopolite[25]. Les langues les plus importantes reflètent la composition de la population. Le français, langue officielle, est parlé par 92 % des Kinois en 2010 (87 % en 2008)[26]. Il est utilisé pour certains échanges commerciaux, la gestion administrative et l'enseignement. La plupart des écrits sont rédigés en français. C'est aussi la principale langue des médias. Le lingala reste la langue principale de la ville, et il arrive souvent que des kinois parlent mieux le lingala que le français. C'est la langue de la culture populaire, de la musique, des églises, du théâtre populaire, de l'armée et de la police nationale depuis l'époque coloniale. Le kikongo, le swahili et le tshiluba sont aussi parlés par leurs communautés respectivement originaires de l'Ouest, de l'Est, du Sud-Est, et du centre du pays[27],[28],[29]. Le lingala, déjà langue véhiculaire du Nord du fleuve avant et durant la période coloniale, s'est imposé comme langue majoritaire parce qu'un grand nombre de kinois est originaire de régions où le lingala était déjà une langue véhiculaire. Il a notamment remplacé le kikongo comme langue principale de la région.

La majorité des enfants parle le lingala, qui supplante dès lors la ou les langues des tribus de leurs parents[27].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Kinshasa possède plusieurs ligues de football. L’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN) est la ligue de haut niveau, chaque saison 6 équipes sont reléguées et 6 autres sont promues avec l’Entente urbaine de football de Kinshasa (EUFKIN). Les équipes qui ont gagné le plus de fois au niveau provincial et national sont notamment : l‘AS Vita Club, le Daring Club Motema Pembe (DCMP) et l’AS Dragons (AS Bilima).

Sur le plan national, les deux équipes majeures "As Vita Club et DC Motema Pembe" ont remporté aussi des titres dans la Linafoot "ligue nationale de footbal" actuellement connue sous le nom de la Vodacom Super league, mais elles arrivent après le Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi qui est l'équipe la plus titrée que ce soit du point de vue national qu'africain avec quatre coupes de league des champions d'Afrique, deux fois champion de super coupe d'Afrique et autres coupes des compétitions majeures[30].

En basketball, l’Entente provinciale de basketball de Kinshasa (EPROBAKIN) et l’Entente urbaine de basketball de Kinshasa (EUBAKIN) se partagent les équipes. La fameuse BC Onatra de Kinshasa fut la première équipe de Dikembe Mutombo. Il y a aussi le Basket club biso na biso,BC Kauka, Lupopo, Molokai, Mazembe, etc.

C'est la ville de naissance du gardien de l'équipe de France et de l'Olympique de Marseille: Steve Mandanda, ainsi que de plusieurs célébrités du monde du football telles que Claude Makelele, Peguy Luyindula ou encore Dieumerci Mbokani. C'est également la ville d'origine (même s'il est né sur un bateau) de Rio Mavuba, joueur de football et capitaine du LOSC[31] et du boxeur Doudou Ngumbu.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Kinshasa est actuellement la deuxième plus grande agglomération au monde pour un pays francophone, après Paris et devant des villes comme Dakar, Abidjan et Montréal. Démographie oblige, Kinshasa devrait dépasser Paris aux alentours de 2020[32], devenant ainsi la plus grande agglomération d'un pays francophone tous continents confondus.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Kinshasa, la ville et la cité[modifier | modifier le code]

Marc Pain, Kinshasa: la ville et la cité, mémoire O.R.S.T.O.M. d'études urbaines, volume 105, Éditions IRD, 1984, (ISBN 978-2709907286), 267 pages.

  1. Page 177.
  2. Pages 63 et 64.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  2. Vie matérielle, échanges et capitalisme sur la rive méridionale du Pool du fleuve Congo (1815-1930), Première partie : Les structures du quotidien et les jeux de l’échange sur la rive méridionale du Pool Malebo (1815-1881)
  3. « La société de géographie, désireuse de consacrer le souvenir de la première expédition africaine et des travaux de son chef, a décidé de lui accorder l’honneur qui n’est réservé que par exception à des nationaux, d’inscrire son nom parmi ses membres honoraires. J’en offre le diplôme au fondateur de la future Léopold-ville d’Afrique, à Karéma, sur les bords du Tanganika !! » — (Séance extraordinaire du 27 avril 1881 : Retour de M. le capitaine Cambier à Anvers, in Bulletin de la Société royale de géographie d’Anvers, tome 6, Imprimerie Veuve de Backer, Anvers, 1881)
  4. Kinshasa, congonline.com
  5. (fr) Kibayu Michel Lusamba, Évolution des pratiques de sécurisation des conditions de vie dans trois quartiers populaires de Kinshasa, Presses universitaires de Louvain, (ISBN 978-2874632440), page 246.
  6. (en) « Kinshasa : mauvais entretien des infrastructures réhabilitées », '7 sur 7 CD,‎ 27 février 2012 (consulté le 30 mars 2012)
  7. (en) « Projet Makala, le troisième comité de pilotage tenu à Kinshasa. », Média Congo,‎ 17 octobre 2011 (consulté le 30 mars 2012)
  8. (en) « Les routes défoncées de Kinshasa attendent d’être réhabilitées », La Conscience,‎ 7 février 2008 (consulté le 30 mars 2012)
  9. (en) « Ngaba-Makala : la circulation pose problème après la pluie », Le Potentiel,‎ 03 octobre 2007 (consulté le 30 mars 2012)
  10. « CinqChantiers-rdc.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29
  11. « Chantiers en cours » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, CinqChantiers-rdc.com
  12. « Cité du fleuve Congo : Bientôt la construction d’une 25e commune à Kinshasa » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, CinqChantiers-rdc.com
  13. [1]
  14. Kinshasa Province, AfDevInfo
  15. Ville de kinshasa, services provinciaux, kinshasa 2012
  16. « Kinshasa: Joseph Kabila inaugure l’hôpital du Cinquantenaire », Radio Okapi, 22 mars 2014.
  17. ESU : 10 établissements publics et 39 privés autorisés de fonctionner, La Prospérité, 8 janvier 2010. (copie sur le site de la Conscience) [l'INA, l'ISC/Gombe, l'ISS et l'UPN ne sont mentionnés dans l’article]
  18. De nombreux sites touristiques à Kinshasa sans visiteurs, Le Potentiel, 28 janvier 2008.
  19. Clarisse Sana Mabiala, « Jardin botanique de Kinshasa : Un cadre idéal pour le tourisme et études environnementales », sur L'Observateur.cd,‎ 6 décembre 2012 (consulté le 7 décembre 2012)
  20. La STUC lance la ligne Victoire - Clinique Ngaliema, Francis Wilanga, La Conscience, 6 mars 2007.
  21. Faculté d'architecture ULB, CUD, CEDESURK, I.S.A.U., Mobilité à Kinshasa, 2013
  22. Article La STIB au Congo ?
  23. La Libre Belgique 25/05/2007.
  24. L’enfer des chemins de fer urbains kinois, Le Potentiel, 25 juillet 2005.
  25. (en) Eyamba G. Bokamba. D. R. Congo: Language and ‘Authentic Nationalism’ in Andrew Simpson, Language and national identity in Africa, Oxford University Press, 2008 ISBN 0-19-928675-2
  26. La langue française dans le monde en 2010 [Broché] Nathan
  27. a et b Jean-Jacques Nkongolo. Quelle langue d'enseignement pour la République Démocratique du Congo ? Une enquête à Kinshasa. DiversCité Langues. 1998
  28. Ch. Didier Gondola. The history of Congo, Greenwood Publishing Group, 2002. ISBN 0-313-31696-1
  29. Patrick Manning. Francophone sub-Saharan Africa, 1880-1995, Cambridge University Press, 1998. ISBN 0-521-64519-0
  30. [2]
  31. (en) « "Une Nuit à Makala" présenté par Rio Mavuba aux médias », LOSC Lille,‎ 1er mars 2012 (consulté le 14 mars 2012)
  32. (en) « Time series of the population of the 30 largest urban agglomerations in 2011 ranked by population size, 1950-2025 » [xls], United Nations, Population Division (consulté le 25 juin 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bourguignon, F., Contribution à la connaissance préhistorique de la plaine de Kinshasa et de ses environs, Lubumbashi, UNAZA, 1972, mémoire de licence
  • Antoine Manda Tchebwa, Sur les berges du Congo... on danse la rumba. Ambiance d'une ville et sa jumelle : Kinshasa/Brazzaville des années 1950-1960, L'Harmattan, Paris, 2012, 266 p.. (ISBN 9782296563032)
  • Léon de Saint Moulin, Kinshasa. Enracinements historiques et horizons culturels, L'Harmattan, Paris, Africa Tervuren, Tervuren, 2012, 370 p.. (ISBN 9782296969247)
  • Bernard Toulier, Johan Lagae et Marc Gemoets, Kinshasa. Architecture et paysages urbains, Paris, Somogy Éditions d'Art,‎ 2010, 260 ill., 128 p. (ISBN 978-2-7572-0362-0)
  • République Démocratique du Congo, Ministère du Plan, Monographie de la ville de Kinshasa, Kinshasa, avril 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]