Djelfa

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Djelfa
Djelfa vue du ciel
Djelfa vue du ciel
Noms
Nom algérien جـلـفـة
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Djelfa
Code ONS 1701
Démographie
Population 289 226 hab. (2008[1])
Densité 533 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 40′ 00″ N 3° 15′ 00″ E / 34.666676, 3.25006534° 40′ 00″ Nord 3° 15′ 00″ Est / 34.666676, 3.250065  
Superficie 542,17 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Djelfa
Localisation de la commune dans la wilaya de Djelfa

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Djelfa

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Djelfa
Tissage nomade de la région de Djelfa

Djelfa (arabe: الجلفة) est une ville d'Algérie située à 300 km au sud d'Alger, dans la partie centrale de l'Algérie du Nord, chef-lieu de wilaya du même nom.

Sa population est estimée à 272 991 habitants en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Djelfa, située à mi-chemin entre Alger et Ghardaïa, centre des Ouled Naïl, présente à 1140 m d'altitude une large dépression dans le mont S'Hari. Elle a toujours été un important centre de transit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rue principale de Djelfa

Le 20 février 1861, Napoléon III décrète la création d'un regroupement de populations au lieu dit Djelfa. La ville dépendait administrativement et militairement de Laghouat[2]. La ville est formée par le regroupement des tribus des Ouled Nail. Une église fut construite en 1862. La mosquée fut édifiée en 1864, elle portait le nom de Si Belgacem Benlahrech, frère de Si Chérif benlahrech, le cheikh qui combattit avec l'émir Abd el-Kader, et qui fut assassiné l'année même (1864).

Benchendouka et une partie de la population se révoltent contre l'autorité française en 1861. En 1864, les Ouled Cheikh se soulèvent dans la région de Djelfa.

En 1889 sur les 54 agriculteurs européens installés au début de la colonisation, il n'en reste que 9 et en 1930 sur les 2824 habitants, plus aucun colon n'y habite.

Un camp d'internement sert à emprisonner 800 réfugiés républicains espagnols à la fin de la guerre civile espagnole (voir Retirada)[3],[4]. Le camp est installé à près de 2 000 mètres d’altitude, dans la montagne[4]. Les Espagnols du début sont rejoints par les juifs internés par le régime de Vichy[5], ainsi que par 300 anciens brigadistes, des communistes, des résistants[4], soit au total 2 500 prisonniers[6]. Environ 650 survivaient à la libération du camp, après le débarquement allié en Afrique du Nord[6].

Un des internés, Max Aub, a mis en vers pour le théâtre, un récit de son internement[5],[6]. Le camp est supprimé en 1943[7].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville reste un centre important de la vente des moutons pendant l'Aïd.

La ville est le terminus de la ligne de chemin de fer Alger-Djelfa, utilisée principalement pour le fret.

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

La ville possède l'Université Ziane Achour. Sept facultés sont présentes dans le campus[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Djelfa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Djelfa
  3. Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents ». ISBN 978-2-7491-2046-1, p. 47
  4. a, b et c Mesquida, op. cit., p. 52
  5. a et b Norbert Bel-Ange, Quand Vichy internait ses soldats juifs d'Algérie : Bedeau, Sud Oranais, 1941-1943, L'Harmattan, 2005, p. 100.
  6. a, b et c Mesquida, op. cit., p. 53
  7. Voir par exemple la biographie de Léo Lev.
  8. Université de Djelfa

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]