Biskra
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| Biskra | ||
APC de Biskra |
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| Noms | ||
|---|---|---|
| Nom algérien | بسكرة | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Wilaya | Biskra (chef-lieu) |
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| Daïra | Biskra (chef-lieu) |
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| Code postal | 07000 | |
| Code ONS | 0701 | |
| Démographie | ||
| Population | 205 608 hab. (2008[1]) | |
| Densité | 1 612 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 87 m | |
| Superficie | 127,55 km2 | |
| Localisation | ||
Localisation de la commune dans la wilaya de Biskra. |
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Biskra (en arabe بسكرة) est une commune algérienne de la wilaya de Biskra dont elle est le chef-lieu, située à 115 km au sud-ouest de Batna, à 222 km au nord de Touggourt et 400 km environ au sud-est d'Alger.
Biskra est la capitale des Monts du Zab (Zibans)[2]. Elle est surnommée la reine des Zibans (Arrous-ezzibane en arabe) et la porte du désert.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Biskra est située une altitude de 87 m au niveau de la mer. Ce qui fait d'elle une des villes les plus basses d'Algérie.
Transport [modifier]
La ville de Biskra est desservie par un Aéroport international. Une ligne ferroviaire relie Biskra à Batna et Biskra à Tougourt.
Toponymie [modifier]
Biskra est connue durant la période romaine sous l’appellation de Vescera signifiant escale ou carrefour d’échanges commerciaux. Puis cette dénomination évolue au gré des périodes et des circonstances en oued el Qadr, en référence à l’actuel oued zarzour, Biskra demeure ce symbole éternel qui la rattache à la région des zibans, signifiant en berbère les oasis. Contrairement à ce qu’écrit le docteur Seriziat le mot Zab, au pluriel Ziban, n’est pas d’origine berbère. Selon Largeau, auteur d’un ouvrage sur le Sahara et qui donne des indications précieuses sur Biskra, cette appellation caractérise la cité avec son chapelet d’oasis, dérive probablement de la racine zâba, mot qui indique l’instabilité et signifie : boire à grands traits en se dépêchant ; ou bien encore de la racine zâba qui signifie couler, en parlant de l’eau, comme le souligne le journaliste Mohamed Balhi, qui a trouvé la même appellation en Irak.
Histoire [modifier]
Biskra était la capitale des Zibans et de l'Aurès[3], Vescera ou Ad Piscinam[4] elle fut à la fois une ville romaine et numide dans l'Antiquité. Les Byzantins importeront des dattiers pour en faire la culture. Les Berbères zénètes se sédentarisent et font de Biskra une ville prospère au Moyen Âge.
Pendant l'ère musulmane, la ville de Biskra sera le siège de Koceila. Ibn Khaldoun décrit le litige entre les deux chefs Koceila et Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Koceila étant chef des berbères, il avait le commandement de toutes les tribus chaouis zénètes et de sa tribu des Aurébas. Et après ce litige, Biskra sera sous le commandement de Oqba Ibn Nafi Al Fihri et sous la dynastie des Omeyades. Koceila change de siège et nomme Kairouan comme capitale berbère et déclare être chrétien en voulant se rebeller contre l'autorité des Ommeyades[5].
La reine des Aurès la Kahina se soulève contre Oqba Ibn Nafi Al Fihri à cause de la mort de son général Koceila[5]. Elle vengera la mort de Koceila. Elle ordonne à la tribu de Tahouda de tuer le Khalif Ommeyyade Oqba Ibn Nafi Al Fihri près de l'actuelle ville de sidi okba[5].
Oqba Ibn Nafi Al Fihri sera tué à Thouda. Une mosquée sera érigée à l'endroit de sa mort et elle portera son nom (la mosquée de Sidi Okba)[5]. Biskra était une ville qui appartenait aux Zénètes et aux Aurébas et aux Byzantins avant l'avènement de l'Islam. Après la mort de Oqba Ibn Nafi Al Fihri et de la Kahina, une nouvelle ère s'annonce sous Tariq ibn Ziyad et Musa ben Nusayr. Biskra devient un relais entre le Sahara et le nord et des villes telles que Kairouan en Tunisie ou Tlemcen ou Constantine,ou Bougie,ou Fès ou Cordoue en Espagne, etc. Différentes dynasties et empires règneront à Biskra : les Zénètes, les Omeyades, les Fatimides, les Hammadides, les Hilaliens, les Almohades, les Mérinides, les Zianides, les Hafsides, les Ottomans. La ville de Biskra fut le théâtre de plusieurs batailles. Plusieurs gens vont se réfugier dans les montagnes des Aurès pour échapper à la mort. Une communauté juive vivait à Biskra jusqu'en 1962. La plupart de ses membres étaient originaires de Biskra et des environs : Ouled Djellal,Tolga,Sidi Okba, El Oued. Certains vivaient d'une manière très proche des musulmans. Certains étaient agriculteurs, producteurs de dattes, notamment dans l'oasis de Gharta. La nouvelle synagogue construite dans les années 50 fut transformée en Chambre de commerce à l'Indépendance.
Les Français prennent le contrôle de la ville au XIXe siècle. Pendant la colonisation française, plusieurs groupes et personnes se révoltent dans la ville et dans la région comme les Zaatchas. Au début, l'Émir Abd El-Kader prend tout le Zab. Ensuite, les Zaatchas se révoltent sous Bouziane[6].
Pendant la révolution algérienne, Biskra était intégrée à la Wilaya I et à la Wilaya VI.
En 2009, le Musée historique de la Wilaya VI a été inauguré.
Économie [modifier]
Industrie et commerce [modifier]
L'industrie à Biskra s'appuie sur la fabrication de câbles. L'une des principales entreprises algériennes a été récemment acquise par une entreprise américaine, General Cable, à hauteur de 60 % du capital, le reste, 40 % est détenu par l'état algérien. L'industrie du cuir est en déclin, depuis le net recul de l'activité touristique.
Agriculture [modifier]
Les dattes de Biskra sont exportées dans plusieurs pays du Monde : le Canada, l'Europe, les États Unis d'Amérique, etc.
Des bananiers sont cultivés dans la région. Le sel est exploité dans la région de Biskra[7].
Vie quotidienne [modifier]
Les Musiciens de Biskra 1844-1962 [modifier]
Au lendemain du 4 Mars 1844 à Biskra un détachement de l'Armée française victorieuse depuis 1830 en Algérie, défila dans les rues de la capitale des Zibans, avec un drapeau porté par des musiciens battant tambour et claironnant trompette, pour narguer les musulmans Biskris vaincus et désarmés. Ces deux instruments de musique seront utilisés en permanence par les locataires du Fort Saint-Germain qui est le symbole de la présence colonialiste à Biskra. Parmi les premiers musiciens français, le trompettiste Charlot Pierre né en 1829 à Pont-Labbe département du Finistère (France) et le tambourineur Roig Auguste, né en 1837 à Rimsaltes département des Pyrénées orientales (France) en 1896, la dame Artemise Beylon-Castagniati une Française d'origine gréco-italienne, utilisa la boite à musique dans sa Maison de tolérance (l'immeuble transformé en divers magasins, existe à nos jours, à l'angle des rue Baarir et rue Lachouri) pour les jeunes filles Bonasse Judith, Muller Émilie, Juilleret Marie-Lucie, Petit-Jean Hortense, Hayoun Zahra-Juillette, Nessim Gamra-Esther, Belaiche Rebecca-Alice, soumises à la prostitution publique autorisée, tandis que le sieur Lecat Octave ,un huissier de justice né en 1863 à Cheraga (Alger), pied-noir français d'Algérie, crée avec ses amis Laurent Victor, un musicien, né en 1863 à Toulon département du Var (France), et Sksig Juda, un musicien ne en 1858 a Alger ; pied-noir juif d'Algérie ,une société musicale (1er Orchestre civil judéo-chrétien) titrée <<La Saharienne>>qui animera le Cercle civil géré par Rose Charles née en 1818 à Berlin (Allemagne) sis dans l'immeuble Dufourg à Rue Prevost (débaptisée rue Djezzar, en 1962) jusqu'à son effritement en 1902
La musique Chaoui est la musique la plus jouée à Biskra comme dans tout le reste des Aurès, ainsi que le folklore de MEZOUED ou bien CHEKOUA, Biskra partage aussi les mêmes chansons folkloriques tunisiennes.
Jumelages [modifier]
Festivals et salons [modifier]
- La direction du commerce et la direction du tourisme de Biskra ont organisé en novembre 2011,le premier Salon international commercial des dattes et du tourisme oasien.
- En mars 2012, la wilaya a accueilli le premier salon national de la commercialisation des légumes et des épices.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Lena Bernstein, aviatrice, décédée à Biskra en juin 1932.
- Ibn Khaldoun, historien, philosophe, diplomate et homme politique, séjourna à Biskra.
- André Gide, écrivain français, décrivit à plusieurs reprises la beauté de la ville et de ses habitants, notamment dans Si le grain ne meurt.
- Auguste Maure, photographe orientaliste français, fonde le tout premier studio de photographie de Biskra dans les années 1860.
- Marius Maure, photographe né à Biskra, fut à l'origine des toutes premières cartes postales de Biskra et de ses environs.
- Larbi Ben M'hidi, combattant et responsable du FLN durant la guerre d'Algérie, suivit une partie de sa scolarité dans une école de Biskra.
- Mohamed Khider, homme politique, militant pendant la révolution algérienne, membre fondateur du Comité révolutionnaire d'unité et d'action.
- Mohamed Chabani, combattant algérien pendant la révolution algérienne, fit sa scolarité à Biskra.
- Hamid Grine, journaliste et écrivain algérien, né le 20 juin 1954 à Biskra.
- Omar el Bernaoui, poète algérien, décédé le 24 février 2009[Où ?].
- Mohamed El-Aid El Khalifa, poète Algérien d'expression arabe, membre de l'association des Ulémas Algeriens, né à Aîn El Baïda en 1904, vécu à Biskra, décédé à Batna en 1979.
- Mohamed Balhi, grand reporter et écrivain, né le 12 décembre 1951 à Biskra.
- Le colonnel Ahmed Benabderzzak[Qui ?], combattant durant la révolution Algérienne.
- Yvan Touitou, chercheur en chronobiologie né à Biskra en 1940.
- Belbel Chaabane combattant durant la révolution Algerienne né a Biskra en 1940.
- Mohamed Larbi Baarir,Combattant de la guerre d'indépendance,mort lors de la bataille de Thameur le 29 mars 1959 avec les colonels El Haoues,Amirouche et le commandant Omar Driss.
Notes et références [modifier]
- Wilaya de Biskra : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion. Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
- Dictionnaire Larousse
- Constantinois, Sahara, Oranie, Algérois: rail d'Algérie et cheminots du Sahara, la ligne du Sud-Oranais, Aïn-Séfra, Béni-Ounif de Figuig, Kénadsa, Bidon 2, Béchar.Par Roger Duvollet Publié par s.n., 1985, page 177
- Bulletin de la Société de géographie. Par Société de géographie (France). Publié par Delagrave, 1867. Notes sur l'article: Ser. 5, v. 13. pp 175livre en ligne
- Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
- http://www.algerian-history.info/reszaatchas.htm
- Enasel SPA
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Mohamed Balhi,conférence à Tozeur (novembre 2000): " Biskra, du Limes à Gide"