Zénètes

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Les Zénètes (en berbere : Izenaten) également appelés Zenata, Igzenaten, Iznasen ou 'Ituzinaten, forment l'une des trois grands groupes berberes (avec les Isenhadjen et les Imasmouden). Les Zénètes sont les fondateurs de plusieurs États berberes, en Afrique du Nord et en Europe. Ils s'établissent de la région de Nefoussa en Libye jusqu'à l'Algérie (Atlas blidéen, Oranie, Chenoui, Chaoui, Mzab, etc.). Ils sont historiquement nomades mais sont aujourd'hui en très grande majorité sédentaires. Ces derniers sont les bâtisseurs des villes[1]. Rachid Bellil déclare à ce propos« qu'il serait une erreur de dire que les Zénètes sont uniquement nomades, car ils sont les fondateurs des villes »[2].

Ils sont berbérophones et arabophones. Ils ont comme langue mère le Zénète (Tazenatit, Zenatiya), un des dialectes berberes[3].

Probablement originaires de l'ouest de la Libye d'où ils seraient venus à l'époque romaine, l'ascendance zenète est concentré de Tripoli jusqu’à l'Algérie. Ce qui représente une grande masse humaine sur l’échelle de la population Nord-Africaine[4].

Au Maroc, les Zénètes sont en majorité les Aït Seghrouchen et la population de la région de Fuiguig. Il est surprenant de constater comment les Mérinides ont pu se multiplier rapidement dans la région du Za, de la Moulouya, et du désert, après avoir été chassés d'Algérie par leurs adversaires. Et par la suite, ils prennent le pouvoir dans toute l'Afrique du Nord. Les Hafsides seront renversés par les Mérinides, et les différentes provinces de l'Algérie actuelle seront vite prises, ce que souligne Ibn Khaldoun.

En Algérie, les régions Zénètes sont l'Oranie, la Dahra, l'Atlas blidéen, les Aurès, le Mzab.

En Tunisie, les Zenètes formaient une partie des Amazighs notamment du nord et parlent pour l'immense majorité uniquement la darija. Pour des raisons que les chercheurs ignorent, les populations zénétes n'ont pas fait l'objet d'études sérieuses dans le pays, ce qui a été signalé en 1978, lors des travaux de recherche en Algérie[5]. Au milieu du XIe siècle, lorsque les Hilaliens furent envoyés par les Fatimides pour réprimer les Sanhadja en Tunisie, ils se confrontèrent en premier aux Zénètes[6].

Les Zénètes sont aussi localisés dans les anciennes villes du Nord de l’Algérie, mais aussi dans le Sahara et plus précisément dans le Tell, Hodna, haut plateau de l'Algérie (terre fertile du grand Maghreb central), le Ziban et le Nememcha. Ces territoires et populations faisaient partie du territoire des Gétules situé derrière le limes romain et faisaient l'objet d'attaques de la part des Romains. Plusieurs villes gétules étaient le théâtre de batailles entre les deux rivaux. Les historiens récents tendent à confirmer que les Zénètes du Sahara montaient vers le Nord en hiver et se rendaient au désert en été. La tradition fut rompue à l'époque romaine, et Benabou écrit dans son livre que Sévère confisquait les terres des nomades et les refoulait. Sévère donnait les terres aux sédentaires en échange. Les Romains ont aussi coupé le mode de vie des montagnards en leur interdisant la plaine qui est devenue la propriété des sédentaires. Ibn Khaldoun révèle que le déplacement des Zénètes au Sud et vers l'Ouest est le produit de la défaite des Zénètes face au Kutama et au Houaras. Et Ibn Khaldoun souligne que toutes les tribus, qu'elles soient Kutamas ou Houaras ou Zénètes ou Sanhadja vivaient ensemble au Nord dans les temps reculés. Les études sur le Tifinagh ne sont pas assez développées au Sahara algérien pour confirmer que cette langue est l'écriture spécifiquement zénète, car certains soulignent que le Tifinagh viendrait de Gourara dans la wilaya d'Adrar, région habitée par les Zénètes[7]. Gabriel Camps souligne que le langage Zénète est paléoberbère.

Récits[modifier | modifier le code]

Maurétanie Tingitane (à l'ouest), Maurétanie Césarienne (au centre-ouest), Numidie (au centre-est), et Africa (à l'est), au centre la Gétulie

L'histoire des Zénètes est difficile, selon Ibn Khaldoun, car ils n'ont pas laissé d'écrits. Cela est le cas de tous les Berbères. Les Zénètes étaient toujours vigilants lors des invasions au Maghreb, ils se retiraient toujours vers le Sud ou dans les montagnes en cas d'attaques ennemies, ce que rapportent plusieurs historiens dans leurs analyses.

À l'arrivée des Byzantins, la Gétulie fut signalée par les historiens de l'époque et elle était habitée par des populations zénètes. Cependant les Zénètes qui sont restés isolés des grands changements passés au grand Maghreb central (Sahara) restent les seuls témoins d'un passé assez complexe, ce qui rend difficile l'étude historique des régions zénètes du Maghreb et des peuplades.

Plusieurs anciens noms des tribus Zénètes sont mentionnés par les historiens romains. Ces derniers n'avaient jamais pénétré le vaste territoire de la Gétulie qui était l'État le plus ancien du Maghreb central (Algérie actuelle) concentré au Sud-Est de Constantine, c'est-à-dire les Aurès et ses alentours. « Les tout premiers habitants de ce territoire central d'Afrique du Nord étaient les Gétules, peuple nomade berbère concentré dans le Sud-Constantinois. Le peuple Gétule descend directement de la branche de la civilisation capsienne ayant émigré au Sahara vers 3000 av. J.-C. et «est certainement le peuple qui aura dominé de la façon la plus certaine l'Algérie durant les 1500 ans de son antiquité»[8]. »

Nadir Marouf considère les Zénètes comme une population parmi les Gétules et qu'une communauté juive s'est scindée dans la masse zénète, ce que révèle l'existence d'une Synagogue au Touat Gourara au VIe siècle. Mais, le spécialiste des études Zénètes ibadites, Tadeusz Lewicki réfute cette thèse et affirme qu'il s'agit d'une tribu libyco-berbère qui s'est installée au Touat Adrar et cette tribu est zénète. Il faut noter qu'il est difficile d'essayer de distinguer les Libyens des Gétules.

Selon Jacque-Menier, il y aurait deux voies d'immigrations juives vers le Nord de l'Afrique, l'une maritime à l'époque phénicienne et l'autre par la voie des oasis sahariennes. Plusieurs régions furent habitées par les Juifs (Cyrénaïque, Égypte, Tripolitaine, Fezzan). Paul Sebag affirme que la Berbérie orientale a accueilli plusieurs personnes qui professaient le judaïsme au temps du roi Salomon et lors de la destruction du temple. Alors, plusieurs autochtones se convertirent au judaïsme. Des Zénètes furent signalés dans la Cyrénaïque, comme les Luwatas[9]. Et il y avait des populations Berbères judaïsées zénètes, selon plusieurs historiens, dont Ibn Khaldoun. Selon certains historiens les Luwatas côtoyaient les Juifs venus de l'est. D'autres indiquent des pratiques religieuses propres aux Zénètes. Certains historiens comme Camps contestent qu'il y ait eu des tribus Berbères judaïsées chez les Zénètes, mais insistent sur le fait qu'elles étaient chrétiennes dans les régions caractérisées par l'influence du christianisme dans l'Algérie et surtout dans la région des Aurès, puisque Baghaï fut la ville des Zénètes.

Et aussi, Jacob Oliel écrit que les Zénètes ont apporté le palmier-dattier et le chameau à leur arrivée au Maghreb durant le IVe siècle. Mais, Camps dira que cet arbre fut signalé cinq siècles av. J.-C. en Éthiopie. Une erreur des historiens, c'est que l'Éthiopie que décrivent les historiens anciens n'est qu'autre que le Sahara algérien. Ils vont dire que la Gétulie longeait tout le Niger qui séparait l'Afrique de l'Éthiopie[10]. Selon Pline et Ptolémée, ils ajoutent que la Gétulie comprend aussi le sud de la Numidie les Aurès, le Ziban et la Hodna. La table de Peutinger est bien claire, elle confirme que la Gétulie englobe le Zab, les Aurès et le Jérid. Il est à noter que la Numidie s'arrête à l'Aurès et qu'au pied du mont Aurès, il y avait les Musulames.

Lors de l'invasion des Arabes dans le territoire Gétule, ils ne trouvèrent face à eux que les Zénètes des Aurès pour les affronter. Plusieurs Zénètes ont dû quitter les Aurès et le Zab durant cette période, mais il reste encore des populations. Ces Zénètes étaient sédentaires et habitaient les villes comme Baghaï au cœur des Aurès.

En 1981, Gabriel Camps se rétracte et dit que les Zénètes sont des Néoberbères. Alors qu'Ibn Khaldoun et les chercheurs comme Rachid Bellil dans le Sahara et qui ont côtoyé ces populations sont formels, il s'agit bien d'Amazigh. Leurs données sont basées sur le langage et la culture. Les Zénètes n'ont pas laissé d'écrits sur l'histoire ni de mémoire collective. Un Touatien déclare que: « le Touat est habité par cinq peuples les Noirs (premiers habitants), les Zénètes, les juifs, les arabes. Tous sont devenus musulmans, mais les Zénètes ont conservé leur langue »[11]. Des recherches approfondies ont été menées dans cette région ces dernières années pour connaître et comprendre les Zénètes. La présence des Sanhadja dans le Touat Gourara confirme que les deux tribus vivaient ensemble depuis la nuit des temps. Ce que l'historien Ibn Khaldoun confirme par ses écrits, il y a de cela des siècles.

Parmi les Numides, une partie des Maghraouas faisaient partie de cet État, ce que révèle Léon l'Africain[12]. Ce dernier explique les conflits entre les différentes tribus Zénètes dans le désert de la Numidie. Mahfoud Kaddache écrit que les Zénètes des villes et des compagnes de la Numidie ont fait face à l'invasion arabe[13].

Ibn Khaldoun en fait, avec les Masmouda et les Sanhadja, l'un des trois grands groupes berbères de l'ère musulmane[14]. À l'origine nomades pour la plupart[15], ils habitaient les plaines du Maghreb. Il faut dire que Ibn Khaldoun fait des Zénètes un groupe distinct; selon lui, il y a les Berbères et les Zénètes deux races distinctes, mais ayant comme origine commune Amazigh pour ancêtre, et ayant la même langue. Nomades dispersés avant la période préislamique à travers tout le Maghreb comme le confirment les écrits de l'historien arabe du XIVe siècle Ibn Khaldoun dans son ouvrage sur "histoire des berbères" et aussi, ils sont sédentaires d'après le même auteur, car ils sont les constructeurs de villages dans le Sahara et dans les Montagnes. Par contre, les historiens Émile Félix Gautier et Gabriel Camps les désignent seulement nomades. Gabriel Camps comme Émile Félix Gautier parlent d'immigration de certains chameliers venus d'Arabie, et ces derniers seraient les Zénètes qui ont introduit le chameau au Maghreb. Mais, les historiens du Moyen Âge observent chez les Zénètes le cheval et le dromadaire. Les Zénètes nomades habitaient les tentes; les historiens les signalent en Kabylie, au Sahara et dans les Aurès.

Ils fondèrent à travers tout le Maghreb, l'Espagne et l'Afrique plusieurs royaumes et États ayant notamment pour capitales[16] Tlemcen, Fès, Marrakech, Sijilmassa, Kairouan, etc.

Les Zénètes sont cités dans l'histoire lorsqu'une femme zénète, la Kahina, aidée par des tribus Zénètes (les Dejrawa, les Banou Ifren, etc.) des Aurès, mène contre l'armée musulmane une guerre et prend tout l'Ifriqiya. Il est nécessaire de rappeler que lorsque Ibn Khaldoun parle des Aurès, il indique une zone géographique plus large que celle d'aujourd'hui ; de plus, les actuelles Aurès ont fait partie intégrante de l’histoire de l'ancienne Gétulie, Numidie, Ifriqiya[17].

Une partie de leurs actuels descendants dans le Maghreb ont en commun la langue Zénète qu'ils parlent encore. Leur langue, le zénète ou zenati, est une variété du berbère. Plusieurs groupes berbérophones dispersés à travers le Maghreb le parlent encore de nos jours, notamment au nord-ouest de l'Algérie, c'est-à-dire l'ouest de l'Oranie et dans plusieurs oasis du Gourara, des Aurès, du Sahara, dans le Mzab et en Libye, etc. Mais la majorité des Zénètes parlent l'arabe et ont abandonné la langue berbère, selon Émile Félix Gautier, qui constate qu'il n'existe plus aucun lien attachant les tribus zénètes actuellement dans le Maghreb de la province de Sousse en Tunisie, pourtant habitée par les Zénètes (actuellement une partie des Zénètes chasse à Bouficha[18], jusqu'au Maroc. Il signale que la majorité des Zénètes se définissent comme Arabes[19]. À l’époque d'Ibn Khaldoun, les Zénètes de Tunisie parlaient seulement l'arabe et s'étaient entremêlés avec les Hilaliens.

Note: Vu le nomadisme ordinaire de certaines tribus berbères et des subdivisions de tribus mères en plusieurs tribus filles, il est à noter que les zones de conflits ont toujours entrainé des déplacements de populations. Les exemples historiques dans le monde sont nombreux et divers : la progression de l'Islam par exemple va induire un déplacement de tribus d'Est vers l'Ouest, du Nord vers le Sud, du Sud vers le Nord (montée vers l'Europe) et des plaines vers les refuges montagneux où des tribus berbères actuelles habitent encore ; des mouvements religieux de type almoravide ont également entrainé des déplacements de tribus du Sud vers le Nord. Ces facteurs (nomadismes, conflits, subdivisions des tribus) ajoutés au fait que les frontières actuelles des différents pays du Maghreb ne sont établies que depuis la fin de la colonisation française expliquent pourquoi il est souvent difficile de connaître avec certitude la localisation initiale de certaines tribus.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Ibn Khaldoun, zenata dériverait d'un nom propre : Djana (ancêtre berbère). Les Berbères, pour convertir un nom propre en nom générique, ajouteraient un t à la fin, ce qui aurait formé Djanat au singulier et Djanaten au pluriel.

Ces considérations morpho-phonologiques ne sont pas attestées et montrent la méconnaissance par Ibn Khaldoun de la dérivation linguistique en berbère. Ainsi, il a mélangé des procédés dérivatifs du berbère avec certains de l'arabe. En effet, le nom générique en berbère est au masculin, donc commence par une voyelle et ne se termine pas par t.

Le son dj qui se situerait entre le j et le ch ne se prononce pas en arabe et se serait trouvé remplacé par un z, ce qui aurait donné zanat. Ensuite, par usage fréquent, un a aurait été ajouté à la fin pour le rendre patronymique et un autre retiré au début pour faciliter la prononciation, obtenant ainsi znata[20].

Là encore, son raisonnement est inconsistant car rien n'aurait empêché les Arabes d'adapter cet hypothétique dj en un son proche : j ou ch. Affirmer que znata est plus facile à prononcer que zanata est ridicule.

Enfin, il n'a pas mis en évidence l'existence de Djana dans la mythologie berbère.


Selon le chercheur algérien Rachid Bellil, le mot Zénète a été arabisé et sa signification est Iggen ou ijjen qui signifie un en berbère, selon Cuoq[21]. Une deuxième explication est donnée, le mot est composé de deux phonèmes (aznat et iznatn) qui signifie en langue berbère « ceux qui envoient leur brebis aux pâturages »[22]. Une dernière explication est livrée par le même auteur Rachid Bellil, les phonèmes se décomposent en « azn, ezen, ehen (tente) et atn (être accru) ce qui donne le sens suivant : tentes nombreuses, campements importants »[23].

Les Zénètes étaient anciennement appelés Gétules[15]. Par ailleurs, une partie d'entre eux se sont joints aux Garamantes[24]. Les autres étaient appelés Maures en raison de leur lutte contre Rome[25]. Parmi les Zénètes, quelques tribus ont préservé leurs noms à travers le temps[26].

Origines[modifier | modifier le code]

Medghassen la sépulture des rois Numides à Batna dans les Aurès[27]. Sépulture royale numide et supposée celle du patriarche des Zénètes selon l'hypothèse controversée d'Ibn Khaldoun[28]

Les Zénètes comme les Sanhadjas étaient implantés en Afrique du Nord dès l'installation des premières populations berbères[20].

Ibn Khaldoun fait pour sa part du personnage de Medghassen, issu de la branche de Botr dont l'auteur fait remonter l'ascendance jusqu'à Amazigh et Cham (fils de Noé), l'ancêtre des Zénètes[14],[20]. Son mausolée, situé dans les Aurès et daté de 300 av. J.-C., est un monument de la Numidie antique (qui s'étendait du Nord-Est de l'actuelle Algérie au Nord-Ouest de l'actuelle Tunisie) et le plus ancien mausolée antique de l'Afrique du Nord[15]. Les historiens chercheurs Emile Félix Gautier et Gabriel Camps parlent uniquement d'une sépulture royale numide et en aucun cas n'en font celle du patriarche des zénètes.

La confédération des Nefzaouas avait pour ancêtre un personnage originaire du Yémen dont l'épouse était berbère[20]. Cet ancêtre appelé Luwata serait d'origine copte selon Ibn Hazem, ce que dément Ibn Khaldoun[20].

Les Zénètes auraient occupé à l'origine les Aurès, l'ouest de l'Algérie, la région de Tlemcen, le Mzab, le Mali, le Nigeretc.[20].

Même si la majorité d'entre eux étaient nomades, une partie était sédentaire, dont les Chaouis des Aurès et les Zénètes de l'ouest du Maghreb et du sud. Les Zénètes n'avaient pas la culture de l'écrit et ils n'ont pas préservé leur histoire[29]. Néanmoins, ils ont su protégé leur langue et leur culture comme tous les Berbères[30].

L'histoire des Zénètes du Maghreb est très complexe. En effet, selon Rachid Bellil, la thèse fondée par les historiens arabes et occidentaux qui stipule que les Zénètes ont fait une immigration d'est en ouest est classée dans un tropisme oriental[31]. Il est difficile d'établir des liens entre les tribus zénètes qui sont dispersées dans différents endroits du Maghreb. Aussi, les Zénètes gardent toujours le nom commun de leur nom de tribu, malgré la séparation de distance de deux tribus qui ont le même nom[32].

Selon Leroux, le parcours des Luwata ou Laguantan peut être éclairant ; ces tribus zénètes avaient pour prêtre Lerna (lié au dieu Agurzil)[33] avant l'Antiquité. Cette tribu désignée sous le terme de « Libous » par les Égyptiens et « Loubim » dans la Genèse aurait donné son nom à la Libye antique. Il s'agissait probablement d'une grande confédération peuplant la Cyrénaïque, la Tripolitaine ainsi que la partie du Sahara située au sud de ces régions.

Au cours du règne des dynasties pharaoniques, les Zénètes ou Gétules et les Garamantes[34] auraient été hostiles aux souverains et ont installé la terreur dans cette région[35] à l'aide de leurs chevaux et de leurs chars de guerre[36].

Durant cette même période, ils construisirent plusieurs monuments ayant des points de ressemblance avec les pyramides d'Égypte comme le tombeau de Medghassen ou les Djeddars.

Les Touaregs qui seraient issus des Banou Ifren ont également laissé des fresques dans le massif du Hoggar où l'on voit les Garamantes accompagnés de leurs animaux et de leurs chars. Les foggaras (ifeli en zénète), les ksours sont gardés précieusement au sud.

Les Zénètes, issus selon Ibn Khaldoun pour leur majorité des trois grandes tribus berbères des Maghraouas, des Dejrawa et des Banou Ifren, ont laissé des vestiges antiques au nord de l'Algérie comme la cité de Tilimeyen dans la vallée du Saf Saf (près de Skikda)[37]. Par ailleurs, le nom de l'Afrique provient du radical berbère ifru, ifri et afer[38] employés par la tribu orientale des Banou Ifren[39] vivant en grande Kabylie (Djurdujra du nom de Faraoussen), en petite Kabylie (ifri), en Tunisie (afer) ou dans le Hoggar[26],[40].

Vers le début du premier siècle. Les Maghraouas auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[41].

Point de vue d'Ibn Khaldoun[modifier | modifier le code]

Les Zénètes sont un ancien peuple berbère, ils étaient au Maghreb, il y a de cela des milliers d'années[42]. Pendant l'époque romaine, les Zénètes auraient été de confession chrétienne ou juive.

Ibn Khaldoun rapporte que les Zénètes étaient nomades et que chaque tribu avait son territoire avant et pendant l'ère musulmane en Afrique du Nord. Ils ont appris l'arabe (lecture et écriture) pendant la période islamique, ce qui leur a permis de réaliser des transformations dans la vie bédouine et montagnarde dans le Tell et au Sahara.

D'après lui, les Zénètes du premier temps se divisent en trois grandes tribus. Les Dejrawa, tribu de la Kahena. Les Maghraouas vont aussi subir beaucoup de pertes humaines[43]. Les Banou Ifren qui eux aussi vont perdre beaucoup des leurs[44].

Selon Ibn Khaldoun, la première branche initiale Zénète formée par les deux tribus des Maghraouas et des Banou Ifren ont bâti une dynastie. La deuxième, les Mérinides et les Abdelwadides, ont été deux grandes dynasties.

Pour lui, l'esprit de corps était plus fort chez les Sanhadja, les Kutama et les Houaras que les Zénètes. Leur nombre aussi était plus important dans ces trois tribus que chez les Zénètes[20].

Point de vue des chercheurs français[modifier | modifier le code]

Gabriel Camps, lui aussi dira que les Zénètes sont venus au Ve siècle. Il parlera d'une immigration de chamelier[45]. Gabriel Camps dit que les Zénètes prennent la place aux Gétules[46]. Lui, il sépare les Gétules des Numides et des Maures, en des entités distinctes.

Ernest Mercier désigne les Gétules par les deux confédérations Berbères Zénètes[47] et Sanhadja[47]. Selon Ernest Mercier, Léon l'Africain ajoute aux Zénètes et aux Sanhadja les Houaras, les Ghomara, les Masmoudas dans la liste des tribus Gétules[48].

Émile Félix Gautier nomme les Zénètes les chameliers nomades venus de l'Est. D'après lui, il y a eu une immigration massive des Zénètes vers le VIe siècle au Maghreb. Les Zénètes pénètrent le Maghreb avec des chameaux puisque d'après lui, il n'y avait pas de chameau auparavant dans le Maghreb. Il contredit tous les historiens en langue arabe. Et il dément toutes les thèses pour dire que l'histoire des Berbères demeure obscure. Il fera une différence entre Berbère et Zénète. D'après lui, les Zénètes étaient des nomades sauvages. Il s'en prendra à la reine Kahina et il la qualifiera de sauvage[49]. Émile Félix Gautier ne donne aucune référence sur le langage zénète.

Division selon Ibn Khaldoun[modifier | modifier le code]

Selon Ibn Khaldoun, les principales confédérations zénètes sont les suivantes : Maghraouas, Banou Ifren, Dejrawa, Nefzaouas, Luwata, Mérinides, Abdalwadides, Wattassides, Ghoumari, Matmata, Laghouat, Sedrata, Ouaergla, Ancha, Mzab, Ouled Sidi Yahia, Maghila, Yala, Faten, Rached, Matghara, Wasul, Berzal, Lemaya et Afya[20], etc. Les Zwawas, actuellement appelés les Kabyles, tribu issue des Kutama auraient également un lien avec les Zénètes tout comme les Sanhadja du Sénégal ou du Nord du Maghreb[28].

Par la suite, plusieurs assimilations auraient eu lieu entre les différentes confédérations zénètes (Houaras, Lemtouna, Masmouda, etc.)[20].

Selon la généalogie d'Ibn Khaldoun qu'il a fondé en reprenant les généalogistes berbères, la majorité des actuels Chaouis, Touaregs et des Mzab, etc. descendraient directement des Zénètes[50].

Le mot chaouis désigne une partie des tribus zénètes des actuelles Aurès.

Diversité[modifier | modifier le code]

Plusieurs nations sont venues partager le mode de vie des berbères.

Selon Salluste, les Maures faisaient partie de l'armée d'Hercule venus d'Espagne[51] composé des Perses, d'Arméniens, et de Mèdes[52]. Ils se sont mêlés aux populations autochtones Gétules (Zénète) Berbère du Maghreb actuel. Ils se sont installés dans les montagnes de l'Aurès en Algérie et en Libye.

Il s'ensuivit plusieurs ethnies qui se sont fondues dans les tribus zénètes et berbères, comme les Vandales, les Juifs, les Byzantins, les Romains, les Arabes, les peuples d'Afrique, les Européens, les Turcs[53],[54] , etc.

Synthèse[modifier | modifier le code]

Une synthèse des différents travaux scientifiques modernes sur l’origine des peuples berbères cités dans le sujet berbères (portant sur des dessins et écrits rupestres, des sites archéologiques, sur la linguistique berbère et sur les études génétiques) a été faite par Bernard Lugan, historien français spécialiste de l’Afrique. Il indique dans sa conférence disponible sur le net que l’origine des berbères est désormais connue et que bien des écrits au sujet de leur origine sont dépassés. Il précise qu'il y a environ 20 000 ans une population située entre les actuelles Érythrée et Éthiopie (Afrique de l'Est ou Afrique orientale) s'est scindée en 3 groupes : l'un de ces groupes a descendu le Nil puis s'est dirigé vers les pays du Maghreb qu'il pénètre par l'Est. Ce groupe laisse une trace de son passage à Gafsa, ville de l'actuelle Tunisie, d'où le nom de culture capsienne. Ce groupe dit des protoberbères, ancêtres des actuels berbères, rencontre en arrivant dans le Maghreb le Mechta el arbi (ou Homme de Cro-Magnon du Maghreb décrit par Gabriel Camps[55])[56]. Cette synthèse recoupe et prolonge les travaux des chercheurs Emile Félix Gautier et Gabriel Camps qui décrivent les Berbères zénètes comme étant des chameliers nomades venus de l'Est. L'hypothèse d'une origine africaine de l'espèce humaine est aujourd'hui scientifiquement admise (voir aussi liens externes).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire des Zénètes est difficile à cerner et a fait l'objet d'une controverse de la part de différents historiens. Tout ce que l'on connaît vient essentiellement des textes d'Ibn Khaldoun et des historiens romains qui font l'objet de désaccords ou de discussions. En effet ni Ibn Hazm, ni Salluste, ni Hérodote, ni Gabriel Camps, ni Emile Félix Gauthier (pour ne citer que les plus connus) ne partagent l'avis d'Ibn Khaldoun sur l'origine des berbères et des Zénètes.

Pour les historiens contemporains tels que Gabriel Camps et Emile Félix Gauthier, les Zénètes sont des tribus nomades de chameliers non originaires du Maghreb où ils vont se disperser[57] et où ils introduisirent le dromadaire auprès des populations déjà présentes.

Afrique romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrique romaine.

À l'époque de l'Empire romain, les Zénètes étaient principalement concentrés en Tripolitaine et pratiquaient le commerce et l'agriculture mais étaient aussi nomades pour une partie d'entre eux. Rattachés jusqu'alors à la Numidie sous les règnes de Syphax et Massinissa, ce dernier faisait partie des Afers[58]. Syphax s'était pour sa part réfugié chez les Garamantes lors de sa défaite face à Massinissa[15] et essaya d'intégrer les Garamantes de la Tripolitaine à son royaume mais ne réussira toutefois pas à contenir les habitants de la Cyrénaïque. Juba prend finalement cette région qui est ensuite incorporée aux territoires romains[59].

Vers le début du premier siècle. Les Maghraouas auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir.Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[41].

Les alentours de Tlemcen auraient été composés des royaumes Zénètes dans l'antiquité. Des Gétules (Zénètes) auraient vécu dans cette partie du Maghreb[60]. Plusieurs rois Gétules purent contrebalancer l'Empire Romain. L'exemple du héros Tacfarinas qui, vers 17 après J.-C., soulève tous les tribus Gétules (Zénètes)[61] [3]. L'indomptable Tacfarinas mourut à Pomaria (Tlemcen actuellement)[62] [4]

Le Tripolitain Septime Sévère, empereur romain, serait peut être lui-même d'origine berbère[63],[64] car, à cette époque, les mariages célébrés entre Romains et Berbères sont courants. Leptis Magna, capitale de l'Empire en Afrique, était peuplée de Berbères considérés comme citoyens de Rome.

Plusieurs recherches montrent que les Berbères de Tripolitaine étaient d'excellents cultivateurs de vignoble et d'olivier. De plus, même si les Garamantes comme les Gétules étaient pour beaucoup nomades, cela ne les empêchait pas d'être pleinement citoyens romains[65]. La religion des Zénètes est alors diversifiée et l'on y trouve des chrétiens, des juifs et des païens.

À l'époque du Bas-Empire romain, les Levathae (Luwata) se révèlent tellement agressifs que les Romains font élever un limes pour les contenir. Après la crise économique que vécut la grande cité romaine de Leptis Magna, la ville connut plusieurs razzias de la part des populations locales.

Après les Romains[modifier | modifier le code]

Par la suite, les Vandales et les Byzantins s'installèrent mais seront finalement chassés par les Banou Ifren (Ifuraces ou Iforen) et d'autres Berbères en 533[66].


Après la reconquête byzantine, ces Levathae feront l'objet d'une description de la part de Corripus dans La Johannide. On y découvre des Berbères utilisant le cheval, le chameau et adorant Agurzil, un dieu taureau, ainsi qu'une divinité martiale masculine nommée Sinifer. Les Arabes les nomment Louata et Ibn Battûta, dans l'introduction de son récit de voyage, ne manque pas de signaler qu'il descend lui-même de cette tribu par son père.

À l'époque byzantine, Corripe décrit aussi la célèbre tribu des Iforens (Banou Ifren) qui luttaient contre les Byzantins. Ayant perdu plusieurs de leurs chefs, surtout dans la région des grands Aurès de l'époque (qui s'étale de l'Algérie à la Tunisie), ils reprendront par la suite leur indépendance et autonomie[66].

En 544. Les Byzantins exerceront un pouvoir juste dans la province de Constantine. Cependant, l'émergence d'insurrection berbère contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants les Dejrawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les Zénètes[67].

Religions et cultes[modifier | modifier le code]

As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds.
Mosaïque de la Domus Africa de Thysdrus
  • Afrique ou Africa provient de Ifren[68]. Ce dernier provient du radical Ifri qui désigne une divinité berbère[69], le pluriel de Ifri est Ifren[70] (tous les fils et filles d'Ifri sont appelés Ifren) .

La traduction ou l'emprunt latin nous donne Africa (Afrique) qui a été une déesse berbère avant la conquête des Romains. Dea Africa signifie déesse Africa et représente un symbole à l'époque romaine.

De plus, Ifri désigne les populations locales des Afers.

Ifru ou ifri symbolise les rites dans les cavernes pour protéger les commerçants. La grotte non loin de Constantine à Guechguech et la pièce de monnaie romaine indiquent le mythe de la protection[71]. Ifru était une déesse solaire et au même titre un dieu des cavernes et protecteur du foyer[72], etc. En somme, Ifru est une sorte de Vesta berbère.

  • *Gurzil (ou Agurzil) est une divinité à la tête de taureau, fils d'Ammon. Corippus mentionne un certain Laguatan (la tribu des Luwata qui sont Zénètes), grand prêtre de Gurzil, combattant les Byzantins, qui l'auraient tué alors qu'il tentait de s'enfuir avec les icônes de Gurzil[73]. Parmi les ruines de Ghirza, en Libye, se trouve un temple qui est peut-être dédié à Gurzil — d'où par ailleurs pourrait provenir le nom de la cité.

Religion avant l'avènement de l'islam[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le judaïsme[74].

Il rapporte : « Une partie des Berbères professait le judaïsme, religion qu'ils avaient reçus de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habitait l'Auras et à laquelle appartenait la Kahena, reine qui a résisté à l'invasion musulmane et fut tuée au cours d'un des nombreux combats qu'elle avait livrés. Les autres tribus juives étaient les Nefouça, Berbères de l'Ifrikïa, les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa[75] ».

Ibn Khaldoun distinguait donc :

  • les Djeraoua (ou Dejrawa), tribu qui habitait les Aurès et à laquelle appartenait la Kahena, qui est une reine guerrière berbère, tuée par les Arabes à l'époque des premières invasions.
  • les Nefousas (ou Nefzaouas), les berbères de l'Ifriqiya.
  • les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa (nom arabe correspondant au Maroc).

Les tribus citées sont donc originaires de l'actuelle Tunisie (ancienne Ifriqiya), des Aurès et de l'actuel Maroc. Mais Ibn Khaldoun ne donne pas plus de précisions sur ces tribus. Dans d'autres chapitres de son "Histoire des Berbères", Ibn Khaldoun traite de la résistance de la Kahena à la conquête arabe ou de l'histoire des tribus citées mais sans plus mentionner leur religion.

Mais d'après Gabriel Camps, les deux tribus berbères, Dejrawa et Nefzaouas, étaient de confession chrétienne avant l'arrivée de l'islam[76].

Avant l'islamisation, les Banou Ifren étaient païens[77].

Arrivée de l'islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête musulmane du Maghreb.
Porte de la Mansourah, mosquée bâtie sous le sultan Mérinide Abu Yaqub Yusuf an-Nasr
Minaret de la Mansourah

Selon Ibn Khaldoun, peu avant la période islamique, certaines tribus Zénètes auraient fondé des royaumes et dynasties (plus ou moins importantes et puissantes) régnant sur toute l'Afrique du Nord et regroupant plusieurs tribus : les Maghraoua, les Meknassa, les Banou Ifren, les Dejrawa[78], etc.

Alors nomades, ils se consacraient essentiellement aux activités pastorales. À l'arrivée des premiers musulmans, le premier ambassadeur berbère à être honoré par le calife Uthman ben Affan est Ouezmar Ibn Saclab de la tribu des Maghraouas qui sera désigné gouverneur de sa tribu. Plus tard, Kusayla sera désigné pour représenter les Berbères mais le général omeyyade Oqba Ibn Nafi Al Fihri s'opposera farouchement à lui.

À la mort de Kusayla, au VIIe siècle, des Zénètes, et plus particulièrement les Banou Ifren, se soulèvent, à l'image des Dejrawa sous la direction de la Kahena, en opposant une longue et sérieuse résistance aux nouveaux conquérants.

L'islam se répand toutefois peu à peu, notamment grâce à l'action de Tariq ibn Ziyad issu selon Ibn Khaldoun de la tribu des Nefzaouas et de Musa ben Nusayr[20]. En 711, des Berbères migrent vers l'Andalousie et y laisseront une trace de leur talent en cavalerie de même que leurs chevaux.

Dès le VIIIe siècle, la plupart des Zénètes adoptent la doctrine sufrite[79] alors que d'autres deviennent kharidjites voire nekarites, c'est-à-dire rigoristes mais égalitaires en opposition au système du califat des Omeyyades. Ils tenteront d'expulser tous les Arabes du Maghreb sous la direction d'Abou Qurra[80] venu de Tlemcen[20].

Le premier État berbère est même proclamé au Maghreb par ce dernier mais sera vite brisé par les luttes internes entre tribus berbères[63].

Lutte entre dynasties durant la période musulmane[modifier | modifier le code]

Koutoubia à Marrakech, elle fut construite sous Abd al-Mumin (Almohades).

La dynastie des Aghlabides prend le pouvoir en Ifriqiya alors que le Maroc actuel passe quant à lui sous la domination des arabes Idrissides. La dernière rébellion des Zénètes kharidjites a lieu au Xe siècle sous la conduite d'Abu Yazid des Banou Ifren[81].

Les Zénètes étaient alors en grande partie alliés au califat de Cordoue et luttaient pour le contrôle du Maghreb occidental (Maroc). Abou Yazid fit réunir toutes les tribus berbères des Aurès pour lancer une attaque contre les Fatimides. Vainqueur, il reprendra toute l'Ifriqiya et désignera Kairouan comme capitale kharidjite du Maghreb. Mais les Fatimides réussiront à le vaincre et une grande partie des Zénètes deviendront par la suite des alliés des Fatimides.

Les Omeyyades essayent dans le même temps par tous les moyens de retrouver leur pouvoir, ce qui provoquera l'éclatement des tribus zénètes. Les Fatimides, en guerre contre ces derniers[78], finissent par reprendre le pouvoir au nord du Maghreb central mais font face à la résistance des Zénètes jusqu'à la mort d'Abu Yazid. Certains chefs poursuivront même la guerre contre les Fatimides tandis que d'autres deviendront leurs alliés. Chassés par les Fatimides, les Zénètes se retranchent alors vers l'ouest du Maghreb (Maroc et ouest de l'Algérie), le reste du territoire algérien voyant l'avènement des dynasties hammadides et zirides. C'est dans ce contexte que les luttes entre tribus zénètes se poursuivaient et que les Omeyyades n'étaient plus en mesure de continuer à régner. Les tribus des Hilaliens ravagèrent alors le Maghreb où le chaos s'installa.

Les Zénètes sont ensuite défaits par les Almoravides de Youssef Ibn Tachfin et auraient été victimes d'un génocide tout comme les Berghouatas du Maroc actuel. Les Almoravides reconfigurent la carte du Maghreb et construisent un État fort. Les Zénètes reprennent également une importance politique de premier plan au XIIIe siècle avec l'émergence de nouvelles dynasties au Maghreb et en Andalousie comme les Almohades avec le Zénète Abd al-Mumin (premier calife Almohade),les Abdalwadides ou les Mérinides et les Wattassides. Les Mérinides s'emparent de la Tunisie et font tomber les Hafsides. En effet, Abou el-Hassen souverain mérinide de Constantine et de Béjaïa s'empare de la Tunisie, Ibrahim abou Fadhel sera le souverain de la Tunisie, mais l'histoire ne révèlera pas tous les noms des souverains mérinides en Tunisie[82]. Toutefois, les luttes internes entre les dynasties zénètes durent jusqu'à l'arrivée des Ottomans en Algérie.

L'Andalousie et le Portugal[modifier | modifier le code]

La mosquée, la cathédrale et le pont de Cordoue, la ville fut prise par Abd al-Mumin (Almohades) appartenant aux Zénètes.
Une partie de la muraille de la ville de Ronda édifiée par Abou Nour.

Les Zénètes étaient les plus proches des Omeyades de l'Andalousie parmi les berbères. Après la chute des Omeyades, quelques tribus zénètes fondent des État indépendants. Les Banou Ifren prennent Ronda. Après la reconquête par les rois chrétiens, soit Pierre III soit Alphonse III d'Aragon, la politique restait la même. Les Zénètes avaient le rôle de milice et le contrôle de l'Andalousie au côté des milices chrétiennes[83].

Abd al-Mumin (Almohades) reprend la majorité des territoires en Andalousie notamment Cordoue et Grenade.

Les Nasrides signent un traité de paix avec les souverains de Tlemcen les Zianides[84]. Les Zianides deviennent alliés des Nasrides en 1039[85]. Les deux unis gagnent la bataille contre Aragon, Mérinides, etc[85].

Les Mérinides reprennent certains territoires de l'Andalousie et du Portugal après avoir évincé les Almohades.

Apports culturels[modifier | modifier le code]

Ibn Battuta, il a été un grand voyageur et écrivain à l'époque des Mérinides de père d'origine zénète.

Avec la conquête musulmane de l'Hispanie, l'Andalousie accueille un énorme contingent de Zénètes qui peuple des régions entières et laissera des traces dans la toponymie et dans la culture. De plus, les Zénètes règnent en Andalousie durant des siècles. Le savoir, l'art et la musique peuvent alors s'y développer.

De grands savants ont aussi émergé durant les règnes des dynasties zénètes comme Ibn Ruchd(Averroès en langue occidentale), Ibn Battûta, Ibn Khaldoun, etc. La civilisation berbère était alors à son apogée sur une partie de l'Europe et en Afrique du Nord.

Au XVIe, Cheikh Abou Mohammed el Zenati compose son traité de géomancie[86].

Héritage urbanistique[modifier | modifier le code]

Les dynasties zénètes ont laissé derrière elles des routes et fondé de nombreuses villes dont Tlemcen, fondée par Abou Qurra des Banou Ifren en 790, qui devint la première capitale des Berbères musulmans[87]. Le chercheur Rachid Bellil a pour sa part effectué un travail important sur les traces archéologiques et anthropologiques des Zénètes en Algérie[88],[89]. Parmi les sites principaux, on peut citer :

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues berbères.

L'étude linguistique des zénètes englobe la totalité des parlers berbères de certaines régions de la Libye, l'oasis Siwa, l'Algérie et le Maroc[94].

Plusieurs tribus zénètes ont perdu leur langue à cause de la religion, de la dominance de la langue arabe et des tribus hilaliens. Cependant plusieurs rois ou walis (Saint) se sont imposés pour garder leur langue. Quelques historiens français ont écrit sur les Zénètes sans avoir de contact avec la population zénète et ont formulé des thèses qui se révèleront fausses et sans fondement par les rares recherches modernes liées aux Zénètes, du point de vue linguistique, génétique, archéologique[95], etc. Seuls, les chercheurs et spécialistes qui ont vraiment entré en contact avec quelques tribus zénètes de Gourara révèlent la complexité de la recherche. En effet, la majorité des poèmes en langue zénète demeure incompréhensible à cause de l'emploi de mots anciens ou archaïques[96]. De plus, dans certaines régions à dominance arabophone, les Zénètes ont sauvegardé leur terroir. En effet, l'élément de la langue Zénète demeure intact sans influence majeure sauf pour la religion. La langue zénète reste parlée uniquement entre Zénètes. Rachid Bellil entre en contact difficilement avec une partie des Zénètes, ce qui lui permet de mettre au jour quelques contes et poèmes en dialecte Tazinati. Et ces derniers sont traduits en langue française. Il est important de préciser que les Zénètes parlent leur langage uniquement dans le Ksar.

Yaghmoracen Ibn Zyan, dont le règne est rapporté par Ibn Khaldoun, mentionne des anecdotes à son sujet. Ainsi le roi qui est décrit comme magnanime se riait des généalogistes qui voulaient le faire descendre du prophète de l'islam Mahomet, et devant ceux qui voulaient inscrire son nom sur un minaret qu'il avait fait élever, il répondit dans la seule langue qu'il connaissait, le berbère, "Dieu sait" (Issen Rebbi). Yaghmurâsin s'exprimant en langue zénète dit à peu près ceci : « Nous n'avons obtenu les biens de ce monde et le pouvoir par nos épées, et non par cette ascendance. Quant à son utilité dans l'autre monde, elle dépend de Dieu seul. »[97].

Sidi Al Hadj Bu Mahmmed, Saint Wali Zénète de Timimoun à Gourara en Algérie, avant de mourir, transmettra son testament à ses fils en leur conseillant de garder la langue zénète. Sidi Al Hadj dira : « L'acquisition du savoir religieux dans la langue arabe n'est pas, ne doit pas entraîner la disparition de la langue Zénète. »[98].

La langue zénète, elle est utilisée dans plusieurs régions au Maroc, en Algérie et en Libye. Les dialectes berbéres des beni Snous, des Beni Boussaïd et des Msirdas dans la wilaya de Tlemcen, des ksours berberophones des wilayas de Naama et d'El-Bayadh, des Mozabites, des Chaouias et des Nemamchas, des habitants de Ouargla et de Ngouça, des berberophones du Gourara au Sahara central, de l'Ouarsenis oriental chez les Matmatah, de la Dahra orientale dans les wilayas de Tipaza, Chlef et Aïn Defla sont tous d'origine zénète. Le chaoui est proche de la langue des Zénètes. Dans les Aurès, les Chaouis, qui sont issus des Zénètes, ont un parler proche du Ifren tamazight, langage chaoui[99].

Le cheval et le cavalier zénète[modifier | modifier le code]

Les Zénètes, originaires des Aurès, sont les premiers à monter un cheval avec une selle et des étriers. Ils fournissaient les meilleurs cavaliers au Maghreb. La selle était toujours recouverte de soie brodée minutieusement par les femmes et attachée à l'aide d'une sangle de satin[100].

  • En Espagne, « Les Zénètes montaient leurs chevaux avec une lance courte, des étriers courts, et plats et chevauchaient les jambes repliées ce qui donnait de la liberté à leurs mouvements. Les Espagnols adoptèrent également cette technique et le mot zénète donnera le mot castillan Jinete (cavalier). »[101].
  • En Andalousie, la garde du roi Abderrahman était particulièrement gardée par les cavaliers Zénètes dont le nombre avoisinait les huit mille[102].
  • De l'autre bord de la rive. Le calife Abou Qurra avaient 45 000 cavaliers de sa tribu, les Banou Ifren et en tout il avait sous son commandement plus de 35 mille cavaliers.
  • Selon Corripus dans la Johannide, la cavalerie zénète, dont les Banou Ifren était investit dans la guerre des Berbères contre les Byzantins entre 547 et 550 au temps de Jean Troglita.
  • Ibn Khaldoun nous rapporte la force de la cavalerie zénète lors de la guerre de la Kahina contre les Omeyyades. Les Banou Ifren avaient écrasé la cavalerie omeyyade.
  • Les Zirides avaient tellement peur de la cavalerie zénète qu'ils ont dû interdire la possession du cheval au Maghreb.
  • Yeddou se détachera de l'alliance après que les califes d'Espagne lui ont offert d'être un allié. Yeddou dira sa phrase célèbre en réponse aux Omeyades[103]

« Va demander à B. Abi Amer si l'onagre se laisse mener chez les dompteurs de chevaux? »

— Ibn Khaldoun, "Histoire des Berbères", 1378

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Magrib central à l'époque des Zirides: recherches d'archéologie et d'histoire Par Lucien Golvin, page 33
  2. Rachid Bellil, Les oasis du Gourara (Sahara algérien), page 77
  3. Besoin de référence
  4. E.F Gautier, Les siècles obscurs du Maghreb
  5. Actes du Colloque International sur Ibn Khaldoun: Alger, 21-26 juin 1978 Par Centre national d'études historiques, page 237
  6. Tunisie du sud: ksars et villages de crêtes. Par André Louis, page 29
  7. Les oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, page 66
  8. propos de E.F Gautier rapporté par Othmane Siddik dans le journal l'expression
  9. (en) Ivan Van Sertima, Golden Age of the Moor, éd. Transaction Publishers, New Brunswick et London, 1992, p. 132
  10. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, par Société archéologique de Constantine, vol 16, page 128
  11. propos rapportés par De La Martinière et La Croix, 1897, Volume 3, pages 167-168, voir Les Oasis du Gouara (Sahara algérien), Rachid Bellil, page 61
  12. De l'Afrique, contenant la description de ce pays : De l'Afrique...., livre 1-4. Par Leo (Africanus), Jean. and tr Temporal, page 17
  13. Cultures oasiennes : essai d'histoire sociale de l'oasis de Bou-Saâda, Volume 2. Par Youssef Nacib, page 95
  14. a et b E.M. Albarnossé, « Généalogie des Berbères selon Ibn Khaldoun »
  15. a, b, c et d Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, éd. Alessi et Arnolet, Constantine, 1874
  16. Claude Antoine Rozet, Ernest Carette, Algérie, Firmin Didot frères,‎ 1856, 735 p. (lire en ligne)
  17. http://www.euratlas.net/AHP/voyage_temps/europe_sud_ouest_0700.html
  18. Histoire des Beni Hilal et de ce qui leur advint dans leur marche vers l'ouest. Par Micheline Galley, Abderrahman Ayoub, page 153
  19. Voir partie, Maghraoua, Banou Ifren, Les siècles obscurs du Maghreb (1927)
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, éd. et trad. partielle par William McGuckin de Slane, Alger, 1852-1856
  21. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, page 73
  22. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, p 74
  23. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, p74
  24. Gabriel Camps, Encyclopédie berbère, éd. Édisud, Aix-en-Provence, 1985-2002
  25. Anne-Marie Flambard Héricher, Les lieux de pouvoir en Normandie et sur ses marges, éd. Publications du CRAHM, Caen, 2006, p. 109
  26. a et b « Notions ethnographiques sur les Berbères touaregs », Mémoires de la Société de géographie de Genève, tome 4, éd. Société de géographie de Genève, Genève, 1862, p. 46
  27. Souvenirs d'une exploration scientifique dans le nord de l'Afrique, Jules-René Bourguignat
  28. a et b Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  29. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 77
  30. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 77
  31. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 95 et 96
  32. Les oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 96
  33. Arnold van Gennep, L'État actuel du problème totémique, éd. E. Leroux, Paris, 1920
  34. Ivan Van Sertima, op. cit.
  35. (fr) Pierre Pinta, La Libye, éd. Karthala, Paris, 2006, p. 306
  36. (fr) Georges Mazenot, Sur le passé de l'Afrique noire , éd. L'Harmattan, Paris, p. 130
  37. Victor Piquet, Histoire des monuments musulmans du Maghreb, éd. Bauche, Évreux, 1937
  38. François Decret et M'hamed Hassine Fantar, L'Afrique du Nord dans l'Antiquité, éd. Payot & Rivages, Paris, 1998
  39. (en) Babington Michell, « The Berbers », Journal of the Royal African Society, vol. 2, n°6, janvier 1903, pp. 161-194
  40. Onoma, vol. 19, éd. International Centre of Onomastics, Louvain, 1950, p. 488
  41. a et b Journal asiatique De Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  42. Ibn khaldoun, Histoire des Berbères
  43. Voir partie Zénètes, guerre contre les Almoravides
  44. voir partie Zénètes, guerre contre les Omeyades, les Zirides, Abassides, les Almoravides etc.
  45. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), le chercheur algérien Rachid Bellil, p 75
  46. Berbères: aux marges de l'histoire. Par Gabriel Camps. Publié par Éditions des Hespérides, 1980. page 128
  47. a et b Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830). Paris. Édition Ernest Leroux, tome I, page 44
  48. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830). Paris. Édition Ernest Leroux, tome I, page 182 (note de page)
  49. Le Passé de l'Afrique du Nord. Les siècles obscurs, Émile Félix Gautier
  50. Ibn Khaldoun, Histoire des berbères
  51. Histoire de la décadence et la chute de l'Empire romain, Edward Gibbon, Jean Alexandre C. Buchon
  52. L'Univers histoire et description de tous les peuples, Ferd Hoefer
  53. La Revue de Paris, Marc Le Goupils
  54. L'Algérie De Maurice Wahl, Augustin Bernard
  55. http://www.mondeberbere.com/histoire/camps/origines.htm Travaux en ligne du chercheur Gabriel Camps
  56. http://bernardlugan.blogspot.com/2009/02/histoire-des-berberes.html Ecouter la conférence sur le site officiel de l’historien
  57. Voir Les siècles obscurs du Maghreb, Emile Félix Gauthier, partie dynasties Zénètes
  58. Jerzy Kolendo, Le Colonat en Afrique sous le Haut-Empire, éd. Les Belles Lettres, Paris, 1991
  59. Gerhard Rohlfs, Voyages & explorations au Sahara. 1868-1869, tome 3, éd. Karthala, Paris, 2002
  60. [1] Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province... De Société archéologique
  61. La Capsa anciennela Gafsa moderne De Pierre Bodereau
  62. Histoire politique de l'Afrique du Nord De Mohand Tazerout
  63. a et b Charles-André Julien et Stéphane Gsell, Histoire de l'Afrique du Nord, éd. Payot, Paris, 1931
  64. Mélanges d'archéologie et d'histoire, éd. École française de Rome, Rome, 1977
  65. Paul Petit, Histoire générale de l'Empire romain, éd. du Seuil, Paris, 1978
  66. a et b Corippe, La Johannide ou Sur les guerres de Libye, éd. Errance, Paris, 2007
  67. Algérie, le passé revisité. Par Chems-Eddine Chitour. Publié par Casbah Editions, 1998. ISBN 9961-64-100-0. Page 212
  68. (en) The Berbers, by Geo. Babington Michell, page 161, 1903. JSTOR:The Berbers la relation entre Africa et Ifren version du livre en ligne
  69. Archives des missions scientifiques et littéraires, France Commission des missions scientifiques et littéraires,Em.Masqueray. France, page 481,482, Imprimerie nationale. 1879 Version du livre en ligne
  70. Mots, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, page 9, 1987, l'article: no.15 version du livre ene ligne
  71. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique,... du département de Constantine, Arnolet,page 461, 1878, version du livre en ligne
  72. Les cultes païens dans l'Empire romain: première partie, les provinces latines, Jules Toutain. Éditions Ernest Leroux, p46, 1920 version du livre en ligne
  73. John Morris, Arnold Hugh Martin Jones, John Robert, The prosopography of the later Roman Empire, p. 612
  74. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, t.  1, p.  208-209
  75. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, tome 1, pp. 208-209
  76. [réf. incomplète]Gabriel Camps, Les Berbères – Aux marges de l'histoire.
  77. Le Christianisme en Afrique : déclin et extinction, J. Mesnage. Publié par Adolpe Jourdan, 1915. Notes sur l'article: v. 2. Page 150
  78. a et b Ibn Khaldoun, Le Livre des exemples. Autobiographie, trad. partielle par Abdesselam Cheddadi, éd. Gallimard, Paris, 2002
  79. Émile Masqueray, Chronique d'Abou Zakaria, éd. Imprimerie de l'Association ouvrière V. Aillaud et Cie, Alger, 1878, p. LXXIII
  80. William J. T. Brown, Kharijite Political Influences in Medieval Berbery, éd. Université du Wisconsin, Madison, 1963
  81. (fr) Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie). Depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française, éd. Adamant Media Corporation, Boston, 2005, p. 342
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  83. Book Goole. L'Espagne catalane et le Maghrib aux XIIIe et XIVe siècles, Charles Emmanuel Dufourcq
  84. L'Espagne catalane et le Maghrib aux XIIIe et XIVe siècles : de la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) à l'avènement du sultan mŕinide Abou-l-Hazzan (1331), Charles Emmanuel Dufourcq, p 194, Presses universitaires de France, 1966
  85. a et b Orientalia Hispanica: Sive Studia F. M. Pareja Octogenario Dicata, Felix M. Pareja Casanas, F. M. Pareja, J. M. Barral. Collaborateur F. M. Pareja. Page 34. Publié par Brill Archive, 1974. ISBN 90-04-03996-1 Version du livre en ligne
  86. La Géomancie, tome I : Analyse formelle. De Robert Jaulin, Françoise Dejean, p 26. Éditions MSH, 1988. ISBN 2-7351-0259-9 [lire en ligne]
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  96. Encyclopédie berbère. Par International Union of Prehistoric and Protohistoric Sciences, International Union of Anthropological and Ethnological Sciences, Laboratoire d'anthropologie et de préhistoire des pays de la Méditerranée occidentale (France), Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman. Publié par EDISUD, 1986. Notes sur l'article: set. ISBN 2-85744-201-7. Page 314
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  99. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique, Société archéologique Recueil de la Société archéologique
  100. Moussems et fêtes traditionnelles au Maroc Par Marie-Pascale Rauzier, Cécile Tréal, page 64 livre en ligne
  101. Zeyda, servante de l'Alhambra: au temps de Boabdil, dernier roi de Grenade : roman. Par Béatrice Balti. Publié par L'Harmattan, 2000. ISBN 2-7384-9202-9. Page 92
  102. Histoire de la domination des Arabes et des Maures en Espagne et en Portugal : depuis l'invasion de ces peuples jusqu'à leur expulsion définitive. Par José Antonio Conde, J. Lacroix de Marlès. Traduit par J. Lacroix de Marlès. Publié par A. Eymery, 1825. Notes sur l'article: v. 1. Page 464
  103. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus... De Ernest Mercier [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cartes repères[modifier | modifier le code]

Les différents groupes berbères du Maghreb[modifier | modifier le code]

Islamisation du Maghreb[modifier | modifier le code]

Dynasties musulmanes[modifier | modifier le code]

Cheval berbère et cavaliers zénètes[modifier | modifier le code]