Arabe algérien

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Algérien, arabe algérien
الجزايريَّ [al-jazayriya]
Pays Algérie, Tunisie (dans l'intérieur de la Tunisie), Maroc (zone frontière algéro-marocaine), diaspora algérienne (Europe en particulier France, Canada)
Nombre de locuteurs environ 40 millions.
Typologie SVO flexionnelle
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-2 ara[1]
ISO 639-3 arq
IETF arq

L'algérien est la principale langue véhiculaire d'Algérie[2], utilisée par 70 à 80 %[3] de la population [4]. Ses locuteurs le dénomment darja « dialecte », ou el-jazayriya signifiant simplement « l'algérien ».

Il est généralement décrit comme un idiome arabe rattaché au groupe de l'arabe maghrébin, avec le marocain, le tunisien et le maltais. Sa morphologie, sa syntaxe, sa prononciation et son vocabulaire sont pourtant assez différents de ceux de l'arabe littéral dont une acception communément admise lui attribue l'origine. L'algérien s'établit pourtant sur un substrat initialement berbèro-punique[5], en comportant certainement un important apport lexical de l'arabe. Il a en outre été enrichi par les langues des groupes ayant influencé cette région au cours de l'histoire. On citera notamment le turc ottoman, l'arabe andalou, l'espagnol[6] et plus récemment le français.

Le nombre de locuteurs de cette langue est estimé à 35 millions en Algérie et 2 millions à l'étranger[3], principalement en France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, et Canada, soit environ 37 millions dans le monde[3].

Variétés régionales[modifier | modifier le code]

L'arabe algérien se caractérise par quatre grandes variétés régionales et des parlers urbains dénommés « hadri » dans les villes de traditions mauresques et turques[7]:

Les accents sont en pratique bien plus nombreux, et sans représenter un obstacle à la communication, ils sont plus souvent une manière de reconnaître l'origine du locuteur.

Il est également à noter que du fait des mouvements profonds qu'a connus la population depuis l'indépendance, une variété standard de cette langue a tendance à émerger, amplifiée par l'influence de la musique populaire et les séries télévisées largement diffusés par les chaînes de radio et de télévision nationales.

Origines[modifier | modifier le code]

Origines arabes[modifier | modifier le code]

Il est généralement admis que l'arabisation du territoire de l'Algérie actuelle s'est faite à travers deux importants flux de population arrivant du Moyen-Orient durant la période d'islamisation.

La première étape suit directement la conquête islamique des VIIe et VIIIe siècles, cette arabisation n'est que superficielle puisqu'elle ne concerne que les villes conquises et où les Arabes s'installèrent et constituèrent une classe dominante et aristocratique qui imposa sa langue au reste des habitants de ces villes. Les campagnes et la vaste majorité du pays restant quant à elles purement de langue berbère. Les dialectes issus de cette vague d'arabisation sont appelés pré-hilialiens.

La deuxième étape résulte des invasions de certaines tribus arabes bédouines des XIe et XIIe siècles, principalement les Banu Hilal et les Banu Maqtil. Cette arabisation fut beaucoup plus forte et plus profonde que la première, puisqu'elle toucha non seulement les villes mais aussi les hauts-plateaux, les plaines et certaines oasis, après ça une bonne moitié du pays fut arabisée, le berbère ne se maintenait plus que dans les montagnes, les plains adjacentes et dans certaines oasis du sud. Les dialectes issus de cette arabisation sont appelés hilaliens.

Enfin, il faut noter que l'influx de population depuis le Moyen-Orient n'a jamais été suffisamment important pour arabiser une majorité d'algériens, ces immigrants moyen-orientaux et leurs descendants, selon le scientifique et capitaine de génie français E.Carette dans son étude ouvrage intitulé "Recherches sur l'origine et les migrations des principales tribus de l'Afrique septentrionale et particulièrement de l'Algérie" du XIXe siècle , monte à 33% d'Algeriens (pour 66% berbère) qui sont issue de ces migrants arabes de l'époque Omeyyade au Hilaliens[8], l'arabisation linguistique s'est donc faite principalement par le biais des zaouias et des confréries religieuses, qui employaient l'arabe comme langue liturgique et langue d'enseignement, ainsi que par les pouvoirs politiques des différents royaumes arabes (Aghlabide, Idrisside etc) et berbères (Almoravide, Ziride etc..) ayant régné sur le Maghreb au Moyen Âge et qui ont tous utilisé l'arabe comme seule et unique langue officielle.

  • Les traits hilaliens : sont dominants dans les parlers des régions qui n'ont connu que la seconde arabisation et pas la première[réf. nécessaire], dans tous les hauts plateaux, et en particulier au centre et à l'ouest, et une partie de l'Oranie, dans les oasis arabophones, d'est en ouest dans les Wilayas de : Tébessa, Batna, Biskra, Msila, BBA, Sétif, Djelfa, Saida, Tiaret, Ouargla ...etc.

Une bonne méthode pour classifier un dialecte entre hilalien et pré-hilalien est de voir la prononciation de la lettre « q », prononcée « g » dans les dialectes hilaliens mais prononcée « q », «k » ou « a » dans les dialectes pré-hilaliens, on peut retrouver les deux formes dans les dialectes mixtes.

quelques caractéristiques trait pré-hilalien trait hilalien exemple ( pré-hilalien / hilalien (français) )
propriété ( de ) di, dyal taε , ntaε el khedma dyali / el khedma ntaεi ( mon travail )
lettre t (ﺕ) ts attesté t ntsa / nta ( toi)
lettre q (ﻕ) q (ﻕ) , k (ﻙ) ou a (أ) g (ڨ) qatt / gatt (chat)
modal pour les verbes au présent parfois ka ou tsa aucun ka yebni / yebni (il construit)
genres masculin et féminin (pour les verbes) parfois confondus toujours différenciés ntsi tsroḥ / nti troḥi (tu vas) (féminin)
consonnes interdentales Dh (ﻅ ,ﺽ, ﺫ) et Th (ﺙ) souvent altérées respectivement en D (ﺩ) , T (ﻁ) et Ts prononcées telles quelles hada / hadha (celui-là)
lettre gh (ﻍ) toujours gh (ﻍ) parfois prononcée q (ﻕ) (nord du Sahara) Laghouat / Laqouat ( Laghouat )

Évolution[modifier | modifier le code]

Au fil des siècles, ces deux types d'arabe se sont considérablement mélangés, surtout dans le vocabulaire mais aussi dans la prononciation, au point qu'on peut parler aujourd'hui d'arabe algérien au singulier. Même la forme mixte se répand maintenant de plus en plus partout dans le pays et notamment dans les villes importantes, les chefs lieux de wilayas et leurs alentours. Il faut bien sûr ne pas oublier le fond berbère présent quasiment dans tous les dialectes du pays [9].

Dans sa forme actuelle, cet arabe algérien reflète les différentes étapes qu'il a vécu au cours de son histoire. Au point de vue lexical, on note la présence de nombreux mots berbères tels que aïreuj («passoire»), aghhtal («escargot»), etc., et un grand nombre d'autres mots puisés dans le vocabulaire de l'agriculture, l'élevage et la toponymie. La présence des mots turcs et espagnols témoignent de l'influence du turc et de l'espagnol dans l'arabe algérien. le français a aussi laissé un bon fonds lexical qui illustre la capacité d'adaptation de l'arabe algérien[2].

Depuis l'ouverture économique de l'Algérie dans les années 1990, l'arabe algérien est marqué par un phénomène d'innovation lexicale hybride arabo-française de la part de la jeunesse algérienne, ce phénomène s'observe dans l'ensemble de l'environnement social et des activités sociales (enseignes de magasins, produits commerciaux ... etc.). En effet, Djezzy le principal opérateur téléphonique doit une partie de son succès selon les spécialistes à son slogan historique « ich la vie » (vis la vie)[10] .

Le célèbre humoriste et comédien algérien, Mohamed Fellag, décrit ainsi sa langue  :

« L'algérien de la rue est une langue trilingue, un mélange de français, d'arabe et de berbère[2]. »

Dans un entretien, il déclarait aussi  :

« C'est ma langue le mélange des trois langues, c'est ma langue;c'est ça que je parle naturellement, et elle est comprise naturellement, parce que le public est comme moi, que ce soit au marché, dans la rue, dans le bus ou dans les milieux scientifiques, les gens parlent comme ça ! [...] Moi, je suis contre tous les purismes, je suis pour le mélange, je suis pour l'utilisation libre de toute contrainte. Je ne suis pas linguiste, mais je pense que c'est comme ça que les langues sont faites, en se mélangeant à d'autres langues. Travailler ces langues, ça m'amuse aussi; c'est riche, on s'adapte tout de suite ; un mot qui manque en arabe dialectal, hop ! on le prend au français et on le conjugue en arabe, on le triture et on en fait un mot. Un ami kabyle m'a raconté une discussion sur la langue qu'il a eue avec sa mère ; il lui disait: tu sais en kabyle il y a beaucoup de mots arabes et français ; par exemple, jami (jamais), c'est du français, et sa mère qui lui dit: « jami de la vie », jami, c'est du kabyle, je l'ai toujours dit ; elle l'avait intégré[2]. »

Origines puniques[modifier | modifier le code]

Contrairement aux acceptions communes, certaines recherches modernes affirment l’existence d'un substrat punique à la langue algérienne et maghrébine en général[11]. Cette base est évaluée par le linguiste Abdou Elimam à 50% dans les parlers du Maghreb et de Malte, ce qui contredit le principe selon lequel cette langue serait un dialecte dérivé de l'arabe, et explique en partie la divergence syntaxique observée entre ce groupe de langues et cette dernière.

Selon ces recherches, la proximité constaté actuellement entre les racines arabes et maghrébines serait due principalement à l'origine commune entre le punique et l'arabe, tous deux langues d'origine sémitique[5].

Les défenseurs de cette théorie avancent que l'une de ses forces réside dans sa capacité à expliquer l'important écart existant entre d'une part les parlers citadins des cités du littoral comme ceux notamment de Tlemcen, Alger, Bejaia, Jijel et constantine, cités dont l’existence depuis l'antiquité est avérée, et les parlers ruraux d'autre part. Le fait de la double vague migratoire arabe expliquant pour sa part très mal, les causes de la persistance des parlers citadins, étant donné la faiblesse en termes de nombre d'individus du premier flux migratoire supposé à l'origine du peuplement de ces cités.

Ils affirment également que le supposé fait que les pré-hilaliens constituait une aristocratie ayant réussi a imposer sa langue au reste des habitants des cités constitue un argument sujet au doute, étant donné que ce type de colonisations, ayant déjà été observé par ailleurs, ne conduit généralement au mieux qu'à une notable influence sans jamais arriver à éradiquer le substrat pré-existant. Comment expliquer par exemple la faible pénétration de la langue turc ottomane dans cette même région, alors que la gouvernance ottomane y a persisté pendant plus de trois siècles. Que dire également de la gouvernance française qui au bout de 130 ans de colonisation n'est pas pu faire plus qu'influencer la langue sans la faire disparaître.

La particularité de l'influence à assandant religieux est elle aussi remise en doute, à travers une comparaison avec des situations similaires mettant en rapport la religion musulmane avec d'autres peuples dont la différenciation linguistique est plus marquée, comme les perses, les turcs ou également les kurdes ayant à l'époque des conquêtes islamiques un mode de vie tribale pouvant permettre une juste comparaison avec les peuples berbères nord-africains ayant supposément été arabisés.

Bien que très intéressante, cette vision des choses reste critiquable sur certains points, le principal étant son incapacité a prouver la persistance de la langue punique ou néopunique pendant la période allant du quatrième au sixième siècle de notre aire, étant donné l'absence de sources issues de découvertes archéologiques.

Quant à la méthode utilisée pour comparer le maghribi actuel avec le punique, elle est jugée non pertinente par les détracteurs de la théorie, en effet le glossaire de termes choisis présente des racines communes avec la langue arabe et ne permet au final que de prouver la réelle similitude de cette langue avec le maghribi, sans pour autant démontrer de filiation directe[travail inédit ?].

Statut et usages[modifier | modifier le code]

Omniprésence et clandestinité[modifier | modifier le code]

Bien que cette langue soit dominante dans les échanges verbaux à tous les niveaux, l'arabe littéral reste la langue officielle de l'Algérie, donc celle utilisée dans les échanges écrits avec l'administration. Il est aussi employé dans la présentation du journal télévisé des chaînes nationales, et dans les grands quotidiens arabophones comme El Khabar et Echourouk, ce qui en limite quelque peu l'audience.

Des formes écrites de l'arabe algérien se retrouvent par contre dans la poésie, et sur de nombreux journaux tabloïdes principalement sportifs. Du fait de sa non codification, les règles d'écriture de cette langue peuvent varier en fonction de celui qui rédige un texte.

La langue algérien n'est en général pas très prisé par le pouvoir. elle est souvent qualifié de « dialecte » incapable de véhiculer une « culture supérieure »[2]. En 1993, le critique égyptien Taha Husain aurait écrit à propos de l'arabe algérien: «Le dialectal ne mérite pas le nom de langue et ne convient pas aux objectifs de la vie intellectuelle.»[2].

Même le chef d'État actuel a déclaré dans un de ses discours[12]:« Je ne parviens pas à déterminer quelle langue parlent les Algériens. Ce n’est ni de l’arabe, ni du français ni même de l’amazigh (le berbère)… ce n’est qu’un mauvais mélange, des propos hybrides que l’on comprend à peine. Prenons l’exemple le terme mayixistiche (cela n’existe pas), qui ne peut être compris que par l’Algérien du XX1e siècle. ».

Langue et culture populaire[modifier | modifier le code]

La musique raï très populaire auprès des jeunes Algériens se démarque par son adaptation exclusive de l'arabe algérien, son rejet de l'arabe classique, l'utilisation massive des expressions hybrides arabo-françaises et l'absence des textes proches de l'arabe littéraire contrairement à la musique andalouse, la musique patriotique, et la musique citadine chaâbi[10] .

Langue algérienne et affirmation identitaire[modifier | modifier le code]

Le fait linguistique algérien est souvent mis en avant par ceux qui appellent au renouveau identitaire, ceux-ci revendiquant la spécificité de la langue algérienne et mettent en avant sa nécessaire préservation et sa revendication en tant que langue nationale légitime[13].

L'argument principalement avancé pour justifier la nécessaire préservation étant la prise en compte du patrimoine culturel, constitué de poèmes, de récits et de chansons, qui est dépendant de cette langue, et qui est mis en péril par l'omniprésence d'autres langues, accentuant ainsi le phénomène de désuétude des termes en les remplaçant par d'autres d'origine étrangère, ce qui à terme provoquerait l'érosion d'importants pans culturels.

Parmi les quelques tentatives courageuses dans ce sens on notera celle d'un groupe d'enseignants algériens qui en 1969, lors des multiples débats soulevés par la loi sur l'arabisation, demandera dans une lettre ouverte publiée par un hebdomadaire, l'utilisation pure et simple de l'arabe algérien dans l'enseignement[14] [15].

Systèmes d'écriture, codification[modifier | modifier le code]

La langue arabe comporte des lettres inexistantes dans l'alphabet latin. Afin de communiquer en dialecte algérien ou en arabe (en clavardant, écrivant des courriels ou SMS), ces lettres ont été remplacées par les chiffres suivants :

  • 2 = ء Se prononce comme un « A » sec, (un A coupé instantanément)
  • ﻉ = 3
  • ﺥ = 5
  • 6 = ط
  • ﺡ = 7
  • ﻕ = 9

Lettres additionnelles

En algérien et en tunisien, les principales innovations sont :

  • [p] : پپپ پ comme en persan ;
  • [v] : ڥڥڥ ڥ ;
  • [g] : ڨڨڨ ڨ ; "Guelma" "Garidi"
  • [tch] : چچچ چ ; ex : "Tchipa"

En marocain, on rencontrera plutôt :

  • [g] : ڭ - ﯕ ; voir Gaf; parfois on trouve la forme persane گگگ گ
  • [v] : ڤڤڤ ڤ comme en arabe égyptien et en kurde.

Livres en arabe algérien[modifier | modifier le code]

L'émergence d'une littérature dans cette langue en est à ses prémisses ; certaines tentatives intéressantes ont vu le jour, notamment la traduction en 2008 du roman de Saint-Exupéry Le Petit Prince, par Zahia Talbi et Lucienne Brousse, deux enseignantes de cette langue au centre des Glycines d’Alger[16].

Il existe des volumes pour apprendre l'arabe algérien (L'arabe algérien de poche) qui témoigne de la vitalité de l'arabe algérien[2] en tant que langue de communication.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Variations locales de la Darija Algérienne[modifier | modifier le code]

Dans la Darija Algérienne, il peut exister quelques variations locales. Cette variation s'observe principalement au voisinage des frontières (Maroc et Tunisie). Quelques variations locales de la Darija Algérienne:

  • les parlers algériens occidentaux, n’ont pas le même suffixe que les autres algériens à la 3e personne du singulier ils ajoutent le « EH » alors que les autres algériens ajoutent le « OU » (à l'exception des parlers citadins et ceux de l'Oranie oriental). Par exemple, « chefteh » : « je l'ai vu » qui serait « cheftou » dans les autres dialectes.
  • Tlemcen, le QA est prononcé comme A (il en est de même pour les autres sons E, I, U, O, OU). Par exemple / Qolt / (j’ai dit) est prononcé / elt /. Le 'o' devient 'e' car le dialecte tlemcenien se veut léger alors que / Qahwa / (café) est prononcé / Ahwa /.
  • Jijel, le dialecte djidjélien se distingue par la prononciation de la lettre « Q » comme « K » et sa profusion d'emprunts berbères.

Certains dialectes sont influencés par l'arabe andalou introduit par les réfugiés d'Al-Andalus, notamment l'arabe bougiote. L’Arabe algérien fait partie des dialectaux arabes maghrébins, et disparaît au profit de l'arabe marocain et l’arabe tunisien vers les frontières respectives.

Comme tous les pays du monde, les dialectes algériens se varient d’une région à l’autre. Et voici quelques mots et de leurs variantes d'une région à l'autre, cependant les variantes sont plus nombreuses au sein de la même région, le tableau en dessous ne mentionne que les mots dominants pour une région.

Variantes de la Darija Algérienne
le mot en Arabe le mot en Français Dialecte d'est Dialecte du centre Dialecte d'ouest Dialecte du sud
جميع Jamiε Tous Kamel - okol - belkel Kamel - Gaε Gaε Gaε
غاضب Ghadhib En colère Metghachech - Mghachech Zeεfan Zeεfan Zeεfan
كثير Kathir Trop Yasser - Bezaf - Barcha Bezaf Bezaf Yasser - Bezaf
البيض El Baydh Œuf l'bidh - l'εdham l'bidh - Wled l'djadj l'baydh l'bidh
الطماطم Et tamatim Tomates Tmatem - Tomatich - lmatich Tomatich Tomatisse - Tomatich Tomatich
يا أخي Ya Akhi Mon frère ya khouya - ya khouyi Ya khouya - ye khou Ye khouya - ye khayi Ye khouya
أحبك Ohiboka Je t'aime n'habek - n'chetik n'habek n'bghik n'habek - n'bghik
جميل Jamil Beau Zin - Bahi - Mlih - Mezyan Chbeb Chbeb Zin
الجزائر El jaza'ir Algérie Dzayer - Djazayer Dzayer- Djazayer Djazayer Dzayer- Djazayer
ملكي Milki La mienne (n)Taεi - Dyali - Tiεi (n)Taεi- Dyali (n)Taεi (n)Taεi
نعم Naεam Oui Ih- Hih- Hah Ih- An3am Wah- Yeh Wah- N3em- Yih
لا La Non Lela- Lla- Aha - maha Lela Lla Aha

Noms et adjectifs[modifier | modifier le code]

français arabe algérien prononciation en arabe littéraire écriture en arabe littéraire
bois chreb charab شرب
ciel sma' sama' سماء
eau mâ' mâ' ماء
femme mra mara'a مراة
feu nâr nâr نار
grand kbir kabir كبير
homme radjel \ rdjal radjol \ ridjal (رجل)(رجال)
jour nhâr, yom nahâr, yaom نهار، يوم
lune qmer/gmar kamar قمر
nuit lil layl ليل
pain khobz /kessera khobz خبز
petit ṣghir ṣaghir صغير
sable rmel raml رمل
hiver, pluie chta \ nou mater مطر
balle balun - balou - blotta - el balla koraton كرة
serviette serbita - Bechkir - menchfa - fota minshafa منشفة
toilette, beit el ma' - beit er-râHa - Chichma mirhadh مرحاض

Formules de politesse[modifier | modifier le code]

Français Algérien - Alphabet latin Algérien - Alphabet arabe
Merci Saha, Saḥḥit صحّا، صحّيت
Salutation Salem, Slama سالام
Bonjour Sbaḥ lkhir صباح الخير
Bonsoir Mselkhir مسلخير
Au revoir beslama, ebka εlakhir, (Aya) Hyia بسلامة،
S'il te plait Men fadlek, Mada bik, Rabi εaychek, Tεich من فضلك مادا بيك، ربي يعَيْشك تعيش
Excuse-moi Esmeḥ li, Sameḥni اسمحلي، سامحني

Expressions hybrides arabo-françaises[modifier | modifier le code]

  • anti berd (anti froid)
  • ficheless (faiblesse)
  • indjouzbale (non permis)
  • haffariste (homme d'affaires)
  • hittisme (activité des jeunes hommes désœuvrés passant leur journée adossés à un mur dans la rue, et par extension : chômage)

Emprunts à d'autres langues[modifier | modifier le code]

Mots algériens d'origine berbère[modifier | modifier le code]

  • fermač (édenté)
  • fekroun (tortue)
  • lous ou loussa (frère, sœur du mari)
  • εaggoun (muet / bègue)
  • gnin (lapin)
  • tgerraε (roter)
  • chlaɣem (moustache)
  • fertass (chauve)
  • hidoura (peau de bête)
  • ɣoufala (chevelure abondante)
  • mkečrad (frise)
  • taghyoulit (bêtise humaine)
  • lalla (Madame)
  • dadda (Monsieur)
  • didi (tonton)
  • karmouss (figue)
  • sebbala (robinet)
  • khačkhač (boite crânienne)
  • zellif (crâne)
  • dmer (pousser)
  • arzouzi (frelon)
  • tareghla (champignon)
  • nezgoum (L'ennui)
  • mazouzi (le dernier enfant de la famille)
  • tebrouri (la grèle)
  • germouna (capuche )
  • yechir (bébé)
  • chira (fille)
  • zeroudia (carotte)
  • lassafi (niège fine)
  • grelou (cafard )
  • bouhali (idiot)
  • gourbi (maison)


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Mots algériens d'origine latine[modifier | modifier le code]

  • tfelshek (se detent)
  • blasa (place)
  • forsa (puissance)
  • felloûs de pulous (poussin)
  • gerrouch (chaine)
  • moûredj de amurca (eau mélanger à l'huile d'olive)
  • zebbôudj de acerbus (amer)

Mots algériens d'origine italienne[modifier | modifier le code]

  • Ekmedja (chemise)
  • fat'cha (visage)
  • bnine (délicieux)
  • belyoun de bidoun (seau)
  • charrita (charrette)
  • karroussa (carrosse)
  • rassa (race)
  • n'chuba (acciuga)

Mots algériens d'origine espagnole[modifier | modifier le code]

  • Bledj de Pilch (Verrou)
  • bhouho de El Buho (Hibbou)
  • Babaghayou de papagayo (Perroquet)
  • mizerya de miseria (misère)
  • fechta (fête)
  • sperdina (espadrille)
  • bougato(abogado=avocat)
  • kanasta (panier)
  • essekouila (école primaire)

Mots algériens d'origine turque[modifier | modifier le code]

  • Tebsi (Assiette)
  • Taquachers (Chaussettes)
  • Dolma (Boulettes de viande)
  • Mengoucha (Boucle d'Oreille)
  • Khourda (Ferraile, Brocante)
  • Zerda(Repas, Festin)
  • Soukarji (Ivre)
  • Douzane (Outils)
  • Sniwa (Plateau)
  • Bligha (Claquette)
  • Zaouali (Pauvre)
  • Ma'adnous (Persil)
  • Batenjal (Aubergine)
  • Bekraj (Bouilloire)
  • Karate (Papier)/Kwarates (Papiers)
  • Kahwaji (Kahafaji en turc : vendeur de café)

Mots algériens d'origine française[modifier | modifier le code]

  • Boumba (Bombe)
  • Trisiti (Électricité)
  • Foulara (Foulard)
  • Djornène (Journal)
  • Karti (Quartier)
  • Birou (Bureau)
  • poulissi (Police)
  • Choppîna (Chopine)
  • Koûri (Ecurie)
  • lacrîse (Crise)
  • Litra, ritla (Litre)
  • Sbâdri (Espadrille)
  • Lompa (Lampe)
  • tilifone (Téléphone)
  • paracioun (opération)

Quelques expressions courantes[modifier | modifier le code]

  • Oui = Ih / wah /Hih / Enεam
  • Non = Lala / LLa / Maha
  • Asseyez-vous = riyyeḥ/ jemaε/ egεod / eqεed
  • Il y a un problème ? = andek mouchkla? / kayen mouchkel? / kayen problem?
  • Je ne sais pas = ma εlabalich/ ma naεref / manich εaref \ma andbalich
  • Je ne peux pas = ma nejemch/ ma neqderch/ ma nagderch
  • Je n'accepte pas = ma neqbelch
  • Laisse-moi tranquille = khelini trankill/ baεedni/ akhtini
  • Aidez-moi = εawenni
  • Je voudrais un verre de thé = ani heb\baghi kess tey/atey
  • Je voudrais un verre de café = ani heb\baghi kess qahwa
  • Je voudrai un verre d'eau = ani heb kess ma
  • la nourriture = l'makla\makla
  • le déjeuner = leftour, laghda
  • le dîner = laεcha
  • Je veux payer = Habit/bghit nkhalles/ nselek
  • Vous avez de la monnaie ? = εandek essarf ?
  • Je n'ai pas compris = ma fahamtch
  • Répétez ce que vous avez dit = εawed wach qolt/ εawed cha goult / εawed asem elt
  • Parlez doucement = ahder belεqel/ bechwiya
  • Est-ce que vous pouvez me traduire ? = tenjem tterjemli/ takder tterjemli
  • Que t'arrive-t-il ? = wach bik?/ wach sarlek? / malek? / asem sralek?
  • Il est midi = ahi tnach/ rahi nos nhar
  • Je m'appelle Mohamed = essmi/wassemni\samouni Mohamed/mhamed
  • Quoi ? = wech?/wachen?/wechnou?/chawala?/chenhi?/aechli?
  • Comment ? = kifache? / kifah?

Exemples de vocabulaire[modifier | modifier le code]

  • dormir = yenεas, yergod, yerqod
  • manger = yekol, yetghada, yemcheh , yharguem
  • la police = l'bolisi, la polis, l'chorta
  • le marché = l'marchi, el sog
  • la fenêtre = taga, tequa
  • le placard = l'placard '
  • le savon = saboun
  • la semaine = simena, smena, sbouε - soug
  • la voiture = tomobile, carossa, lauto, sayarra
  • le cheval = l'εoud' , le'hsan
  • tu m'attires = εjebtini
  • maman = mama, yema, mwoua, mway, mma
  • cuisiner = yettayeb
  • travailler = yekhedem
  • regarder = ychoufe, yekhzore
  • attention = balak, εandek, roudbalak
  • j'ai l'impression que... = djabli rabi, djatni, tbanli...

Grammaire et Conjugaison[modifier | modifier le code]

Conjonctions et prépositions[modifier | modifier le code]

Français Algérien Notes d'utilisation
Mais beṣṣeh
Si ila, lakan utilisé pour des conditions impossibles et vient juste avant le verbe
Si ida, loukan pour les conditions possibles
pour que bash
que beli
comme ki shgol/kima aussi: ke li
à cause εela khaterch, εela khater aussi: εala djel
quand ki utilisés avant verbes
avant gbel/qbel ma utilisés avant verbes
sans bla ma utilisés avant verbes
quelque chose kash ma / heja utilisés avant verbes
sous teht
au-dessus de fouq/foug
après mem beεd
à côté qodam/godam / Bahda
à εend
avec mεa
entre bin
autant qed ma/ged ma
même que qed qed/ged ged

Genre[modifier | modifier le code]

l'Arabe algérien a deux genres, masculin et féminin. Les noms masculins et les adjectifs se terminent généralement par une consonne, tandis que les noms féminins se terminent généralement par un « a ». Exemples:

  • Kbir « grand », kbira « grande ».
  • Tfal « un petit garçon », tofla « une petite fille ».

Pluriel[modifier | modifier le code]

Similaire à l’arabe classique, l’algérien utilise un pluriel irrégulier pour de nombreux mots masculins

  • l'arabe classique; rajol → rijal / langage Alg; rajel → rjaal «homme»

Le pluriel régulier est utilisé aussi, mais les suffixes « ayn » et « an » utilisé pour la forme dual (مثنى) en arabe classique ne sont pas utilisés. Le mot « Zoudj » est ajouté pour designer le dual (comme le mot « deux » en français).

Le Suffixe (in) est utilisé pour tous les cas du pluriel.

  • Moumen (croyant) → moumnin
  • εaqel (sage) → εaqlin

Pour les noms féminins, le pluriel est le plus souvent régulier, obtenu par l’ajout du suffixe « -at »,

  • L'arabe classique; bint (fille) → Banat / lang Alg; tofla → labnat

Le pluriel irrégulier est utilisé pour certains mots;

  • Tabla → Ṭwabel « Table ».
  • Chkara → Chkayére « Sachet ».

Les Interrogations[modifier | modifier le code]

  • Quoi ? : wech/ ech/ cha ?
  • Quand ? : weqtach/ winta ?
  • Pourquoi ? : εalech/(w)εlah / (w)εalech/ liyeh/ εaleh / lech ? et "lamah" parlé à l'est, spécifique aux wilayas de skikda et de annaba
  • Lequel ? : ema/ wech men /wina(h)?
  • Où ? : win/ fin/wayen?
  • Qui ? : chkoun/ menhou/ achkoun ?
  • Comment ? : kifech/ kifeh?
  • Combien ? : chehal/ qedech/ kaddeh ?
  • Dans quoi ? : fech/ fah/ fiwach ?
  • D'où ? : mnin?/ menwayen?

Conjugaison et Pronoms[modifier | modifier le code]

La conjugaison est réalisée en ajoutant des affixes (préfixes, suffixes, les deux ou aucun) :

Personne Passé Présent
Singulier Pluriel Singulier Pluriel
1re - t - na n - n(e) - ou
2e (m) - t - tou t - t - ou
2e (f) - ti - tou t - i t - ou
3e (m) - - ou i/y(e) - i/y(e) - ou
3e (f) - t - ou t(e) - i/y(e) - ou
  • Exemple du verbe kteb « écrire » :
Personne Passé Présent
Singulier Pluriel Singulier Pluriel
1re ktebt ktebna nekteb nekketbou
2e (m) ketbet ktebtou tekteb tekketbou
2e (f) ktebti ktebtou tekketbi tekketbou
3e (m) kteb ketbou yekteb yekketbou
3e (f) ketbet ketbou tekteb yekketbou
Personne Passé Présent Future Présent continue
Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel
1re (m) ktebt ktebna nekteb nekketbou Rayeh nekteb Rayehin nekketbou Rani nekteb Rana nekketbou
1re(f) ktebt ktebna nekteb nekketbou Rayeha nekteb Rayehin nekketbou Rani nekteb Rana nekketbou
2e (m) ketbet ktebtou tekteb tekketbou Rayeh tekteb Rayehin tekketbou Rak tekteb Rakoum tekketbou
2e (f) ktebti ktebtou tekketbi tekketbou Rayeha tekketbi Rayehin tekketbou Raki tekketbi Rakoum tekketbou
3e (m) kteb ketbou yekteb yekketbou Rayeh yekteb Rayehin yekketbou Rah yekteb Rahoum yekketbou
3e (f) ketbet ketbou tekteb yekketbou Rayeha tekteb Rayehin yekketbou Raha tekteb Rahoum yekketbou
  • Pronoms toniques :
Français Algérien Français Algérien
moi ana / anaya nous ḥna / ḥnaya
toi (m) enta / ntaya vous (m) entouma
toi (f) enti / entiyya vous (f) entouma
lui houwa eux houma
elle hiya elles houma

Exemple : « Ana thani. » — « Moi aussi. »

  • Être au Présent (l'équivalent ici de estar en espagnol et non pas ser) :
Français Algérien Français Algérien
Je suis Rani Nous sommes Rana
Tu es (m) Rak Vous êtes (m) Rakoum
Tu es (f) Raki Vous êtes (f) Rakoum
Il est Rahou Ils sont Rahoum
Elle est Rahi Elles sont Rahoum

Exemple : « Rani hna. » — « Je suis ici. » et « Wech raki? » ou « Ki raki (parler de l'ouest) ? » — « comment es (vas) tu ? » pour s'adresser à une femme.

  • Avoir au Présent :
Français Algérien Français Algérien
J'ai εendi Nous avons εend'na
Tu as (m et f) εendek Vous avez (m et f) εend'kom
Il a εendou(eh) Ils ont εend'hom
Elle a εend'ha Elles ont εend'hom

Exemple : « εandi tomobile. » — « J'ai une voiture. »

Cependant « εand » n'est pas un verbe. Sa traduction est : « chez » ; ainsi « l'youma tbet εandi. » veut dire : « aujourd'hui tu passes la nuit chez moi. » et « εand Hicham. » — « chez Hicham .».

Exemple de texte[modifier | modifier le code]

Djehha et le « Bouzellouf »[modifier | modifier le code]

Bouzellouf la tête d'un mouton
Wahd nhar, djehha medlou baba-h frank, bach yechri bouzellouf. Chrah, kla gaε lehmou. bqa γir l'εdam, jabou l babah. ki chafou qallou: "wechnou hada?" qallou: "bouzellouf".
  • A chmata, win rahoum wednih?
    • Kan trech.
  • Win rahoum εinih?
    • Kan εma.
  • Win rah lsanou?
    • Kan εeggoun.
  • Ou jeldet rasou, win rahi?
    • Kan fertas.
Un jour, le père de Jehha lui a donné un franc, pour qu'il achète une tête de mouton. Il l'a acheté ensuite il a mangé toute la viande. Seule une carcasse vide a été laissée, il l'apporta à son père. Puis, quand il l'aperçut, il s'écria : « Qu'est-ce que c'est ? » Jehha a répondu : « la tête d'un mouton ».
  • vilain, où sont ses oreilles (du mouton) ?
    • Il était sourd.
  • Où sont ses yeux ?
    • Il était aveugle.
  • Où est sa langue ?
    • Il était muet.
  • Et la peau de sa tête, où est-elle ?
    • Il était chauve.

Exemple d'un texte du maître de Chaâbi algérois, Dahmane El Harrachi[modifier | modifier le code]

Arabe algérien En phonétique Français

يا رايح وين مسافر تروح تعيا وتولي

شعال ندمو العباد الغافلين قبلك وقبلي

شعال شفت البلدان العامرين و البر الغالي

شعال ضيعت اوقات و شعال تزيد ما زال تخلي

يا الغايب في بلاد الناس شعال تعيا ما تجري

ديك وعد القدرة ولّى زمان وإنت ما تدري

Ya r-rayeh win msafer trouh teεya w twelli

Chehal nedmou leεbad el-ghâfliin qeblek w qebli

Chehal cheft el-beldàn l'εamriin w l-ber el-khali

Chehal dhîyeεt wqat chehal tzid mazal w tkhelli

Ya l-ghâyeb fi blad en-nas chehal teεya ma tedjri

Bik waεd el-qodra wla z-zman w nta ma tedri

Ô toi qui t'en vas, où pars-tu ? Tu finiras par revenir

Combien de gens peu avisés l'ont regretté avant toi et moi

Combien de pays surpeuplés et de régions désertes as-tu vu ?

Combien de temps as-tu gaspillé ? Combien vas-tu en perdre encore et que laisseras-tu ?

Ô toi l'émigré, tu ne cesses de courir dans le pays des autres

Le destin et le temps suivent leur course mais toi tu l'ignores

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. code générique
  2. a, b, c, d, e, f et g Fiche Algérie dans tlfq.ulaval.ca
  3. a, b et c (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue
  4. Les statistiques sur bases linguistiques sont interdites en Algérie, et il est donc difficile de donner un chiffre plus précis.
  5. a et b « Du Punique au Maghribi: Trajectoires d’une langue sémito-méditerranéenne »
  6. Khaoula Taleb Ibrahimi, « L’Algérie : coexistence et concurrence des langues », dans L'Année du Maghreb, vol.1 (2004) (Lire en ligne)
  7. Le français en Algérie : lexique et dynamique des langues Par Ambroise Queffélec
  8. Recherches sur l'origine et les migrations des principales tribus de l'Afrique septentrionale et particulièrement de l'Algérie / par E. Carette http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k104729j/f451.image
  9. Le substrat berbère de la culture maghrébine
  10. a et b Renouvellement social, renouvellement langagier dans l'Algérie d'aujourd'hui Par Chafia Yamina Benmayouf (books.google.fr)
  11. « Le maghribi, langue trois fois millénaire »
  12. city-dz magazine:La langue arabe «matixistiche» en Algérie
  13. « Djazairi : le manifeste de Ma Langue par Kamel Daoud »
  14. Où va l'Algérie By Ahmed Mahiou, Jean-Robert Henry,p. 277
  15. « Jeune Afrique », Jeune Afrique, no 418,‎ du 5 au 13 janvier 1969
  16. Publié en 2008 par les éditions Barzakh (Algérie)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mohamed Nazim Aziri, Les mots italiens et espagnols dans le vieux parler algérien, édition anep, Alger, 2014.
  • Mohamed Nazim Aziri, Dictionnaire des locutions de l'arabe dialectal algérien, édition anep, Alger, 2012.
  • Jihane Madouni-La Peyre, Dictionnaire arabe algérien-français : Algérie de l'ouest, Langues et Mondes, L'Asiathèque, coll. « Dictionnaires L & M - Langues O' », Paris, 2003, 547 p. (ISBN 2-911053-92-3)
  • Norbert Tapiéro, Manuel d'arabe algérien moderne, Klincksieck, coll. « Librairie Klincksieck - Série linguistique » n° 7, Paris, 2008, 214 p. + 1 CD audio (ISBN 978-2-252-03667-9)
  • Moktar Djebli, « Méthode d'arabe maghrébin moderne », vol 1 et 2, éd L'harmattan, Paris, 1988
  • Abdou Elimam, « Le maghribi, langue trois fois millénaire », éd. ANEP, Alger, 1997
  • Hans-Rudolf Singer, « Das Westarabische oder Maghribinische », Handbuch der arabischen Dialekte, éd. Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1980, p. 249-276

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Wikipédia en Arabe algérien dans l'Incubateur de Wikimedia.

Liens externes[modifier | modifier le code]