Irak

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République d'Irak

جمهورية العراق (ar)

Jumhūrīyatu-l ʿIrāq (ar)

كۆماری عێراق (ku)

Komarê ʿIraq (ku)

Drapeau
Drapeau de l'Irak
Blason
Armoiries de l'Irak
alt=Description de l'image Iraq (orthographic projection).svg.
Devise nationale Allahu Akbar (Dieu est le plus Grand)
Hymne national Mawtini
Administration
Forme de l'État République
Président Fouad Massoum
Premier ministre Haïder al-Abadi[1]
Langues officielles Arabe
Kurde[2],[3]
Capitale Bagdad

33° 20′ 26″ N 44° 25′ 03.6″ E / 33.34056, 44.417667 ()

Géographie
Plus grande ville Bagdad
Superficie totale 435 052 km2
(classé 57e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +3
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 3 octobre 1932
Démographie
Gentilé Irakien, enne ou Iraquien, enne
Population totale (2014) 36 004 552[4] hab.
(classé 38e)
Densité 82,7 hab./km2
Économie
Monnaie Dinar irakien (IQD​)
Divers
Code ISO 3166-1 IRQ, IQ​
Domaine Internet .iq
Indicatif téléphonique +964

L’Irak[5], en forme longue la République d'Irak[6], est un pays du Proche-Orient, situé au nord de la péninsule arabique. L’Irak, terme qui vient du perse Eraq et signifie littéralement « basse terre », est parfois appelé Bilād ar-Rafidain, littéralement « le pays des deux fleuves », en référence au Tigre et à l'Euphrate. Bagdad en est la capitale.

D’une superficie de 435 052 km2, cet État se situe à l'ouest de l’Iran, au nord-est de la Jordanie, à l'est de la Syrie, au nord-ouest du Koweït, au nord-est l’Arabie saoudite, et au sud-est de la Turquie. L’Irak détient les deuxièmes (ou troisièmes : de plus en plus souvent, l'Iran affirme avoir la seconde place) plus grandes réserves de pétrole, et il est membre de l’OPEP.

L’Irak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, berceau de grandes civilisations parmi les plus anciennes. C’est sur les berges du Tigre, passant par Bagdad, que l’écriture est née, il y a 5 000 ans. Aux époques achéménide, parthe et sassanide, le territoire de l’Irak (l'empire sémite de Babylone) est intégré à l’Empire perse, formant, peu avant sa conquête par les Arabes (au IIIe siècle par la tribu des Banu Lakhm) et son islamisation, la province sassanide du Khvarvaran.

Ce territoire fit longtemps partie de l’Empire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale, puis placé sous un régime de Mandat de la Société des Nations. Durant la période du Mandat britannique de Mésopotamie, l’occupant britannique fit face en 1920 à une violente insurrection. Proclamé en 1921, le Royaume d'Irak obtint sa pleine indépendance en 1932. La monarchie dure jusqu'en 1958, puis plusieurs gouvernements se succèdent par des coups d'État, l’Irak oscillant entre les influences antagonistes occidentales et anti-occidentales dans le contexte de la guerre froide. Le parti Baas prend de plus en plus d’importance et permet l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979.

Depuis, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites et plus de dix ans d’embargo. Son régime laïque, fondé à la fin des années 1960 par le Baas, a été aboli par l’invasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003. Ce régime, en dépit de son caractère dictatorial présent dans la majorité des États du Moyen-Orient, semble avoir été populaire chez la plupart des sunnites, traditionnellement nationalistes, mais minoritaires au sein de la population irakienne. Depuis l’invasion, l’Irak a été de facto sous tutelle de la coalition internationale, les Kurdes ont obtenu l’autonomie d’une région au nord du pays, la laïcité a disparu et la politique a été dominée par les affrontements inter-communautaires, ponctués de nombreux attentats et cause de l’émigration des minorités chrétiennes.

Le gouvernement est actuellement dirigé par Nouri al-Maliki, à la tête d'une coalition chiite. Dans un effort de répartition des rôles entre les trois principales communautés, l'exécutif est partagé entre trois personnes : le président Fouad Massoum est kurde, le Premier ministre est chiite, et le président du parlement sunnite. Chacune de ces têtes est entourées de deux adjoints, appartenant aux deux autres communautés. On note l'influence déterminante de deux personnalités religieuses issues de la communauté chiite : l’ayatollah Ali al-Sistani et Moqtada al-Sadr.

Origine philologique[modifier | modifier le code]

L'Irak, terme qui vient du perse erak qui signifie littéralement « basse terre », est parfois appelé Bilad ar-Rafidain, littéralement « le pays des deux fleuves ». Pourtant, étymologiquement, "l'Eraq (ou Irak) veut dire plutôt, Iran bas ou bas Iran. Mot qui désigne en persan, Mian do Roodan (entre deux fleuves). Il est en opposition avec une autre ville iranienne ou plutôt région qui se trouve dans le nord de l'Iran (à l'époque antique, situé dans le nord ouest de l'Iran)près de Téhéran : Arak, qui signifie Iran Centre tout en considérant que ce centre se situe dans le nord ouest de l'Iran dans l'Antiquité"[7].

Dans la tradition arabe son étymologie est souvent associé au mot arabe "araqa" qui signifie fertile. En Arabe le mot "Irak" ( عراق ) peut signifier "bord", "bordure" ou encore "escarpement"

Graphie[modifier | modifier le code]

En français deux graphies sont correctes pour ce pays :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Irak.
Taureau androcéphale ailé gardien du palais de Sargon II, en Assyrie, VIIIe siècle av. J.-C.

L’Irak est le berceau de la civilisation sumérienne (IIIe millénaire av. J.‑C.), chez laquelle on retrouve les prémices de l’écriture et un haut degré d’aménagement hydraulique. L’histoire de l’Irak commence avec les cités-États de Mésopotamie, en particulier Suse et Babylone. La région est ensuite dominée par les Hittites, puis par les Assyriens, et par les Mèdes.

En 586 avant l'ère commune, Nabuchodonosor II, souverain de Babylone, y déporte, après la prise de Jérusalem, 20 000 Juifs [réf. nécessaire] qui forment le noyau de la plus vieille diaspora juive au monde.

Article détaillé : L'exil des Juifs de Babylone.

Les vallées du Tigre et de l’Euphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires : empires achéménide (qui apportent le zoroastrisme, religion encore présente dans certaines provinces), grecs (à travers les conquêtes d’Alexandre le Grand), Sassanides, musulmans (Omeyyades, Abbassides). À l’époque pré-islamique, cette région porte le nom de Khvarvaran, qui est une des provinces de l’empire Sassanide. Le nom Irak dérive du terme persan Erak, qui signifie "bas-Iran"[15].

Avec l'invasion arabe, au VIIe siècle, Bagdad devient la capitale du califat islamique et une des plus grandes villes du monde, au grand rayonnement intellectuel.

Article détaillé : Irak sous l'Empire ottoman.

La Mésopotamie passe sous le contrôle mongol au XIIIe siècle.

À partir du XVIe siècle, l'Empire ottoman contrôle le territoire.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’Irak est conquis par les Britanniques et est déclaré indépendant de l’empire ottoman le 1er octobre 1919.

Le 25 avril 1920, la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) confie un mandat au Royaume-Uni pour administrer la Mésopotamie. Le Mandat britannique de Mésopotamie, durant lequel la monarchie irakienne est proclamée, assure la transition du pays vers l'indépendance.

L’indépendance[modifier | modifier le code]

Le Royaume d'Irak devient réellement indépendant le 3 octobre 1932, même si les Britanniques y conservent des bases militaires. Le coup d’État républicain de 1941 est soutenu activement par le Troisième Reich. Il installe le gouvernement de Rachid Ali al Gaylani au pouvoir. Les Britanniques interviennent pour rétablir la monarchie[réf. nécessaire]. Les forces britanniques s'arrêtent aux portes de Bagdad pour permettre au régent, l'émir Abdullah, de rentrer en premier dans la ville. Pendant ce temps, les partisans de Rachid Ali al Gaylani lancent un pogrom contre la communauté juive. Cinq des instigateurs du coup d'État furent pendus et de nombreux autres emprisonnés dont Khairallah Talfah, un oncle de Saddam Hussein[16].

Après la proclamation de l'État d'Israël, la communauté juive irakienne d'environ 125 000 personnes se réfugie massivement en Israël, à la suite du climat d'insécurité qu'elle subit alors en Irak.

Dans le contexte de la guerre froide, le Royaume d'Irak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se lie aux États-Unis.

Article détaillé : République d'Irak (1958-1968).

Le 14 juillet 1958, la monarchie hachémite est renversée et le général Kassem prend le pouvoir par un coup d’État. Le Comité des officiers libres proclament la République lors du premier coup d’État du parti Baas, parti de la Renaissance arabe et socialiste, allié avec un groupe d’officiers nationalistes.

11 septembre 1961 : Nouvelle révolte kurde en Irak. L'insurrection s'amplifie au fil des années. Le régime militaire d'Aref, issu du coup d'État de 1963, ne parvient pas à l'écraser militairement. En 1964, un cessez-le-feu est signé ; il est refusé par une partie du mouvement kurde. La révolte reprend en 1965.

Le 8 février 1963 : les militants du Baas renversent le gouvernement du général Abdel Karim Kassem. Saddam Hussein, qui poursuivait des études de droit au Caire, revient en Irak et devient, à 26 ans, secrétaire général du parti.

Le 18 novembre 1963 : de la même année, la révolution du Baas est renversée par Abdula salam Arif, qui s'installe au pouvoir et fait arrêter et éliminer plusieurs têtes dirigeantes du parti Baas soupçonnées de comploter contre lui. Saddam Hussein est arrêté et emprisonné. Pendant ces années de détention, il sera torturé et interrogé par la police du régime en place.

En 1965, Saddam Hussein, toujours en prison, est élu membre du commandement panarabe du parti Baas. Lentement, il accroît son influence et dirige des coups d'éclat tels que l'évasion de plusieurs membres du parti Baas, après avoir gagné la sympathie des geôliers.

Le 14 avril 1966 : après la mort accidentelle ou criminelle du Colonel Abdula salam Aref, son frère, le Maréchal Abd al-Rahman Aref s'impose en tant que Président de la République d'Irak.

Saddam Hussein au pouvoir[modifier | modifier le code]

Le 17 juillet 1968 : second coup d’État baassiste. Saddam Hussein rejoint à Bagdad son cousin le général al-Bakr, chef du Baas et nouveau président de la République

Le 11 mars 1970 : accord kurdo-irakien sur l'autonomie du Kurdistan. Il prévoit une participation des Kurdes aux instances suprêmes de l'État et un recensement destiné à délimiter la région autonome. Des institutions autonomes sont censées être mises en place dans un délai de quatre ans. Pendant cette période de "ni guerre, ni paix", l'URSS commence à soutenir l'Irak, tandis que l'Iran conseillé par Washington, apporte son aide aux Kurdes.

Le 9 avril 1972 : traité d'amitié et de coopération entre l'URSS et l'Irak

Le 1er juin 1972 : Saddam Hussein nationalise le pétrole irakien

En mars 1974 : Bagdad promulgue unilatéralement une "Loi sur l'autonomie du Kurdistan" ; très en retrait sur les accords de 1970, elle est rejetée par les Kurdes. La révolte reprend et revêt la forme d'une guerre généralisée.

Le 5 mars 1975 : Accord d'Alger entre le Chah et Saddam Hussein. L'Iran obtient gain de cause sur les différends frontaliers qui l'opposent à l'Irak et retire son appui aux Kurdes. La révolte s'effondre pour reprendre sous la forme de guérilla en 1976.

Le 6 septembre 1975 : Jacques Chirac, alors Premier Ministre, fait visiter Cadarache à Saddam Hussein alors vice-Président Irakien

Le 6 avril 1979 : sabotage du double cœur d'Osirak dans le hangar no 3 des Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée, à La Seyne-sur-Mer. Le "groupe écologiste français" revendique l'attentat, mais le Mossad est suspecté[17],[18]

Le 16 juillet 1979 : Saddam Hussein met Hassan al-Bakr à la retraite. Le 16 juillet, jour anniversaire de la révolution de 1968, Saddam Hussein accède à la présidence à l'âge de 42 ans rompant avec le Parti communiste, il procède à des purges massives au sein du Parti Baas - un parti nationaliste arabe, laïc et socialiste, dont tous les dirigeants sont originaires de la ville de Tikrit - et renoue avec les monarchies du Golfe ainsi qu’avec les pays occidentaux. Le pouvoir de Saddam Hussein s'est donc constitué au départ autour de l'idéologie baasiste, relativement laïque et républicaine. Par ailleurs, il considère l'Islam comme une composante essentielle de la culture arabe.

le 30 novembre 1979 : le gouvernement irakien demande une révision des traités signés en 1975, ce que refuse le gouvernement iranien. En 1980, Bagdad prend l’initiative militaire: il veut récupérer le Chatt al-Arab et le Khouzistan iranien. De plus, il veut mettre un point final à la révolution islamique, qu’il juge prête à tomber. Saddam Hussein voyant que l’armée Iranienne est affaiblie par la révolution islamique, en profite pour déclencher la guerre,

1980-1988 : la guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre Iran-Irak.

22 septembre 1980 : Contrairement à ce que pense Saddam Hussein, l’Iran offre une résistance surprenante, et une guerre de tranchée de huit ans s’engage. L'Irak utilise pendant cette guerre des armes chimiques, mais aussi des armes plus conventionnelles. Le conflit change certaines alliances établies depuis très longtemps au Proche-Orient.

7 juin 1981 : Vers 17 heures 30, l'aviation israélienne avec 14 chasseurs bombardiers F-16 Falcon détruit le réacteur nucléaire irakien Osirak en cours de construction avec l'aide de la France, les laboratoires et le réacteur nucléaire irakiens situés à Al Tuwaïtha, à une vingtaine de kilomètres de Bagdad. Il s'agissait d'un réacteur expérimental acheté en France par l'Irak, et géré grâce à la collaboration ouverte de la France et de l'Italie, et aussi grâce à la non-hostilité des États-Unis.

17/18 mars 1988 : en mars, Saddam Hussein ordonne à l’armée d’utiliser l’arme chimique contre la ville kurde de Halabja.

18 juillet 1988 : Téhéran accepte la résolution de l’ONU sur le cessez-le-feu et le retour aux frontières.

8 août 1988 : annonce officielle de la fin de la guerre. Le conflit a fait un million de morts et des centaines de milliers de blessés.

1990-1991 : La guerre Irak-Koweït, deuxième guerre du Golfe[modifier | modifier le code]

Au cours de l’été 1990, les finances de l'État au bord de la banqueroute, l’Irak envahit le Koweït. Commence alors la deuxième guerre du Golfe menée sous l'égide de l'ONU. Des insurrections éclatent dans plusieurs régions chiites étalées dans le temps. L’ONU vote un embargo qui dura douze ans, aux conséquences catastrophiques : 1,5 million d'enfants morts de malnutrition et atteints de malformations dues à l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri[19].

Le 8 août 1990, l’Irak occupe le Koweït : Premières sanctions de l’ONU. Embargo. Coalition de plus de trente pays contre Bagdad.

Le 17 janvier 1991, « Tempête du désert » : la coalition internationale, à la demande de l'ONU, intervient militairement en Irak et au Koweït. Objectif : la destruction du potentiel militaire et de l'infrastructure économique de l'Irak, ainsi que l'évacuation du Koweït. En 6 semaines, le territoire irakien reçoit environ 80 000 tonnes de bombes, quantitativement autant que l'Allemagne pendant toute la seconde guerre mondiale. À la suite de ces bombardements, des milliers de familles sont forcées de fuir le pays. Plus de 100 000 soldats irakiens ont été tués et 35 000 victimes civiles ont péri sous les bombardements.[réf. nécessaire] Le 26 février 1991, Saddam Hussein annonce son retrait du Koweït. Les combats cessent le 28 février.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le 3 avril 1991 : la résolution 687 du Conseil de sécurité de l'ONU fixe un cessez-le-feu définitif et impose à l'Irak, notamment, l'élimination de toutes ses armes de destruction massive. Création de la Commission spéciale des Nations unies chargée du désarmement, l'Unscom.

Le 5 avril 1991 : Après l'insurrection kurde dans le Nord irakien et chiite dans le Sud, le Conseil de sécurité adopte la résolution 688 qui condamne la répression des populations civiles irakiennes et appelle à une aide humanitaire.

20 décembre 1991 : L'ONU décide de maintenir l'embargo total contre l'Irak.

avril 1995 : la résolution 986, dite « pétrole contre nourriture », autorise Bagdad pour des raisons humanitaires à procéder à des ventes limitées de pétrole.

En octobre 1998 : Bagdad décide de rompre totalement la coopération avec l'Unscom, affirmant qu'il n'a plus aucun espoir de voir l'ONU recommander une levée des sanctions. Bill Clinton lance en décembre, et sans mandat de l'ONU, l'opération "Renard du désert" pour obliger Bagdad à coopérer. Dans les années suivantes, les États-Unis et la Grande-Bretagne lancent des opérations quotidiennes dans les zones d'exclusion aérienne.

2003 : La guerre d'Irak, troisième guerre du Golfe[modifier | modifier le code]

Le 20 mars 2003 : l’Irak est attaqué par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni, sans mandat de l'ONU et soutenue par plusieurs dizaines de pays dont le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, l’Espagne et l’Italie. Le régime de Saddam Hussein est renversé 3 semaines après l’entrée des troupes de la coalition dans le pays. Cette troisième guerre du Golfe s’achève officiellement le 1er mai 2003. Le pays est ensuite occupé par la coalition.

Le 28 juin 2004 : le pouvoir a été remis entre les mains d’un gouvernement intérimaire, au pouvoir inexistant, dirigé par Iyad Allaoui. Ce transfert concerne aussi bien l'autorité civile que militaire. Les troupes de la coalition doivent "demander" l'autorisation du gouvernement irakien avant toute opération militaire offensive[20] ; toutefois, seule l'armée américaine et, jusqu'en 2007, les troupes britanniques, participent à de telles opérations. (Tous les contingents étrangers en Irak, à l'exception de celui des États-Unis et, à une certaine époque, du contingent britannique, ne peuvent se servir de leurs armes qu'en état de "légitime défense").

Le 30 janvier 2005 ont eu lieu les premières élections réellement démocratiques de l'histoire du pays, dans un climat de terreur. Les chiites et kurdes d’Irak se sont malgré tout massivement rendus aux urnes, malgré des menaces terroristes. Le 6 avril 2005, l’Irak s'est choisi pour la première fois de son histoire un président kurde, Jalal Talabani.

Le 30 décembre 2006, Saddam Hussein est exécuté à Bagdad, le jour de l'Aïd el-Kebir par pendaison pour crimes contre l'humanité, à la suite d'une procédure judiciaire, « supervisée » ou « dirigée » par les autorités américaines (le procès se déroula sans avocat pour l'accusé, les trois avocats devant assurer sa défense ayant tour à tour été assassinés dans les premiers jours du procès, et Saddam Hussein ayant refusé les avocats commis d'office qui lui avaient alors été proposés en remplacement par le Tribunal spécial irakien). Ces deux « incidents », s'ajoutant à celui de la diffusion des photographies de Saddam Husein que les Américains avaient prises lors de sa « capture » et qui avaient été très « diversement perçues » en Irak, ont beaucoup contribué à déterminer l'attitude finale des sunnites vis-à-vis de l'occupant et du nouveau régime).

Huit ans après la fin officielle de la guerre, le gouvernement de l’Irak est très fragile. Les violences sont quotidiennes, résultant des attaques de soldats et de convois de l'armée américaine par des insurgés, de la guerre civile entre les chiites, sunnites baassistes et les sunnites salafistes, et entre le pouvoir en place et des groupuscules islamistes qui opéreraient actuellement en Irak, tels qu'Ansar el sunna, ou Al-Qaïda. Les violences enregistrent une nette diminution : 2010 serait l'année la moins meurtrière pour les civils irakiens (3 976 morts) depuis le début de la guerre. À Bagdad, où l'on enregistrait en moyenne un attentat toutes les deux semaines en 2006 ou en 2007, les attaques terroristes se font moins fréquentes, même si la communauté chrétienne a connu un « décembre noir » en 2010. Même si les menaces d'attentats ou de kidnappings planent toujours sur la capitale irakienne, les fêtards s'enhardissent de plus en plus tard dans les rues, en dépit des couvre-feux.

Si le calendrier fixé par Barack Obama est respecté, les troupes de combat américaines devraient se retirer d'Irak le 31 août 2010, et le reste des forces armées, à la fin 2011.

Le 18 décembre 2011, les derniers soldats américains quittent l'Irak, ne restent qu'un contingent chargé de protéger l'ambassade américaine, et une centaine d'instructeurs pour l'armée irakienne. Faute d'accord d'immunité avec le gouvernement irakien, aucune force antiterroriste ne reste sur place.

L’échec des négociations avec le premier ministre Nouri al-Maliki sur l'immunité des soldats américains font que le Pentagone a abandonné l'idée d'une force antiterroriste permanente sur le sol irakien. Mais en 2013 et 2014 des extrémistes djihadistes créent l'Etat Islamique (EI) à cheval sur l'est de la Syrie et l'ouest de l'Irak et persécutent les minorités chrétienne et yazidi qui se réfugient au Kurdistan et obligent les Occidentaux à intervenir afin d'éviter un génocide.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Irak.
Un Irakien faisant le signe de la victoire en montrant son doigt marqué par l'encre indélébile, en janvier 2005.

Jusqu'en 2003, l'Irak était officiellement une république depuis le début des années 1960, gouvernée par Saddam Hussein depuis le 16 juillet 1979.

L'attaque menée par les États-Unis et le Royaume-Uni soutenue par plusieurs dizaines de pays a entraîné le renversement du gouvernement de Saddam Hussein et la présence des armées américaine, britannique, polonaise, etc.

Gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

D'avril 2005 à mai 2006, le pouvoir est détenu par le gouvernement de transition dirigé par le chiite Ibrahim al-Jaafari. Jalal Talabani, le nouveau président irakien intérimaire, est un important dirigeant kurde, favorable à la scission de l'Irak en trois entités distinctes, idée considérée comme totalement inacceptable par la minorité sunnite. Les chiites ont toutefois une position intermédiaire, préférant quant à eux créer un État fédéral.

Élections législatives de janvier 2005[modifier | modifier le code]

Le scrutin du 30 janvier 2005 proposait l'élection d'une assemblée nationale constituante, composée de 275 sièges. La journée du vote fut marquée par des attentats ayant tué 36 personnes dont 30 civils. Le taux de participation s'établit à 58 % (8 456 266 votants).

La Commission de rédaction de la Constitution, qui a écrit la loi fondamentale de l'Irak avant le 15 août 2005, réunit 55 membres dont 25 sunnites. Elle est proposée à l'approbation du peuple le 15 octobre 2005 : 61 % des citoyens ont participé à cette consultation démocratique, malgré les tentatives d'intimidation qui ont fait quatre morts dans tout le pays. Les résultats sont connus le 24 octobre 2005 : la Constitution est acceptée par 78 % des suffrages exprimés.

Élections législatives de décembre 2005[modifier | modifier le code]

Une fois la constitution approuvée, l'élection de la chambre basse (Conseil des Représentants), en décembre 2005 devait mettre en place une assemblée nationale permanente et un gouvernement qui ne soit plus de transition.

Les élections de décembre 2005 sont marquées par la victoire de l'Alliance irakienne unifiée, et un taux de participation de près de 80 %. En mai 2006, Nouri al-Maliki est investi Premier ministre à la tête d'un gouvernement de coalition. Le mandat des députés est de 4 ans et devait se terminer fin 2009.

Élections législatives de 2010[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections législatives de 2010.

Les élections législatives de 2010 sont marquées par un taux de participation de près de 63 %, malgré des menaces d'attentats contre les bureaux de vote, et une série d'attentats faisant 40 morts le jour du scrutin. Les résultats montrent l'importante remontée des sunnites par la victoire de la coalition laïque du Mouvement national irakien (25,8 %), suivie de près par la Coalition de l'État de Droit du Premier ministre Nouri al-Maliki (25,7 %), et le déclin relatif de l'Alliance irakienne unifiée (19 %).

Géographie[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'Irak en septembre 2003

D’une superficie de 437 072 km2 (dont 4 910 km2 d'eau), il partage ses frontières terrestres de 3 650 km avec l’Iran (1 458 km), la Jordanie (181 km), le Koweït (240 km), l’Arabie saoudite (814 km), la Syrie (605 km) et la Turquie (352 km).

L’Irak est majoritairement composé de plaines, désertiques dans la partie occidentale du pays, fertiles à l’Est de l’Euphrate et du Tigre ; des marais bordent, au sud, la frontière iranienne ; une zone de montagne s’étend au nord-est le long des frontières avec la Turquie et l’Iran. Le climat est désertique à l’Ouest, chaud et humide dans la partie Est. Le nord possède un climat montagnard avec des hivers froids et enneigés et des étés cléments du fait de l’altitude.

Le pays est dominé par la vaste plaine de la Mésopotamie où coulent, en direction du Golfe persique, le Tigre (1 718 km dont 1 419 en Irak) et l'Euphrate (2 330 km dont 1 200 en Irak).

Le Nord est occupé par les hautes montagnes du Kurdistan qui, avec des sommets dépassant les 3 000 mètres (Mont Hazaret - 3 607 mètres), prolongent le Taurus turc ou le Zagros iranien.

Les plateaux steppiques s'abaissent en pente douce vers la Mésopotamie. Aux confins de la Turquie et de la Syrie, le plateau de la Chamiyé est coupé par l'Euphrate qui est bordé par des talus abrupts ('irâq). En aval de Hit et de Samara, les vallées du Tigre et de l'Euphrate forment une large plaine alluviale : la Mésopotamie proprement dite. Aux environs de Bagdad, les deux fleuves se rapprochent puis s'étalent dans une basse plaine marécageuse, avant de former le Chatt-al-Arab débouchant sur le Golfe persique par un vaste delta. La violence des crues a rendu nécessaire la construction de barrages qui distribuent les surplus d'eau par exemple vers le lac Habbaniyya, vers des dépressions, des réservoirs artificiels, des canaux, afin de mettre villes et campagnes à l'abri des inondations.

Administration[modifier | modifier le code]

Provinces[modifier | modifier le code]

Provinces d'Irak avec leur numéro.
  1. Bagdad
  2. Salah ad-Din
  3. Diyala
  4. Wasit
  5. Maysan
  6. Al-Basra
  7. Dhi Qar
  8. Al-Muthanna
  9. Al-Qadisiyya
  10. Babil
  11. Karbala
  12. An-Najaf
  13. Al-Anbâr
  14. Ninawa
  15. Dahuk
  16. Arbil
  17. Kirkûk (At-Tâ'mîm)
  18. As-Sulaymaniya

Cette liste de subdivisions a été établie en 1976.

Principales villes[modifier | modifier le code]

Carte de l'Irak

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Irak.

L'économie du pays a rapidement surmonté les conséquences immédiates de l’invasion et connaît, après l'effondrement total de celle-ci en 1991, davantage aggravée par l'embargo, une croissance prometteuse, malgré les innombrables difficultés actuelles avec 17 % de croissance en 2005 et une estimation de 13 % de croissance en 2006[21] :

  • 18,4 milliards de $ de produit intérieur brut et un revenu par habitant de 780 $ en 2002
  • 25,7 milliards de $ de PIB en 2004, 949 $ par habitant
  • 29,3 milliards de $ de PIB en 2005
  • ~ 47 milliards en 2006 de PIB, 1 635 $ par hab.
  • Une projection de 71 milliards $ de PIB en 2008 avec un revenu de 2 319 $ par hab.

Le nombre d'entreprises privées en Irak est passé de 8 000 en 2003 à 35 000 en 2006, bien que le taux de chômage n'ait pas sensiblement varié (plus de la moitié des Irakiens sont soit au chômage, soit en sous-emploi). Une moyenne de 60 sociétés est créée chaque semaine[22].

IRAK 250 Fils représentant la nationalisation de l’industrie pétrolière

Le pétrole est la principale ressource de ce pays, avec une production en novembre 2006 de 2,05 millions de barils par jour, malgré l'insécurité. Ce pays devient le sixième plus gros producteur au sein de l'OPEP ; en 2008 et la production a retrouvé son niveau du temps de l'embargo, avec 2,4 millions de barils/jour en mars 2008, et 2,9 millions espéré à la fin de cette année[23]. Ses réserves étaient estimées en 2004 à 115 milliards de barils, chiffres suspects selon quelques spécialistes (voir Pic pétrolier). Il se place ainsi en 3e position après l'Arabie saoudite et l'Iran en termes de réserves.

Le revenu des exportations de pétrole et les concessions étrangères ont rapporté 41 milliards de dollars en 2006.

Sa population adopte rapidement et avec enthousiasme les techniques de communication modernes, également utilisées par les insurgés et les terroristes (4,5 millions d’abonnés au téléphone – fixe et mobile – en août 2005 contre 833 000 avant l’invasion ; 147 000 abonnés à Internet en mars 2005 contre 4 500 en 2002; 7,1 millions de téléphone portable fin 2006).

Il y a toujours un énorme fossé entre la demande et la production d'électricité (5 000 Megawats produits pour 9 200 demandés en 2006; 6 020) Mg produits en mai 2009[24]) avec l'immense augmentation de cette dernière depuis 2003, date à laquelle cette production était pratiquement tombée à zéro par suite des bombardements alors qu'elle était de 4 000 Mw avant guerre.

Le chômage touche en 2006 "officiellement" de 13,4 à 18 % de la population, et le sous-emploi en touche 30 autres % ; cela pousserait un nombre non négligeable d'Irakiens à "travailler" plus ou moins régulièrement pour différents groupes armés, indépendamment de leurs propres convictions politiques (les membres permanents de ces groupes armés ne réaliseraient pratiquement pas d'actions à caractère militaire ou terroriste par eux-mêmes, étant avant tout des "financiers", la location des armes et la vente des munitions se faisant pas d'autres réseaux, moins "nobles", susceptibles d'alimenter dans certains cas des factions rivales, ce qui rendrait la détection et le démantèlement de ces réseaux extrêmement difficiles ; l'importance exacte de cette "économie souterraine" n'est pas connue).

Près d'un Irakien sur quatre vit sous le seuil de pauvreté de 2,20 dollars par jour[réf. nécessaire].

L'inflation devrait reculer selon les économistes américains, elle est passée de 32 % en 2006 à 17 % en 2007 et 10 % en 2008[25] contre 120 % en 2001[26].

Les lois sociales du régime de Saddam Hussein n'ont pas été modifiées, à l'exception de celles qui touchent à la laïcité. La Confédération générale des syndicats, syndicat unique dans le (petit) secteur privé, a été interdite et a été remplacée dans ce rôle par la Fédération irakienne des syndicats, seule reconnue par l'État. Cette fédération est également présente dans le secteur public, bien que les syndicats y soient toujours légalement interdits. Le principal syndicat libre, interdit, est la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak. Il existe également des syndicats de branches autonomes, également interdits, notamment chez les enseignants et dans le secteur pétrolier.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en millions d'habitants.
Article détaillé : Démographie de l'Irak.

La population de l'Irak lors de sa création en 1920 est estimé à 3 millions d'habitants, les estimations actuelles sont 28 221 181 habitants en juillet 2008 selon le factbook de la CIA[27]. En 2009, le Fonds monétaire international estime sa population à 31 234 000[28].

  • Arabes (88 %) (sunnites : 17 %, chiites : 77 %, minorité chrétienne)
  • Kurdes (11%, sunnites en majorité et minorité yézidie)[29]
  • Turkmènes, Assyriens et autres (1 %)

Un recensement devait avoir lieu en octobre 2009 (le premier depuis 22 ans) mais il a été reporté à une date ultérieure non précisée[30].

Le nombre d'Irakiens ayant quitté leur pays à la suite de la guerre d'Irak (depuis 2003) est estimé à deux millions début 2007[31] (1,8 million fin 2006[32]).

Religions[modifier | modifier le code]

L'Irak est un pays majoritairement musulman. Les chiites constituent la communauté la plus nombreuse, présente surtout dans le sud et dans le quartier de Sadr City à Bagdad. Les sunnites sont présents quant à eux dans le centre (région de Bagdad ainsi qu'au Kurdistan), auxquels il faut rajouter des groupes yézidites et mandéistes.

Les chrétiens (notamment la communauté chaldéenne), estimés à plus d'1 million avant 2003, sont depuis l'objet de nombreuses persécutions, et les deux tiers d'entre eux ont émigré[33].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de l'Irak.

La culture irakienne est fondée sur un grand nombre de juxtapositions à la suite des apports des différentes civilisations qui se sont développées en Irak (sumériennes, assyriennes, ninivites et musulmanes, sans compter les multiples influences perses, grecques, romaines, mongoles, ottomanes, européennes, etc.) ainsi qu'une mosaïque de religions chrétiennes, juives, et musulmanes, etc.

L'Irak fut au cours de son histoire un carrefour exceptionnel où se créèrent et se rencontrèrent de nombreuses civilisations. Cela apporta de nombreuses superpositions de couches culturelles à cet État.

Sa culture est donc imprégnée fortement de cette mosaïque culturelle. Nabuchodonosor apporta une certaine forme de monothéisme. On trouve toujours en Irak des zoroastriens, traces de la lointaine présence perse. Les Arabes apportèrent la religion musulmane, etc.

La société irakienne possède différents niveaux de clivages culturels, politiques, religieux et claniques d'une très grande complexité, qu'il est au minimum indispensable de connaître pour pouvoir un peu comprendre l'évolution de la situation dans ce pays.

L'Irak moderne du XXe siècle a été très productif intellectuellement et artistiquement : œuvres de M'aruf al-Rusafi et de Jabra Ibrahim Jabra, création des Beaux-Arts par Faiq Hassan en 1939, œuvres révolutionnaires du peintre et sculpteur Jawad Salim, architectures modernes de Rifat Chadirji, Qahtan Madfai, Qahtan Awni, Jaafar Allawi, Midhat et Ali Madhloom, etc. Creuset du modernisme au Moyen-Orient dans les années 1950, Bagdad a attiré les plus grands architectes internationaux et compte notamment aujourd'hui des réalisations de Walter Gropius, Gio Ponti, Werner March, Le Corbusier, José-Luis Sert. Bagdad est aussi la ville natale de l'architecte irako-britannique Zaha Hadid, figure du mouvement déconstructiviste et première femme à obtenir le prix Pritzker en 2004. Références: Caecilia Pieri, "Bagdad Arts Déco, architectures de brique 1920-1950", Paris, L'Archange Minotaure, 2008. http://www.gremmo.mom.fr/pieri/Pieri-Recensions%20-PDF/_1_English-Recension-Pieri2009.TAARII.pdf Mina Marefat, "1950s Baghdad, Modern and International", "TAARII Newsletter, no 2-2, Automne 2007. P.Azara (ed.), "City of Mirages: Baghdad, from Wright to Venturi", Barcelone, 2008.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chaque communauté possède un moyen de communication, autrement dit, une langue locale ; de même chaque nation a sa langue qui lui appartient appelée langue maternelle, celle-ci englobe presque tous les domaines du pays : tels que culturel, historique, économique...ainsi qu’éducatif.Le système éducatif irakien est dirigé et contrôlé par l’État qui finance en totalité tous les domaines de l’éducation. L’arabe est la première langue d’enseignement dans tous les établissements publics, tandis que le kurde se considère comme la première langue d’enseignement dans les régions kurdes.
À Mossoul, Le commencement récent de l’enseignement de français est daté de l’année 1991 dans un seul intermédiaire[pas clair] où les élèves avaient le choix de l’apprendre ou non.

Codes[modifier | modifier le code]

L'Irak a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/11/irak-le-premier-ministre-maliki-accuse-le-president-de-violer-la-constitution_4469766_3218.html
  2. (en) [PDF]« Iraqi Constitution », United Nations Assistance Mission for Iraq (consulté en 25.6.2009), p. 3
  3. Le syriaque et le turkmène d'Irak sont des langues officielles dans certaines régions.
  4. Embassies overseas of Republic of İraq: جريدة الصباح تنشر احصائية وزارة التخطيط لعدد نفوس سكان العراق لسنة
  5. Irak est la transcription recommandée par la Commission générale de terminologie et de néologie dans un avis publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008; cependant, on utilise parfois Iraq pour transcrire plus fidèlement la consonne correspondante de la langue arabe.
  6. en arabe ʿIrāq, العراق et jumhūrīyatu-l-ʿIrāq Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, جمهورية العراق, en kurde ʿIraq, عێراق et Komarê ʿIraq, كۆماری عێراق
  7. M. A. Oraizi, Amérique, pétrole, domination: Une stratégie globalisée, tome II: Hégémonie anglo-saxonne et duels des empires pétroliers, Paris, L'Harmattan, 2012, p. 29.
  8. Dénominations des pays et des zones et règles d'emploi et numéros de référence utilisés à DOSCOM
  9. Office des publications — Code de rédaction inter-institutionnel — Annexe A5 — Liste des États
  10. Nomenclature des Pays et territoires étrangers du Code officiel géographique de l'INSEE
  11. JORF du 25 janvier 1994 p. 1291, mentionnant Iraq, l'article 2 alinéa 3 stipulant «Les noms de pays et de villes étant des noms propres, il est recommandé de respecter la graphie locale en usage, translittérée ou non.»
  12. Recommandation parue au Journal Officiel du 24 septembre 2008
  13. La République d’Irak en bref sur le site du Département fédéral des affaires étrangères (Suisse)
  14. Pays et capitales du monde, Commission de toponymie, IGN
  15. Khvarvaran (Modern Iraq), An Iranian Province, Shapour Suren-Pahlav, Iranchamber.com (consulté le 28 septembre 2006).
  16. (en) Robert Fisk: The Great War for Civilisation: The Conquest of the Middle East, p.148, ISBN 9781400075171
  17. (en) http://www.fas.org/man/eprint/ford.pdf "Israel’s attack on Osiraq: A model for future preventive strikes?", Mémoire de Master, par Peter Scott Ford. Naval Postgraduate school, Monterey, Californie. Septembre 2004, page 16, consulté le 8 février 2010
  18. (en) http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article4791158.ece "The secret life of Tzipi Livni", par James Hider, Charles Bremner et Fran Yeoman. 20 septembre 2008. TimesOnLine
  19. « Document des Nations-Unies, Conséquences néfastes des sanctions économiques pour la jouissance des droits de l'homme »
  20. Paris-Match, 8-15 novembre 2006
  21. Iraq Economy is Booming, MSNBC, 01/01/2007
  22. Iraq on the right path, Dr Sami Alrabaa, Kuweit times
  23. (fr) Irak : cinq ans après, l’argent du pétrole coule à flot, 19 mars 2008
  24. (en) The States of Iraq and Afghanistan, New York Times, 18 juin 2009
  25. Chiffres de la banque mondiale et Rapport Baker de novembre 2006
  26. L'année stratégique 2002, IRIS, p. 379
  27. <Factbook
  28. (en) « World Economic Outlook Database, April 2009 », sur http://www.imf.org, Fonds monétaire international,‎ 2009 (consulté le 7 juillet 2009)
  29. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/iz.html
  30. http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Depeches/Irak-Report-du-recensement-a-2010-130084/
  31. InfoSud HumanRights Tribune, même chiffre pour l’ambassade de France au Danemark [1]
  32. Amnesty international
  33. http://www.lepoint.fr/monde/les-chretiens-d-irak-pris-entre-deux-feux-inquiets-apres-le-retrait-americain-24-12-2011-1412174_24.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Saint-Prot. Histoire de l'Irak. Paris : Ellipse, 1999.
  • Pierre-Jean Luizard, La question irakienne, Fayard, 2002, Paris.
  • Bernard Vernier, L'Irak D'Aujourd'hui, Paris, Librairie Armand Colin, 1963, 494 pp.
  • Patrick Denaud, Irak, la guerre permanente. Traduit en portugais Ed du Félin, 2003
  • Revue Géostratégiques, Irak (numéro spécial), no 7, février 2005, 240 p, Paris.
  • Chris Kutschera (sous la direction de), Bernard Kouchner (Préface), Le Livre noir de Saddam Hussein, Oh! éditions, 2005, Paris (ISBN 2915056269).
  • Revue Maghreb-Machrek, no 190, texte de la constitution irakienne traduit de l'arabe par J.-P. Milelli, Éditions Choiseul, 2007, Paris.
  • Alexandra de Hoop Scheffer, Hamlet en Irak, CNRS Éditions, 2007, Paris.
  • « L'Irak: violence et incertitudes », Critique internationale no 34, janvier-mars 2007.
  • Fanny Lafourcade. Le chaos irakien. La Découverte: Paris, 2007, 123 p.
  • Témoignage de Mgr Rabban, évêque chaldéen d'Erbil, in Le Figaro, 22 mars 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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