Béjaïa

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Béjaïa
Mairie de Béjaïa
Mairie de Béjaïa
Noms
Nom algérien بجاية
Nom kabyle Béjaïa in Tifinagh.svg (Vgayet ou Bgayet)
Nom amazigh ⴱⴳⴰⵢⴻⵜ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Béjaïa
Daïra Béjaïa
Président de l'APC Hamid Merouani[1] (FLN)
2012-2017
Code postal 06000
Code ONS 0601
Démographie
Gentilé Bédjaoui (Bédjaouie) ou Bougiote (Bougiote).
Population 177 988 hab. (2008[2])
Densité 1 481 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 45′ 00″ N 5° 04′ 00″ E / 36.75, 5.06666736° 45′ 00″ Nord 5° 04′ 00″ Est / 36.75, 5.066667  
Altitude Min. 1 m – Max. 660 m
Superficie 120,22 km2
Divers
Saint patron Yemma Gouraya
Budget 1,87 milliards de DA (2010)[3]
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

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Béjaïa

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Béjaïa

Béjaïa (en arabe : بجاية ; en kabyle : Vgayet[4] ou Bgayet[5] et transcrit en tifinagh : Béjaïa in Tifinagh.svg, anciennement Bougie, est une commune algérienne située en bordure de la mer Méditerranée, à 180 km à l'est d'Alger, dans la wilaya de Béjaïa et la région de Kabylie. Elle est le chef-lieu éponyme de la wilaya de Béjaïa et de la daïra de Béjaïa.

Connue à l'époque romaine sous le nom de Saldae civitas, elle devient au Moyen Âge l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, capitale de grandes dynasties musulmanes notamment les Hammadides et une branche des Hafsides[6]. D'abord connue en Europe grâce à la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille auxquelles elle a donné son nom, les bougies, Béjaïa a également joué un rôle important dans la diffusion des chiffres arabes en Occident. Elle est aussi souvent désignée sous son nom francisé de Bougie, nom officiel durant la période de la colonisation.

Avec ses 177 988 habitants au dernier recensement de 2008, Béjaïa est en termes de population la plus grande ville de Kabylie. Elle est aussi, grâce à sa situation géographique, le plus important pôle industriel de la région, notamment par la concentration de nombreuses industries et la présence d'un des plus grands ports pétroliers et commerciaux de Méditerranée. Elle est dotée d'un aéroport international.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au nord de la wilaya de Béjaïa, sur le littoral méditerranéen et traversée par le fleuve de la Soummam, la commune de Béjaïa est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée et elle touche les communes de Toudja à l'est, d'Oued Ghir au sud et de Boukhelifa et Tala Hamza au sud-est.

Communes limitrophes de Béjaïa
Toudja Mer Méditerranée Mer Méditerranée
Toudja Béjaïa Mer Méditerranée
Toudja
Oued Ghir
Oued Ghir Boukhelifa
Tala Hamza

Elle couvre une superficie de 12 022 hectares[7].

Béjaïa est située à 181 km à l'est de la capitale Alger, à 93 km à l'est de Tizi Ouzou, à 81,5 km au nord-est de Bordj Bou Arréridj, à 70 km au nord-ouest de Sétif et à 61 km à l'ouest de Jijel[Note 1].

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 45′ 00″ Nord et 5° 04′ 00″ Est.

Relief[modifier | modifier le code]

hydrographie[modifier | modifier le code]

Estuaire de l'oued Soummam.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Béjaïa est de type subtropical, selon la classification de Köppen, avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs.
Lors de la dernière décennie, la pluviométrie annuelle moyenne de la ville a variée entre 600 et 800 mm.[réf. nécessaire]

Données climatiques à Béjaïa.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,7 7,6 8,5 10,1 13,1 16,6 19,3 20,2 18,5 15 11,2 8,4 12,9
Température moyenne (°C) 12,1 12,3 13,1 14,7 17,6 21 24 24,8 23,2 19,7 15,8 12,7 17,6
Température maximale moyenne (°C) 16,4 16,8 17,7 19,3 22 25,3 28,7 29,3 27,8 24,3 20,3 16,9 22,1
Précipitations (mm) 99,7 85,9 100,4 70,7 41,2 16,2 5,8 13 40,4 89,5 99,7 135 767,5
Source : Hong Kong Observatory, statistiques de 1968 à 1990[8].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
16,4
7,7
99,7
 
 
 
16,8
7,6
85,9
 
 
 
17,7
8,5
100,4
 
 
 
19,3
10,1
70,7
 
 
 
22
13,1
41,2
 
 
 
25,3
16,6
16,2
 
 
 
28,7
19,3
5,8
 
 
 
29,3
20,2
13
 
 
 
27,8
18,5
40,4
 
 
 
24,3
15
89,5
 
 
 
20,3
11,2
99,7
 
 
 
16,9
8,4
135
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville est reliée à Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Setif, Jijel et plusieurs localités kabyles par un important réseau routier. La ville de Béjaïa possède une gare routière. Des lignes de bus relient Béjaia aux villes du grand sud algérien, notamment Hassi Messaoud, Ouargla, Ghardaia, Laghouat, Djelfa et Bou Saada.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Béjaïa possède une gare ferroviaire. L'autorail Béjaïa-Alger effectue une rotation aller-retour par jour entre Béjaïa et Alger. Un train de banlieue reliant Béjaia à sa proche banlieue devrait être mis en service prochainement; il a été conçu dans le but de désengorger le réseau existant et de désenclaver l'est de la région. La ligne bénéficierait d'une quinzaine d'aller-retours par jour et devrait desservir les villes de Beni Mansour, Tazmalt, Allaghan, Akbou, Lazib Ben cherif, Ighzer Amokrane, Takriets, Sidi Aich,Ilmaten, El Kseur, Oued Ghir.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Béjaïa dispose d'un aéroport international dénommé Aéroport de Béjaïa - Soummam - Abane Ramdane situé à 5 km au sud de la ville.L'aéroport a d'abord été dénommé aéroport de Béjaïa - Soummam entre 1982 et 1999, du nom du fleuve Soummam qui se jette dans la Méditerranée à Béjaïa. L'aéroport a été inauguré en 1982 pour les vols nationaux et en 1993 pour les vols internationaux. L'aéroport a été nommé Abane Ramdane en hommage à l'homme politique algérien qui joua un rôle essentiel dans l'histoire de la guerre d'indépendance algérienne.

Vue panoramique de l'aérogare de Béjaïa.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Vue sur le port de Béjaïa

Béjaïa dispose d'un port qui occupe le deuxième rang en Algérie par son volume d'activité, le port de Béjaïa derrière celui d'Alger ; débouché important pour une partie de la production régionale (minerais, vins, figues, prunes ou liège), il a donné depuis les années 1960 une place grandissante au pétrole et aux produits pétroliers tirés du Sahara (les hydrocarbures représentent 86 % de ses exportations en 2005). En 2008, il a été intégré au projet européen des « autoroutes de la mer » (ADM), aux côtés de Gabès, Agadir et Haïfa. Le port est destiné à devenir un hub portuaire de niveau mondial et par le lancement des travaux de réalisation de la plus importante gare maritime d’Algérie conçue sur la base de normes internationales.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Vue générale de la ville de Béjaïa.

Outre son chef-lieu Béjaïa-ville, la commune de Béjaïa est composée à sa création des localités suivantes[9] : Dar Naceur, P.K. 17, Boukhiama, Ihaddaden, Targa Ouzemour, Ighil Ouazzoug, Bir Slam, Iriyahen Est, Aérodrome, Boulimat, Oued Saket, Oued Das et Amtik Tafat.

Actuellement, la commune est composée de l'agglomération chef-lieu, Béjaïa-ville, et des agglomérations secondaires de Boukhiama, Oussama, Adrar Oufarnou, Amtik N'Tafath, Oued Saket et Boulimat[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Il reste peu de vestiges architecturaux du passé glorieux de la ville. Les palais (Amimoun, Loulou, Boulila...), la Qayssariya, les fontaines et les dizaines de medersas (universités médiévales) citées par les historiens médiévaux, n'ont pas résisté aux attaques espagnoles dont les seuls vestiges sont des forts dréssés en lieu et place des palais pour abriter la garnison espagnole. Quelques maisons individuelles de style berbéro-mauresque subsistent notamment à Acherchour, Houna n'Karaman et Bab El Louz. Mais faute d'entretien et de classement, et l'ignorance de leur propriétaires, le béton n'en finit pas de ronger ces témoins du passé. Le quartier historique mêle les architectures espagnole et française. Le front de mer de Béjaia inspiré de celui de Nice est représentatif de l'architecture française. Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes notamment le plan triennal et le premier plan quadriennal, l'urbanisation prend un nouvel essor. Ces développements se font dans la continuité des plans d'urbanisation coloniale. Ils conservent les mêmes formes et les mêmes axes. En conséquence, les résultats se situent dans la lignée des villes françaises à la même époque. L'extension de Béjaïa est marquée par la construction de nouveaux lotissements à Ihhadaden et Ighil ouazoug et des cités HLM telles SIdi Ahmed. De même que Béjaia connait une multitude de projets promotionnels immobiliers qui distinguent la ville des autres cités algériennes, notamment dans les quartiers de la Plaine, Bd Belkacem Krim, Bd des Aures... L'agglomération se développe de manière effrénée vers l’ouest et le sud et reste la plus grande ville de Kabylie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme arabe Béjaïa dérive du toponyme berbère Bgayet, notamment par translittération du son ǧ en dj (ج). Ce nom berbère — qui aurait été à l'origine Tabgayet, mais dont le t initial marquant le genre féminin serait tombé — serait issu des mots tabegga, tabe𝛄ayt, signifiant « ronces et mûres sauvages »[11].

Le nom de Béjaïa aurait la même origine que d'autres noms de villes du Maghreb, tels que Dougga (Thouga) et Béja (Vaga) en Tunisie, Ksar Baghaï (Bagaï) dans les Aurès, etc.[11]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Béjaïa.
Algiers and Bejaia by Piri Reis.jpg
Bougie-ville.jpg

Antiquité[modifier | modifier le code]

De par son histoire plus que millénaire, Béjaïa est l'une des plus anciennes villes d'Algérie. En -27/-26, l'empereur romain Auguste fonde la colonie Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis à l'intention des vétérans de la Légion : Legio VII Claudia. Cette ville Numide est intégrée à la Maurétanie Césarienne en 42 de notre ère. Elle est mentionnée comme étant un siège épiscopal au Ve siècle. Une inscription du second siècle qualifie Saldae de « Civitas Splendidissima ». Selon Léon Renier, cette inscription a été transportée au musée algérien du Louvre, à Paris. Plusieurs amphores, des mosaïques, des chapiteaux, des pièces de monnaies ont été découvertes en 2009 à proximité de Fenaïa Ilmaten[12].

Au cinquième siècle, prise par les Vandales de Genséric ou Geiseric, la ville devient la capitale d'un puissant royaume germanique. Aux bandes armées des Vandales, des Goths et des Alains, s'ajouteront les berbères de Maurétanie et de Numidie rejetant le dogme de la Trinité pour former une redoutable armée dont la rigueur des armes est parvenue pour un temps à imposer un nouvel ordre en Méditerranée occidentale et affaiblir ce qui restait de l'Empire romain. En 435, en vertu d'un accord avec Rome l'autorisant à s'établir en Numidie, Genséric établit sa capitale à Saldae qu'il a auparavant prise d'assaut aux Romains et y fait accoster les navires ayant servi au passage des Vandales par le détroit de Gibraltar. La ville est fortifiée et devient la base de lancement des projets expansionnistes du roi Vandale visant Hippone, Carthage et même Rome.

Dynasties berbères[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le port joue un rôle politique de premier plan. La dynastie berbère des Hammadides, en conflit avec celle des Almoravides et harcelée de toutes parts par les invasions des tribus arabes des Banu Hilal (Hilaliens), décide de transférer sa capitale de Qall'a vers Bejaia (1090)[13]. La ville, qui est devenue l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, a été prise par les Normands au temps du Roi Roger II de Sicile. Ses habitants parviennent à repousser une expédition génoise en 1136. Elle aura à soutenir une seconde attaque commanditée par Gênes en représailles au soutien des Berbères de Bougie, de Constantine et de Bône à la ville de Mahdia en Tunisie lors de son siège pendant 61 jours par les Génois en 1390.

En 1152, elle est prise par les Almohades, dont un des deux fondateurs, Muhammad Ibn Tûmart a prêché le retour aux sources de l'Islam à partir de Mellala, localité située à 10 km de Béjaia. Des années auparavant, le Mahdi (Messie ou guide) des Almohades aurait été chassé par les gens de Béjaïa auxquels il reprochait avec force leurs mœurs dissolues avant de repartir et rencontrer celui qui sera le Chef militaire suprême du mouvement almohade, Abd al-Mumin.

La ville a connu un tel développement que, selon Léon l'Africain, elle est peuplée de plusieurs dizaines de milliers de personnes venus de tout le Maghreb, du Levant, d'Europe et d'Asie. la population autochtone de la ville est composée essentiellement de Berbères venus de l'arrière pays kabyle et de l'Atlas marocain, de Maures et une forte communauté de refugiés andalous (Al-Jama`a al-Andalusiya). Bejaïa était aussi le foyer d'une des plus prospère et riche communauté juive d'Algérie tout à l'image de la ville, origine espagnole venue de Valence et de Cadix, dont les rabbins étaient le Rabbi Benjamin Amar et le Rabbi Amran Amar. À cette époque, Béjaïa était, avec Tolède et Séville, le plus grand centre intellectuel du monde arabe, où résidaient des savants comme le géographe Al-Idrissi, Abou Madyane (Sidi Boumedienne), Ibn Hammad, Ibn Battûta, le grand mystique Ibn Arabi, Sidi Bou-Saïd, Abd al-Haqq al-Ishbili et Abu Hamid al-Sarir. En 1202, Leonardo Fibonacci, mathématicien italien, en rapporta les « chiffres arabes » et la notation algébrique (dont certains attribuent l'introduction à Gerbert d'Aurillac). Récemment, une analyse mathématique et historique du contexte de Fibonacci et sa proximité de la ville de Béjaïa, un grande source de cire à l'époque, a suggéré que c'était en fait les apiculteurs de Béjaïa et la connaissance de la reproduction des abeilles qui ont vraiment inspiré les nombres de Fibonacci plutôt que la reproduction des lapins comme décrit dans so fameux bouquin Liber Abaci[14]. Ceci illustre les liens entre la vitalité commerciale des villes d'Italie de l'époque et la créativité scientifique et artistique de leurs membres.

Après la dislocation de l'empire almohade, Béjaïa devient Hafside. Mais dans les faits, c'est une principauté libre souvent en conflit armé avec Constantine. Le grand penseur maghrébin Ibn Khaldoun devient Grand Vizir (Chamberlain) de Béjaïa pour le compte d'Abu Abdallah en 1365. Il officiera également à la Mosquée de la Kasbah de la ville. A la mort d'Abû `Abd Allâh en 1366, la ville de Bougie tombe entre les mains d'Abû al-`Abbâs, souverain hafside de Constantine. Le déclin de la dynastie Hafside entraîne celui de la ville.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Devenue une redoutable ville de corsaires au XIVe siècle, la ville est prise par l'Espagnol Pedro Navarro en 1510. Attaqués en 1513 par Arudj Barberousse, les Espagnols résistent et se maintiennent jusqu'en 1555, dans des conditions difficiles, car la ville est continuellement bloquée par les autochtones. Elle reçoit la visite de de l'Empereur Charles Quint en 1541. En 1555, Salah Rais met le siège à la ville et oblige le gouverneur Espagnol Don Alphonso de Peralta à capituler.

La ville reste ensuite tributaire de la Régence d'Alger jusqu'en 1830.

La période coloniale[modifier | modifier le code]

Trois ans après la prise d'Alger le 5 juillet 1830, le commandant en chef Théophile Voirol lance contre Bougie une expédition conduite par le général Trézel ; la ville est prise le 29 septembre 1833.

La ville et sa région opposent une farouche résistance à la présence coloniale française et prennent part à plusieurs soulèvements et insurrections, comme celle du marabouts Bou-Baghla, et surtout la grande révolte du Cheikh El Mokrani et du Cheikh Aheddad (1871).

Le 8 mai 1945, la répression conduite par les forces coloniales françaises à Kherrata, où la marine de guerre est mise à contribution pour un bombardement naval des côtes de la région de Béjaïa, fait des milliers de victimes.

La période de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Béjaïa en 2008 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,21 
85 ans et +
0,25 
0,33 
80 à 84 ans
0,38 
0,63 
75 à 79 ans
0,67 
0,82 
70 à 74 ans
0,90 
0,97 
65 à 69 ans
1,04 
1,22 
60 à 64 ans
1,17 
2,14 
55 à 59 ans
1,80 
2,62 
50 à 54 ans
2,26 
2,85 
45 à 49 ans
2,68 
3,61 
40 à 44 ans
3,46 
4,07 
35 à 39 ans
3,95 
4,49 
30 à 34 ans
4,32 
5,38 
25 à 29 ans
5,20 
5,72 
20 à 24 ans
5,55 
4,73 
15 à 19 ans
4,69 
3,92 
10 à 14 ans
3,79 
3,30 
5 à 9 ans
3,22 
3,72 
0 à 4 ans
3,73 
0,09 
nd
0,12 
Pyramide des âges de la wilaya de Béjaïa en 2008 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,25 
85 ans et +
0,28 
0,37 
80 à 84 ans
0,40 
0,64 
75 à 79 ans
0,74 
0,80 
70 à 74 ans
0,95 
0,94 
65 à 69 ans
1,07 
1,09 
60 à 64 ans
1,16 
1,90 
55 à 59 ans
1,77 
2,15 
50 à 54 ans
2,03 
2,47 
45 à 49 ans
2,35 
3,10 
40 à 44 ans
3,00 
3,74 
35 à 39 ans
3,56 
4,60 
30 à 34 ans
4,25 
5,73 
25 à 29 ans
5,26 
6,27 
20 à 24 ans
5,91 
5,37 
15 à 19 ans
5,20 
4,33 
10 à 14 ans
4,14 
3,46 
5 à 9 ans
3,28 
3,73 
0 à 4 ans
3,54 
0,07 
nd
0,10 

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
2007 2012 Tahar Hanache FLN  
2012 en cours Hamid Merouani[1] FLN  
Les données manquantes sont à compléter.

Protocole d'amitié et jumelage[modifier | modifier le code]

Localisation des villes de Béjaïa, Brest et Portimão.
Localisation de la ville
Béjaïa

Béjaïa a un protocole d'amitié avec :

Béjaïa est jumelée avec:

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Béjaïa possède un port de commerce international. Aujourd'hui la principale activité du port est l'exportation d'hydrocarbures. Cependant la ville de Béjaïa sert de marché local notamment aux produit locaux de l'artisanat, et des produits agricoles qui parfois sont exportés, Ainsi le port de Béjaïa est le plus important du pays en termes de volume d'activité derrière celui d'Alger[20]. Les ports de Béjaïa et de Djendjen (Jijel) ont été retenus par les autorités algériennes pour participer à la nouvelle initiative de l’Union européenne portant création des Autoroutes de la mer (AdM) dont le but est d'augmenter les échanges intermodaux entre les ports de la rive nord et sud de la Méditerranée, comme c'est le cas notamment pour les ports de Marseille, Agadir, Gabes et de Haifa. La ville de Béjaïa bénéficie également d'une activité de port de pêche, c'est un des secteurs qui est amené à se développer dans le futur[21]. Il faut donc remarquer que malgré le peu d'atout naturel et l'enclavement de la ville, Béjaïa figure parmi les villes les plus dynamique de l'Algérie. Cependant les infrastructures restent insuffisantes et le développement de la ville en est tributaire.

La ville de Béjaia tire aussi profit de la production agricole de la région de Kabylie en ayant le rôle de marché local voire d'exportation des produits, avec l'oléiculture [22], la production de figues et l'apiculture. Au niveau national c'est aussi le siège de certaines entreprises agroalimentaires comme Ifri et des groupes comme Cevital s'y sont installés.

Au niveau de l'artisanat, la ville tire surtout profit de la production locale de vannerie et de poterie. La ville de Béjaïa essaye aussi d'exploiter son magnifique littoral méditerranéen et son patrimoine historique pour développer une activité touristique, cependant la majorité des touristes sont des algériens ou des immigrés originaires de la région[23].

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La ville a toujours été une ville déterminante pour le patrimoine musical très riche, et une ville appréciée des artistes algériens. En effet au début du siècle passé, il y eu création du conservatoire de musique andalouse par le Cheikh Sadek El Béjaoui qui sans conteste le premier chanteur algérien à obtenir un succès international. Cette école fut la source de plusieurs musiciens et chanteurs talentueux, à citer à titre d'exemple NGuib accompagnateur au banjo du chanteur Chaabi El Hadj Mohamed El Anka, et bien d'autres chanteurs dont le succès est actuellement à la une, comme Djamel Allam ou encore ou Majidziri. Après le décès du maitre de la chanson andalouse, l'école est prise en charge par l'association Ahbab El Cheikh Sadek El Bédjaoui présidée actuellement par son fils.

La musique à Béjaïa ne s'est pas arrêté là, puisqu'il y a eu émergence d'un courant musical plus populaire mêlant sonorités de chaâbi, de folklore kabyle, et la musique moderne, ce qui a rendu le patrimoine de la ville encore plus riche, à citer au chaâbi les chanteurs qui dominent sont Hcinou Fadli, Yacine Zouaoui et Mourad Zidiri, en folklore kabyle Abdelkader Bouhi, et à la musique moderne Djamel Allam qui bénéficie d'un succès international.

Le groupe azal est une formation composée de jeunes musiciens talentueux et ambitieux, qui on contribué au développement de la musique de la région en faisant intégrer modernité et tradition dans leurs activités, ce groupe se tourne actuellement vers le large public en préparant un album de fusion entre Folklore Kabyle, chaâbi, gnawi, et musiques occidentales.

En août, a lieu le festival annuel de la chanson engagée qui commémore la signature de la charte de la Soummam (août 1956), premier texte fondamental pour les institutions de l'Algérie moderne. L'association Project'heurts anime, chaque année les Rencontres Cinématographiques de Béjaïa, en 2010 ca sera la 9e édition. c'est l'une des manifestations culturelles les plus régulières de ce nouveau millénaire.

Médias[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Béjaïa est un pôle universitaire important, la ville est dotée d'une université baptisée au nom de Abderrahmane Mira un martyr de la guerre d'Algérie. L'université est créée en 1983 avec un effectif de 205 étudiants et 40 enseignants pour passer à 22 792 étudiants pour 698 enseignants en 2006. L'université se déploie sur deux principaux sites: Targa Ouzemmour et Aboudaou. Elle compte actuellement sept facultés :la Faculté de Technologie, la Faculté des Lettres, des Sciences Humaines et du sport, la Faculté de Droit, la Faculté des Sciences Économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales, la Faculté de Médecine, la Faculté des Sciences Exactes, la Faculté de la Nature et de la Vie. L’évolution de la recherche scientifique au sein de l’université de Béjaïa est en progression permanente, elle est représentée actuellement par 20 laboratoires de recherche, agréés par le Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

La ville de Béjaïa comporte par ailleurs de nombreuses écoles de commerce et de gestion, dont l'École de sciences de gestion (ESG) et l'Institut International de Management (INSIM). La ville compte aussi plusieurs écoles de langues étrangères notamment l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine archéologique[modifier | modifier le code]

En raison de son histoire très ancienne, Béjaia est une ville très riche en monuments, musées et points de vue : elle attire depuis le Moyen Âge des milliers de voyageurs, elle est une des destinations préférées de jeunes nobles européens venus pour faire leur éducation au contact des beautés antiques. Dans la deuxième moitié du siècle, cet afflux d'étrangers culmine, et s'enrichit de nombreux hommes de sciences désireux d'enquêter – dans un esprit encyclopédique – sur les savoirs rassemblés au fil des siècles. Aujourd'hui, elle fait partie des villes les plus visitées d’Algérie. Le centre-ville abrite un patrimoine archéologique qui comprend[24] :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le patrimoine naturel de Béjaïa comprend[24] :

  • la Corniche du Cap Carbon
  • le Parc National de Gouraya, Le parc a été classé réserve de biosphère par l'UNESCO en 2004

Culture locale et festivités[modifier | modifier le code]

Festival international du théâtre professionnel de Bejaia.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique du nom de famille

Mythes, légendes et anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le mot bougie est apparu dans la langue française au XIVe siècle. Tiré de Bugaya, cette ville d'Algérie qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles[26],[27]. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle, et se distingue de la chandelle par sa matière première et l'utilisation d'une mèche de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt.

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mouloud Gaïd, Histoire de Béjaïa et de sa région : Depuis l'antiquité jusqu'à 1954, Alger, Éditions Mimouni,‎ 1991, 2e éd.
  • Zahir Ihaddaden, Béjaïa à l'époque de sa splendeur (1060-1555), Alger, Éditions Dahlab,‎ 2011 (ISBN 9789961612569)
  • Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord : Des origines à 1830, Paris, Payot,‎ 1966 (1re éd. 1951)

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b D. S. et S. B., « Le FLN garde l’APC de Béjaïa… », La Dépêche de Kabylie, 11 décembre 2012 (Lire en ligne).
  2. « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  3. « Brèves de Béjaïa — Avec 187 milliards de centimes, la commune n’est pas si riche », Liberté, no 5342,‎ 28 mars 2010, p. 9 (ISSN 1111-4290, lire en ligne).
  4. Gaya Hamimi, Grammaire et conjugaison amaziġ, L'Harmattan,‎ 1997 (ISBN 978-2-7384-5406-5, lire en ligne), p. 23-24.
  5. Jeannine Verdès-Leroux, L'Algérie et la France, Paris, R. Laffont,‎ 2009 (ISBN 978-2-221-10946-5, LCCN 2009456425), p. 132.
  6. Villes intermédiaires dans le monde arabe[1], Par Sid-Ahmed Souiah.
  7. Service de la planification et de l'aménagement du territoire, La wilaya de Béjaïa en quelques chiffres, Wilaya de Béjaïa,‎ 1988, p. 9.
  8. « Climatological Information for Bejaia, Algeria », sur www.hko.gov.hk (consulté le 2 avril 2011).
  9. « Décret no 84-365 du 1er novembre 1984 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ 19 décembre 1984, p. 1483 (lire en ligne).
  10. Achour Cheurfi, Dictionnaire des localités algériennes : villes, villages, hameaux, qsars et douars, mechtas et lieux-dits, Alger, Casbah Éditions,‎ 2011, 1213 p. (ISBN 9789961643365), p. 181.
  11. a et b Mohand-Akli Haddadou, Dictionnaire toponymique et historique de l'Algérie, Tizi Ouzou, Éditions Achab,‎ 2012 (ISBN 9789947972250), p. 193-194.
  12. R. C., « Un riche site archéologique mis au jour à Béjaïa », La Tribune, no 4270,‎ 3 et 4 juillet 2009, p. 17 (lire en ligne).
  13. Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord. Des origines à 1830, éd. Payot, Paris, 1966, p. 104
  14. (en)T.C. Scott et P. Marketos, « On the Origin of the Fibonacci Sequence », MacTutor History of Mathematics archive, University of St Andrews,‎ mars 2014 (lire en ligne)
  15. Communes de la wilaya de Béjaïa — Population résidente par âge, par sexe et par commune. Consulté le 11 juin 2011.
  16. Wilaya de Béjaïa — Population résidente par âge et par sexe. Consulté le 11 juin 2011.
  17. Les jumelages de Brest, Mairie-Brest.fr. Consulté le 4 juillet 2011
  18. Fiche du jumelage avec Brest sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 4 juillet 2011.
  19. BÉJAÏA: Jumelage avec Lisbonne?, lexpressiondz.com. Consulté le 14 mai 2013
  20. http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=85152
  21. http://www.algerie-dz.com/article11403.html
  22. http://www.elmoudjahid.com/accueil/Nation/26666.html
  23. http://www.algerie-dz.com/article4979.html
  24. a et b Liste des sites et monuments classés de Béjaïa sur le site du Ministère de la culture.
  25. Julien 1966, p. 104.
  26. « Bougie », d'après le TLFi (Trésor de la Langue Française sur Internet).
  27. Origine de la Bougie (Chandelle de Bougie) - Bgayet.net, 2007.
  28. F. L., « La stèle du “Soldat inconnu” baptisée », depechedekabylie.com,‎ 20 février 2008 (consulté le 11 janvier 2010)).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques, dites aussi à vol d'oiseau