Cyril Collard
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques. Pour plus d'informations, voyez le projet associé.
|
Cyril Collard
| Naissance | 19 décembre 1957 Paris |
|---|---|
| Nationalité | |
| Décès | 5 mars 1993 (à 35 ans) Paris |
| Profession | Acteur, scénariste, réalisateur, écrivain, musicien |
| Films notables | Les Nuits fauves |
| Séries notables | Le Lyonnais |
Cyril Collard, né le 19 décembre 1957 à Paris et mort le 5 mars 1993 à Paris, est un acteur, réalisateur, écrivain et musicien français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Né dans le 16e arrondissement de Paris de Claude Collard, ingénieur connu pour son engagement dans le milieu du judo, et de Janine Chokier, ex-mannequin, Cyril Collard était un enfant sage dans un milieu bourgeois, fréquentant l'école Saint-Exupéry de Versailles, puis le collège de Passy-Buzenval de Rueil-Malmaison, en compagnie de René-Marc Bini, tous deux furent bons élèves.
À seize ans (juin 74), il obtient son baccalauréat, avec mention bien, et s'inscrit en math sup au lycée Hoche de Versailles.
En 1977, à l'issue de sa deuxième année de Math Spé, il est admis par le concours Centrale-Supélec comme élève-ingénieur à l'Institut industriel du Nord (École centrale de Lille), où son rêve de faire du cinéma n'était pas bridé. Parallèlement, son travail d'écriture s'intensifiait et il donne même des textes à une revue d'élèves-ingénieurs baptisée Fourre-tout[1]. En 1979, il décida d'abandonner ses études d'ingénieur et revint dans la région parisienne.
Il participa à la création du groupe de rock CYR avec Sylvain Rondy et René-Marc Bini. Avec le titre Février 2004, il remporte un franc succès dans le milieu du rock parisien.[réf. nécessaire]
Carrière [modifier]
En 1988, il réalisa un court-métrage avec le chorégraphe Angelin Preljocaj intitulé Les Raboteurs[2], inspiré du tableau de Gustave Caillebotte.
À la fin des années 1980, Cyril Collard créa pour Antenne 2 la série télévisée Le Lyonnais, diffusée à partir de 1990, dont il dirigeait l'un des épisodes. Il était projeté sur le devant de l'actualité avec son film Les Nuits fauves en 1992, tiré de son roman éponyme, où il expliquait au grand jour la menace du sida. L'année suivante, il meurt de cette même maladie à l'âge de trente-cinq ans, quelques jours avant la cérémonie des César où son film fut couronné de quatre César, dont celui du meilleur film.
Sur le modèle de Jean Genet, dont il appréciait particulièrement la littérature et la vie, Cyril Collard avait développé une poésie très crue et témoigné des difficultés posées par l'usage du préservatif sans toutefois encourager le barebacking, quelques pages ont trait à la pédophilie.
Post-mortem [modifier]
Un an après sa mort, des journalistes ont ouvert une polémique sur ses multiples contaminations[3]. Il fut accusé, aussi bien à tort qu'à raison, d’avoir volontairement transmis le virus du sida à ses partenaires en refusant de se protéger[4]. La presse avait été particulièrement frappée par le témoignage poignant de l'écrivaine Suzanne Prou, dont la petite-fille aurait été contaminée par Cyril Collard, alors qu'elle avait dix-sept ans[5].
Filmographie [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Condamné Amour, Flammarion, Paris, 1987, 257 p., rééd. coll. J'ai lu, Paris, 1993, n°3501
- Les Nuits fauves, Flammarion, Paris, 1989, 253 p., rééd. coll. J'ai lu, Paris, 1991, n°2993
- L'Ange sauvage, carnets, Flammarion, Paris, 1993, 252 p. (publication posthume)
- L'Animal, Flammarion, Paris, 1994, 112 p. (publication posthume)
Citations [modifier]
-
- « Et puis moi. L'ange sauvage,
- Serrant le corps d'une gazelle brûlante,
- J'attends de la colère des Dieux
- Ou de la beauté des diables
- Qu'elles envahissent mon monde mourant,
- Qu'elles extirpent la pourriture
- Des pores de ma peau sirupeuse
- Et la jettent en pâture
- Aux chiens du port,
- Leur poil comme un duvet de misère
- Caressé par les mains rugueuses
- Des marins pressés par le temps.
- Et moi l'ange sauvage
- Je m'avance dans la fumée d'un quai désert,
- Je découvre des carcasses de métal
- Et des manèges abandonnés,
- Pont d'un cargo,
- Grand nord, mers de glace
- L'ange sauvage devient ange déchu
- et termine simple mortel au coin d'un bar. » (Quatrième de couverture de L'Ange sauvage)
- « Je suis vivant ; le monde n'est pas seulement une chose posée là, extérieure à moi-même : j'y participe. Il m'est offert. Je vais probablement mourir du sida, mais ce n'est plus ma vie : je suis dans la vie. » (Les Nuits fauves)
Notes et références [modifier]
Sources [modifier]
- Jean-Philippe Guerand et Martine Moriconi, Cyril Collard, la passion, Ramsay, Paris, 1993, 220 p. (ISBN 2-908652-78-1)
- Corine Blue, L'Oiseau libre, NiL éditions, 1995, 155 p. (ISBN 2-84111-023-0)
Notes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Fourre-tout (notice BnF no FRBNF343672060)
- Les Raboteurs, Musée d'Orsay, production de Virginie Herbin
- Bruno Peuchamiel, « Polémique glauque sur la vie privée de Cyril Collard », L’Humanité, 16 avril 1994 [texte intégral (page consultée le 23 juillet 2012)]
- Françoise Giroud, Journal d'une parisienne
- Michèle Leloup, « Collard peut-il reposer en paix ? », L’Express, 2 mars 1995 [texte intégral (page consultée le 23 juillet 2012)]