Blida

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Blida
Kiosque de la place du 1er Novembre, à Blida
Kiosque de la place du 1er Novembre, à Blida
Noms
Nom algérien البليدة
Administration
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
Wilaya Blida
Daïra Blida
Président de l'APC Ali Bencherchali
2012-2017
Code postal 09000
Code ONS 0901
Démographie
Population 163 586 hab. (2008[1])
Densité 3 071 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 29′ 00″ N 2° 50′ 00″ E / 36.483333, 2.83333336° 29′ 00″ Nord
       2° 50′ 00″ Est
/ 36.483333, 2.833333
  
Superficie 53,26 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Blida
Localisation de la commune dans la wilaya de Blida

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Blida

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Blida

Blida (en arabe البليدة El Bouleïda), surnommée "La ville des roses"[2], est une commune de la wilaya de Blida, dont elle est le chef-lieu, en Algérie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

La commune de Blida est située au centre de la wilaya de Blida. La ville est située à 47 km au sud-ouest d'Alger.

Communes limitrophes de Blida
Oued Alleug Beni Tamou Beni Mered
Chiffa Blida Ouled Yaïch
Chiffa Bouarfa Chréa

Relief et hydrologie [modifier]

La ville de Blida est située au pied du versant nord de l'Atlas blidéen et au centre de la plaine de la Mitidja, à une altitude de 260 mètres.

Climat [modifier]

L'Atlas tellien protège la ville des vents secs du sud en provenance des Hauts Plateaux. Cette protection permet à la région de bénéficier d'un climat méditerranéen propice à l'agriculture[3].

Nuvola apps kweather.png Données climatiques à Blida.
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9 9 11 12 15 18 21 21 20 17 13 10 15
Température moyenne (°C) 12 12 14 16 18 21 24 25 23 20 15 12 18
Température maximale moyenne (°C) 15 16 17 20 22 25 28 29 27 23 18 15 21
Source : Weatherbase, statistiques[4].


Transports [modifier]

La ville est desservie par :

Localités de la commune [modifier]

La ville de Blida vue du piémont de Chréa

Lors du découpage administratif de 1984, la commune de Blida est constituée à partir des localités suivantes[5] :

  • Blida
  • Sidi El Kebir
  • Tafraout
  • Nader Ourou
  • Hannous (partie basse)
  • Taberkachent
  • Timizert
  • Dardara
  • El Kennar
  • Sidi Fergani
  • Aïn Soltane
  • Imma Mghita
  • Cheikh Benaïssa
  • Hamalite
  • Kamariz
  • Agba El Hamra
  • Ben Boulaïd
  • Zabana
  • Sidi Abdelkader
  • Ben Achour
  • Maramane
  • Beni Sbiha I
  • Kessasma
  • Oued Abarar

Toponymie [modifier]

Le mot Blida vient de l'arabe classique boulayda qui signifie petite ville ou petite contrée, qui est le diminutif de Bilad (pays, contrée)[6], il devient en arabe dialectal Blida, ce terme est employé durant la colonisation française. La ville est également surnommée Ourida (petite rose)[7].

Histoire [modifier]

Période ottomane [modifier]

La ville de Blida est fondée au XVIe siècle par Le marabout Sidi Ahmed el Kabir avec la participation de musulmans andalous[8] qui s'installent à Ourida (premier nom de Blida) et transforment alors les terres incultivables en vergers grâce aux plantations d'orangers et l'art de l’irrigation. Ils apportent également à la région, l'art de la broderie sur cuir[9],[10].

La légende locale attribue à Sid Ahmed Ben Youcef surnommé el Kebir des origines andalouses, mais il est originaire du Sahara occidental[11]. À la demande de Barberousse qui a fourni les finances nécessaires des caisses de la régence d'Alger, il créa le noyau de la ville de Blida pour accueillir des réfugiés andalous[11]. Selon la tradition orale, il s'écria en contemplant la ville : « On t'appelle El-Blida (petite ville), je t'appelle El-Ourida (« la petite rose ») ».

Sous la domination ottomane, la ville s'agrandit, elle devient un lieu de repos et de prédilection des souverains turcs d'Alger[12]. Les Ottomans bâtissent des portes monumentales (Bab) à chacune des entrées, Bab el Dzair, Bab el Rahba, Bab el Sebt, Bab el Zaouia, Bab el Kseb, Bab el Kebor et Bab el Kouikha, ces portes n'existent plus de nos jours[6].

En 1817, une épidémie de peste a fait 70 à 100 morts par jour durant un an. En mars 1825, un tremblement de terre détruit la ville[9] qui cause également la mort d'une partie de ses habitants[12]. La population s'est réfugiée à Montpensier[Où ?] qui était alors au nord de Blida. L'agha Yaya fit reconstruire la ville plus au nord[réf. nécessaire].

Période de la colonisation française [modifier]

Les troupes françaises occupent Blida en 1839[8], 9 ans après la conquête de l'Algérie de 1830 et après de nombreuses tentatives d'occupation de la ville. Ils bâtissent de grandes casernes militaires, Blida devient une ville garnison de l’armée française pendant toute la colonisation francaise[7]. Sa population est de 61 600 en 1950[9]. C'était la seconde ville du département d'Alger.

Les français reconstruisent la ville selon un plan d'urbanisation moderne, après sa destruction par un séisme pendant la période ottomane, ils battissent des rues à angle droit et des maisons basses[8]. En 1848, la ville est érigée en municipalité.

L’indépendance [modifier]

Après l'indépendance, Blida, ancienne sous-préfecture du département français d'Alger, devient chef-lieu de wilaya en 1974. Elle devient en quelque sorte la capitale de la Mitidja[6].

Après 1974, la ville accueille de nombreux migrants venant de l'intérieur du pays.

Démographie [modifier]

Évolutions [modifier]

Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune de Blida est évaluée à 163 586 habitants contre 116 949 en 1977 :

Évolution démographique
(Source : recensement [13],[14])
1977 1987 1998 2008
116 949 127 284 144 225 163 586

Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges de la commune de Blida en 2008 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,25 
80 et +
0,31 
1,40 
70 à 79 ans
1,55 
2,25 
60 à 69 ans
2,43 
4,08 
50 à 59 ans
3,97 
6,29 
40 à 49 ans
6,25 
7,47 
30 à 39 ans
7,96 
8,83 
20 à 29 ans
9,27 
9,45 
10 à 19 ans
9,05 
9,53 
0 à 9 ans
9,04 

Économie [modifier]

Tourisme [modifier]

La station de ski de Chréa est proche de Blida.

La cité possède un parc d'attraction dans la zone militaire de Blida à la sortie Ouest, lieu de repos familial, où les familles peuvent admirer les montagnes verdoyantes qui surplombent la ville. Ce dernier est à l'abandon depuis fort longtemps.

Administration et politique [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012 en cours Ali Bencherchali[16] Ramz El-Acil (liste indépendante)  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Vie quotidienne [modifier]

Culture [modifier]

Ville d'art et de traditions, Blida a su garder un cachet spécifique pour la musique andalouse[précision nécessaire].

Sports [modifier]

Patrimoine [modifier]

Tombeau de Sidi-Ahmed El-Kebir, fondateur de la ville

Le premier noyau urbain a été doté d’une mosquée implantée sur l’actuelle place du 1er Novembre. Cet édifice religieux a été transformé en caserne, puis en hôpital, en église et enfin en école, avant d’être rasée pour devenir la place d’armes. Deux autres établissements, un four et un hammam ont été bâties par une main d’œuvre recrutée auprès des réfugiés d’Andalousie venus d’Oliva[11].

Le tombeau de Sidi Ahmed El Kebir, situé dans le cimetière proche de la vallée de l'oued El Kébir à 3 km au sud de la ville, dans lequel sont enterrés le patron de Blida ainsi que ses deux fils[17].

Les mosquées Ben Sâadoun (achevée à la fin du XIXe siècle) et Torki Hanafi (érigée en 1750), construites par les Turcs[18].

Le quartier El Djoun ou douirette, est le plus vieux quartier de Blida, la plupart ses demeures sont construites dans un style mauresque. Le quartier s'est profondément dégradé[6].

La mosquée de Baba Mohamed qui se trouvait à l’entrée de Bab Dzair, fut transformée en une caserne militaire pour leur escadron[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Victor Margueritte (1866-1942), romancier et auteur dramatique français, natif de Blida;
  • Elissa Rhaïs (1876-1940), auteur de romans et de nouvelles orientalistes, native de Blida;
  • Henri Salvano (1901-1964), footballeur international français, natif de Blida;
  • Jean Coulomb (1904-1999), géophysicien français, natif de Blida;
  • Keltoum (1916-2010), actrice;
  • Jean Daniel (né Jean Daniel Bensaïd en 1920), écrivain et journaliste français, natif de Blida;
  • Mohamed Kouaci, (1922-1996), photographe et combattant de l'ALN
  • Frantz Fanon (né en 1925 à Fort-de-France, Martinique), essayiste et psychiatre martiniquais et algérien, médecin-chef d'une division de l'ancien hôpital psychiatrique de Blida-Joinville rebaptisé Hôpital Frantz Fanon après l'indépendance;
  • Henri Atlan (né en 1931), médecin biologiste, philosophe et écrivain français, natif de Blida;
  • Georges Laffly (1932-2008), journaliste, critique littéraire et essayiste français, natif de Blida;
  • Rabah Driassa (né en 1934), chanteur algérien de musique populaire, natif de Blida;
  • Mahfoud Nahnah (1942-2003), homme politique algérien, natif de Blida;
  • Rachid Nouni (né en 1943), musicien algérien de chaâbi, natif de Blida;
  • Shmuel Trigano (né en 1948), sociologue, philosophe et professeur des universités français, natif de Blida;
  • Frédéric Pieretti (né en 1954), réalisateur, producteur, acteur, éditeur et traducteur français, natif de Blida;
  • Farid Khodja (né en 1964), artiste-interprète algérien de musique andalouse, natif de Blida;
  • Amar Meriech (né en 1964), poète et journaliste algérien, natif de Blida
  • Habib Souaïdia (né en 1969), écrivain algérien, natif de Blida;
  • Mohamed Bourouissa (né en 1978), photographe, natif de Blida;
  • Farès Hemitti (né en 1987), footballeur algérien, natif de Blida;
  • Bouguerra Belkacem (né 1920), footballeur algérien USMB, natif de Blida.
  • Abdelkader Maidi (né en 1947), écrivain, poète, natif de Blida.

Notes et références [modifier]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Blida, sur le site de l'ONS.
  2. El Watan, édition du 09 Décembre 2010
  3. Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux » (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 30 
  4. Blida, Algeria, sur www.weatherbase.com. Consulté le 26 février 2012.
  5. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes. Wilaya de Blida, page 1490.
  6. a, b, c et d Blida, la ville des roses, en quête de son lustre d'antan, La Tribune du 18/11/2008
  7. a et b Mon beau paysBlida (III), Info Soir du 22/03/2006
  8. a, b et c Daniel Babo, op. cit., p 31
  9. a, b et c Benjamin Stora, Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954) Collection Repères 2004, p-53 (ISBN 9782707144669)
  10. Algérie, Edition Les guides bleus Hachette, 1981, 612 p. (ISBN 2.01.007926.4), p. 208 
  11. a, b et c Il était une fois Blida, Sid Ahmed El Kebir, providentiel, El Watan du 08/09/2010.
  12. a et b Mon beau pays: Blida (II), Info Soir du 21/03/2006
  13. (en) Population de Blida (World Gazetteer)
  14. (en) the People's Democratic Republic of Algeria - Blida (Geohive)
  15. Wilaya de Blida — Population résidente par age et par sexe. Consulté le 25 février 2012.
  16. K. Fawzi, « Blida : Le FLN perd des communes », dans Liberté, 15 décembre 2012 (Lire en ligne).
  17. Le guide bleu - Hachette, op. cit., p. 209.
  18. Daniel Babo, op. cit., p. 31.

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]